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mercredi 27 octobre 2010
Euronaval 2010
Après les Dailies de l'Euronaval 2008, l'équipe est à nouveau sur le pont. Pour ceux que cela tente, les nouveaux Dailies et des brèves d'infos sont disponibles sur www.dsi-presse.com.
vendredi 28 mai 2010
CAS en Afghanistan : le difficile choix des armes
Les missions CAS ne sont pas toujours évidentes. Pour preuve, cette vidéo où une journaliste embarque sur F-15E, dans le cadre d'un appui à des forces françaises engagées contre des insurgés à proximité d'une école afghane.
Edit : manifestement, il y avait un problème avec la vidéo. Voici le lien (merci Florent !) : http://abcnews.go.com/WN/Afghanistan/flying-air-force-15-fighter-jet-combat-mission/story?id=10741556
jeudi 20 mai 2010
mardi 18 mai 2010
lundi 17 mai 2010
Jounée d'étude robotique du 8 mars : les interventions audios
G. de Boisboissel m'indique que les interventions effectuées le 8 Mars 2010 à l’Ecole Militaire par le centre de recherche des Ecoles de Saint Cyr Coëtquidan sur le thème « Robotisation du champ de bataille, évolution ou révolution ? » ont été mises en ligne.
Vous y trouverez pour chaque intervenant l’enregistrement audio de son intervention, ainsi que les supports présentés (slides) en cliquant sur le nom de celui-ci.
Par ailleurs, le vendredi 18 juin 2010 se tiendra à l’Ecole Militaire une journée d’étude sur les « Robots militaires : problèmes éthiques posés aux responsables industriels, politiques et militaires européens ». Plus de détails suivront !
Vous y trouverez pour chaque intervenant l’enregistrement audio de son intervention, ainsi que les supports présentés (slides) en cliquant sur le nom de celui-ci.
Par ailleurs, le vendredi 18 juin 2010 se tiendra à l’Ecole Militaire une journée d’étude sur les « Robots militaires : problèmes éthiques posés aux responsables industriels, politiques et militaires européens ». Plus de détails suivront !
lundi 19 avril 2010
Le F-35 peut-il nous apprendre à mieux communiquer ?
Alors, je ne suis pas spécifiquement un fan du F-35. Par contre, jetez un oeil sur cette vidéo et sur l'utilisation qui est faite du vecteur image. Fondamentalement, on n'y apprend rien de neuf. Mais les images sont jolies et ce qui touche à la vue est sans doute le grand media de notre civilisation - bien plus que l'ouïe. De quoi nous apprendre à mieux affiner nos stratégies d'influence ?
vendredi 16 avril 2010
Le X-37, petite révolution sur le pas de tir ?
Spéciale dédicace à Jean-Luc, c’est le 19 avril que devrait être été lancé pour la première fois la navette réutilisable X-37B OTV (Orbital Test Vehicle), depuis un lanceur Delta V de l’US Air Force. Lancé dans les années 1990, le programme a connu plusieurs rebondissements : un prototype d’une échelle inférieure (le X-40) a été testé en vol afin d’évaluer ses qualités aérodynamiques. Mais le programme avait ensuite été annulé, avant que la NASA ne le reprenne à son compte.
Ensuite abandonné, il a été poursuivi discrètement par l’Air Force, qui ambitionne d’en faire un véritable instrument de stratégie spatiale. Pratiquement, l’appareil est lancé par une fusée. Emportant son carburant, il est en mesure de mener des missions de plusieurs mois, tout en étant capable d’effectuer plusieurs changements d’orbite. Il revient ensuite sur Terre de façon automatique – comme durant le premier vol de la navette Buran – pour être remis en condition avant un nouveau vol.
Si le programme perdure, les missions dans lesquelles l’engin pourrait être engagé pourraient aller de la reconnaissance à la réparation de satellites en orbite. S’il ne semble plus en être question aujourd’hui – la Maison Blanche se positionnant contre l’arsenalisation de l’espace –, des schémas publiés dans les années 1990 le montraient larguant des munitions.
Or, derrière la posture déclaratoire de l’administration Obama, se cachent de réels problèmes : de plus en plus d’États disposent de capacités spatiales et certains, comme la Chine ou l’Inde, pourraient assez rapidement disposer de capacités antisatellites. Ce qui, en retour, pose la question de la disposition par les États-Unis de capacités similaires, domaine dans lequel le nouvel appareil pourrait avoir une utilité certaine, en bénéficiant d’une souplesse que les solutions utilisant des intercepteurs lancés depuis la Terre n’ont pas.
Toutefois, le système n’a pas encore été commandé et ses essais en vol ne font que commencer : seul l’avenir dira quelles sont les intentions américaines concernant le X-37.
Ensuite abandonné, il a été poursuivi discrètement par l’Air Force, qui ambitionne d’en faire un véritable instrument de stratégie spatiale. Pratiquement, l’appareil est lancé par une fusée. Emportant son carburant, il est en mesure de mener des missions de plusieurs mois, tout en étant capable d’effectuer plusieurs changements d’orbite. Il revient ensuite sur Terre de façon automatique – comme durant le premier vol de la navette Buran – pour être remis en condition avant un nouveau vol.
Si le programme perdure, les missions dans lesquelles l’engin pourrait être engagé pourraient aller de la reconnaissance à la réparation de satellites en orbite. S’il ne semble plus en être question aujourd’hui – la Maison Blanche se positionnant contre l’arsenalisation de l’espace –, des schémas publiés dans les années 1990 le montraient larguant des munitions.
Or, derrière la posture déclaratoire de l’administration Obama, se cachent de réels problèmes : de plus en plus d’États disposent de capacités spatiales et certains, comme la Chine ou l’Inde, pourraient assez rapidement disposer de capacités antisatellites. Ce qui, en retour, pose la question de la disposition par les États-Unis de capacités similaires, domaine dans lequel le nouvel appareil pourrait avoir une utilité certaine, en bénéficiant d’une souplesse que les solutions utilisant des intercepteurs lancés depuis la Terre n’ont pas.
Toutefois, le système n’a pas encore été commandé et ses essais en vol ne font que commencer : seul l’avenir dira quelles sont les intentions américaines concernant le X-37.
mardi 13 avril 2010
Avions de combat : le chantier de la sixième génération est lancé
L'Air Combat Command de l'US Air Force n'a pas encore reçu ses premiers F-35 qu'il travaille déjà à la génération suivante. Ayant mis en place un "Bureau de la sixième génération", il pose les premières balises de ce que devrait être l'aviation de combat dans les années 2040-2050.
En l'occurrence, le maître-mot pour l'heure touche à la furtivité : celle des appareils certes mais également celle de leurs transmissions. Les liaisons de données sont devenues un facteur crucial dans le combat aérien contemporain mais opérer au sein d'environnements denses en menaces SAM dont la portée comme les moyens de détection ne cessent de s'étoffer va impliquer, pour les Américains, d'obtenir un niveau de discrétion inédit et dans toutes les dimensions. Les recherches portent également sur l'investissement de nouvelles portions du spectre électromagnétique, ambitionnant d'utiliser un système comme la Liaison-16 afin de diffuser des émissions radars à faible probabilité d'interception.
De même, l'attaque électronique (brouillage offensif) ne serait plus limité à des appareils spécialisés - comme l'EA-18G Growler - mais équiperait tous les appareils, tout comme les capacités d'attaque de réseau (dont un système comme le Sutter, qui aurait permis aux Israéliens de pénétrer les réseaux radar syriens en 2007). Les capacités de frappe électromagnétique - via des impulsions électromagnétiques - seraient également mobilisées.
Reste que si ces développements sacrent la place prise par l'avionique dans la conception des appareils modernes, la plateforme n'étant plus guère qu'un "ascenseur à capacités", de telles conceptions posent question. Quel pourrait donc être le coût de ces appareils "de sixième génération", alors même que les forces aériennes occidentales voient leur nombre d'appareil en ligne fondre ? Des percées sont-elles à ce point attendues dans le domaine électromagnétique (et dans la gestion des interférences qui vont de pair) ?
Par ailleurs, la terminologie même d'une "sixième génération" pose question : fondamentalement, elle ne ferait que pousser un peu plus loin les logiques déjà à l'œuvre dans la cinquième sans véritablement introduire les ruptures que l'on avait pu observer avec la généralisation de la furtivité dans les design, l'utilisation de radars AESA ou encore les capacités de supercroisière.
En l'occurrence, le maître-mot pour l'heure touche à la furtivité : celle des appareils certes mais également celle de leurs transmissions. Les liaisons de données sont devenues un facteur crucial dans le combat aérien contemporain mais opérer au sein d'environnements denses en menaces SAM dont la portée comme les moyens de détection ne cessent de s'étoffer va impliquer, pour les Américains, d'obtenir un niveau de discrétion inédit et dans toutes les dimensions. Les recherches portent également sur l'investissement de nouvelles portions du spectre électromagnétique, ambitionnant d'utiliser un système comme la Liaison-16 afin de diffuser des émissions radars à faible probabilité d'interception.
De même, l'attaque électronique (brouillage offensif) ne serait plus limité à des appareils spécialisés - comme l'EA-18G Growler - mais équiperait tous les appareils, tout comme les capacités d'attaque de réseau (dont un système comme le Sutter, qui aurait permis aux Israéliens de pénétrer les réseaux radar syriens en 2007). Les capacités de frappe électromagnétique - via des impulsions électromagnétiques - seraient également mobilisées.
Reste que si ces développements sacrent la place prise par l'avionique dans la conception des appareils modernes, la plateforme n'étant plus guère qu'un "ascenseur à capacités", de telles conceptions posent question. Quel pourrait donc être le coût de ces appareils "de sixième génération", alors même que les forces aériennes occidentales voient leur nombre d'appareil en ligne fondre ? Des percées sont-elles à ce point attendues dans le domaine électromagnétique (et dans la gestion des interférences qui vont de pair) ?
Par ailleurs, la terminologie même d'une "sixième génération" pose question : fondamentalement, elle ne ferait que pousser un peu plus loin les logiques déjà à l'œuvre dans la cinquième sans véritablement introduire les ruptures que l'on avait pu observer avec la généralisation de la furtivité dans les design, l'utilisation de radars AESA ou encore les capacités de supercroisière.
jeudi 1 avril 2010
mardi 23 mars 2010
FRES Scout : GD et l'Ascod l'emportent
Le MoD britannique a finalement tranché : dans le cadre du programme FRES Scout (remplacement des véhicules de reconnaissance Scimitar), c'est l'Ascod de General Dynamics qui l'emporte sur le CV90 de BAE Hagglünds.
L'Ascod est actuellement en service en Espagne (Pizarro) et en Autriche (Ulan) et verra une mise à niveau de son châssis, de même que l'intégration d'une tourelle de 40 mm à munitions téléscopiques (développée entre autres par Nexter), Lockheed Martin s'occupant de l'intégration. Sa masse passera à 42 tonnes.
Le contrat a sa petite importance : à terme, il s'agit de 600 véhicules pour environ 2 milliards de livres.
L'Ascod est actuellement en service en Espagne (Pizarro) et en Autriche (Ulan) et verra une mise à niveau de son châssis, de même que l'intégration d'une tourelle de 40 mm à munitions téléscopiques (développée entre autres par Nexter), Lockheed Martin s'occupant de l'intégration. Sa masse passera à 42 tonnes.
Le contrat a sa petite importance : à terme, il s'agit de 600 véhicules pour environ 2 milliards de livres.
mardi 2 mars 2010
4 Mistral pour la Russie et du gaz russe pour la France
C’est le 1er mars, au cours de la visite de 3 jours du président russe Dmity Medvedev en France, que plusieurs avancées ont été faites sur le développement des relations franco-russes.
Premièrement, GDF prendra 9 % des actions du gazoduc Nordstream de Gazprom, de sorte que la France recevra 1,5 milliard de mètres cubes de gaz russe à partir de 2015.
Par ailleurs, Nicolas Sarkozy a confirmé que la France était engagée dans « des négociations exclusives » sur la vente de 4 BPC Mistral à la Russie, dont deux seraient construits en France, les deux autres l'étant en Russie.
La Lettonie, la Lituanie et la Pologne ont par ailleurs exprimé leur inquiétude à l’endroit de la vente.
Premièrement, GDF prendra 9 % des actions du gazoduc Nordstream de Gazprom, de sorte que la France recevra 1,5 milliard de mètres cubes de gaz russe à partir de 2015.
Par ailleurs, Nicolas Sarkozy a confirmé que la France était engagée dans « des négociations exclusives » sur la vente de 4 BPC Mistral à la Russie, dont deux seraient construits en France, les deux autres l'étant en Russie.
La Lettonie, la Lituanie et la Pologne ont par ailleurs exprimé leur inquiétude à l’endroit de la vente.
Libellés :
Armement,
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Russie
mardi 23 février 2010
Armée de Terre : les Javelin arrivent
Le comité ministériel d’investissements du 22 février aura permis de trancher : la France va, selon le ministre Hervé Morin, acheter 260 missiles Javelin et 76 postes de tirs pour un montant de 70 millions de dollars. La commande sera effectuée via le système des Foreign Military Sales mais s’établit en dessous des 380 missiles évoqués par le chef d’état-major. La commande ne semble toutefois pas avoir été formellement passée.
jeudi 18 février 2010
L'armée de l'Air va recevoir de nouvelles AASM
Fin décembre 2009, la DGA a notifié à la société Sagem DS un contrat d’acquisition de 680 kits d’armement air-sol modulaire (AASM). Cela porte à 1 424 le nombre total de kits AASM commandés à ce jour pour équiper les Rafale de l’armée de l’Air et de la Marine.
L’AASM est constitué d’un kit de guidage et d’un kit d’augmentation de portée se montant sur des corps de bombe standard. Cet ensemble permet de tirer à distance de sécurité de la cible (plus de 50 km), dans toutes les conditions météorologiques, de jour comme de nuit. En dotation depuis 2007 dans les forces aériennes françaises, la version à guidage inertiel/GPS de l’AASM a été utilisée avec succès, à plusieurs reprises, en Afghanistan.
L’AASM est constitué d’un kit de guidage et d’un kit d’augmentation de portée se montant sur des corps de bombe standard. Cet ensemble permet de tirer à distance de sécurité de la cible (plus de 50 km), dans toutes les conditions météorologiques, de jour comme de nuit. En dotation depuis 2007 dans les forces aériennes françaises, la version à guidage inertiel/GPS de l’AASM a été utilisée avec succès, à plusieurs reprises, en Afghanistan.
mercredi 17 février 2010
Malouines: tensions ré-émergentes
Selon le Times, l’Argentine s’engage dans une politique de prise de contrôle du trafic entre les îles Malouines/Falklands et le continent, se positionnant ainsi de façon à pouvoir mener un véritable blocus.
C’est la conséquence d’un décret promu par la présidence de Buenos Aires, selon lequel tout navire naviguant dans les eaux revendiquées par l’Argentine doit avoir un permis donné par Buenos Aires.
Ce mouvement argentin intervient après l’envoi par la Grande-Bretagne d’une plateforme de prospection pétrolière – la zone pouvant contenir des gisements estimés à 60 milliards de barils (à titre de comparaison, la mer du Nord a produit jusqu’ici 40 milliards de barils).
Pour l’heure, un destroyer, 300 soldats et 4 Eurofighter sont présents aux Malouines, un responsable britannique indiquant qu’en 1982, seuls 50 Royal Marines étaient présents dans les îles. Les Malouines ont été occupées par la Grande-Bretagne depuis 1833 et sont depuis lors revendiquées par l’Argentine.
Au final, force est également de constater que l’affaire tombe bien pour la Royal Navy qui se bat toujours pour avoir deux porte-avions, soit des bâtiments sans lesquels l’opération Corporate, en 1982, eut été impossible.
C’est la conséquence d’un décret promu par la présidence de Buenos Aires, selon lequel tout navire naviguant dans les eaux revendiquées par l’Argentine doit avoir un permis donné par Buenos Aires.
Ce mouvement argentin intervient après l’envoi par la Grande-Bretagne d’une plateforme de prospection pétrolière – la zone pouvant contenir des gisements estimés à 60 milliards de barils (à titre de comparaison, la mer du Nord a produit jusqu’ici 40 milliards de barils).
Pour l’heure, un destroyer, 300 soldats et 4 Eurofighter sont présents aux Malouines, un responsable britannique indiquant qu’en 1982, seuls 50 Royal Marines étaient présents dans les îles. Les Malouines ont été occupées par la Grande-Bretagne depuis 1833 et sont depuis lors revendiquées par l’Argentine.
Au final, force est également de constater que l’affaire tombe bien pour la Royal Navy qui se bat toujours pour avoir deux porte-avions, soit des bâtiments sans lesquels l’opération Corporate, en 1982, eut été impossible.
vendredi 12 février 2010
QDR 2010
Publiée tous les quatre ans, la Quadriennal Defense Review est l’un des documents majeurs de la politique de défense américaine : c’est elle qui définit les orientations prises par le Pentagone. C'est d'ailleurs étonnant que personne n'en parle...
Considérée comme « de temps de guerre », cette QDR définit deux grands objectifs : « Premièrement, continuer à rééquilibrer les capacités des forces armées américaines pour leur permettre de remporter les guerres actuelles, tout en se dotant des capacités requises pour faire face aux menaces futures. Deuxièmement, continuer à réformer les institutions et les procédures du Département pour mieux satisfaire aux besoins urgents des combattants ; acquérir des armes qui soient utilisables, réellement nécessaires et de prix raisonnable ; et veiller à ce que l’argent des contribuables soit dépensé sagement et judicieusement ».
Notez la thématique du rééquilibrage : en gros, il s'agit de la jouer "real full spectrum" et de réorienter une partie du dispositif sur les missions COIN (les forces spéciales sont d'ailleurs chouchoutées par cette QDR qui établit le niveau de 660 équipes comme objectif). Rien de bien neuf en réalité : il s'agit de la transcription de la position de Robert Gates, que le général Desportes avait analysé dans DSI il y a quelques mois.
Parmi les objectifs classiques – gagner les guerres d’aujourd’hui, y compris en contre-insurrection, prévenir les conflits, être capable de combattre dans une large gamme d’opérations, prévenir la prolifération d’armes de destruction massives ou encore utiliser efficacement le cyberespace – le lecteur remarquera qu’« empêcher et vaincre les agressions dans contextes d’anti-accès » est devenu l’un des défis recherchés.
Concrètement, la rhétorique fait assez clairement allusion à la Chine (même si elle n’est pas nommément citée) et au développement de ses capacités navales. Les capacités de frappe à longue distance mais aussi la préservation des capacités spatiales US sont vues, dans ce cadre, comme nécessaires.
Les relations internationales de défense sont également vues comme prioritaires, imposant notamment de nouveaux mécanismes permettant de transférer rapidement des technologies critiques aux Etats alliés. Le personnel militaire fait également l’objet d’une grande attention, tout comme – ce n’est pas une surprise – la réforme des procédures d’achat.
Considérée comme « de temps de guerre », cette QDR définit deux grands objectifs : « Premièrement, continuer à rééquilibrer les capacités des forces armées américaines pour leur permettre de remporter les guerres actuelles, tout en se dotant des capacités requises pour faire face aux menaces futures. Deuxièmement, continuer à réformer les institutions et les procédures du Département pour mieux satisfaire aux besoins urgents des combattants ; acquérir des armes qui soient utilisables, réellement nécessaires et de prix raisonnable ; et veiller à ce que l’argent des contribuables soit dépensé sagement et judicieusement ».
Notez la thématique du rééquilibrage : en gros, il s'agit de la jouer "real full spectrum" et de réorienter une partie du dispositif sur les missions COIN (les forces spéciales sont d'ailleurs chouchoutées par cette QDR qui établit le niveau de 660 équipes comme objectif). Rien de bien neuf en réalité : il s'agit de la transcription de la position de Robert Gates, que le général Desportes avait analysé dans DSI il y a quelques mois.
Parmi les objectifs classiques – gagner les guerres d’aujourd’hui, y compris en contre-insurrection, prévenir les conflits, être capable de combattre dans une large gamme d’opérations, prévenir la prolifération d’armes de destruction massives ou encore utiliser efficacement le cyberespace – le lecteur remarquera qu’« empêcher et vaincre les agressions dans contextes d’anti-accès » est devenu l’un des défis recherchés.
Concrètement, la rhétorique fait assez clairement allusion à la Chine (même si elle n’est pas nommément citée) et au développement de ses capacités navales. Les capacités de frappe à longue distance mais aussi la préservation des capacités spatiales US sont vues, dans ce cadre, comme nécessaires.
Les relations internationales de défense sont également vues comme prioritaires, imposant notamment de nouveaux mécanismes permettant de transférer rapidement des technologies critiques aux Etats alliés. Le personnel militaire fait également l’objet d’une grande attention, tout comme – ce n’est pas une surprise – la réforme des procédures d’achat.
Robotique : une journée d'étude pour faire le point
Allez hop, à vos agendas : le CREC St Cyr organise le 8 mars à l'Ecole militaire (amphi Desvallières) une journée d'études sur la robotisation du champ de bataille, avec trois grandes thémas :
- Les robots sur le champ de bataille : retours d'expérience
- Perspectives technologiques et industrielles
- La Défense française face à la robotisation du champ de bataille
Alors, c'est ouvert, c'est gratuit (bande de veinards) mais il faut réserver : y'en aura pas pour tout le monde. Bref, programme et renseignements ici.
- Les robots sur le champ de bataille : retours d'expérience
- Perspectives technologiques et industrielles
- La Défense française face à la robotisation du champ de bataille
Alors, c'est ouvert, c'est gratuit (bande de veinards) mais il faut réserver : y'en aura pas pour tout le monde. Bref, programme et renseignements ici.
mardi 9 février 2010
Jusque 4 Mistral commandés par la Russie ?
Finalement, la France a autorisé l’exportation d’un BPC de classe Mistral en Russie. Problème : Moscou en veut trois autres, de sorte qu’elle a transmit à la DGA une demande d’autorisation d’exportation supplémentaires. Mais la négociation ne manque pas de faire des vagues. Le secrétaire américain à la Défense a indiqué lors de sa rencontre avec Hervé Morin, le 8 février, a diplomatiquement indiqué qu’un bon échange de vues avait été mené. Au même moment toutefois, le porte-parole du Pentagone indiquait que « nos amis et alliés en Europe centrale sont clairement nerveux, en particulier la Géorgie… avec de bonnes raisons ».
A vrai dire, face à l'état des finances russes, je me demande si les demandes russes pour 3 autres navires ne relèvent pas d'une mise sous pression politique de la France, à peine rentrée dans l'OTAN. En somme, une stratégie d'affaiblissement indirect. En tout état de cause, le contrat sur le premier bâtiment pourrait être signé lors de la venue à Paris du Président russe, le 2 mars.
Addendum : Le ministre des affaires étrangères et de la défense lituanien s’est montré tout aussi réservé : sans condamner la vente, il espère que la Russie saura se montrer digne de la confiance que la France lui accorde. Son conseiller juridique indiquait quant à lui que la vente pourrait « violer le principe de solidarité entre Etats membres » de l’Union européenne.
Re-addendum : un camarade me demandait en quoi il y aurait test de la part de la Russie, via les 3 Mistral en plus. Simple : il s'agirait de déterminer si la France est le "mailon faible" de la solidarité otanienne. Bon, ce n'est qu'une hypothèse mais, au vu de la confusion autour des réelles intentions russes de passer à l'acte sur les trois autres navires et connaissant l'amour qu'a le Kremlin pour les échecs, ça laisse imaginer un certain nombre de choses...
A vrai dire, face à l'état des finances russes, je me demande si les demandes russes pour 3 autres navires ne relèvent pas d'une mise sous pression politique de la France, à peine rentrée dans l'OTAN. En somme, une stratégie d'affaiblissement indirect. En tout état de cause, le contrat sur le premier bâtiment pourrait être signé lors de la venue à Paris du Président russe, le 2 mars.
Addendum : Le ministre des affaires étrangères et de la défense lituanien s’est montré tout aussi réservé : sans condamner la vente, il espère que la Russie saura se montrer digne de la confiance que la France lui accorde. Son conseiller juridique indiquait quant à lui que la vente pourrait « violer le principe de solidarité entre Etats membres » de l’Union européenne.
Re-addendum : un camarade me demandait en quoi il y aurait test de la part de la Russie, via les 3 Mistral en plus. Simple : il s'agirait de déterminer si la France est le "mailon faible" de la solidarité otanienne. Bon, ce n'est qu'une hypothèse mais, au vu de la confusion autour des réelles intentions russes de passer à l'acte sur les trois autres navires et connaissant l'amour qu'a le Kremlin pour les échecs, ça laisse imaginer un certain nombre de choses...
mercredi 3 février 2010
Premier vol du C-2
vendredi 29 janvier 2010
Le PAK-FA a effectué son premier vol
Des essais de roulage avaient été effectués en décembre (voir DSI n°56) et, à vrai dire, les experts croyaient peu à des premiers essais en janvier 2010. Mais, manifestement, c'est fait : Sukhoi a fait voler son PAK-FA, qualifié "de 5ème génération". Concrètement, une telle appellation implique de la furtivité (et le design ne suffit pas et j'ay cru voir sur cette vidéo quelques boulons qui pourraient faire toute la différence) mais aussi une avionique à la hauteur (radar AESA, suite ESM, etc.).
En ce sens, ce premier essai pourrait surtout n’être destiné qu’à valider la formule aérodynamique retenue (qui n’est d’ailleurs pas sans rappeler certains atours de la famille Flanker ou de l'YF-23, pour ceux qui s'en souviennent). La Russie compte mettre ses premiers PAK en service après 2015, l’Inde devant également bénéficier d’une version locale, Delhi semblant avoir participé au financement.
Edit : je viens de voir le post de JDM sur la question. Bon, ben on ne peut pas toujours être premier ;o)
Re-Edit : quelques questions via mails montrent une certaines inquiétude sur les capacités russes. Alors, sans vouloir déprécier Moscou quelques éléments sont à rappeler, histoire de remettre les choses en perspective et relativiser un certain vent de panique que l'on sent poindre :
- Premièrement, le nombre de composants à fabriquer sur la famille Flanker est si faible que c'est... un chaudronnier qui s'occupe des canopy.
- En matière d'électronique : souvenez-vous des performances serbes en 99 ou érythréennes en 2000 : tous au tapis ou presque. Quant aux Ethiopiens (Su-27), leurs tirs en limite de portée ou même à 80 % de cette limite ont tous été des échecs. Certes, c'était il y a plus de 10 ans mais d'un point de vue logiciel et CME, ils sont toujours à la traîne. Les résultats des radars européens sont, globalement, meilleurs.
- Souvenez vous qu'au Bourget 2007, le plus beau commentaire à la délégation russe concernait son aptitude à changer des moteurs en moins d'une nuit. Ca peut être une belle performance, mais ça traduit surtout un certain manque de maîtrise 1) du pilote (ah, ça, quand on veut faire son show...) 2) mais aussi des motoristes... Cramer un moteur parce qu'on a fait deux vols en dehors des enveloppes - ce pourquoi le combat aérien reste un job d'exception - ça ne fait pas très sérieux...
- Ok, ils ont fait un avion qui a un look "moderne". Et alors ? Son design est optimisé pour le combat tournoyant et il aura sans doute de très belles capacités en la matière. Mais est-ce bien la question aujourd'hui ? Même les pilotes de F-22 l'indiquent, aujourd'hui, ne serait-ce que pour optimiser les avantages conférés par la furtivité, il faut travailler en stand-off. Après, bien manoeuvrer, c'est indispensable pour traiter une probabilité de type de combat qui doit s'élever à 10 % - et bien des pilotes me diront que je suis généreux.
Alors, quid du Raptorski ? Il n'y a pas de déteminisme historique comme il n'y en a pas de technique et personne ne dispose de boule de crystal. Soyons prudents, attendons de voir ce que la bête a dans le ventre comme dans les processeurs. Après tout, nous venons d'assister à ce qui s'apparente, grosso modo, au premier vol (quasiment en direct, notez le, ce qui a une signification politique en soi) du Rafale A - et vous connaissez la suite de l'histoire.
En ce sens, ce premier essai pourrait surtout n’être destiné qu’à valider la formule aérodynamique retenue (qui n’est d’ailleurs pas sans rappeler certains atours de la famille Flanker ou de l'YF-23, pour ceux qui s'en souviennent). La Russie compte mettre ses premiers PAK en service après 2015, l’Inde devant également bénéficier d’une version locale, Delhi semblant avoir participé au financement.
Edit : je viens de voir le post de JDM sur la question. Bon, ben on ne peut pas toujours être premier ;o)
Re-Edit : quelques questions via mails montrent une certaines inquiétude sur les capacités russes. Alors, sans vouloir déprécier Moscou quelques éléments sont à rappeler, histoire de remettre les choses en perspective et relativiser un certain vent de panique que l'on sent poindre :
- Premièrement, le nombre de composants à fabriquer sur la famille Flanker est si faible que c'est... un chaudronnier qui s'occupe des canopy.
- En matière d'électronique : souvenez-vous des performances serbes en 99 ou érythréennes en 2000 : tous au tapis ou presque. Quant aux Ethiopiens (Su-27), leurs tirs en limite de portée ou même à 80 % de cette limite ont tous été des échecs. Certes, c'était il y a plus de 10 ans mais d'un point de vue logiciel et CME, ils sont toujours à la traîne. Les résultats des radars européens sont, globalement, meilleurs.
- Souvenez vous qu'au Bourget 2007, le plus beau commentaire à la délégation russe concernait son aptitude à changer des moteurs en moins d'une nuit. Ca peut être une belle performance, mais ça traduit surtout un certain manque de maîtrise 1) du pilote (ah, ça, quand on veut faire son show...) 2) mais aussi des motoristes... Cramer un moteur parce qu'on a fait deux vols en dehors des enveloppes - ce pourquoi le combat aérien reste un job d'exception - ça ne fait pas très sérieux...
- Ok, ils ont fait un avion qui a un look "moderne". Et alors ? Son design est optimisé pour le combat tournoyant et il aura sans doute de très belles capacités en la matière. Mais est-ce bien la question aujourd'hui ? Même les pilotes de F-22 l'indiquent, aujourd'hui, ne serait-ce que pour optimiser les avantages conférés par la furtivité, il faut travailler en stand-off. Après, bien manoeuvrer, c'est indispensable pour traiter une probabilité de type de combat qui doit s'élever à 10 % - et bien des pilotes me diront que je suis généreux.
Alors, quid du Raptorski ? Il n'y a pas de déteminisme historique comme il n'y en a pas de technique et personne ne dispose de boule de crystal. Soyons prudents, attendons de voir ce que la bête a dans le ventre comme dans les processeurs. Après tout, nous venons d'assister à ce qui s'apparente, grosso modo, au premier vol (quasiment en direct, notez le, ce qui a une signification politique en soi) du Rafale A - et vous connaissez la suite de l'histoire.
Robotique : Big Dog s'amuse...
Je suis dans une phase très "robotique" ces derniers temps et comme vous le savez, à l'instar de Carl, je les aime vivants comme morts (cuits à point avec une bonne sauce, évidemment). Là, mon four risque d'avoir quelques difficultés :
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