Une inspection récemment conduite par l’US Navy a démontré que le Chosin, un croiseur de la classe Ticonderoga et le Stout, un destroyer de la classe Arleigh Burke, étaient inaptes au combat.
Ainsi, la majeure partie de leurs missiles ne pouvaient pas être tirés ; les systèmes de leur pont hélicoptère n’étaient pas opérationnels et leurs radars Aegis ne fonctionnaient pas correctement.
L’affaire fait grand bruit aux Etats-Unis (où ce type d’évaluation touche plutôt des navires de soutien ou, au pire, des frégates) dans la mesure où elle touche des navires considérés comme la « pointe de la lance » des capacités de combat en surface.
jeudi 24 avril 2008
mercredi 23 avril 2008
Merci à vous !
Vous l'avez peut-être remarqué, ce blog a dépassé la barre des 100 000 visites. Un grand merci à mes fidèles lecteurs dont les commentaires sont toujours aussi bienvenus.
Bonne journée tout le monde !
Bonne journée tout le monde !
Le BAMS attribué
Northrop Grumman s'est vu attribuer un contrat de 1,16 milliard de dollars pour développer le BAMS (Broad Area Maritime Surveillance) au profit de la marine américaine.
L'annonce du contrat, le plus important à ce jour pour des drones, clôt ainsi une compétition acharnée qui avait vu s'opposer le RQ-4 et une évolution du MQ-9. Le nouveau système sera basé sur les RQ-4N, une version plus avancée du Global Hawk, un UAV qui peut voler pendant 36 heures et surveiller une zone de quelque 100.000 kilomètres carrés par jour.
Travaillant en réseau avec les futurs P-8 Poseidon (remplaçant le P-3), les RQ-4 vont fournir de l'imagerie radar et optique et devraient disposer de capacités SIGINT. Stratégiquement, ils induiront un plus grand degré de persistance ISR, en particulier sur les SLOCs. La marine espère ainsi compenser la diminution du nombre de ses navires.
L'annonce du contrat, le plus important à ce jour pour des drones, clôt ainsi une compétition acharnée qui avait vu s'opposer le RQ-4 et une évolution du MQ-9. Le nouveau système sera basé sur les RQ-4N, une version plus avancée du Global Hawk, un UAV qui peut voler pendant 36 heures et surveiller une zone de quelque 100.000 kilomètres carrés par jour.
Travaillant en réseau avec les futurs P-8 Poseidon (remplaçant le P-3), les RQ-4 vont fournir de l'imagerie radar et optique et devraient disposer de capacités SIGINT. Stratégiquement, ils induiront un plus grand degré de persistance ISR, en particulier sur les SLOCs. La marine espère ainsi compenser la diminution du nombre de ses navires.
lundi 21 avril 2008
Deux sondages, c'est encore mieux !
Voyant le tour que prennent vos réponses au sondage sur la nécessité du PA2, je me pose une nouvelle question (les chercheurs sont faits pour se poser des questions, après tout) : "A niveau budgétaire identique, faut-il :
- Garder l'équilibre : 10 frégates et plus de cooération européenne
- Faire plus pour la marine que pour les autres forces : 17 frégates
- Déshabillons les autres forces (sous entendu, dissolvons l'armée de l'Air et ne gardons que des chars en parc) ! 30 frégates"
J'en profite pour préciser ma position, qui est évidemment personnelle :
1) Comme je le disais plus bas, nous n'avons toujours pas le Livre Blanc dans les mains, donc nous n'avons pas d'objectif : nous ne savons pas si l'on doit continuer à être globaux ou, au mieux, régionaux. De même, je pars de l'hypothèse que nous ne parviendrons pas à augmenter significativement les budgets ;
2) L'option de puissance européenne me semble la plus pertinente dans ces conditions : les Européens allignent plus de 80 bâtiments d'escorte modernes (entendez, moins de 10 ans et à rapprocher du destroyer), soit plus que l'US Navy ; ce qui permet à la France de se focaliser sur ses effecteurs de premiers rangs : PA, BPC, SNA - soit ceux qui lui donnent le plus de poids politique ;
3) Tout est question de coordination : les navires européens patrouillent fréquemment les mêmes zones, parfois en surnombre là où d'autres zones sont délaissées. Le Traité de Lisbonne nous permet de ne plus attendre une unanimité avant d'avancer plus concrètement avec les plus motivés.
4) Le succès politique s'obtient dans plus de 95 % des cas au sol. Si l'AdT a besoin d'une réforme, la diminuer dans ses moyens combattants humains est hérésiaque face aux techno-guérillas qui s'annoncent ;
5) Il n'y a pas de succès politique sans puissance aérienne. L'AdA a déjà trop perdu d'appareils de combat, doit voir un renouvellement de ses ravitailleurs et la préparation du remplacement des satellites de renseignement.
6) Il s'ensuit que si des arbitrages doivent être rendus eu égard à la stratégie navale, ils devraient idéalement se dérouler au sein de la Marine.
- Garder l'équilibre : 10 frégates et plus de cooération européenne
- Faire plus pour la marine que pour les autres forces : 17 frégates
- Déshabillons les autres forces (sous entendu, dissolvons l'armée de l'Air et ne gardons que des chars en parc) ! 30 frégates"
J'en profite pour préciser ma position, qui est évidemment personnelle :
1) Comme je le disais plus bas, nous n'avons toujours pas le Livre Blanc dans les mains, donc nous n'avons pas d'objectif : nous ne savons pas si l'on doit continuer à être globaux ou, au mieux, régionaux. De même, je pars de l'hypothèse que nous ne parviendrons pas à augmenter significativement les budgets ;
2) L'option de puissance européenne me semble la plus pertinente dans ces conditions : les Européens allignent plus de 80 bâtiments d'escorte modernes (entendez, moins de 10 ans et à rapprocher du destroyer), soit plus que l'US Navy ; ce qui permet à la France de se focaliser sur ses effecteurs de premiers rangs : PA, BPC, SNA - soit ceux qui lui donnent le plus de poids politique ;
3) Tout est question de coordination : les navires européens patrouillent fréquemment les mêmes zones, parfois en surnombre là où d'autres zones sont délaissées. Le Traité de Lisbonne nous permet de ne plus attendre une unanimité avant d'avancer plus concrètement avec les plus motivés.
4) Le succès politique s'obtient dans plus de 95 % des cas au sol. Si l'AdT a besoin d'une réforme, la diminuer dans ses moyens combattants humains est hérésiaque face aux techno-guérillas qui s'annoncent ;
5) Il n'y a pas de succès politique sans puissance aérienne. L'AdA a déjà trop perdu d'appareils de combat, doit voir un renouvellement de ses ravitailleurs et la préparation du remplacement des satellites de renseignement.
6) Il s'ensuit que si des arbitrages doivent être rendus eu égard à la stratégie navale, ils devraient idéalement se dérouler au sein de la Marine.
Libellés :
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Stratégie,
Y'a sondage
Y'a sondage !
A la question de savoir si vous accepteriez de payer 5% d'impôts supplémentaires pour combler les déficits de la défense, vous avez tout de même été 74% à répondre "oui" et à me haïr par la même occasion.
Cependant, je m'adressais aussi à un public sensibilisé. Ce qui me rappelait un petit sondage "express" conduit dans une entreprise où je travaillais en 2003. La très grande majorité de mes collègues pensaient que notre défense n'était franchement pas au point... Mais personne ne désirait faire d'effort financier supplémentaire... Un classique.
Bon, sur ce, nouveau sondage : à budget constant (restons réalistes, sinon, ce n'est pas du jeu, boudjou) faut-il acheter le PA2 ?
Bon vote !
Cependant, je m'adressais aussi à un public sensibilisé. Ce qui me rappelait un petit sondage "express" conduit dans une entreprise où je travaillais en 2003. La très grande majorité de mes collègues pensaient que notre défense n'était franchement pas au point... Mais personne ne désirait faire d'effort financier supplémentaire... Un classique.
Bon, sur ce, nouveau sondage : à budget constant (restons réalistes, sinon, ce n'est pas du jeu, boudjou) faut-il acheter le PA2 ?
Bon vote !
PA2 or not PA2 ?
Bonjour l'Europe, il est 0753 et la température au sol est de 12°C sur Bruxelles... mais risque bien d'être un peu plus froide le long des quais à Toulon.
Dans ma revue de presse matinale, je retiens en particulier les déclarations d'Hervé Morin, tenues hier sur TV5 et Europe 1 et portant sur ses doutes en matière de décision positive pour le second porte-avions.
Si la décision devrait être prochainement prise par le Président de la République, force est de constater que le financement manque : 3,5 milliards ne se trouvent pas sous les sabots des chevaux et nos capacités sont déjà et par ailleurs bien attaquées par les déclaration déjà effectuées :
- L'armée de l'Air aura 20 Rafale de moins affectés à ses missions nucléaires : cela signifie-t-il une réduction des commandes d'un nombre idoine d'exemplaires ?
- Les programmes FREMM, Barracuda/Suffren et PA/2 vont souffrir : à quel point ?
- Tigre, NH90 et, plus généralement, les programmes relevant de Scorpion pourraient sérieusement se voir entailler : jusqu'à quel point ?
- Les capacités de renseignement : MUSIS ou Cérès sont-ils encore considérés comme des priorités ? Et la formation des analystes et autres traducteurs ?
Certes, vous me direz qu'un porte-avions sans son groupe aérien embarqué - le véritable atout, sans lui, un PA n'est qu'une coque - ne sert "qu'à" assurer une permanence de la riposte au demeurant douteuse. Une véritable permanence implique la disposition d'un équipage ne devant pas être re-formé au fil de ses transitions du CDG vers le PA2. Et ce, au moment même où la réforme du personnel n'est plus une entreprise d'élagage mais bien de déforestation.
Bref, de quoi se poser bien des questions sur la méthode adoptée : à quoi, finalement, va servir le Livre Blanc ? Les décisions touchant les structures et autres adaptations doivent, en théorie, en découler. Ce qui semble logique : si l'on n'a pas objectif, on n'est pas prêt de l'atteindre. La fixation des objectifs et la compréhension de ce que l'on fait et de l'environnement dans lequel on le fait ont toujours été les premières étape d'une strato-genèse.
Ou alors le Livre Blanc fera-t-il fi de toute considération sur l'environnement et servira-t-il à légitimer un repli de la France sur elle-même ? Un de ceux qui lui feraient perdre son statut de puissance globale tout en lui faisant considérer que le poulet à la dioxine et les menaces "molles" d'une "sécurité globale" qui reste à définir seraient plus graves qu'une éventuelle conflagration ou que la perte d'une capacité d'influence sur les affaires de ce monde ? Serions-nous alors en train de rebâtir une dérisoire ligne Maginot ? Et ce, au moment où les jours auront été rarement aussi sombres et où l'Europe n'aura sans doute jamais eu autant besoin de Paris ?
Dans ma revue de presse matinale, je retiens en particulier les déclarations d'Hervé Morin, tenues hier sur TV5 et Europe 1 et portant sur ses doutes en matière de décision positive pour le second porte-avions.
Si la décision devrait être prochainement prise par le Président de la République, force est de constater que le financement manque : 3,5 milliards ne se trouvent pas sous les sabots des chevaux et nos capacités sont déjà et par ailleurs bien attaquées par les déclaration déjà effectuées :
- L'armée de l'Air aura 20 Rafale de moins affectés à ses missions nucléaires : cela signifie-t-il une réduction des commandes d'un nombre idoine d'exemplaires ?
- Les programmes FREMM, Barracuda/Suffren et PA/2 vont souffrir : à quel point ?
- Tigre, NH90 et, plus généralement, les programmes relevant de Scorpion pourraient sérieusement se voir entailler : jusqu'à quel point ?
- Les capacités de renseignement : MUSIS ou Cérès sont-ils encore considérés comme des priorités ? Et la formation des analystes et autres traducteurs ?
Certes, vous me direz qu'un porte-avions sans son groupe aérien embarqué - le véritable atout, sans lui, un PA n'est qu'une coque - ne sert "qu'à" assurer une permanence de la riposte au demeurant douteuse. Une véritable permanence implique la disposition d'un équipage ne devant pas être re-formé au fil de ses transitions du CDG vers le PA2. Et ce, au moment même où la réforme du personnel n'est plus une entreprise d'élagage mais bien de déforestation.
Bref, de quoi se poser bien des questions sur la méthode adoptée : à quoi, finalement, va servir le Livre Blanc ? Les décisions touchant les structures et autres adaptations doivent, en théorie, en découler. Ce qui semble logique : si l'on n'a pas objectif, on n'est pas prêt de l'atteindre. La fixation des objectifs et la compréhension de ce que l'on fait et de l'environnement dans lequel on le fait ont toujours été les premières étape d'une strato-genèse.
Ou alors le Livre Blanc fera-t-il fi de toute considération sur l'environnement et servira-t-il à légitimer un repli de la France sur elle-même ? Un de ceux qui lui feraient perdre son statut de puissance globale tout en lui faisant considérer que le poulet à la dioxine et les menaces "molles" d'une "sécurité globale" qui reste à définir seraient plus graves qu'une éventuelle conflagration ou que la perte d'une capacité d'influence sur les affaires de ce monde ? Serions-nous alors en train de rebâtir une dérisoire ligne Maginot ? Et ce, au moment où les jours auront été rarement aussi sombres et où l'Europe n'aura sans doute jamais eu autant besoin de Paris ?
jeudi 17 avril 2008
La sécurité nous terrorise-t-elle ?
C'est une bonne question à laquelle j'aurai, avec d'autres, l'occasion de répondre le 15 mai durant l'émission Opinion publique, sur la Une télé, du côté des 22 heures. L'occasion, aussi, de revenir sur le concept de résilience et, plus généralement, le rapport de l'homme aux technologies.
Lorsque les tacticiens devinrent imaginatifs
Un lecteur me pose une très bonne question : où trouver Lorsque les tacticiens devinrent imaginatifs d'Olivier Entraygues, qui était interviewé dans le dernier DSI, et dont la critique de lecture paraîtra en mai ?
C'est très simple : écrivez-moi sur henrotin(arobase)gmail.com ; je transmettrai à l'auteur (que je salue au passage ;o)
C'est très simple : écrivez-moi sur henrotin(arobase)gmail.com ; je transmettrai à l'auteur (que je salue au passage ;o)
Brésil : une alliance industrielle avec la Russie ?
Le ministre brésilien des affaires stratégique a annoncé le 14 avril avoir signé avec la Russie un accord portant sur le développement conjoint de chasseurs « de la cinquième génération » mais aussi de lance-satellites.
Ce développement spectaculaire intervient dans le double contexte du positionnement français en faveur de transferts technologiques vers le Brésil – notamment eu égard au Rafale – mais aussi d’une rivalité entre le Brésil et le Venezuela.
En tout état de cause, Brasilia a joué la carte de la concurrence entre Paris et Moscou, sachant que ces deux derniers sont peu prompts à effectuer ces fameux transferts technologiques. Tout bénéfice pour le gouvernement de Lula ?
Ce développement spectaculaire intervient dans le double contexte du positionnement français en faveur de transferts technologiques vers le Brésil – notamment eu égard au Rafale – mais aussi d’une rivalité entre le Brésil et le Venezuela.
En tout état de cause, Brasilia a joué la carte de la concurrence entre Paris et Moscou, sachant que ces deux derniers sont peu prompts à effectuer ces fameux transferts technologiques. Tout bénéfice pour le gouvernement de Lula ?
lundi 14 avril 2008
Le Général Bigeard nous accorde une interview exclusive
Ponant : le récit
La libération des otages du Ponant est une très belle opération, parfaitement menée mais montrant également la complexité des opérations de ce type - on n'est clairement pas dans un film de Chuck Norris.
Le Figaro nous donne un point de vue de la question, qui appelle pas mal de commentaires :
- 1- sur le rôle des hélicoptères embarqués : il aura été absolument déterminant pour la poursuite des pirates au sol mais aussi pour la surveillance de l'évolution de la situation.
-2- sur le nombre de bâtiment impliqués : 1 A69, le Jean Bart, la Jeanne et... Le Sirocco qui partait de Toulon. Sans compter un Atlantique et au minimum 1 Transall. Certains diront que c'était normal, d'autres que c'était trop. La constatation intervient au même moment que la publication, toujours dans Le Figaro d'un texte du VA Mérer, qui demande une trentaine de frégates.
En fait, pour en revenir au point 1, l'important n'est-il pas la capacité hélico, plus que tout autre chose (du moins, partant du principe qu'un navire doté d'une plateforme helo l'est aussi d'un canon et d'Exocet), du moins par rapport à ce genre de mission ? Face à la réduction anoncée du nombre de frégates, l'hélico semble en mesure de compenser la perte d'empreinte géographique d'un bâtiment... A condition qu'ils soient effectivement commandés, livrés... et opérationnels.
Le Figaro nous donne un point de vue de la question, qui appelle pas mal de commentaires :
- 1- sur le rôle des hélicoptères embarqués : il aura été absolument déterminant pour la poursuite des pirates au sol mais aussi pour la surveillance de l'évolution de la situation.
-2- sur le nombre de bâtiment impliqués : 1 A69, le Jean Bart, la Jeanne et... Le Sirocco qui partait de Toulon. Sans compter un Atlantique et au minimum 1 Transall. Certains diront que c'était normal, d'autres que c'était trop. La constatation intervient au même moment que la publication, toujours dans Le Figaro d'un texte du VA Mérer, qui demande une trentaine de frégates.
En fait, pour en revenir au point 1, l'important n'est-il pas la capacité hélico, plus que tout autre chose (du moins, partant du principe qu'un navire doté d'une plateforme helo l'est aussi d'un canon et d'Exocet), du moins par rapport à ce genre de mission ? Face à la réduction anoncée du nombre de frégates, l'hélico semble en mesure de compenser la perte d'empreinte géographique d'un bâtiment... A condition qu'ils soient effectivement commandés, livrés... et opérationnels.
FELIN, c'est parti
Le système avait été dépiauté sous toutes les coutures dans le DSI n°18 (septembre 2006), le Fantassin à Equipements et Liaisons Intégrées (FELIN) - le "combattant du futur" à la française - est officiellement commandé.
La DGA a ainsi commandé 5 045 tenues, qui devraient équiper 5 régiments d'infanterie.
La DGA a ainsi commandé 5 045 tenues, qui devraient équiper 5 régiments d'infanterie.
samedi 12 avril 2008
WE edition : Belgium is back
Alors, fondamentalement, Pieter De Crem et moi ne partageons pas les mêmes opinions politiques - notamment sur BHV. Voilà qui est dit.
Mais, cependant, "il en a" et j'aime bien son approche de la réforme de la défense. A cet égard, il vient de donner sa première vraie interview en français, en l'occurrence à La Libre - à lire ici.
Les questions n'étant pas nécessairement des plus pertinentes, je ne manque pas de poursuivre mon entreprise de harcèlement de son attaché de presse et ne désespère donc pas de pouvoir l'interviewer in extenso.
Mais, cependant, "il en a" et j'aime bien son approche de la réforme de la défense. A cet égard, il vient de donner sa première vraie interview en français, en l'occurrence à La Libre - à lire ici.
Les questions n'étant pas nécessairement des plus pertinentes, je ne manque pas de poursuivre mon entreprise de harcèlement de son attaché de presse et ne désespère donc pas de pouvoir l'interviewer in extenso.
jeudi 10 avril 2008
Athéna en mode glandouille
En fait, je suis en vacances pour l'heure. De retour à Aix depuis le début de la semaine, j'en profite pour avancer sur les prochains DSI, pour fignoler le DSI n°37 (avec quelques belles suprises) et... sur mon prochain bouquin. Les travaux sur le précédent sont à présent quasiment terminés mais je ressent le besoin d'avancer.
Du coup, ma présence attire l'attention de Mr. et Mme. Rou-Rou - que les premiers lecteurs de ce blog connaissent déjà - qui passent dire bonjour deux-trois fois par jour, des fois que je n'aurais pas un bout de pain pour eux.
Bon, en fait, "Rou-rou", c'est vraiment idiot comme nom, pour des pigeons (qui tendent par ailleurs au poulet). Et vu leur conso de pain au 100 km, on a pensé à "goulaf" (= gloutons). Enfin, ceci dit, avouez tout de même qu'il a une certaine allure, non ?
Blogs en géopolitique et défense : la suite
La blogosphère stratégique francophone est entrée dans une phase décidément très dynamique. Pour preuve, l'arrivée dans le secteur du blog d'Olivier Kempf, que les lecteurs de DSI et de DN commencent à bien connaître. LCL commandant le 516ème RTrain, il est intervenu à de nombreuses reprises dans Défense Nationale (dont il est rédac'chef adjoint) sur l'évolution de l'OTAN et par deux fois dans le DSI. EGEA (Etudes Géopolitiques Européennes et Atlantiques) se spécialise plus particulièrement sur l'OTAN et la PESD.
Signalons également (et merci à François Duran de le faire remarquer sur le Théâtre des opérations) l'arrivée - depuis un petit temps déjà - de L'art de la défense et de la sécurité, de Jinmei, étudiant en droit. Il rend compte d'une série d'évolutions la plupart du temps centrées sur la France.
Signalons également (et merci à François Duran de le faire remarquer sur le Théâtre des opérations) l'arrivée - depuis un petit temps déjà - de L'art de la défense et de la sécurité, de Jinmei, étudiant en droit. Il rend compte d'une série d'évolutions la plupart du temps centrées sur la France.
mercredi 9 avril 2008
Le Louise-Marie a été baptisé

Une deuxième frégate de la classe M a été délivrée à la marine belge et a été baptisée Louise-Marie par la Reine Paola. La F931 rejoint ainsi le Leopold 1er, complétant ainsi (une fois que le bâtiment sera opérationnel, la plateforme hélicoptère devant être allongée pour accueillir les NH90) le programme de renouvellement de la capacité "frégates" belge.
Plus longs que les Wielegen (122 mètres de long, contre 106 pour les anciennes frégates), avec un déplacement de 3.320 tonnes (contre 2.200 tonnes), elles sont notamment équipées d'un canon de 76 mm, de missiles mer-mer RGM-84 et antiaériens Sea Sparrow, de torpilles et d'un Goalkeeper. Equipées de deux moteurs diesel de 9.790 chevaux et d'une turbine à gaz de 33.800 chevaux, elles peuvent atteindre une vitesse de 30 nœuds.
mardi 8 avril 2008
Piraterie et stratégie navale : interview
Bernard Bridel, du 24 Heures (Suisse) m'a interviewé hier sur la question de la piraterie, de ses risques et des moyens de la contrer. Le résultat est en ligne sur le site du quotidien.
Lost in space
Ainsi, selon Secret Défense, le ministre français de la défense a indiqué qu'il faudra être "raisonnable" dans un domaine spatial où plusieurs opérationnels indiquent pourtant depuis un certain temps qu'une crise capacitaire ne devrait pas manquer de se produire. De fait, à partir de 2014, Helios IIA sera considéré comme en extension de vie.
Et d'indiquer que "Les satellites sont vulnérables. Est-ce vraiment la peine d'investir des milliards dans l'espace ?". Certes. Mais pas plus ou pas moins que les capacités spatiales américaines, indiennes, japonaises, chinoises ou russes. Et encore moins que des unités déployées en OPEX ou encore des navires de combat. Faut-il en déduire que MUSIS, le futur programme de satellite optique (qui sera analysé dans le prochain DSI, à paraître début mai) ou le nouveau système ROEM satellitaire vont passer à la trappe ?
Aussi si on ne peut pas complètement donner tort au ministre selon lequel "Une voiture, ce ne sont pas simplement des phares", la réalité est bien plus complexe. Le renseignement est un domaine où les analystes évoluent naturellement dans le brouillard - qu'il soit de la guerre, de la crise ou de la paix - et, finalement, n'a guère de ressemblance avec une voiture, aussi perfectionnée qu'elle soit. Et, de fait, tout le monde sait que dans l'hiver stratégique auquel nous devons nous préparer, les nuits sont parfois plus longues que les jours...
Reste néanmoins que le processus de génération du prochain Livre Blanc semble tourner au cacophonique. Démissions et indications selon lesquelles c'est la Revue Générale des Politiques Publiques (RGPP) qui dirige la réflexion stratégique - Carl von C. a d'ailleurs beaucoup à dire du récent rapport Bauer - pourraient ne constituer que la pointe de l'iceberg sur lequel les capacités françaises (et, partant, européennes) pourraient venir se fracasser.
La mise en place de la fonction "renseignement-anticipation", de ce point de vue, pouvait être considérée comme un signe encourageant (cf. DSI n°36). Mais, cependant et s'il est évident que le renseignement technologique doit céder le pas face au renseignement humain (Cf. l'article de Véronique sur la DRM dans le DSI de janvier), ce n'est pas une raison pour dégager des capacités que la France est l'une des seules en Europe a maîtriser. Car à parler d'Europe de la défense, il faut aussi savoir... assumer.
Et d'indiquer que "Les satellites sont vulnérables. Est-ce vraiment la peine d'investir des milliards dans l'espace ?". Certes. Mais pas plus ou pas moins que les capacités spatiales américaines, indiennes, japonaises, chinoises ou russes. Et encore moins que des unités déployées en OPEX ou encore des navires de combat. Faut-il en déduire que MUSIS, le futur programme de satellite optique (qui sera analysé dans le prochain DSI, à paraître début mai) ou le nouveau système ROEM satellitaire vont passer à la trappe ?
Aussi si on ne peut pas complètement donner tort au ministre selon lequel "Une voiture, ce ne sont pas simplement des phares", la réalité est bien plus complexe. Le renseignement est un domaine où les analystes évoluent naturellement dans le brouillard - qu'il soit de la guerre, de la crise ou de la paix - et, finalement, n'a guère de ressemblance avec une voiture, aussi perfectionnée qu'elle soit. Et, de fait, tout le monde sait que dans l'hiver stratégique auquel nous devons nous préparer, les nuits sont parfois plus longues que les jours...
Reste néanmoins que le processus de génération du prochain Livre Blanc semble tourner au cacophonique. Démissions et indications selon lesquelles c'est la Revue Générale des Politiques Publiques (RGPP) qui dirige la réflexion stratégique - Carl von C. a d'ailleurs beaucoup à dire du récent rapport Bauer - pourraient ne constituer que la pointe de l'iceberg sur lequel les capacités françaises (et, partant, européennes) pourraient venir se fracasser.
La mise en place de la fonction "renseignement-anticipation", de ce point de vue, pouvait être considérée comme un signe encourageant (cf. DSI n°36). Mais, cependant et s'il est évident que le renseignement technologique doit céder le pas face au renseignement humain (Cf. l'article de Véronique sur la DRM dans le DSI de janvier), ce n'est pas une raison pour dégager des capacités que la France est l'une des seules en Europe a maîtriser. Car à parler d'Europe de la défense, il faut aussi savoir... assumer.
lundi 7 avril 2008
Le coup de g... du jour
Je tiens d'emblée à le préciser : c'est l'homme qui, dans ce post, s'exprime - pas l'analyste. Je viens de jeter un oeil sur le journal de France 2, tout en finissant mon repas. Le parcours chaotique de la flamme olympique dans Paris tient la vedette.
Un sportif - ne me demandez pas qui : à part le vélo, je suis aussi sportif que les pâtes que je viens de manger - déclare que "un manifestant à crié liberté pour le Tibet, il a été ceinturé". Alors, d'accord. Le Tibet n'a pas franchement toujours été un exemple démocratique. A mon époque, on avait encore des cours sur la civilisation chinoise à l'ULB et, de fait, le Tibet était théocratique - pas le genre de régime qui récolte ma sympathie.
Mais, enfin. A force de nous déclarer que non, les JO ne sont pas politiques et que la répression au Tibet, finalement, n'a rien à voir avec les Jeux, les petits rigolos du CIO sont en train de se fourrer un doigt grand comme la baie de Bo Hai dans les yeux. Oui, le JO sont politiques, ils le sont même plus pour la Chine qu'aucun occidental ne pourra jamais comprendre.
Et puis, regardons les choses en face : lorsque nos policiers (je suis peut-être Belge mais, après tout, je paie mes impôts dans une France qui est ma deuxième patrie) font le jeu de - quelle triste joie de reprendre ces mots - la clique à tonton Hu (tonton comme dans "tonton Makoud"), c'est peut-être qu'il y a comme un léger problème.
Certes, les jeux ne sont pas politiques, ils se réclament d'un idéal supérieur. Sauf quant on les transforme en quelque chose de politique et qu'ils sont instrumentalisés à ce point. Doit-on alors, au nom de cet idéal supérieur entre-temps traîné dans la boue, respecter quelque chose qui a perdu sa respectabilité ?
Alors, après, on peut vous faire porter de jolis petits badges indiquant que, malgré tout, le sport dépasse tout ça, que nous sommes pour la paix, que, finalement, on peut tout de même escompter qu'un certain nombre de valeurs passeront à travers les jeux... Bien sûr. Mais ce n'est pas le type qui a gueulé "Free Tibet" et qui a été ceinturé par des forces de police démocratiques qui a tiré le premier...
Je vous le dit, not in my name...
PS : l'analyste reprend le dessus : intéressant mouvement de netwar. Réponse de l'homme "hasta la victoria siempre" ;o)
Un sportif - ne me demandez pas qui : à part le vélo, je suis aussi sportif que les pâtes que je viens de manger - déclare que "un manifestant à crié liberté pour le Tibet, il a été ceinturé". Alors, d'accord. Le Tibet n'a pas franchement toujours été un exemple démocratique. A mon époque, on avait encore des cours sur la civilisation chinoise à l'ULB et, de fait, le Tibet était théocratique - pas le genre de régime qui récolte ma sympathie.
Mais, enfin. A force de nous déclarer que non, les JO ne sont pas politiques et que la répression au Tibet, finalement, n'a rien à voir avec les Jeux, les petits rigolos du CIO sont en train de se fourrer un doigt grand comme la baie de Bo Hai dans les yeux. Oui, le JO sont politiques, ils le sont même plus pour la Chine qu'aucun occidental ne pourra jamais comprendre.
Et puis, regardons les choses en face : lorsque nos policiers (je suis peut-être Belge mais, après tout, je paie mes impôts dans une France qui est ma deuxième patrie) font le jeu de - quelle triste joie de reprendre ces mots - la clique à tonton Hu (tonton comme dans "tonton Makoud"), c'est peut-être qu'il y a comme un léger problème.
Certes, les jeux ne sont pas politiques, ils se réclament d'un idéal supérieur. Sauf quant on les transforme en quelque chose de politique et qu'ils sont instrumentalisés à ce point. Doit-on alors, au nom de cet idéal supérieur entre-temps traîné dans la boue, respecter quelque chose qui a perdu sa respectabilité ?
Alors, après, on peut vous faire porter de jolis petits badges indiquant que, malgré tout, le sport dépasse tout ça, que nous sommes pour la paix, que, finalement, on peut tout de même escompter qu'un certain nombre de valeurs passeront à travers les jeux... Bien sûr. Mais ce n'est pas le type qui a gueulé "Free Tibet" et qui a été ceinturé par des forces de police démocratiques qui a tiré le premier...
Je vous le dit, not in my name...
PS : l'analyste reprend le dessus : intéressant mouvement de netwar. Réponse de l'homme "hasta la victoria siempre" ;o)
Sale temps pour les bombardiers US
Après la perte d'un B-2 à Guam, un B-1B s'est crashé à Al Udeid, au Qatar. Cause encore inconnue.
Pensez hybride (2)
Frank Hoffman fait partie de ces jeunes auteurs talentueux qui émergent aux Etats-Unis et qui, malgré leur jeunesse, ont un impact direct et important sur les nouvelles doctrines. En l’occurrence, Hoffman est lié aux Marines et a joué un rôle considérable dans l’émergence du concept de « guerre hybride » à présent au cœur des conceptions des « nuques de cuir » et, par effet-miroir, du « peristent conflict » de l’Army.
Dans Conflict in the 21st Century. The Rise of Hybrid Wars, une monographie assez dense, l’auteur explicite plus avant son concept et formalise conceptuellement ce qu’il considère comme la « guerre du futur ». Elle sera menée par des Etats ou des entités non-étatique, extrêmement violente (mais au cours d’opérations de stabilisation ou de rétablissement de la paix), complexe à mener, longue et sans aucune restriction.
Elle fera aussi feux de tous bois, les adversaires n’ayant plus aucune restriction d’ordre éthique, moral, juridique ou religieuse. Les moyens, dans cette optique, sont appelés à se diversifier. Ainsi, le « guerrier hybride » pourrait tout aussi bien se déplacer sur un âne tout en téléphonant avec un Turaya et en gardant, à côté de sa Kalashnikov vieille de 30 ans, un RPG-29. Aussi apocalyptique que Girard, la vision est néanmoins moins hallucinante (voire hallucinée).
Le propos est clair, les références nombreuses et le travail, précis et comprenant cette petite touche d’académisme – point trop n’en faut – qu’il manque souvent aux publications européennes continentales. Mais, en fait, Hoffman en revient de la sorte à une juste vision de ce que devrait être le spectre des conflits. Capitalisant sur Krulak – son « caporal stratégique » comme sa « guerre des trois pâtés de maisons » - l’auteur indique qu’il faudra tout savoir faire.
De ce point de vue, la guerre « traditionnelle » et conventionnelle ne sera pas éliminée. Mais l’émergence des guerres hybrides rend nettement plus complexe la planification comme la conduite des opérations. Il s’appuie ainsi sur l’expérience israélienne de 2006 – évidemment dérangeante parce qu’elle bouscule nos croyances (notre excessif appui sur la technologie comme sur nos vieilles structures présente tellement de signes d’une foi religieuse…) – et l’on regrettera sans doute qu’il n’ait pas pris en compte d’autres conflits.
Mais, chercheur pragmatique, Hoffman pousse plus loin son raisonnement et pose quelques réponses. L’entraînement et la formation sont cruciales. Le renseignement est absolument déterminant : plus que technologique, il doit être humain et culturel. L’agilité organisationnelle et matérielle – cette faculté d’adapter nos équipements pour des missions pour lesquels ils n’ont jamais été conçus – est considérée comme une posture de départ.
On le comprendra, Hoffman ouvre des portes qui seront dérangeantes pour nos armées. Mais qui ont également toutes les chances de devoir être empruntées. Aussi n’est-il pas étonnant de le voir batailler sur la notion de l’ethos : à la guerre, les perceptions sont plus importantes que les « effets cinétiques ».
Dans Conflict in the 21st Century. The Rise of Hybrid Wars, une monographie assez dense, l’auteur explicite plus avant son concept et formalise conceptuellement ce qu’il considère comme la « guerre du futur ». Elle sera menée par des Etats ou des entités non-étatique, extrêmement violente (mais au cours d’opérations de stabilisation ou de rétablissement de la paix), complexe à mener, longue et sans aucune restriction.
Elle fera aussi feux de tous bois, les adversaires n’ayant plus aucune restriction d’ordre éthique, moral, juridique ou religieuse. Les moyens, dans cette optique, sont appelés à se diversifier. Ainsi, le « guerrier hybride » pourrait tout aussi bien se déplacer sur un âne tout en téléphonant avec un Turaya et en gardant, à côté de sa Kalashnikov vieille de 30 ans, un RPG-29. Aussi apocalyptique que Girard, la vision est néanmoins moins hallucinante (voire hallucinée).
Le propos est clair, les références nombreuses et le travail, précis et comprenant cette petite touche d’académisme – point trop n’en faut – qu’il manque souvent aux publications européennes continentales. Mais, en fait, Hoffman en revient de la sorte à une juste vision de ce que devrait être le spectre des conflits. Capitalisant sur Krulak – son « caporal stratégique » comme sa « guerre des trois pâtés de maisons » - l’auteur indique qu’il faudra tout savoir faire.
De ce point de vue, la guerre « traditionnelle » et conventionnelle ne sera pas éliminée. Mais l’émergence des guerres hybrides rend nettement plus complexe la planification comme la conduite des opérations. Il s’appuie ainsi sur l’expérience israélienne de 2006 – évidemment dérangeante parce qu’elle bouscule nos croyances (notre excessif appui sur la technologie comme sur nos vieilles structures présente tellement de signes d’une foi religieuse…) – et l’on regrettera sans doute qu’il n’ait pas pris en compte d’autres conflits.
Mais, chercheur pragmatique, Hoffman pousse plus loin son raisonnement et pose quelques réponses. L’entraînement et la formation sont cruciales. Le renseignement est absolument déterminant : plus que technologique, il doit être humain et culturel. L’agilité organisationnelle et matérielle – cette faculté d’adapter nos équipements pour des missions pour lesquels ils n’ont jamais été conçus – est considérée comme une posture de départ.
On le comprendra, Hoffman ouvre des portes qui seront dérangeantes pour nos armées. Mais qui ont également toutes les chances de devoir être empruntées. Aussi n’est-il pas étonnant de le voir batailler sur la notion de l’ethos : à la guerre, les perceptions sont plus importantes que les « effets cinétiques ».
Bucarest... et le reste
Bonjour l'Europe, il est 0820 et votre serviteur s'active sur des problèmes de stratégie navale théorique - rien de tel à l'heure du petit dej'. Vous allez me dire que ça ne fait pas votre affaire et vous aurriez bien raison.
En attendant, Rania Massoud de L'Orient/Le Jour (Beyrouth) m'a interviewé vendredi passé dans le cadre de la réalisation d'un article sur le sommet de Bucarest. Il peut-être lu en ligne.
L'ensemble des réponses qu'elle m'avait posé est quant à lui ici :
Quel est l'avenir de l'OTAN? L'Alliance, dès sa création, avait pour but de protéger l'Europe et l'Amérique du Nord contre toute attaque. Après les attentats du 11 Septembre, l'OTAN s'est vu attribué la mission de combattre en Afghanistan et d'assurer la formation de l'armée et des forces de sécurité afghanes - l'OTAN est pas ailleurs présent en Irak aussi. Est-il temps que les dirigeants réunis à Bucarest repensent l'avenir de l'Alliance?
JH : En fait, les débats sur les rôles et missions de l’OTAN n’ont jamais cessés. Si la menace soviétique a disparu, d’autres ont rapidement émergé : terrorismes, nationalismes « revendicatifs », risques environnementaux, etc. Aussi, Bucarest est surtout un sommet « opérationnel » entérinant un nouvel élargissement à la Croatie et à l’Albanie, permettant de faire avancer les débats sur les défenses antimissiles et de faire le point sur l’Afghanistan. Mais, de fait, les élargissements successifs et certaines propositions de parlementaires américains d’étendre l’Alliance à des pays comme l’Australie ou le Japon imposeront, à un moment, de redéfinir ce que doit être l’OTAN.
Quel est l'importance du rôle de l'OTAN aujourd'hui en Afghanistan? Les pays membres ont renforcé leur soutien, surtout la France. Mais est-ce suffisant? Et que pensez-vous du fait que le Pakistan, pays qui abrite sur sa frontière des Talibans, n'ai pas été invité au sommet?
JH : c’est un rôle de plus en plus important. On est passé d’un mandat sur Kaboul à un mandat sur l’ensemble du pays et de missions de reconstruction à des missions de reconstruction, de formation des forces afghanes et de combat/stabilisation. Les pays européens membres de l’OTAN sont, de ce point de vue, un réservoir de forces pour les Etats-Unis. Reste, effectivement, la question de savoir si c’est suffisant. En contre-insurrection, comme sur la frontière pakistanaise, ce ne sont pas quelques bataillons qui font la différence sur le terrain. L’essentiel est de savoir ce que l’on veut faire et avec quelle stratégie. Prises indépendamment, la reconstruction, la formation ou le combat sont naturellement insuffisantes. Il faut d’abord et avant tout gagner le soutien des populations et tout y concourt. Le facteur pakistanais est également un élément important, mais éminemment fragile. Inviter les Pakistanais, c’était aussi courir le risque de les voir « vendus » à l’OTAN et à déstabiliser un peu plus leurs assez peu confortables positions. Ceci dit, les contacts entre l’OTAN et le Pakistan sont fréquents.
Certains analystes prédisent que tout comme l'OTAN se trouve aujourd'hui en Afghanistan, il pourrait être également un jour impliqué au Moyen-Orient, surtout si cette région devienne un jour directement menaçante pour la sécurité européenne. Qu'en pensez-vous?
C’est une possibilité objective. Le sommet de Washington (1999) a entériné la possibilité pour l’OTAN de mener des opérations « hors-zone Article 5 » (soit en dehors des Etats-membres de l’OTAN).
Peut-on parler de marchandage au sommet, étant donné que les pays membres de l'OTAN ont refusé - pour le moment - l'adhésion de l'Ukraine et de la Géorgie et ont accepté, en contre partie, de soutenir le projet de bouclier antimissile US en Pologne? Que pensez-vous de l'attitude de la Russie qui se sent "encerclée" par l'influence occidentale?
Je ne pense pas qu’il s’agisse de « marchandage » à proprement parler : chaque Etat membre a son point de vue sur l’un ou l’autre dossier et il est un fait certain que la proposition de bouclier antimissile US peut paraître alléchante pour des Etats dont la compréhension des phénomènes militaires décline. Du point de vue russe cependant, ce bouclier est très mal vu et participe effectivement d’une perception d’encerclement. La Russie perd, peu à peu et en quelques années, un glacis protecteur qu’elle a mis des centaines d’années à constituer. La Russie est, par certains aspects « dans les cordes » et bombe le torse en multipliant des manœuvres militaires très voyantes, y compris à proximité immédiate des espaces aériens de l’OTAN. Cette posture, à terme, ne pourra que renforcer la volonté des alliés de disposer d’un bouclier… même s’il a de fortes probabilités d’être inefficace.
En attendant, Rania Massoud de L'Orient/Le Jour (Beyrouth) m'a interviewé vendredi passé dans le cadre de la réalisation d'un article sur le sommet de Bucarest. Il peut-être lu en ligne.
L'ensemble des réponses qu'elle m'avait posé est quant à lui ici :
Quel est l'avenir de l'OTAN? L'Alliance, dès sa création, avait pour but de protéger l'Europe et l'Amérique du Nord contre toute attaque. Après les attentats du 11 Septembre, l'OTAN s'est vu attribué la mission de combattre en Afghanistan et d'assurer la formation de l'armée et des forces de sécurité afghanes - l'OTAN est pas ailleurs présent en Irak aussi. Est-il temps que les dirigeants réunis à Bucarest repensent l'avenir de l'Alliance?
JH : En fait, les débats sur les rôles et missions de l’OTAN n’ont jamais cessés. Si la menace soviétique a disparu, d’autres ont rapidement émergé : terrorismes, nationalismes « revendicatifs », risques environnementaux, etc. Aussi, Bucarest est surtout un sommet « opérationnel » entérinant un nouvel élargissement à la Croatie et à l’Albanie, permettant de faire avancer les débats sur les défenses antimissiles et de faire le point sur l’Afghanistan. Mais, de fait, les élargissements successifs et certaines propositions de parlementaires américains d’étendre l’Alliance à des pays comme l’Australie ou le Japon imposeront, à un moment, de redéfinir ce que doit être l’OTAN.
Quel est l'importance du rôle de l'OTAN aujourd'hui en Afghanistan? Les pays membres ont renforcé leur soutien, surtout la France. Mais est-ce suffisant? Et que pensez-vous du fait que le Pakistan, pays qui abrite sur sa frontière des Talibans, n'ai pas été invité au sommet?
JH : c’est un rôle de plus en plus important. On est passé d’un mandat sur Kaboul à un mandat sur l’ensemble du pays et de missions de reconstruction à des missions de reconstruction, de formation des forces afghanes et de combat/stabilisation. Les pays européens membres de l’OTAN sont, de ce point de vue, un réservoir de forces pour les Etats-Unis. Reste, effectivement, la question de savoir si c’est suffisant. En contre-insurrection, comme sur la frontière pakistanaise, ce ne sont pas quelques bataillons qui font la différence sur le terrain. L’essentiel est de savoir ce que l’on veut faire et avec quelle stratégie. Prises indépendamment, la reconstruction, la formation ou le combat sont naturellement insuffisantes. Il faut d’abord et avant tout gagner le soutien des populations et tout y concourt. Le facteur pakistanais est également un élément important, mais éminemment fragile. Inviter les Pakistanais, c’était aussi courir le risque de les voir « vendus » à l’OTAN et à déstabiliser un peu plus leurs assez peu confortables positions. Ceci dit, les contacts entre l’OTAN et le Pakistan sont fréquents.
Certains analystes prédisent que tout comme l'OTAN se trouve aujourd'hui en Afghanistan, il pourrait être également un jour impliqué au Moyen-Orient, surtout si cette région devienne un jour directement menaçante pour la sécurité européenne. Qu'en pensez-vous?
C’est une possibilité objective. Le sommet de Washington (1999) a entériné la possibilité pour l’OTAN de mener des opérations « hors-zone Article 5 » (soit en dehors des Etats-membres de l’OTAN).
Peut-on parler de marchandage au sommet, étant donné que les pays membres de l'OTAN ont refusé - pour le moment - l'adhésion de l'Ukraine et de la Géorgie et ont accepté, en contre partie, de soutenir le projet de bouclier antimissile US en Pologne? Que pensez-vous de l'attitude de la Russie qui se sent "encerclée" par l'influence occidentale?
Je ne pense pas qu’il s’agisse de « marchandage » à proprement parler : chaque Etat membre a son point de vue sur l’un ou l’autre dossier et il est un fait certain que la proposition de bouclier antimissile US peut paraître alléchante pour des Etats dont la compréhension des phénomènes militaires décline. Du point de vue russe cependant, ce bouclier est très mal vu et participe effectivement d’une perception d’encerclement. La Russie perd, peu à peu et en quelques années, un glacis protecteur qu’elle a mis des centaines d’années à constituer. La Russie est, par certains aspects « dans les cordes » et bombe le torse en multipliant des manœuvres militaires très voyantes, y compris à proximité immédiate des espaces aériens de l’OTAN. Cette posture, à terme, ne pourra que renforcer la volonté des alliés de disposer d’un bouclier… même s’il a de fortes probabilités d’être inefficace.
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samedi 5 avril 2008
Plus d'argent pour l'OCAM... Oui, mais pourquoi faire ?
Selon RTL, le budget de l'Organe de Coordination pour l'Analyse de la Menace (OCAM) est presque quadruplé, passant de 454.000 euros en 2007 à 1.652.000 euros cette année. L'OCAM, opérationnel depuis un an environ, rassemble des informations pertinentes sur la menace terroriste qui émanent de toutes les instances (la Sûreté de l'Etat, le service de renseignements militaires, les services de police, le parquet fédéral, le Centre de crise) et les traite en vue d'une analyse commune de la menace.
Mais - il y a un mais - il y a de quoi se poser des questions :
-1- le SGRS (service de renseignement militaire, qui comprend une section "contre-ingérence" aurait vu (je souligne le conditionnel) son budget diminuer, alors pourtant qu'il est un des "capteurs" devant nourrir l'OCAM ;
-2- l'OCAM va engager, selon la télévision privée belge "12 analystes". Or, un "analyste" analyse. Il ne coordonne pas. Faut-il en déduire que l'on est en train de faire de l'OCAM un 4ème service de renseignement plutôt qu'un organe de coordination ?
-3- dans certains cas, l'OCAM ne peut pas demander d'informations aux services de renseignement et, selon certains commentateurs, son aptitude à générer une "common picture" au pouvoir politique en serait affectée.
D'où cette petite question : dans son empressement à rassurer le citoyen, le pouvoir politique n'est-il pas passé à côté d'une première étape pour laquelle l'OCAM a été créé - à savoir permettre aux services de se coordonner effectivement ? Quelle autorité est, aujourd'hui, en mesure de présenter aux pouvoirs publics une image claire de toutes les enquêtes en cours ? Est-on sûr que le travail est bien réparti et qu'aucune zone d'ombre n'a été délaissée ?
Mais - il y a un mais - il y a de quoi se poser des questions :
-1- le SGRS (service de renseignement militaire, qui comprend une section "contre-ingérence" aurait vu (je souligne le conditionnel) son budget diminuer, alors pourtant qu'il est un des "capteurs" devant nourrir l'OCAM ;
-2- l'OCAM va engager, selon la télévision privée belge "12 analystes". Or, un "analyste" analyse. Il ne coordonne pas. Faut-il en déduire que l'on est en train de faire de l'OCAM un 4ème service de renseignement plutôt qu'un organe de coordination ?
-3- dans certains cas, l'OCAM ne peut pas demander d'informations aux services de renseignement et, selon certains commentateurs, son aptitude à générer une "common picture" au pouvoir politique en serait affectée.
D'où cette petite question : dans son empressement à rassurer le citoyen, le pouvoir politique n'est-il pas passé à côté d'une première étape pour laquelle l'OCAM a été créé - à savoir permettre aux services de se coordonner effectivement ? Quelle autorité est, aujourd'hui, en mesure de présenter aux pouvoirs publics une image claire de toutes les enquêtes en cours ? Est-on sûr que le travail est bien réparti et qu'aucune zone d'ombre n'a été délaissée ?
Y'a sondage !
Petite question à l'attention de nos estimés lecteurs en cette période de baisse du pouvoir d'achat : êtes-vous prêts à augmenter vos contributions aux impôts de 5% afin de financer les déficits de vos armées ?
Puisque l'on parle de piraterie
La prise d'assaut du Ponant nous rappelle que la région est particulièrement chaude, ce que montre cette carte publiée par l'ONU.
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Stratégie,
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vendredi 4 avril 2008
T&A n°11 - le sommaire
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T&A n°11 - avril/mai 2008
Editorial
Les news
Point de vue
Aux origines de la guerre de l’information
Par Joseph Henrotin
Les élémentaires
Aux origines de la guerre de l’information
Par Joseph Henrotin
Les élémentaires
La guerre dans la 4ème dimension
Par Joseph Henrotin
Tendances, évolutions et défis de la guerre électronique des télécommunications
Entretien avec Valéry Rousset, Directeur Marketing & Développement Capacitaire SIO/SA2R, Unité Commandement & Renseignement, Thales systèmes Terre et Interarmées.
La torpille : comment s'en protéger ?
Par Jean-Louis Promé
Par Jean-Louis Promé
La furtivité à la mer : évolution, enjeux et futurs
Par Joseph Henrotin
Brouillage et brouilleurs
Par Philippe Langloit
Par Joseph Henrotin
Brouillage et brouilleurs
Par Philippe Langloit
La guerre électronique en France
Le ROEM en France : la planète pour terrain de jeu !
Par Jean-Louis Promé
Par Jean-Louis Promé
L'EPIGE 07.330 de Mont-de-Marsan
Par Véronique Sartini
ROEM à la DRM : les « grandes oreilles » de l’armée française
Par Véronique Sartini
Par Véronique Sartini
La guerre électronique ailleurs
Corbeaux et corneilles. Les curiosités électroniques américaines
Par Philippe Langloit
Par Philippe Langloit
Du Prowler au Growler
Par Philippe Langloit et Jean-Jacques Mercier
Par Philippe Langloit et Jean-Jacques Mercier
Le Nimrod R1
Par Jean-Jacques Mercier
Par Jean-Jacques Mercier
Vers de nouvelles percées en guerre électronique aérienne ?
Par Jean-Jacques Mercier
Par Jean-Jacques Mercier
AGI - les marines aux avant-garde du SIGINT ?
Par Jean-Jacques Mercier
Par Jean-Jacques Mercier
jeudi 3 avril 2008
Bucarest : deux nouveaux membres et demie de l'OTAN
Cette fois, c'est fait. La Croatie et l'Albanie vont rejoindre l'organisation intégrée de l'OTAN. La Macédoine le fera une fois que la (houleuse) polémique portant sur son nom sera réglée avec la Grèce.
Certes, les apports militaires des nouveaux membres apparaissent comme maigres (2 brigades d'infanterie mécanisée pour la Croatie ; une brigade d'infanterie mécanisée et un régiment commando pour l'Albanie). Cependant, politiquement parlant, le mouvement aura un impact direct sur les perceptions de la sécurité en Serbie et à Moscou.
Certes, les apports militaires des nouveaux membres apparaissent comme maigres (2 brigades d'infanterie mécanisée pour la Croatie ; une brigade d'infanterie mécanisée et un régiment commando pour l'Albanie). Cependant, politiquement parlant, le mouvement aura un impact direct sur les perceptions de la sécurité en Serbie et à Moscou.
mercredi 2 avril 2008
Sommet de Bucarest et question afghane
La vidéo de mon passage sur Mint ce matin est disponible juste ici.
Et vous pensiez sans doute que je n'avais rien à dire ? ;o) Certes, le positionnement à l'égard de l'Afghanistan apparaîtra somme toute brutal - en indiquant qu'il faut y rester, je ne me ferai certainement pas que des amis, une question sur laquelle j'aurai l'occasion de revenir. Toutefois, en guise d'apéritif - même s'il est un peu tôt - posons-nous quelques questions :
Et vous pensiez sans doute que je n'avais rien à dire ? ;o) Certes, le positionnement à l'égard de l'Afghanistan apparaîtra somme toute brutal - en indiquant qu'il faut y rester, je ne me ferai certainement pas que des amis, une question sur laquelle j'aurai l'occasion de revenir. Toutefois, en guise d'apéritif - même s'il est un peu tôt - posons-nous quelques questions :
- Un Etat effondré - sanctuaire de je ne sais quels mouvements qui nous sont intrinsèquement hostiles - à proximité du Pakistan est-il désirable ?
- A-t'on intérêt à voir le Pakistan tomber en de plus mauvaises mains qu'il ne l'est actuellement ?
- Les Etats-Unis ont-ils suffisament intégré la "culture du COIN" de sorte qu'ils seraient seuls en mesure d'obtenir un succès politique sur la zone ?
- L'ANA est-elle pour l'instant en mesure de faire face, seule, à une COIN dans les zones les plus "chaudes" du pays ?
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Terrorisme
mardi 1 avril 2008
La fragilité des B-2
Après la perte d’un B-2 Spirit, au décollage de Guam le 23 février 2008, plus aucun d’entre-eux n’a volé en plus d’un mois, les 3 appareils en détachement à Guam y étant par ailleurs toujours stationnés.
L’US Air Force indique cependant que ses 20 appareils restants ne sont en aucun cas maintenus au sol pour cause de défaillance.
Depuis 1989, les B-2 ont accumulé 75 000 heures de vol et ont été engagés dans 100 missions de guerre.
L’US Air Force indique cependant que ses 20 appareils restants ne sont en aucun cas maintenus au sol pour cause de défaillance.
Depuis 1989, les B-2 ont accumulé 75 000 heures de vol et ont été engagés dans 100 missions de guerre.
Sommet de Bucarest, enjeux et points sensibles
Pour ceux qui captent Mint FM (également sur le net - www.mint.fm), je suis l'invité du "Grand Oral" de demain matin, sur la question du commet OTAN de Bucarest. On s'en doutera, pas mal de choses sont à dire - et, au vu l'ambiance de l'émission - dans la bonne humeur. A écouter à partir de 0810.
dimanche 30 mars 2008
Mission accomplie ?
La nouvelle permet de terminer le week-end sur une note optimiste : Moqtada Sadr à indiqué dans un communiqué que "Nous voulons que les Irakiens arrêtent de verser le sang, et qu'ils défendent l'indépendance et la stabilité du pays et pour cela, nous avons décidé de nous retirer des rues de Bassorah et d'autres provinces".
Concrètement, les membres de l'armée du Mahdi sont ainsi invités à un cessez-le-feu, une bonne nouvelle a priori, alors que Bassorah connaît des combats depuis le 25 mars. Cependant, force est aussi de constater que ledit cessez-le feu apparaît comme fragile. Certes Sadr fait face à la pression combinée des forces britanniques, US (des forces spéciale ont été engagées) et irakiennes. Mais, surtout, Sadr doit gérer des dissentions internes à son mouvement. De ce point de vue, son communiqué pourrait n'être qu'une pause tactique permettant de regrouper ses forces et de les réarticuler.
Reste, toutefois, la possibilité que Sadr soit en train d'accepter les "règles du jeu" démocratique et qu'il cherche maintenant à augmenter son pouvoir non plus par les armes mais par des moyens d'influence. La bataille s'engagerait alors non plus tant sur le versant militaire des opérations que sur celui de la légitimité, sociale, économique et politique.
La situation est donc encore très loin d'être réglée - les "batailles de légitimation" peuvent aussi dégénérer en "batailles tout court".
Concrètement, les membres de l'armée du Mahdi sont ainsi invités à un cessez-le-feu, une bonne nouvelle a priori, alors que Bassorah connaît des combats depuis le 25 mars. Cependant, force est aussi de constater que ledit cessez-le feu apparaît comme fragile. Certes Sadr fait face à la pression combinée des forces britanniques, US (des forces spéciale ont été engagées) et irakiennes. Mais, surtout, Sadr doit gérer des dissentions internes à son mouvement. De ce point de vue, son communiqué pourrait n'être qu'une pause tactique permettant de regrouper ses forces et de les réarticuler.
Reste, toutefois, la possibilité que Sadr soit en train d'accepter les "règles du jeu" démocratique et qu'il cherche maintenant à augmenter son pouvoir non plus par les armes mais par des moyens d'influence. La bataille s'engagerait alors non plus tant sur le versant militaire des opérations que sur celui de la légitimité, sociale, économique et politique.
La situation est donc encore très loin d'être réglée - les "batailles de légitimation" peuvent aussi dégénérer en "batailles tout court".
vendredi 28 mars 2008
DSI 36 - le sommaire
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Sommaire DSI 36, avril 2007
Editorial
Agenda et nominations
Contrats du mois
Veille contre-terroriste
Veille stratégique
Flashs
Guerre électronique : un marché en pleine expansion
Argentine/Brésil : un sous-marin nucléaire en vue
États-Unis : La modernisation du F-16 n’est pas finie… ; Destruction de l’USA 193 ; Cyberwar : en plein renouveau ; KC-45 : Northrop Grummann/EADS vainqueur ; US Navy : Test du plus petit missile du monde ; Des squadrons d’UCAV en 2025 ; Les NSC de la classe Bertholf ; Le programme JLTV relancé ?
Europe : Infanteries : les progrès des soldats du futur
France : AASM en progrès ; SCORPION : coup d’accélérateur sur le programme
Russie : Radar Lejtusi : fin de chantier : Le RS-24 opérationnel en 2009 ? ; Armes spatiales : vers un nouveau traité ; Survols de porte-avions américains
Royaume-Uni : Sea King 7 : pas encore la quille
Suède : Vers une adhésion à l’OTAN ?
Chine : le J-11 proposé à l’export ? ; 150 PZL Polonais sur 10 ans ; le MRL Type 03
Inde : Hausse record du budget : + 10 % ; Des Aegis pour Delhi ? ; Le Pinaka enfin en ligne
Israël : opération Hiver Chaud : de nouvelles missions pour les drones ;
Indonésie : Programme d’armement : la synthèse
Japon : Présentation du Type-10
Hezbollah : La mort d’Imad Mughniyeh
Australie : Un nouveau Livre Blanc ? ; Vers une annulation des F-18F ? ; Annulation des SH-2G(A)
Sécurité
Les enjeux de Bucarest
Par Olivier Kempf, lieutenant-colonel, rédacteur en chef adjoint de Défense Nationale & Sécurité Collective
Les mutations de la recherche stratégique en France
Par François Géré, président de l’Institut Français d’Analyse Stratégique
Les mutations de Saint-Cyr
Entretien avec le général de division Nicolas de Lardemelle, commandant les écoles de Saint-Cyr Coëtquidan
Stratégie
« L’esprit d’évolutionnisme militaire prôné par Fuller doit encore guider notre réflexion pour modifier nos sacro-saints principes »
Entretien avec Olivier Entraygues, chef de bataillon, auteur de Lorsque les tacticiens devinrent imaginatifs ou Approche heuristique de la numérisation de l’espace de bataille ! (La Plume avant l’épée, 2007, 265 p.)
Géopolitique maritime, géopolitique continentale : un débat d’actualité ?
Entretien avec Laurent Amelot, Enseignant à l’Institut d’Étude des Relations Internationales (ILERI) et animateur du groupe de réflexion Asie de l’Institut du Prospective et de Sécurité de l’Europe (IPSE).
Armées
Quels futurs pour la sécurité du Japon ?
Entretien avec Nicholas Szechenyi, sous-directeur et maître de conférences au département des Affaires Japonaises du Center for International and Strategic Studies (CSIS), Washington.
Les forces terrestres japonaises face à l’Info-RMA
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
Tableau de bord : la Japanese Ground Self-Defense Force
Par Philippe Langloit, chargé de recherche au CAPRI
Unités
CEAM de Mont-de Marsan : l’ « Air Warfare Center » français de demain ?
Par Véronique Sartini, journaliste
Prêts pour l’interarmées
Entretien avec le général Jérôme Huret, commandant le Centre d’Expériences Aériennes Militaires (CEAM).
Les escadrons du CEAM
Technologie & Armement
SSBN américains : les cavaliers de l’apocalypse
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
Pékin et Delhi veulent des SNLE
Par Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de défense
Classe Vanguard : l’ultime argument de Londres
Par Philippe Langloit, chargé de recherche au CAPRI
L’ultime triomphe de de Gaulle
Par Jean-Jacques Mercier, spécialiste des questions de défense
SNLE NG + M51 = une capacité de frappe intercontinentale
Par Stéphane Ferrard, journaliste spécialiste des questions de défense
Fiches techniques
SNLE Projekt 667BDRM/Delta IV/Les SNLE russes sont-ils toujours opérationnels ?
Boeing E-3 Sentry/Les AWACS, pièces centrales de la stratégie aérienne de l’OTAN
Véhicule de reconnaissance KMWEG Fennek/Les mutations de la reconnaissance
Critiques de lecture
Cultures & Conflits, n°67, « Militaires et engagements extérieurs : à la conquête des cœurs et des esprits ? », automne 2007, 206 p.
Principes d’économie militaire, Collection « Stratégies et doctrines », Economica, Paris, 2008, 300 p. de Paul Poast
Editorial
Agenda et nominations
Contrats du mois
Veille contre-terroriste
Veille stratégique
Flashs
Guerre électronique : un marché en pleine expansion
Argentine/Brésil : un sous-marin nucléaire en vue
États-Unis : La modernisation du F-16 n’est pas finie… ; Destruction de l’USA 193 ; Cyberwar : en plein renouveau ; KC-45 : Northrop Grummann/EADS vainqueur ; US Navy : Test du plus petit missile du monde ; Des squadrons d’UCAV en 2025 ; Les NSC de la classe Bertholf ; Le programme JLTV relancé ?
Europe : Infanteries : les progrès des soldats du futur
France : AASM en progrès ; SCORPION : coup d’accélérateur sur le programme
Russie : Radar Lejtusi : fin de chantier : Le RS-24 opérationnel en 2009 ? ; Armes spatiales : vers un nouveau traité ; Survols de porte-avions américains
Royaume-Uni : Sea King 7 : pas encore la quille
Suède : Vers une adhésion à l’OTAN ?
Chine : le J-11 proposé à l’export ? ; 150 PZL Polonais sur 10 ans ; le MRL Type 03
Inde : Hausse record du budget : + 10 % ; Des Aegis pour Delhi ? ; Le Pinaka enfin en ligne
Israël : opération Hiver Chaud : de nouvelles missions pour les drones ;
Indonésie : Programme d’armement : la synthèse
Japon : Présentation du Type-10
Hezbollah : La mort d’Imad Mughniyeh
Australie : Un nouveau Livre Blanc ? ; Vers une annulation des F-18F ? ; Annulation des SH-2G(A)
Sécurité
Les enjeux de Bucarest
Par Olivier Kempf, lieutenant-colonel, rédacteur en chef adjoint de Défense Nationale & Sécurité Collective
Les mutations de la recherche stratégique en France
Par François Géré, président de l’Institut Français d’Analyse Stratégique
Les mutations de Saint-Cyr
Entretien avec le général de division Nicolas de Lardemelle, commandant les écoles de Saint-Cyr Coëtquidan
Stratégie
« L’esprit d’évolutionnisme militaire prôné par Fuller doit encore guider notre réflexion pour modifier nos sacro-saints principes »
Entretien avec Olivier Entraygues, chef de bataillon, auteur de Lorsque les tacticiens devinrent imaginatifs ou Approche heuristique de la numérisation de l’espace de bataille ! (La Plume avant l’épée, 2007, 265 p.)
Géopolitique maritime, géopolitique continentale : un débat d’actualité ?
Entretien avec Laurent Amelot, Enseignant à l’Institut d’Étude des Relations Internationales (ILERI) et animateur du groupe de réflexion Asie de l’Institut du Prospective et de Sécurité de l’Europe (IPSE).
Armées
Quels futurs pour la sécurité du Japon ?
Entretien avec Nicholas Szechenyi, sous-directeur et maître de conférences au département des Affaires Japonaises du Center for International and Strategic Studies (CSIS), Washington.
Les forces terrestres japonaises face à l’Info-RMA
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
Tableau de bord : la Japanese Ground Self-Defense Force
Par Philippe Langloit, chargé de recherche au CAPRI
Unités
CEAM de Mont-de Marsan : l’ « Air Warfare Center » français de demain ?
Par Véronique Sartini, journaliste
Prêts pour l’interarmées
Entretien avec le général Jérôme Huret, commandant le Centre d’Expériences Aériennes Militaires (CEAM).
Les escadrons du CEAM
Technologie & Armement
SSBN américains : les cavaliers de l’apocalypse
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
Pékin et Delhi veulent des SNLE
Par Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de défense
Classe Vanguard : l’ultime argument de Londres
Par Philippe Langloit, chargé de recherche au CAPRI
L’ultime triomphe de de Gaulle
Par Jean-Jacques Mercier, spécialiste des questions de défense
SNLE NG + M51 = une capacité de frappe intercontinentale
Par Stéphane Ferrard, journaliste spécialiste des questions de défense
Fiches techniques
SNLE Projekt 667BDRM/Delta IV/Les SNLE russes sont-ils toujours opérationnels ?
Boeing E-3 Sentry/Les AWACS, pièces centrales de la stratégie aérienne de l’OTAN
Véhicule de reconnaissance KMWEG Fennek/Les mutations de la reconnaissance
Critiques de lecture
Cultures & Conflits, n°67, « Militaires et engagements extérieurs : à la conquête des cœurs et des esprits ? », automne 2007, 206 p.
Principes d’économie militaire, Collection « Stratégies et doctrines », Economica, Paris, 2008, 300 p. de Paul Poast
jeudi 27 mars 2008
Canberra envisage de disposer d'un porte-aéronefs
L’annonce de la rédaction d’un Livre Blanc sur la défense (Cf. DSI 36) semble avoir attisé les ambitions de la marine australienne dont un document secret a été source d’indiscrétions. En l’occurrence, en plus des programmes actuellement engagés (principalement les 3 destroyers F-100 et les deux LHD Canberra) ou escomptés (la montée en puissance de la flotte sous-marine), l’amirauté estime nécessaire de disposer d’un troisième LHD, d’un quatrième destroyer et de missiles de croisière Tomahawk.
Le troisième bâtiment amphibie serait, selon la presse australienne, spécifiquement dédié à l’emport de F-35B Lighting II, faisant ainsi renouer l’Australie avec la puissance aéronavale (le Melbourne avait été décommissionné en 1982). Reste, cependant, que Canberra fait actuellement face à un déficit de recrutement. On notera également qu'en posant l'hypothèse du missile de croisière, la marine romprait avec une tradition de rejet à son égard, dans la mesure où sa disposition nourrirait des risques de courses aux armements régionales.
Le troisième bâtiment amphibie serait, selon la presse australienne, spécifiquement dédié à l’emport de F-35B Lighting II, faisant ainsi renouer l’Australie avec la puissance aéronavale (le Melbourne avait été décommissionné en 1982). Reste, cependant, que Canberra fait actuellement face à un déficit de recrutement. On notera également qu'en posant l'hypothèse du missile de croisière, la marine romprait avec une tradition de rejet à son égard, dans la mesure où sa disposition nourrirait des risques de courses aux armements régionales.
mercredi 26 mars 2008
La France et l'Afghanistan
Nicolas Sarkozy a justifié le renforcement annoncé de la présence militaire française en Afghanistan, estimant dans un entretien à la BBC que l'OTAN ne pouvait "se permettre de perdre" contre le terrorisme.
"Est-ce que l'on peut se permettre, nous, l'Alliance, les alliés, de perdre en Afghanistan ? La réponse est non. Parce qu'en Afghanistan se joue une partie de la lutte contre le terrorisme mondial, donc on doit gagner. Deuxièmement, faut-il une nouvelle stratégie en Afghanistan qui fasse, par exemple, plus confiance aux Afghans ? La réponse est oui. Troisièmement, est-ce que la seule réponse, en Afghanistan, c'est la réponse militaire ? La réponse est non. Quatrièmement, est-ce que la France veut partir, la réponse est non. Mais elle demande à ses alliés: êtes-vous prêts à rester ? C'est un engagement de longue durée. Et si ces conditions sont réunies, pourquoi ne pas y aller plus nombreux ?".
De fait, c'est une bonne question !
"Est-ce que l'on peut se permettre, nous, l'Alliance, les alliés, de perdre en Afghanistan ? La réponse est non. Parce qu'en Afghanistan se joue une partie de la lutte contre le terrorisme mondial, donc on doit gagner. Deuxièmement, faut-il une nouvelle stratégie en Afghanistan qui fasse, par exemple, plus confiance aux Afghans ? La réponse est oui. Troisièmement, est-ce que la seule réponse, en Afghanistan, c'est la réponse militaire ? La réponse est non. Quatrièmement, est-ce que la France veut partir, la réponse est non. Mais elle demande à ses alliés: êtes-vous prêts à rester ? C'est un engagement de longue durée. Et si ces conditions sont réunies, pourquoi ne pas y aller plus nombreux ?".
De fait, c'est une bonne question !
mardi 25 mars 2008
Y'a sondage ! (3)
A la question "connaissez-vous et avez-vous déjà lu un T&A" ? (n = 74), vous avez répondu :
Je ne connais pas T&A : 13%
Je connais mais je ne lis pas : 21%
Je connais et je le lis occasionnellement : 29%
Je connais T&A et je le lis systématiquement : 35%
Ce qui m'amène - une fois de plus, je suis taquin de nature - à une autre question, cette fois sur le niveau technique de T&A : suffisant ou insuffisant ?
Je ne connais pas T&A : 13%
Je connais mais je ne lis pas : 21%
Je connais et je le lis occasionnellement : 29%
Je connais T&A et je le lis systématiquement : 35%
Ce qui m'amène - une fois de plus, je suis taquin de nature - à une autre question, cette fois sur le niveau technique de T&A : suffisant ou insuffisant ?
France : des Skylark pour les forces spéciales
samedi 22 mars 2008
Dissuasion nucléaire française, pas de vrai changement, mais...
Le discours prononcé par N. Sarkozy à Cherbourg a été mis en ligne. Pas de véritable changement visible dans le discours stratégique français, une question dont j'ai eu l'occasion de discuter hier avec J-D. Merchet sur France-Info (le débat peut être écouté ici).
Par contre, il est une question qui n'a pas été évoquée hier mais qui me semble de la plus haute importance : celle des antimissiles. Si le Président français adopte une attitude prudente à leur égard, il les évoque tout de même. Concrètement, nous parlons ici de défense antimissiles de territoire et non tactiques, pour lesquelles l'Aster a été partiellement conçu (notez que des experts de l'ONERA s'exprimaient sur le fond technique de la question dans le T&A n°10).
Or, face au "mur budgétaire" qu'il évoque, le financement d'une telle infrastructure semble délicat dans les 10 prochaines années (celles durant lesquelles les reliquats du programme 2015 sera à payer)... sauf à ce que la France s'aligne sur les positions US en matière de bouclier sur le sol européen.
Par contre, il est une question qui n'a pas été évoquée hier mais qui me semble de la plus haute importance : celle des antimissiles. Si le Président français adopte une attitude prudente à leur égard, il les évoque tout de même. Concrètement, nous parlons ici de défense antimissiles de territoire et non tactiques, pour lesquelles l'Aster a été partiellement conçu (notez que des experts de l'ONERA s'exprimaient sur le fond technique de la question dans le T&A n°10).
Or, face au "mur budgétaire" qu'il évoque, le financement d'une telle infrastructure semble délicat dans les 10 prochaines années (celles durant lesquelles les reliquats du programme 2015 sera à payer)... sauf à ce que la France s'aligne sur les positions US en matière de bouclier sur le sol européen.
vendredi 21 mars 2008
Ils n'ont pas ratifié Kyoto, mais...
L'US Air Force annonce avoir procédé au premier vol supersonique - d'un B-1B - alors que l'appareil utilisait une combinaison 50/50 de "carburant vert" et de carburant classique. L'USAF maintient son objectif d'utilisation de cette combinaison pour tous ses appareils en 2011. Pour l'heure, le B-52 et le C-17 sont qualifiés.
Crash d'un Super Etendard
Un Super-Etendard de Landivisiau s'est abîmé aujourd'hui matin au large de Cavalaire (Var) lors d'un vol d'entraînement, annonce la préfecture maritime de la Méditerranée . Le pilote a pu s'éjecter et qu'il a été récupéré par un Super-Frelon dépêché depuis Hyères.
Lors de l'accident survenu vers 10h30 à deux milles nautiques au sud de Cavalaire, le CROSS Méditerranée a dépêché sur place deux vedettes de la SNSM et trois vedettes des sapeurs-pompiers. Le pilote a été transporté à l'hôpital militaire Sainte-Anne de Toulon pour y être examiné.
Lors de l'accident survenu vers 10h30 à deux milles nautiques au sud de Cavalaire, le CROSS Méditerranée a dépêché sur place deux vedettes de la SNSM et trois vedettes des sapeurs-pompiers. Le pilote a été transporté à l'hôpital militaire Sainte-Anne de Toulon pour y être examiné.
La saison des baptêmes (2)
C'est aujourd'hui que Le Terrible, dernier bâtiment du programme de SNLE-NG, sera lancé. Avouez que cela tombe plutôt bien, dans la mesure où le dossier "technologie" du prochain Défense & Sécurité Internationale sera consacré aux sous-marins nucléaires lanceurs d'engins. Qui comprend, en l'occurrence, un article sur les Triomphant mais aussi et entre-autres un article de J-L. Promé sur les projets indiens et chinois.
La saison des baptêmes
Colloque du 31 mars
Comme promis, voici le programme du colloque P&P "La Vème République, 1958-2008 : 50 ans de politique de défense" du 31 mars.
L'entrée est gratuite, sous réserve d'inscription et des places disponibles. Vous pouvez télécharger le von de réservation ici.
L'entrée est gratuite, sous réserve d'inscription et des places disponibles. Vous pouvez télécharger le von de réservation ici.
jeudi 20 mars 2008
Right on time
Aussi précis que l'heure d'arrivée de mon avion, le prochain Technologie & Armement est bien parti chez l'imprimeur parfaitement dans les délais. Je vous y promet même quelques révélations ;o)
Pour l'heure, votre serviteur va se replier sur son prochain ouvrage en compagnie d'une petite Pilsner.
Bonne soirée tout le monde !
Pour l'heure, votre serviteur va se replier sur son prochain ouvrage en compagnie d'une petite Pilsner.
Bonne soirée tout le monde !
Les SR suisses se regroupent
A noter, sur le site de la Revue Militaire Suisse, un post d'Hervé De Weck sur le regroupement des services de renseignement suisses.
Londres publie sa première National Security Strategy
Londres a fait paraître pour la première fois, ce 19 mars, une National Security Strategy (un document de 64 pages) selon laquelle il s’agit d’encadrer « notre obligation d’assurer la sécurité des Britanniques et de protéger l’intérêt national ». Cependant, « la nature des menaces et des risques a changé ».
Aussi, le document pointe, en particulier, la nécessité de mobiliser toutes les ressources disponibles : « la puissance de nos forces armées, de la police et des services de sécurité ; la force de persuasion et la portée de la diplomatie ; l’autorité d’institutions globales renforcées qui, avec notre soutien plein et entier, peut déployer des puissances « dures » et « souples » ; et, parce que les armes et l’autorité ne seront jamais suffisantes, la puissance des idées, des valeurs partagées et les espoirs qui peuvent gagner les cœurs et les esprits ».
Prenant en compte les leçons des expériences britanniques (dans les Balkans, en Sierra Leone, en Afghanistan, en Irak ou encore au Kenya), la stratégie s’inscrit dans les réflexions actuelles sur la multiplication des lignes d’opérations mais aussi sur la nécessité d’interventions menées au plan international. Londres demande ainsi une réforme et un renforcement de l’OTAN, de l’Union européenne mais aussi des Nations unies, dont le Conseil de sécurité n’est pas considéré comme suffisamment représentatif.
Si le document met en évidence le rôle de levier et d’influence que peut avoir la mondialisation, il indique également qu’elle génère de nouveaux risques en matière de terrorisme, de menaces sur les communications, sur le tourisme ou encore en matière de pandémies ou de prolifération nucléaire. De ce point de vue, Londres pourrait cette année encore réunir les Etats n’ayant pas accès à l’énergie nucléaire civile pour proposer une « négociation globale » permettant d’éviter la réédition du « cas iranien ».
Très complet et innovant, le document propose l’abandon de la notion de défense civile – remontant aux années 1930 – pour proposer la création d’un réseau de protection civile permettant de gérer les risques (dont le terrorisme) au plan local et une mise à jour du Registre national des risques (liste des points sensibles et vitaux).
Il met aussi en exergue le rôle plus offensif que devra jouer la diplomatie, l’attention se portant vers des régions-clés où les ambassades serviront de point d’appui à des missions de soutien à la sécurité. Par ailleurs, de nouvelles réformes organisationnelles sont attendues en matière de contre-terrorisme, tandis que l’investissement financier en la matière croîtra encore (il devrait passer de 2,5 milliards de livres actuellement à 3,5 milliards en 2011).
Au plan militaire, la progression budgétaire semble se confirmer, tandis que les forces de réserve seraient impliquées plus fréquemment dans les opérations de stabilisation et de reconstruction. Enfin, le gouvernement britannique souhaite associer plus étroitement les mondes académique, économique, culturels, militaire et sécuritaire dans un National Security Forum permanent.
Aussi, le document pointe, en particulier, la nécessité de mobiliser toutes les ressources disponibles : « la puissance de nos forces armées, de la police et des services de sécurité ; la force de persuasion et la portée de la diplomatie ; l’autorité d’institutions globales renforcées qui, avec notre soutien plein et entier, peut déployer des puissances « dures » et « souples » ; et, parce que les armes et l’autorité ne seront jamais suffisantes, la puissance des idées, des valeurs partagées et les espoirs qui peuvent gagner les cœurs et les esprits ».
Prenant en compte les leçons des expériences britanniques (dans les Balkans, en Sierra Leone, en Afghanistan, en Irak ou encore au Kenya), la stratégie s’inscrit dans les réflexions actuelles sur la multiplication des lignes d’opérations mais aussi sur la nécessité d’interventions menées au plan international. Londres demande ainsi une réforme et un renforcement de l’OTAN, de l’Union européenne mais aussi des Nations unies, dont le Conseil de sécurité n’est pas considéré comme suffisamment représentatif.
Si le document met en évidence le rôle de levier et d’influence que peut avoir la mondialisation, il indique également qu’elle génère de nouveaux risques en matière de terrorisme, de menaces sur les communications, sur le tourisme ou encore en matière de pandémies ou de prolifération nucléaire. De ce point de vue, Londres pourrait cette année encore réunir les Etats n’ayant pas accès à l’énergie nucléaire civile pour proposer une « négociation globale » permettant d’éviter la réédition du « cas iranien ».
Très complet et innovant, le document propose l’abandon de la notion de défense civile – remontant aux années 1930 – pour proposer la création d’un réseau de protection civile permettant de gérer les risques (dont le terrorisme) au plan local et une mise à jour du Registre national des risques (liste des points sensibles et vitaux).
Il met aussi en exergue le rôle plus offensif que devra jouer la diplomatie, l’attention se portant vers des régions-clés où les ambassades serviront de point d’appui à des missions de soutien à la sécurité. Par ailleurs, de nouvelles réformes organisationnelles sont attendues en matière de contre-terrorisme, tandis que l’investissement financier en la matière croîtra encore (il devrait passer de 2,5 milliards de livres actuellement à 3,5 milliards en 2011).
Au plan militaire, la progression budgétaire semble se confirmer, tandis que les forces de réserve seraient impliquées plus fréquemment dans les opérations de stabilisation et de reconstruction. Enfin, le gouvernement britannique souhaite associer plus étroitement les mondes académique, économique, culturels, militaire et sécuritaire dans un National Security Forum permanent.
mercredi 19 mars 2008
Mauvaise foi... crasse
Il faut tout de même être mal informé - un paradoxe pour des journalistes - pour dire ce que l'on vient d'entendre sur France 2, à propos de l'Irak. En bref : chaos, omniprésence des milices et obstacles à la liberté de parole sur fond d'images prises, pêle-mêle il y a quelques semaines (les murs de Bagdad) et... il y a quelques années (les civils se plaignant de l'insécurité).
Nous sommes tous d'accord, la partie est loin d'être gagnée pour les Américains (et ceux qui m'ont lu à mes débuts savent que je n'étais pas d'accord avec cette guerre). Mais, tout de même..., un peu de nuance, c'est précisément ce pour quoi nous payons une taxe audiovisuelle.
Vu un peu avant : des images si claires du Tibet montrant des Tibétains agressant des Chinois qu'elles ne sont certainement pas dues ni à des vidéos de touristes, ni à l'hypothétique télévision du Dalaï Lama... Belle opération, d'un point de vue analytique, de contre-propagande.
Nous sommes tous d'accord, la partie est loin d'être gagnée pour les Américains (et ceux qui m'ont lu à mes débuts savent que je n'étais pas d'accord avec cette guerre). Mais, tout de même..., un peu de nuance, c'est précisément ce pour quoi nous payons une taxe audiovisuelle.
Vu un peu avant : des images si claires du Tibet montrant des Tibétains agressant des Chinois qu'elles ne sont certainement pas dues ni à des vidéos de touristes, ni à l'hypothétique télévision du Dalaï Lama... Belle opération, d'un point de vue analytique, de contre-propagande.
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Stratégie
Un audit pour la SE
L'accord qui a (enfin) débouché sur la constitution du nouveau gouvernement belge comprend également un audit de la Sûreté de l'Etat (renseignement civil - équivalent de la DST) en fonction des résultats de l'enquête du comité de suivi des services de renseignement (Comité R) à la suite des "bugs" observés sur l'affaire Belliraj.
Reste, cependant, comme un petit goût de scepticisme : ce n'est pas la SE qui a révélé que Belliraj aurait été un de ses informateurs - s'il avait été agent, l'acte aurait été considéré comme une trahison aux Etats-Unis. Une réflexion en profondeur sur la coordination des services (qui comprennent également une branche de la police fédérale et le service militaire) ne serait-elle pas plus adaptée qu'un de ces audit conduit par une énième boîte spécialisée dans à peu près tout sauf dans une matière aussi spécifique que le renseignement ?
Reste, cependant, comme un petit goût de scepticisme : ce n'est pas la SE qui a révélé que Belliraj aurait été un de ses informateurs - s'il avait été agent, l'acte aurait été considéré comme une trahison aux Etats-Unis. Une réflexion en profondeur sur la coordination des services (qui comprennent également une branche de la police fédérale et le service militaire) ne serait-elle pas plus adaptée qu'un de ces audit conduit par une énième boîte spécialisée dans à peu près tout sauf dans une matière aussi spécifique que le renseignement ?
mardi 18 mars 2008
RIA - Revolution in Intelligence Affairs
On ne le sait guère en Europe continentale - où le sujet est tabou dans les Universités - mais il existe des "Intelligence studies" tout ce qu'il y a de plus honorable et de plus académiquement encadré. En pointe, les Américains et les Britanniques, bien sûr. Mais aussi les Hollandais. But du jeu : étudier, comprendre, cerner les enjeux et les défis, décortiquer les pratiques et tâcher d'en tirer des leçons utiles.
Après tout, le renseignement est un fait social comme un autre et, à ce titre, l'esprit n'a pas à abdiquer sous quelque prétexte que ce soit. Nous sommes aujourd'hui très loin des imageries populaires, tantôt du James Bond glamour ou du barbouze pataugeant quelque part entre le glorieux et le véreux.
L'explosion de ces Intelligence Studies est l'un de signes de ce que l'on appelle depuis quelques années la Revolution in Intelligence Affairs, en référence à la Rrevolution in Military Affairs. Cette fois, pas de gadgets robotisés et autres fantasmes d'ingénieurs. Non, là, le le mot clé est "réseau" - au sens social du terme. Couverture des sources ouvertes, interactivité avec les mondes journalistiques, militaires et académiques et, plus accessoirement, poursuite des programmes "technologiques" sont autant de figures d'un renseignement à la fois décomplexé mais aussi d'autant plus sur les charbons ardents qu'il représente bien souvent la premiière ligne de défense face au terrorisme.
Dans la foulée, il est aumusant de constater à quel point cette "révolution" est culturellement révolutionnaire : pour preuve, le très discret Shin bet israélien vient de mettre en place son blog. Pas d'informations "sexy" - une révolution n'est pas toujours un cataclysme - mais des témoignages d'agents. But du jeu : recruter les meilleurs en les mettant au parfum de ce qui les attend.
Après tout, le renseignement est un fait social comme un autre et, à ce titre, l'esprit n'a pas à abdiquer sous quelque prétexte que ce soit. Nous sommes aujourd'hui très loin des imageries populaires, tantôt du James Bond glamour ou du barbouze pataugeant quelque part entre le glorieux et le véreux.
L'explosion de ces Intelligence Studies est l'un de signes de ce que l'on appelle depuis quelques années la Revolution in Intelligence Affairs, en référence à la Rrevolution in Military Affairs. Cette fois, pas de gadgets robotisés et autres fantasmes d'ingénieurs. Non, là, le le mot clé est "réseau" - au sens social du terme. Couverture des sources ouvertes, interactivité avec les mondes journalistiques, militaires et académiques et, plus accessoirement, poursuite des programmes "technologiques" sont autant de figures d'un renseignement à la fois décomplexé mais aussi d'autant plus sur les charbons ardents qu'il représente bien souvent la premiière ligne de défense face au terrorisme.
Dans la foulée, il est aumusant de constater à quel point cette "révolution" est culturellement révolutionnaire : pour preuve, le très discret Shin bet israélien vient de mettre en place son blog. Pas d'informations "sexy" - une révolution n'est pas toujours un cataclysme - mais des témoignages d'agents. But du jeu : recruter les meilleurs en les mettant au parfum de ce qui les attend.
MRAP : le Pentagone en veut plus
Le Pentagone vient de confirmer la commande de 2 243 blindés à roue MRAP (Mine Resistant, Ambush Protected), pour un montant de 1,14 milliard de dollars. Il poursuit ainsi son programme d'acquisition de 17 000 véhicules qui doivent, à terme, remplacer tous les Humvees actuellement en service en Irak (8 000 exemplaires de ces derniers sont d'ailleurs en cours de don aux forces de sécurité et à l'armée irakienne).
La commande se répartit entre :
- 743 véhicules de Catégorie I à International Military and Government LLC (pour 410,73 millions de dollars) ;
- 1 024 véhicules de Catégorie II à Stewart & Stevenson (pour 481,835 millions) ;
- 3 engins pour le Special Operations Command, 51 ambulances et 393 véhicules de Catégorie II pour BAE Land Systems (pour 234,04 millions de dollars) ;
- et 12 véhicules de Catégorie I, 6 de Catégorie II et 11 de Catégorie III à Force Protection Industries (pour 17,54 millions de dollars).
On notera que ces acquisitions sont gérées par les Marines - malgré leur opposition à la poursuite du programme, consommatrice, selon eux, de ressources qui ne seraient pas affectées à la prochaine génération de véhicules - mais serviront essentiellement à l'Army.
La commande se répartit entre :
- 743 véhicules de Catégorie I à International Military and Government LLC (pour 410,73 millions de dollars) ;
- 1 024 véhicules de Catégorie II à Stewart & Stevenson (pour 481,835 millions) ;
- 3 engins pour le Special Operations Command, 51 ambulances et 393 véhicules de Catégorie II pour BAE Land Systems (pour 234,04 millions de dollars) ;
- et 12 véhicules de Catégorie I, 6 de Catégorie II et 11 de Catégorie III à Force Protection Industries (pour 17,54 millions de dollars).
On notera que ces acquisitions sont gérées par les Marines - malgré leur opposition à la poursuite du programme, consommatrice, selon eux, de ressources qui ne seraient pas affectées à la prochaine génération de véhicules - mais serviront essentiellement à l'Army.
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News en vrac
lundi 17 mars 2008
Au revoir Monsieur...
Pour celui qui en revient,
Verdun, c'était bien.
Pour celui qui en est mort,
Verdun, c'est un port.
Mais pour ceux qui n'étaient pas nés,
Qu'étaient pas là pour apprécier,
C'est du passé dépassé,
Un champ perdu dans le nord-est,
Entre Epinal et Bucarest,
C'est une statue sur la grand place.
Finalement Verdun,
Ce n'est qu'un vieux qui passe.
Même si l'histoire nous joue souvent
Le mouvement tournant par Sedan,
C'est du passé.
C'est la chanson des Partisans,
C'est 1515, c'est Marignan,
Dépassé.
Une guerre qui s'est perdue sans doute
Entre Biarritz et Knokke-le-Zoute,
C'est une statue sur la grand place.
Finalement la terreur,
Ce n'est qu'un vieux qui passe.
Pour ceux qu'on n'a pas revus,
Verdun, n'est plus rien.
Pour ceux qui sont revenus,
Verdun, n'est pas loin.
C'est un champ brûlé tout petit,
Entre Monfaucon et Charny,
C'est à côté.
C'est une sortie dans le nord-est,
Sur l'autoroute de Reims à Metz.
On y va par la voie sacrée.
Finalement, Verdun,
C'est un vieillard rusé.
J'ai une tendresse particulière
Pour cette première des dernières guerres,
Dépassée.
Bien sûr que je n'étais pas né.
J'n'étais pas là pour apprécier
Mais j'avais un vieux à Verdun
Et comme je n'oublie jamais rien,
Je reviens,
Je reviens,
Je reviens
M. Sardou
Verdun, c'était bien.
Pour celui qui en est mort,
Verdun, c'est un port.
Mais pour ceux qui n'étaient pas nés,
Qu'étaient pas là pour apprécier,
C'est du passé dépassé,
Un champ perdu dans le nord-est,
Entre Epinal et Bucarest,
C'est une statue sur la grand place.
Finalement Verdun,
Ce n'est qu'un vieux qui passe.
Même si l'histoire nous joue souvent
Le mouvement tournant par Sedan,
C'est du passé.
C'est la chanson des Partisans,
C'est 1515, c'est Marignan,
Dépassé.
Une guerre qui s'est perdue sans doute
Entre Biarritz et Knokke-le-Zoute,
C'est une statue sur la grand place.
Finalement la terreur,
Ce n'est qu'un vieux qui passe.
Pour ceux qu'on n'a pas revus,
Verdun, n'est plus rien.
Pour ceux qui sont revenus,
Verdun, n'est pas loin.
C'est un champ brûlé tout petit,
Entre Monfaucon et Charny,
C'est à côté.
C'est une sortie dans le nord-est,
Sur l'autoroute de Reims à Metz.
On y va par la voie sacrée.
Finalement, Verdun,
C'est un vieillard rusé.
J'ai une tendresse particulière
Pour cette première des dernières guerres,
Dépassée.
Bien sûr que je n'étais pas né.
J'n'étais pas là pour apprécier
Mais j'avais un vieux à Verdun
Et comme je n'oublie jamais rien,
Je reviens,
Je reviens,
Je reviens
M. Sardou
Final run...
... before landing. Bien le bonjour chers amis, la température au sol est de 17°C, la vitesse du vent de 13 km/h de secteur nord et la campagne aixoise semble se réveiller. En bref, un temps idéal pour boucler le prochain Technologie & Armement, qui devrait être en kiosque d'ici le 8-9 avril.
Comme indiqué précédement, nous allons faire une petite plongée dans le monde de la guerre électronique, avec une série d'articles inédits couvrant le très large spectre de la discipline et dont je peut vous livrer une partie des secrets :
Les élémentaires
La guerre dans la 4ème dimension
Par Joseph Henrotin
La torpille : comment s'en protéger ?
Par Jean-Louis Promé
Tendances, évolutions et défis de la guerre électronique des télécommunications
Entretien avec Valéry Rousset, Directeur Marketing & Développement Capacitaire SIO/SA2R, Unité Commandement & Renseignement, Thales systèmes Terre et Interarmées.
La furtivité à la mer : évolution, enjeux et futurs
Par Joseph Henrotin
La guerre électronique en France
Le ROEM en France : la planète pour terrain de jeu !
Par Jean-Louis Promé
L'EPIGE 07.330 de Mont-de-Marsan
Par Véronique Sartini
Au service des forces : le centre de ciblage de Creil
Par Véronique Sartini
La guerre électronique ailleurs
Corbeaux et corneilles. Les curiosités électroniques américaines
Par Philippe Langloit
Du Prowler au Growler
Par Philippe Langloit et Jean-Jacques Mercier
Le Nimrod R1
Par Jean-Jacques Mercier
Vers de nouvelles percées en guerre électronique aérienne ?
Par Jean-Jacques Mercier
AGI - les marines aux avant-garde du SIGINT ?
Par Jean-Jacques Mercier
Comme indiqué précédement, nous allons faire une petite plongée dans le monde de la guerre électronique, avec une série d'articles inédits couvrant le très large spectre de la discipline et dont je peut vous livrer une partie des secrets :
Les élémentaires
La guerre dans la 4ème dimension
Par Joseph Henrotin
La torpille : comment s'en protéger ?
Par Jean-Louis Promé
Tendances, évolutions et défis de la guerre électronique des télécommunications
Entretien avec Valéry Rousset, Directeur Marketing & Développement Capacitaire SIO/SA2R, Unité Commandement & Renseignement, Thales systèmes Terre et Interarmées.
La furtivité à la mer : évolution, enjeux et futurs
Par Joseph Henrotin
La guerre électronique en France
Le ROEM en France : la planète pour terrain de jeu !
Par Jean-Louis Promé
L'EPIGE 07.330 de Mont-de-Marsan
Par Véronique Sartini
Au service des forces : le centre de ciblage de Creil
Par Véronique Sartini
La guerre électronique ailleurs
Corbeaux et corneilles. Les curiosités électroniques américaines
Par Philippe Langloit
Du Prowler au Growler
Par Philippe Langloit et Jean-Jacques Mercier
Le Nimrod R1
Par Jean-Jacques Mercier
Vers de nouvelles percées en guerre électronique aérienne ?
Par Jean-Jacques Mercier
AGI - les marines aux avant-garde du SIGINT ?
Par Jean-Jacques Mercier
vendredi 14 mars 2008
Arf...
Les 13 principes de combat du Hezbollah
L'un des sujets me fascinant le plus pour le moment réside en le positionnement de la convergence entre opérations de guérilla et opérations classiques. A bien des égards, un risque majeur pour les armées occidentales consiste à considérer que les unes et les autres sont foncièrement différentes.
Or, elles relèvent fondamentalement de la même grammaire théorique même si, dans la pratiques, tactiques et procédures peuvent différer. Toute l'utilité, on le comprendra, de localiser leur point de connectivité conceptuelle réside donc dans l'aptitude d'une force à basculer d'un mode à un autre, comme s'il s'agissait de retourner une pièce de monnaie.
De ce point de vue, bien conseillé par Stéphane "Mr. COIN" Taillat, je me suis attelé à la lecture de la monographie que le CAC vient de publier sur la "guerre de juillet". Il y est fait mention des 13 principes de combat du Hezbollah :
1. Avoid the strong, attack the weak—attack and withdrawal!
2. Protecting our fi ghters is more important than causing enemy casualties!
3. Strike only when success is assured!
4. Surprise is essential to success. If you are spotted, you have failed!
5. Don’t get into a set-piece battle. Slip away like smoke, before the enemy can drive home his advantage!
6. Attaining the goal demands patience, in order to discover the enemy’s weak points!
7. Keep moving; avoid formation of a front line!
8. Keep the enemy on constant alert, at the front and in the rear!
9. The road to the great victory passes through thousands of small victories!
10. Keep up the morale of the fi ghters; avoid notions of the enemy’s superiority!
11. The media has innumerable guns whose hits are like bullets. Use them in the battle!
12. The population is a treasure—nurture it!
13. Hurt the enemy and then stop before he abandons restraint
La question est, à ce moment : qu'est ce qui empêche nos armées de comprendre, d'intérioriser et de retourner à leur avantage ces prescriptions si limpides ?
Or, elles relèvent fondamentalement de la même grammaire théorique même si, dans la pratiques, tactiques et procédures peuvent différer. Toute l'utilité, on le comprendra, de localiser leur point de connectivité conceptuelle réside donc dans l'aptitude d'une force à basculer d'un mode à un autre, comme s'il s'agissait de retourner une pièce de monnaie.
De ce point de vue, bien conseillé par Stéphane "Mr. COIN" Taillat, je me suis attelé à la lecture de la monographie que le CAC vient de publier sur la "guerre de juillet". Il y est fait mention des 13 principes de combat du Hezbollah :
1. Avoid the strong, attack the weak—attack and withdrawal!
2. Protecting our fi ghters is more important than causing enemy casualties!
3. Strike only when success is assured!
4. Surprise is essential to success. If you are spotted, you have failed!
5. Don’t get into a set-piece battle. Slip away like smoke, before the enemy can drive home his advantage!
6. Attaining the goal demands patience, in order to discover the enemy’s weak points!
7. Keep moving; avoid formation of a front line!
8. Keep the enemy on constant alert, at the front and in the rear!
9. The road to the great victory passes through thousands of small victories!
10. Keep up the morale of the fi ghters; avoid notions of the enemy’s superiority!
11. The media has innumerable guns whose hits are like bullets. Use them in the battle!
12. The population is a treasure—nurture it!
13. Hurt the enemy and then stop before he abandons restraint
La question est, à ce moment : qu'est ce qui empêche nos armées de comprendre, d'intérioriser et de retourner à leur avantage ces prescriptions si limpides ?
jeudi 13 mars 2008
Le Meteor a achevé ses essais et est paré pour la production

Le dernier tir d'essai du missile air-air Meteor a été effectué à partir d'un JAS-39 Gripen, contre une cible aérienne MQM-107B Streaker subsonique manoeuvrante. Le missile a été tiré depuis l'appareil suédois, qui volait à Mach 0,9 Mach et à une altitude de 18 000 pieds. Après une phase d'accélération, le missile est passé sans problème en mode statoréacteur, pour atteindre sa vitesse opérationnelle. L'autodirecteur a ensuite effectué l'acquisition de la cible, puis l'a poursuivie jusqu'à l'interception, la liaison de données entre le missile et son vecteur a parfaitement fonctionné, indique MBDA.
Devant équiper les Rafale, Typhoon et Gripen européens, le Meteor est un BVRAAM à guidage terminal actif de plus de 150 km de portée (dans le profil de vol optimal). Durant sa première phase de vol, il reçoit les informations provenant de son vecteur via une liaison de données. Ce qui permet, par exemple, de nourrir le missile avec des informations provenant d'un AWACS, par exemple, permettant au vecteur de tirer sans utiliser son radar et, donc, sans se découvrir.
Devant équiper les Rafale, Typhoon et Gripen européens, le Meteor est un BVRAAM à guidage terminal actif de plus de 150 km de portée (dans le profil de vol optimal). Durant sa première phase de vol, il reçoit les informations provenant de son vecteur via une liaison de données. Ce qui permet, par exemple, de nourrir le missile avec des informations provenant d'un AWACS, par exemple, permettant au vecteur de tirer sans utiliser son radar et, donc, sans se découvrir.
Missile dont le développement a commancé il y a plus de 13 ans, le Meteor touche à des enjeux majeurs, qu'examinait J-L. Promé dans le DSI n°3. Premièrement, il offre à l'Europe une indépendance technologique tout en lui permettant de renforcer ses compétences en missilerie. Deuxièmement, le missile permet d'engager des adversaires à plus grande distance que ce qu'ils sont en mesure, actuellement, de faire. En d'autres termes, face à la prolifération des appareils russes de la famille Flanker et des missiles associés, les appareils européens ont une réponse plus adaptée que les versions actuellement disponibles en Europe de l'AIM-120.
Interpénétration absolue
Avant de me remettre à la guerre électronique, juste un petit mot pour vous signaler un texte de François Duran sur l'apparition d'un 4ème cercle de défense qui me semble très intéressant et que je conseille vivement. Il y a quelques temps de cela, j'avais eu l'occasion d'écrire sur les stratégies anti/contre-terroristes à adopter en Belgique et j'en étais arrivé à la conclusion que nous nous trouvions face à une situation d'interpénétration des civilisations, plutôt que de choc.
A l'heure où il est plus rapide de faire Orly-Rabat (ou toute autre destination : je n'ai rien contre le Maroc !) qu'Orly-Le Bourget, l'adversaire potentiel surfe naturellement sur les différentiels de temps mais aussi de perceptions que nous avons du monde. La réalisation de ses objectifs le pousse naturellement à adopter une posture mondialisée alors que nos appareils étatiques sont encore très largement sous-adaptés à ces postures.
Aussi, plutôt que de "défense de l'avant" - qui à le mérite cependant d'être clair - je me demande s'il ne faut pas plutôt évoquer une "défense globale", interpénétrant tous les niveaux géographiques mais aussi de temps, de moyens voire de niveau d'action (tac, ops, strat, pol, techno, psy/media).
A l'heure où il est plus rapide de faire Orly-Rabat (ou toute autre destination : je n'ai rien contre le Maroc !) qu'Orly-Le Bourget, l'adversaire potentiel surfe naturellement sur les différentiels de temps mais aussi de perceptions que nous avons du monde. La réalisation de ses objectifs le pousse naturellement à adopter une posture mondialisée alors que nos appareils étatiques sont encore très largement sous-adaptés à ces postures.
Aussi, plutôt que de "défense de l'avant" - qui à le mérite cependant d'être clair - je me demande s'il ne faut pas plutôt évoquer une "défense globale", interpénétrant tous les niveaux géographiques mais aussi de temps, de moyens voire de niveau d'action (tac, ops, strat, pol, techno, psy/media).
Vous l'avez demandé, il est (presque) lancé !
Bonjour à toutes et à tous,
Plusieurs personnes m'indiquaient qu'elles seraient tout à fait satisfaites si elles pouvaient disposer d'une version électronique du DSI. En fait, comme vous l'avez sans doute constaté, la boutique en ligne est dans un sale état - pour ne pas dire totalement à la ramasse.
Cependant, plusieurs personnes sont en train de travailler sur une nouvelle génération de boutique, qui permettra notamment - et en plus d'achats au numéro et de d'abonnements "papier" - l'achat de magazines au format informatique, avec consultation/download immédiat. Bien évidemment, les versions "papier" resteront disponibles en kiosque/libraires.
Plusieurs personnes m'indiquaient qu'elles seraient tout à fait satisfaites si elles pouvaient disposer d'une version électronique du DSI. En fait, comme vous l'avez sans doute constaté, la boutique en ligne est dans un sale état - pour ne pas dire totalement à la ramasse.
Cependant, plusieurs personnes sont en train de travailler sur une nouvelle génération de boutique, qui permettra notamment - et en plus d'achats au numéro et de d'abonnements "papier" - l'achat de magazines au format informatique, avec consultation/download immédiat. Bien évidemment, les versions "papier" resteront disponibles en kiosque/libraires.
mercredi 12 mars 2008
Les résultats du sondage
Maintenant terminé, le sondage "changer le format de DSI ?" à donné les réponses suivantes (n = 106) :
- Non, il est très bien ainsi : 68%
- Un peu plus haut, un peu moins large : 4%
- Un peu plus large, un peu moins haut : 0%
- Un plus grand format, type "Le Point" : 20%
- Un plus grand format, type A4 : 5%
Bon, et bien il me semble que c'est éloquent, merci pour votre participation !
Ce qui m'amène à un autre sondage : avez-vous déjà lu T&A ?
- Non, il est très bien ainsi : 68%
- Un peu plus haut, un peu moins large : 4%
- Un peu plus large, un peu moins haut : 0%
- Un plus grand format, type "Le Point" : 20%
- Un plus grand format, type A4 : 5%
Bon, et bien il me semble que c'est éloquent, merci pour votre participation !
Ce qui m'amène à un autre sondage : avez-vous déjà lu T&A ?
Le dernier Poilu s'en est allé...
Le dernier « Poilu » français de la Grande guerre, Lazare Ponticelli est décédé à l’âge de 110 ans. Italien de naissance, engagé volontaire à 17 ans (en trichant sur son âge), il combattra sous les drapeaux français (Légion Etrangère) et italien.
A l'heure où l'on nous ressert du Claude François à satiété, ne pas avoir une pensée pour les millions de morts anonymes de la Grande guerre serait, je pense, le signe d'une certaine décadence.
A l'heure où l'on nous ressert du Claude François à satiété, ne pas avoir une pensée pour les millions de morts anonymes de la Grande guerre serait, je pense, le signe d'une certaine décadence.
F-35 : le GAO râle
Une nouvelle étude du GAO américain indique que le programme JSF - le plus cher de tous les temps - a été sous-estimé de 38 milliards de dollars (le programme de moteur alternatif n'a pas été pris en compte par l'étude) et se rapproche donc d'un montant total de 1000 milliards de dollars (hors coûts de maintenance).
Il est susceptible de connaître un glissement de 12 à 27 mois. Par ailleurs, l'étude montre que l'appareil sera plus coûteux à l'heure de vol qu'un F-16.
Il est susceptible de connaître un glissement de 12 à 27 mois. Par ailleurs, l'étude montre que l'appareil sera plus coûteux à l'heure de vol qu'un F-16.
Ouf !
Le DSI n°36, à paraître en avril, est bouclé et prêt à entamer son voyage vers l'imprimeur. Bon, il nous reste le T&A ;o)
Le Luxembourg commande le Dingo 2
mardi 11 mars 2008
Il fallait s'y attendre...
Boeing a officiellement porté plainte auprès du Governement Accounting Office après la décision de l'USAF de se doter, pour son programme KC-45, de l'A-330. Commentaire d'un responsable de la firme de Seattle : "Our team has taken a very close look at the tanker decision and found serious flaws in the process that we believe warrant appeal".
But du jeu pour l'avionneur américain : faire revenir l'Air Force sur sa décision. Or, plusieurs commentateurs notaient aussi que l'Air Force ne pouvait faire d'autre choix que l'Européen. En effet, l'USAF est actuellement engagée dans une "stratégie pacifique", axée sur la Chine. D'où la nécessité d'un appareil au plus grand rayon d'action... et à la plus grande capacité d'emport.
But du jeu pour l'avionneur américain : faire revenir l'Air Force sur sa décision. Or, plusieurs commentateurs notaient aussi que l'Air Force ne pouvait faire d'autre choix que l'Européen. En effet, l'USAF est actuellement engagée dans une "stratégie pacifique", axée sur la Chine. D'où la nécessité d'un appareil au plus grand rayon d'action... et à la plus grande capacité d'emport.
Premiers Excalibur utilisés en Afghanistan
L'US Army a utilisé ses premiers obus de 155 mm Excalibur en Afghanistan. Déjà utilisés sur le théâtre irakiens, ces obus à guidage GPS offrent une précision décamétrique (Cf. le n°3 de Technologie & Armement). Il semble que la décision de les y utiliser soit intimement liée à la suite de dommages causés aux populations civiles afghanes lors de l'utilisation de munitions d'artillerie HE classiques.
Colloque du 31 mars
Comme vous le savez, le prochain colloque du Club Participation et Progrès se déroulera le 31 mars à l'Assemblée nationale, de 0900 à 1800 et aura pour thématique "La Vè République : 50 ans de politique de défense".
Je tâcherai de rendrel le programme disponible ici, et le coupon réponse, là dans la soirée. Attention, l'entrée est libre mais l'inscription est obligatoire.
Je tâcherai de rendrel le programme disponible ici, et le coupon réponse, là dans la soirée. Attention, l'entrée est libre mais l'inscription est obligatoire.
Une petite pensée...
... pour les 191 victimes des attentats de Madrid du 11 mars 2004, pour leurs proches et pour l'Espagne. "El valiente es valiente hasta que el cobarde quiere"...
Libellés :
Europe,
News en vrac,
Stratégie,
Terrorisme
lundi 10 mars 2008
Ils font le DSI
Juste un mot pour vous signaler que la liste des auteurs du DSI est à jour et visible ici.
Des Bear survolent (encore) le Nimitz
C’est la seconde fois en moins d’un mois qu’un appareil de patrouille maritime Tu-142 Bear-F a survolé un porte-avions américain, en l’occurrence, dans les eaux internationales, non loin de la Corée du Sud.
Au cours du dernier incident, l’appareil est passé à « 3 ou 5 nautiques » du Nimitz et à une altitude de 610 m dans le cadre d’une mission en mer du Japon. Quatre F-18 ont immédiatement été lancés par le porte-avions. Le Bear a également été escorté par des F-2 japonais pour la suite de sa patrouille. En février, un Tu-95 était passé à 50 nautiques du Nimitz.
Au cours du dernier incident, l’appareil est passé à « 3 ou 5 nautiques » du Nimitz et à une altitude de 610 m dans le cadre d’une mission en mer du Japon. Quatre F-18 ont immédiatement été lancés par le porte-avions. Le Bear a également été escorté par des F-2 japonais pour la suite de sa patrouille. En février, un Tu-95 était passé à 50 nautiques du Nimitz.
dimanche 9 mars 2008
Back to France
Et hop, demain à cette heure-ci, je serai dans mon bon vieil Avro 85 (j'adore cet appareil, très maniable), direction Marseille. Un appareil solide dont les réacteurs hurlent par grand vent et qui peut vous arracher en 400 m si le pilote à envie de vous la jouer funky.
Dix petits jours de retour à Aix histoire de boucler le DSI d'avril - à qui il manque tout juste 6 petites pages - et le T&A d'avril mai. Il lui manque 30 pages sur 84 mais je peux vous garantir qu'elles sont en route. Entre-temps, une bonne partie des modifications demandées par mon éditeur sur le petit dernier devraient être intégrées. Time flies comme disaient les anciennes pubs de la SN...
Bon, de retour dans le chaudron belge - là où le couplage entre Europes latine et germanique se joue - je vous promet de l'action sur Arlon, le 26 mars avec "La définition des "Retours vers le Futur" : "Nature et caractères des conflits contemporains" pour le cercle Mars et Mercure. Et le 31, à Paris, Participation et Progrès m'a invité à parler de l'évolution de la pensée stratégique sous la 5ème République où j'attaquerai plus précisément la question du rayonnement de la pensée stratégique française, en particulier du point de vue de la contre-insurrection.
Entre-temps, le dossier des 90 mm est appelé à bouger, de même que d'autres, sur la protection des infrastructures critiques notamment. La recherche est faite pour faire avancer nos sociétés. Rejoignez-nous ! D'ici là, bonne soirée tout le monde !
Dix petits jours de retour à Aix histoire de boucler le DSI d'avril - à qui il manque tout juste 6 petites pages - et le T&A d'avril mai. Il lui manque 30 pages sur 84 mais je peux vous garantir qu'elles sont en route. Entre-temps, une bonne partie des modifications demandées par mon éditeur sur le petit dernier devraient être intégrées. Time flies comme disaient les anciennes pubs de la SN...
Bon, de retour dans le chaudron belge - là où le couplage entre Europes latine et germanique se joue - je vous promet de l'action sur Arlon, le 26 mars avec "La définition des "Retours vers le Futur" : "Nature et caractères des conflits contemporains" pour le cercle Mars et Mercure. Et le 31, à Paris, Participation et Progrès m'a invité à parler de l'évolution de la pensée stratégique sous la 5ème République où j'attaquerai plus précisément la question du rayonnement de la pensée stratégique française, en particulier du point de vue de la contre-insurrection.
Entre-temps, le dossier des 90 mm est appelé à bouger, de même que d'autres, sur la protection des infrastructures critiques notamment. La recherche est faite pour faire avancer nos sociétés. Rejoignez-nous ! D'ici là, bonne soirée tout le monde !
Sunday edition : let's play it light
Décidément très en forme et jamais éloigné de son humour, ce cher bon vieux Carl von C. m'indique que sa dernière chronique peut tout à fait être publiée par ce blog.
Murphy était Européen
Il y a des jours comme cela où la Raison doit s’effacer devant la vacuité des idées, vous incitant à rester bien profondément enfoui sous la couette, dûment accompagné de vos peluches préférées, Leclerc, Rafale ou PA2.
Ça m’est arrivé l’autre jour en lisant une série de commentaires et de prises de position sur l’Europe de la défense. On y trouvait de tout (c’était mieux que chez mon épicier), du « il faut plus de quartiers généraux » à « nous manquons d’investissements dans la recherche & développement » en passant par l’inévitable et effroyable constat posé par l’OTAN d’un manque évident d’investissement dans les matériels.
Bon ! Qui a (encore) voulu inventer le fil à couper le beurre mais qui est trop radin pour payer la motte ? Manifestement, il y en a encore qui, n’ayant pas lu DSI, passent définitivement pour des has been de la défense. Alors, amis lecteurs, reprenez avec moi, tous en cœur et traitons cela sous l’aspect divertissant mais ô combien sage des « lois de Murphy ».
Loi numéro 1, « tout état-major sert à commander des opérations lancées par le politique mais que ce dernier ne lance jamais ». Extension de tonton Claus : « un état-major lance de lui-même des opérations lorsqu’il est soit engagé dans un coup d’État, soit qu’il fait face à une invasion en provenance d’Andorre ».
Loi numéro 2 : « tout homme politique placé dans un environnement européen considérera que la défense européenne doit être une priorité après la régulation de la taille des petits pois, de celle du marché des poissons d’eau douce lituaniens et la composition du menu du midi de la cantine de la Commission européenne ».
Loi numéro 3, « le nombre faramineux de forces bi et multinationales européennes est dû à une forte demande de défilés militaires, et non au nombre d’engagements en opération ». Corollaire du neuneu : « la guerre, c’est pas bien ».
Loi numéro 4 : « un bon politique fait toujours une incantation au Dieu recherche & développement avant de financer autre chose en stricte application du principe de laïcité ». Questionnement corollaire du chercheur : « on mange quand ? ».
Loi numéro 5 : « les budgets d’équipement peuvent éventuellement servir aux équipements ». Loi corollaire belge (1) : « tout budget d’investissement militaire est invariablement affecté au financement de la sécurité sociale, justifiant le concept d’armée humanitaire ».
Évidemment, on peut toujours en rajouter quelques-unes : les lois de Murphy sont un concept hautement adaptatif, ce qui lui vaut d’entretenir, comme dirait mon vénéré rédac’chef adjoint, un haut niveau de connectivité conceptuelle avec nos armées.
Tenez, prenez-en encore une pour la route : « toute Politique Européenne de Sécurité et de Défense (PESD) sera largement appuyée par tout le monde mais encore moins soutenue par personne » ou encore « toute PESD est invariablement terrestre : elle résiste rarement au passage de la Manche et la rencontre avec le gouvernement britannique ».
Tout ceci pour nous rappeler qu’à ce stade, ce sont les Lois politiques de Murphy qui tendent à s’imposer et votre vieux Carl ne résiste pas au plaisir de vous resservir le fameux « avertissement de Martin Luther-King » : « il faut apprendre à vivre ensemble comme des frères, ou nous mourrons ensemble comme des c… ».
Ce n’est pas faux, surtout lorsque l’on constitue la seconde puissance militaire mondiale sur le papier…
(1) Bruxelles est dernier du classement OTAN en matière de part du budget d’équipement dans le budget de défense.
Murphy était Européen
Il y a des jours comme cela où la Raison doit s’effacer devant la vacuité des idées, vous incitant à rester bien profondément enfoui sous la couette, dûment accompagné de vos peluches préférées, Leclerc, Rafale ou PA2.
Ça m’est arrivé l’autre jour en lisant une série de commentaires et de prises de position sur l’Europe de la défense. On y trouvait de tout (c’était mieux que chez mon épicier), du « il faut plus de quartiers généraux » à « nous manquons d’investissements dans la recherche & développement » en passant par l’inévitable et effroyable constat posé par l’OTAN d’un manque évident d’investissement dans les matériels.
Bon ! Qui a (encore) voulu inventer le fil à couper le beurre mais qui est trop radin pour payer la motte ? Manifestement, il y en a encore qui, n’ayant pas lu DSI, passent définitivement pour des has been de la défense. Alors, amis lecteurs, reprenez avec moi, tous en cœur et traitons cela sous l’aspect divertissant mais ô combien sage des « lois de Murphy ».
Loi numéro 1, « tout état-major sert à commander des opérations lancées par le politique mais que ce dernier ne lance jamais ». Extension de tonton Claus : « un état-major lance de lui-même des opérations lorsqu’il est soit engagé dans un coup d’État, soit qu’il fait face à une invasion en provenance d’Andorre ».
Loi numéro 2 : « tout homme politique placé dans un environnement européen considérera que la défense européenne doit être une priorité après la régulation de la taille des petits pois, de celle du marché des poissons d’eau douce lituaniens et la composition du menu du midi de la cantine de la Commission européenne ».
Loi numéro 3, « le nombre faramineux de forces bi et multinationales européennes est dû à une forte demande de défilés militaires, et non au nombre d’engagements en opération ». Corollaire du neuneu : « la guerre, c’est pas bien ».
Loi numéro 4 : « un bon politique fait toujours une incantation au Dieu recherche & développement avant de financer autre chose en stricte application du principe de laïcité ». Questionnement corollaire du chercheur : « on mange quand ? ».
Loi numéro 5 : « les budgets d’équipement peuvent éventuellement servir aux équipements ». Loi corollaire belge (1) : « tout budget d’investissement militaire est invariablement affecté au financement de la sécurité sociale, justifiant le concept d’armée humanitaire ».
Évidemment, on peut toujours en rajouter quelques-unes : les lois de Murphy sont un concept hautement adaptatif, ce qui lui vaut d’entretenir, comme dirait mon vénéré rédac’chef adjoint, un haut niveau de connectivité conceptuelle avec nos armées.
Tenez, prenez-en encore une pour la route : « toute Politique Européenne de Sécurité et de Défense (PESD) sera largement appuyée par tout le monde mais encore moins soutenue par personne » ou encore « toute PESD est invariablement terrestre : elle résiste rarement au passage de la Manche et la rencontre avec le gouvernement britannique ».
Tout ceci pour nous rappeler qu’à ce stade, ce sont les Lois politiques de Murphy qui tendent à s’imposer et votre vieux Carl ne résiste pas au plaisir de vous resservir le fameux « avertissement de Martin Luther-King » : « il faut apprendre à vivre ensemble comme des frères, ou nous mourrons ensemble comme des c… ».
Ce n’est pas faux, surtout lorsque l’on constitue la seconde puissance militaire mondiale sur le papier…
(1) Bruxelles est dernier du classement OTAN en matière de part du budget d’équipement dans le budget de défense.
vendredi 7 mars 2008
Nuit chaude à Schaerbeek
Après deux explosions dans ma rue, vers 2 heures du matin, une voisine débarque : 2 voitures sont en feu juste devant mon immeuble. Selon un pompier, plusieurs incidents du genre se sont produits la nuit passée dans la commune, le chiffre de 16-17 voitures incendiées circule. Si cela s'avérait exact, ce serait la plus grosse flambée que le pays n'ait jamais connu. Pourtant, ce matin, rien dans les médias... Si quelqu'un a des informations, elles sont les bienvenues.
jeudi 6 mars 2008
Le PS français affine sa position sur la défense
Je viens de lire un article du Figaro d'hier, de la plume de Louis Gautier (qui avait écrit un très bon livre, Face à la guerre), François Lamy et Paul Quilès ; article qui leur permet de rendre compte de leur position en regard du prochain Livre Blanc sur la Défense et la Sécurité. L'article est intéressant à plusieurs titres.
Premièrement, il met en évidence l'importance de l'action sur les causes des troubles internationaux. C'est bien évidemment absolument nécessaire. Mais la fonction stratégique "prévention" est spécifiquement dévolue à cette question, en particulier dès lors qu'une nouvelle fonction "renseignement" s'y adjoint (on devrait plutôt dire : la complète). Par ailleurs et surtout, c'est une tâche de nature essentiellement diplomatique (les frappes préventives ou préemptives évoquées renvoyant plutôt à la fonction de coercition), même si l'action militaire - en particulier depuis le FT-01 - tend de plus en plus à appliquer la prévention, plus spécifiquement au plan tactique.
Deuxièmement, le "remède militaire" poserait souvent plus de problèmes qu'il n'en résoudrait. Ce à quoi l'on pourrait répondre que la manoeuvre militaire est beaucoup trop souvent - et pas qu'en France, c'est un trait commun à l'Europe continentale - découplée de la manoeuvre diplomatique. En cela, les lignes d'opérations utilisables par le politique sont insuffisament mises en cohérence... et, effectivement, pose alors la question de son utilité. L'élément fédérateur indispensable face à ce décalage renvoie alors à la dissuasion - non seulement nucléaire mais, surtout en l'occurrence, conventionnelle. Le show of force a encore des vertus trop souvent sous-estimées.
Troisièmement, sans doute les auteurs simplifient-ils le rôle de la résilience, dont ils parlent, au sein de la fonction de protection. Elle n'en constitue, en réalité, qu'un des éléments, au demeurant souvent observé comme spontané (ce qui, dans ce cas, évacue l'hypothèse d'une militarisation abusive). La fonction protection, qu'ils envisagent là sous son seul jour de politique intérieure (encore faudrait-il y adjoindre tout ce qui va toucher aux services de pompiers et aux opérations de sécurisation), est en réalité plus complexe. Elle s'épanche surtout dans le domaine de la protection des troupes face à des menaces de plus en plus complexes, y compris en COIN, qui s'étalent du RPG-29 ou de l'AT-14 jusqu'au kamikaze.
Aussi et in fine, on peut se demander si les interrogations des auteurs ne sont pas le signe d'une confusion des rôles, au demeurant lancée elle-même par l'intitulé du LBSD : en couplant sans doute abusivement "défense" et "sécurité", on place la diplomatie de côté. Or, cette dernière n'est elle-même pas la seule intervenante dans les processus de règlement des crises : les facteurs économiques, juridiques et culturels entrent également en ligne de compte.
Mais créer un Livre blanc sur l'incertitude qui nous entoure, c'est sans doute aussi créer un gigantesque gloubi-boulga conceptuel. Autant dire que les propositions portant sur la création d'un Conseil national de sécurité, seul capable de générer, d'articuler et de faire vivre une véritable stratégie intégrale (capable, à défaut de conceptualiser le chaos conceptuel, de l'ordonnancer) étaient parmi les plus attendues.
Premièrement, il met en évidence l'importance de l'action sur les causes des troubles internationaux. C'est bien évidemment absolument nécessaire. Mais la fonction stratégique "prévention" est spécifiquement dévolue à cette question, en particulier dès lors qu'une nouvelle fonction "renseignement" s'y adjoint (on devrait plutôt dire : la complète). Par ailleurs et surtout, c'est une tâche de nature essentiellement diplomatique (les frappes préventives ou préemptives évoquées renvoyant plutôt à la fonction de coercition), même si l'action militaire - en particulier depuis le FT-01 - tend de plus en plus à appliquer la prévention, plus spécifiquement au plan tactique.
Deuxièmement, le "remède militaire" poserait souvent plus de problèmes qu'il n'en résoudrait. Ce à quoi l'on pourrait répondre que la manoeuvre militaire est beaucoup trop souvent - et pas qu'en France, c'est un trait commun à l'Europe continentale - découplée de la manoeuvre diplomatique. En cela, les lignes d'opérations utilisables par le politique sont insuffisament mises en cohérence... et, effectivement, pose alors la question de son utilité. L'élément fédérateur indispensable face à ce décalage renvoie alors à la dissuasion - non seulement nucléaire mais, surtout en l'occurrence, conventionnelle. Le show of force a encore des vertus trop souvent sous-estimées.
Troisièmement, sans doute les auteurs simplifient-ils le rôle de la résilience, dont ils parlent, au sein de la fonction de protection. Elle n'en constitue, en réalité, qu'un des éléments, au demeurant souvent observé comme spontané (ce qui, dans ce cas, évacue l'hypothèse d'une militarisation abusive). La fonction protection, qu'ils envisagent là sous son seul jour de politique intérieure (encore faudrait-il y adjoindre tout ce qui va toucher aux services de pompiers et aux opérations de sécurisation), est en réalité plus complexe. Elle s'épanche surtout dans le domaine de la protection des troupes face à des menaces de plus en plus complexes, y compris en COIN, qui s'étalent du RPG-29 ou de l'AT-14 jusqu'au kamikaze.
Aussi et in fine, on peut se demander si les interrogations des auteurs ne sont pas le signe d'une confusion des rôles, au demeurant lancée elle-même par l'intitulé du LBSD : en couplant sans doute abusivement "défense" et "sécurité", on place la diplomatie de côté. Or, cette dernière n'est elle-même pas la seule intervenante dans les processus de règlement des crises : les facteurs économiques, juridiques et culturels entrent également en ligne de compte.
Mais créer un Livre blanc sur l'incertitude qui nous entoure, c'est sans doute aussi créer un gigantesque gloubi-boulga conceptuel. Autant dire que les propositions portant sur la création d'un Conseil national de sécurité, seul capable de générer, d'articuler et de faire vivre une véritable stratégie intégrale (capable, à défaut de conceptualiser le chaos conceptuel, de l'ordonnancer) étaient parmi les plus attendues.
Happy birthday, Global Hawk !
A propos de l'affaire Belliraj
Thomas Renard, du Front asymétrique, vient de faire paraître un article sur l'affaire Belliraj, où il dresse les rétroactes de cette affaire, qui a vu le démentelement d'un réseau marocain dirigé par Abdelkader Belliraj, citoyen belgo-marocain. Au passage, la constitution du réseau tend à démontrer l'existence d'une connexion entre le terrorisme djihadiste et le Hezbollah (un correspondant de la chaîne Al-Manar a ainsi été arrêté) (1).
Thomas pose un constat alarmant :
- d'une part, les services belges auraient été pris de court par l'ampleur de l'enquête (ce que semblait, au demeurant, confirmer le directeur de l'OCAM, au cours du dernier débat dominical, lorsqu'il indiquait qu'il fallait toujours rédiger une évaluation de la menace). Ils auraient été avertis par les services marocains. Notons que des enquêteurs belges ont été envoyé au Maroc afin de prendre connaissance des éléments de l'affaire ;
- d'autre part, si Belliraj était connu des services belges (en particulier de la Sûreté de l'Etat), il l'était... en tant qu'informateur et non comme terroriste potentiel. Au demeurant, on a vu apparaître des informations dans la presse comme quoi il aurait également été informateur de la DGSE française. Le hic, c'est que, selon la presse, Belliraj aurait même rencontré al-Zawahiri, le n°2 d'al Qaïda.
Or, les informations selon lesquelles Belliraj était un informateur de la Sûreté sont apparues dans la presse récemment et ont déclanché ce qui s'apparente à une guerre du renseignement. L'identité des informateurs est en effet classifiée et révéler ce genre d'information constitue une faille majeure dans la sécurité des opérations. Au point que le directeur de la Sûreté à annoncé qu'il portait plainte contre X.
Reste, cependant, à voir dans quelle mesure ces escarmouches ne prennent pas place sur un terrain glissant. Il semble que des réunions d'information sur l'affaire se soient tenues après la révélation de l'affaire par les Marocains. Sûreté et SGRS (service de renseignement militaire, qui dispose d'une division "contre-ingérence") auraient été mis plus ou moins sur le côté par le Parquet et la section anti-terroriste de la police.
Ce qui pourrait générer des réactions politiques en faveur du regroupement des trois services. Or, si l'on peut se poser des questions sur la nécessité d'un tel regroupement (qui n'est jamais très sain en démocratie et qui peut nuire à l'établissement des évaluations de menace), force est aussi de constater qu'il semble que l'on ait comme un léger problème de coordination.
Ce qui permettrait, par exemple, d'enquêter sur l'origine des fuites sans pour autant étaler sur la place publique un conflit dont absolument personne n'a besoin. Et quand je pense que, lorsque j'évoquais un Conseil Fédéral de Sécurité travaillant en permanence, on me rétorquait que tout allait bien...
(1) Plusieurs rapports, dont nous avions fait état dans DSI tendent à accéditer la formation d'un certain nombre de combattants du Hamas aux tactiques de techno-guérillas du Hezbollah... en Iran.
Thomas pose un constat alarmant :
- d'une part, les services belges auraient été pris de court par l'ampleur de l'enquête (ce que semblait, au demeurant, confirmer le directeur de l'OCAM, au cours du dernier débat dominical, lorsqu'il indiquait qu'il fallait toujours rédiger une évaluation de la menace). Ils auraient été avertis par les services marocains. Notons que des enquêteurs belges ont été envoyé au Maroc afin de prendre connaissance des éléments de l'affaire ;
- d'autre part, si Belliraj était connu des services belges (en particulier de la Sûreté de l'Etat), il l'était... en tant qu'informateur et non comme terroriste potentiel. Au demeurant, on a vu apparaître des informations dans la presse comme quoi il aurait également été informateur de la DGSE française. Le hic, c'est que, selon la presse, Belliraj aurait même rencontré al-Zawahiri, le n°2 d'al Qaïda.
Or, les informations selon lesquelles Belliraj était un informateur de la Sûreté sont apparues dans la presse récemment et ont déclanché ce qui s'apparente à une guerre du renseignement. L'identité des informateurs est en effet classifiée et révéler ce genre d'information constitue une faille majeure dans la sécurité des opérations. Au point que le directeur de la Sûreté à annoncé qu'il portait plainte contre X.
Reste, cependant, à voir dans quelle mesure ces escarmouches ne prennent pas place sur un terrain glissant. Il semble que des réunions d'information sur l'affaire se soient tenues après la révélation de l'affaire par les Marocains. Sûreté et SGRS (service de renseignement militaire, qui dispose d'une division "contre-ingérence") auraient été mis plus ou moins sur le côté par le Parquet et la section anti-terroriste de la police.
Ce qui pourrait générer des réactions politiques en faveur du regroupement des trois services. Or, si l'on peut se poser des questions sur la nécessité d'un tel regroupement (qui n'est jamais très sain en démocratie et qui peut nuire à l'établissement des évaluations de menace), force est aussi de constater qu'il semble que l'on ait comme un léger problème de coordination.
Ce qui permettrait, par exemple, d'enquêter sur l'origine des fuites sans pour autant étaler sur la place publique un conflit dont absolument personne n'a besoin. Et quand je pense que, lorsque j'évoquais un Conseil Fédéral de Sécurité travaillant en permanence, on me rétorquait que tout allait bien...
(1) Plusieurs rapports, dont nous avions fait état dans DSI tendent à accéditer la formation d'un certain nombre de combattants du Hamas aux tactiques de techno-guérillas du Hezbollah... en Iran.
mercredi 5 mars 2008
"COIN Break"
Vous vous sentez pris au piège, quelque part à Kandahar, tel le héros de Prison Break ("j'ai pas le temps") ? L'Army Magazine a sorti le Hooah guide du COIN (en anglais). Intéressant et ludique.
Le King's College blogue sec
Le King's College Department of War Studies représente un véritable exemple en matière d'études stratégiques à proprement parler (à savoir l'étude de l'art de la guerre) mais aussi de disciplines connexes comme l'histoire ou la sociologie militaire.
Très nombreux sont les sujets qui y sont abordés et votre serviteur doit avouer que, s'il n'avait pas été dans l'état normal d'un étudiant (soit fauché), il y aurait bien passé une année d'études avant de se lancer dans sa thèse.
Au surplus, le staff est constitué de quelques-uns des meilleurs experts militaires... et ils ont le clavier bien pendu. Pour les ouvrages et les articles, certes mais aussi... pour les blogs. Du coup, la faculté a monté le sien, Kings of war. C'est à lire ici.
Très nombreux sont les sujets qui y sont abordés et votre serviteur doit avouer que, s'il n'avait pas été dans l'état normal d'un étudiant (soit fauché), il y aurait bien passé une année d'études avant de se lancer dans sa thèse.
Au surplus, le staff est constitué de quelques-uns des meilleurs experts militaires... et ils ont le clavier bien pendu. Pour les ouvrages et les articles, certes mais aussi... pour les blogs. Du coup, la faculté a monté le sien, Kings of war. C'est à lire ici.
Y'a sondage ! (2)
La question est déchirante. Cornélienne. Comme choisir entre les croquettes aux crevettes de chez Vincent et celles de la Taverne du passage.
Au cours des périgrinations de la rédaction - de salons en forums en passant par les unités - certains nous ont demandé un DSI plus grand, d'autres de garder le format, qu'ils jugeaient pratique.
Si les points de vue s'équilibrent, nous réfléchissons néanmoins aux futurs possibles de DSI, que vous êtes de plus en plus nombreux à lire. D'où le petit sondage à votre droite. Les conditions de prise de décision sont identiques à celles du DSI "normal" : 100 pages dos carré-collé.
Bon vote !
Au cours des périgrinations de la rédaction - de salons en forums en passant par les unités - certains nous ont demandé un DSI plus grand, d'autres de garder le format, qu'ils jugeaient pratique.
Si les points de vue s'équilibrent, nous réfléchissons néanmoins aux futurs possibles de DSI, que vous êtes de plus en plus nombreux à lire. D'où le petit sondage à votre droite. Les conditions de prise de décision sont identiques à celles du DSI "normal" : 100 pages dos carré-collé.
Bon vote !
La réaction taïwanaise....
...Aux déclarations chinoises et au rapport du Pentagone ne s'est pas fait attendre. Le président Shen a en effet annoncé une hausse de son budget militaire, qui atteindra cette année 11,27 milliards de dollars (US). Ce qui représente 3% du PIB, contre 2,85% en 2007 et 2,6% en 2006.
DSI a consacré une série de 7 articles aux forces armées et à la politique de défense de Taïwan dans ses numéros de décembre 2007, janvier et février 2008.
DSI a consacré une série de 7 articles aux forces armées et à la politique de défense de Taïwan dans ses numéros de décembre 2007, janvier et février 2008.
Le budget militaire chinois (2)
Bernard Bridel, du 24 Heures (Lausanne) m'a posé hier quelques questions en rapport avec les annonces relatives au budget chinois de la défense. Les réponses sont en ligne ici.
mardi 4 mars 2008
Chine : nouvelle augmentation du budget militaire
Plusieurs sources confirment que le budget de l'armée chinoise augmentera de 17,6% en 2008, comparativement à l'an passé. L'annonce avait été faite par le porte-parole du Parlement, qui se réunit à partir de demain à Pékin pendant deux semaines.
Le budget militaire chinois passerait ainsi à 58,8 milliards de dollars. Il convient cependant de noter qu'à l'instar du budget soviétique durant la guerre froide, le budget militaire réel de la Chine reste difficile à calculer. En l'occurrence, des dépenses de R&D et certaines dépenses de personnel ne seraient pas inclues dans ce budget, de sorte que la Rand l'estime plutôt dans une gamme allant de 70 à 80 milliards.
Selon la RAND Corp., le budget chinois est le second du monde.
Le budget militaire chinois passerait ainsi à 58,8 milliards de dollars. Il convient cependant de noter qu'à l'instar du budget soviétique durant la guerre froide, le budget militaire réel de la Chine reste difficile à calculer. En l'occurrence, des dépenses de R&D et certaines dépenses de personnel ne seraient pas inclues dans ce budget, de sorte que la Rand l'estime plutôt dans une gamme allant de 70 à 80 milliards.
Selon la RAND Corp., le budget chinois est le second du monde.
L'US Navy lance des Tomahawk contre Saleh Ali Saleh
Un nombre inconnu de missiles Tomahawk ont été lancés hier par des bâtiments américains contre "des cibles d'Al Qaïda connues" se trouvant à proximité de la ville de Dobey, sur la frontière kényane. En l'occurrence, Saleh Ali Saleh Nabhan semble avoir été visé.
Il serait impliqué dans un attentat visant un hôtel de Mombasa en 2003 et dans le lancement d'un MANPAD contre un appareil civil israélien, la même année. L'année passée, la Navy avait effectué des tirs (au canon) contre des positions de l'Union des tribunaux islamiques.
Il serait impliqué dans un attentat visant un hôtel de Mombasa en 2003 et dans le lancement d'un MANPAD contre un appareil civil israélien, la même année. L'année passée, la Navy avait effectué des tirs (au canon) contre des positions de l'Union des tribunaux islamiques.
DSI sur tous les fronts
La rédaction est en ébullition ! Bien sûr, nous poursuivons les éditions "classiques" du DSI et de Technologie & Armement. Rien de bien neuf. Mais cette année, nous avons décidé de gâter nos lecteurs.
Si une cinquantaine de médias seront présents sur Eurosatory 2008 (juin), deux sont considérés comme des partenaires médias privilégiés : Jane's mais aussi et pour la première fois... DSI. Ce sera l'occasion pour nous de présenter sur le salon un hors-série exclusif qui y sera distribué gratuitement. Dans le même temps, un autre hors-série sera disponible en kiosque/librairie et via notre site.
Comme les deux années précédentes, DSI sera également partenaire de la prochaine Université d'Eté de la défense (septembre). L'occasion pour nous de publier un nouveau hors-série.
Enfin, également partenaire d'Euronaval (octobre), DSI sera également présent sur place pour vous tenir au courant de l'actualité du salon, dans la mesure où nous y réaliserons les quotidiens ("dailies") distribués sur place.
Avec 55% de parts de marché en France et dans le monde francophone, DSI est le premier magazine mensuel de défense interarmées en langue française, le moins cher et, avec 100 pages, le plus complet. Avec 50 000 exemplaires produits mensuellement, son lectorat est estimé à 120 000 personnes.
Stay tuned !
Si une cinquantaine de médias seront présents sur Eurosatory 2008 (juin), deux sont considérés comme des partenaires médias privilégiés : Jane's mais aussi et pour la première fois... DSI. Ce sera l'occasion pour nous de présenter sur le salon un hors-série exclusif qui y sera distribué gratuitement. Dans le même temps, un autre hors-série sera disponible en kiosque/librairie et via notre site.
Comme les deux années précédentes, DSI sera également partenaire de la prochaine Université d'Eté de la défense (septembre). L'occasion pour nous de publier un nouveau hors-série.
Enfin, également partenaire d'Euronaval (octobre), DSI sera également présent sur place pour vous tenir au courant de l'actualité du salon, dans la mesure où nous y réaliserons les quotidiens ("dailies") distribués sur place.
Avec 55% de parts de marché en France et dans le monde francophone, DSI est le premier magazine mensuel de défense interarmées en langue française, le moins cher et, avec 100 pages, le plus complet. Avec 50 000 exemplaires produits mensuellement, son lectorat est estimé à 120 000 personnes.
Stay tuned !
lundi 3 mars 2008
Inde : hausse record du budget de la défense
L’Inde a dévoilé son nouveau budget militaire, montrant une augmentation de 10 %, soit l’accroissement le plus important depuis l’indépendance du pays. Concrètement, le budget indien passera ainsi de 24 à 26,4 milliards de dollars.
Cependant, plusieurs experts indiens indiquent aussi qu’avec une inflation de 5 % et une part du budget affectée au personnel de 40 %, l’augmentation sera, in fine, assez faible et ne devrait profiter qu’assez marginalement au financement de nouveaux programmes.
Cependant, plusieurs experts indiens indiquent aussi qu’avec une inflation de 5 % et une part du budget affectée au personnel de 40 %, l’augmentation sera, in fine, assez faible et ne devrait profiter qu’assez marginalement au financement de nouveaux programmes.
dimanche 2 mars 2008
Le N°2 des FARC éliminé
François Durant, qui connait bien le pays (je dois encore répondre à sa seconde question sur les concepts de l'armée), en fait une analyse très intéressante sur son blog. J'en profite pour le féliciter pour le dépassement du fatidique stade des 100 posts.
Petite précision
Je viens de refuser un commentaire. Je pense que ce doit être la première fois que cela m'arrive mais j'en profite pour faire une petite précision qui me semble saine.
Le commentaire traitait du 90 mm et l'intervenant ne semblait pas trop apprécier le véhicule ni le choix opéré par l'ancien ministre de la défense. Mais il le tutoyait, ce qui n'est guère poli - même si ledit ancien ministre n'a pas vraiment fait preuve d'un savoir vivre exemplaire à l'égard de son successeur.
Par ailleurs, l'orthographe était assez déplorable. D'accord, je ne suis pas le dernier à fauter en la matière et c'est admissible lorsque la personne ne s'exprime pas dans sa langue maternelle. Mais bon, il y a des limites ;o)
Ceci dit, j'en profite aussi pour faire un petit hommage à nos commentateurs : ils ont produit un bon paquet de commentaires absolument irréprochables !
Le commentaire traitait du 90 mm et l'intervenant ne semblait pas trop apprécier le véhicule ni le choix opéré par l'ancien ministre de la défense. Mais il le tutoyait, ce qui n'est guère poli - même si ledit ancien ministre n'a pas vraiment fait preuve d'un savoir vivre exemplaire à l'égard de son successeur.
Par ailleurs, l'orthographe était assez déplorable. D'accord, je ne suis pas le dernier à fauter en la matière et c'est admissible lorsque la personne ne s'exprime pas dans sa langue maternelle. Mais bon, il y a des limites ;o)
Ceci dit, j'en profite aussi pour faire un petit hommage à nos commentateurs : ils ont produit un bon paquet de commentaires absolument irréprochables !
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