jeudi 26 novembre 2009

Résilience : la Commission passe à l'action... et moi avec

La Commission européenne tient depuis hier son troisième forum sur la protection civile, consacré cette année à la résilience. L'interprétation qu'elle en fait est fondamentalement restrictive - Commission oblige, pas question de toucher aux prérogratives des Etats et la première des applications de la théorie touche au terrorisme. Au surplus, on ne peut limiter le concept de résilience aux seuls systèmes de protection civile.

Petit hasard du calendrier, j'ai reçu avant-hier l'accord des éditions L'Esprit du Livre pour la parution, je pense en janvier, de mon petit dernier, précisément sur le sujet de la résilience. Je place ici sa table des matières :

TABLE DES MATIÈRES 4

GLOSSAIRE DES ABRÉVIATIONS 7

TABLEAUX, GRAPHIQUES ET ENCADRÉS 9

INTRODUCTION 10

CHAPITRE 1. LES SOCIÉTÉS DU RISQUE FACE AU TERRORISME 15

1. Le terrorisme comme mode de guerre 16
1.1. Disproportion entre effets physiques et psychologiques 17
1.2. Moyens et mécanismes 22
2. Disruption et sociétés techniciennes 25
2.1. Le terroriste comme agent sociétal 26
2.2. La disruption en stratégie 30
2.3. Les modalités de la disruption 33

CHAPITRE 2. LA RÉSILIENCE DANS LA DÉFENSE ANTITERRORISTE 44

1. Les formes de la lutte antiterroriste 45
1.1. Les logiques stratégiques de l’antiterrorisme 46
1.2. Trouver le juste équilibre 50
2. La résilience dans l’architecture antiterroriste 53
2.1. Le rôle de la politique 55
2.2. La résilience spontanée comme composante des systèmes de secours et comme facteur stratégique 59
3. Les limites de la résilience virtuelle 63
3.1. Le rôle de la surprise comme facteur de relativité de la résilience 65
3.2. Le cas français 70

CHAPITRE 3. LA CONDUITE DE LA RÉSILIENCE : FACTEURS ET ACTEURS 75

1. Les formes de la résilience 76
1.1. Variabilité et interdépendance des formes de résilience 78
1.2. La variable « confiance » 81
1.3. Silence, I kill you ! La résilience au quotidien 85
2. La politique de la résilience 91
2.1. Culture et politique de la peur 92
2.2. Populations et culture de la peur 99

CHAPITRE 4. DÉVELOPPER LES RÉSILIENCES 107

1. Les médias dans la construction de la résilience 108
1.1. La prise en compte des évolutions médiatiques 109
1.2. Résilience, information et rationalités stratégiques 114
1.3. Le cas français 120
2. L’enseignement dans la construction de la résilience 123
2.1. L’enseignement comme facteur de défense stratégique 124
2.2. Quel enseignement pour quelle résilience ? 126

CONCLUSION : RÉSILIENCE ET MORAL 130

BIBLIOGRAPHIE 136

1. Ouvrages et monographies 136
2. Articles 141

INDEX 146

mercredi 25 novembre 2009

Zoom sur DSI 54



Nous y sommes ! D'ici une petite semaine, le premier exemplaire « nouvelle génération » de DSI sera disponible. Il est le fruit d’une importante réflexion de nos équipes techniques et éditoriales, largement nourrie par les remarques et observations de nos lecteurs. Vous l’aurez remarqué, au-delà du gros changement de mise en page, DSI devient aussi plus grand et plus épais (116 pages). De quoi continuer à nourrir vos attentes mais aussi en satisfaire d’autres... Une nouvelle catégorie de fiches techniques, consacrée aux armes légères, rejoint le magazine. Dans nos veilles, nous nous ouvrons davantage aux technologies françaises et à leurs évolutions mais aussi, plus particulièrement, aux « matériels de cohérence », ces petits équipements dont on parle moins que les systèmes majeurs mais qui peuvent faire la différence. Et ce, autant sur le terrain que dans les chiffres des exportations d’équipements militaires.



Nouveauté majeure, la rubrique « Enquête » de Jean-Louis Promé nous permet de revenir en profondeur et in extenso sur une thématique spécifique. En l’occurrence, ce mois-ci, l’enquête porte sur les évolutions de l’ALAT, dont les chantiers sont aussi nombreux que les réalisations : envoi du Tigre en Afghanistan, disparition de la Brigade Aéromobile (BAM), évolutions des structures, Maintien en Condition Opérationnelle (MCO), simulation… Le travail ne manque pas. Dans le même temps, nos autres rubriques ont été conservées et améliorées. Véronique Sartini traite ainsi des évolutions de l’aéronavale (unités), Joseph Henrotin des campagnes aériennes en contre-insurrection dans la politique de défense syrienne, Olivier Entraygues de l’Afghanistan et le général Desportes de la fin de la RMA (stratégie), etc.




Ce DSI « nouvelle génération » met également à l’honneur la veille stratégique, que vous êtes si nombreux à apprécier, tout en conservant les chroniques de Carl von C. et de Benoist Bihan, les fiches techniques, les « contrats du mois », les veilles en contre-terrorisme ou encore les critiques de lecture. Plus d’information, plus d’illustrations, plus de lisibilité. Mais aussi – et toujours – notre indépendance, qu’elle soit politique ou financière, seule garante d’un travail de qualité qui réponde à vos attentes. De quoi, en somme, vous souhaiter une bonne lecture mais aussi vous inviter sur www.geostrategique.com afin d’y suivre, au jour le jour, l’actualité des questions de défense !


mardi 24 novembre 2009

Comment les terminales S vont répéter les erreurs du passé

C'est un courrier que j'ai reçu cet après-midi de Monsieur L. (qui se reconnaîtra) et qui mérite amplement considération. Il va de soi que je suis tout aussi scandalisé :


Je viens d'apprendre que le Ministre de l'Éducation Nationale vient de décider de supprimer l'Histoire et la Géographie comme matières obligatoires (il se propose de les maintenir dans un cadre optionnel) en Terminale Scientifique. Je suis anéanti et scandalisé par une telle décision, dont je pense que tu as été par ailleurs averti.

Tout le monde peut comprendre, au vu de ce qu'est un lycéen aujourd'hui, et plus particulièrement dans une section scientifique avec une spécialisation renforcée par la réforme, qu'une telle décision va aboutir à la suppression totale de cet enseignement. Très peu nombreux seront les élèves qui prendront une telle option. Nous ne devons donc nourrir aucune illusion. Le caractère démagogique de la mesure est évident.

Il fait reposer sur les élèves la décision de prendre ou de ne pas prendre les cours d'Histoire et Géographie à un moment où la spécialisation de la filière vient d'être réaffirmée. Alors que, aujourd'hui, plus de 50% des élèves ont choisi la Terminale Scientifique, ceci revient à enlever l'enseignement d'Histoire et Géographie à cette même proportion. Seul le rétablissement de l'Histoire et de la Géographie dans le cadre de cours obligatoires peut garantir qu'elles seront suivies par les élèves des Terminales Scientifiques.

Cette scandaleuse décision survient au moment même où, de la commémoration de l'anniversaire de la mort de Guy Môquet au grand débat sur « l'identité nationale », en passant par le projet d'un musée de l'Histoire de France, la question de l'Histoire, mais aussi de la Géographie (car la conscience nationale s'enracine dans des pays et des paysages) occupe une place centrale dans notre pays. On se souvient du livre de Fernand Braudel Identité de la France, et de la place qu'il donnait à la fois aux paysages et à l'Histoire dans la construction d'un sentiment national. Ce dernier ne saurait renier ce qu'il doit à ces deux disciplines ou alors, mais nous n'osons croire que tel soit le projet du gouvernement, cela reviendrait implicitement à le faire reposer sur une couleur de peau ou une religion, avec ce que cela impliquerait pour le coup comme rupture avec ce qui fait l'essence même du sentiment national en France.

On peut alors s'interroger sur la logique d'une telle politique qui prétend faire de la conscience nationale une priorité, qui va même jusqu'à créer à cette fin un Ministère de l'Intégration, et qui la retire en réalité à la moitié des élèves de Terminale. Ce n'est plus de l'incohérence, c'est de la schizophrénie.

Au-delà, les raisons sont nombreuses qui militent pour le maintien d'un enseignement d'Histoire et de Géographie pour les Terminales Scientifiques.
Dans la formation du citoyen, ces disciplines ont un rôle absolument fondamental. La compréhension du monde contemporain, de ses crises économiques ou géostratégiques, des rapports de force qui se nouent et se dénouent en permanence entre les nations, implique la maîtrise de l'Histoire et de la Géographie. Est-ce à dire que, pour le Ministère de l'Éducation Nationale, les élèves des Terminales Scientifiques sont appelés à être des citoyens de seconde zone ? Est-ce à dire que l'on n'attend plus d'un mathématicien ou d'un physicien qu'il soit aussi un citoyen ? Ou bien, voudrait on ici organiser à terme une France à deux vitesses où d'un côté on aurait de grands décideurs dont la science serait au prix de leur conscience, et de l'autre le simple citoyen auquel on pourrait laisser ce savoir si nécessaire car devenu sans objet dans la mesure où ce dit citoyen ne pourrait plus peser sur les décisions politiques ?

Il est vrai que l'on peut s'interroger aujourd'hui devant la réduction, sans cesse croissante, de la démocratie à ses simples formes, qui ont elles-mêmes été bafouées comme on l'a vu pour le vote du referendum de 2005.

Par ailleurs, cette décision est en réalité autodestructrice pour notre économie dont on prétend cependant que l'on veut en pousser l'externalisation. Aujourd'hui, dans les formations de pointe, qu'il s'agisse de Polytechnique (Chaire de management interculturel), des autres Grandes Écoles (École des Mines, École des Ponts et Chaussées) ou des Écoles de commerce et de gestion (HEC, ESSEC, SupdeCo, etc…), qui toutes impliquent de la part de l'étudiant une Terminale Scientifique, l'accent est mis sur la compréhension du monde contemporain. Ceci nécessite une formation de base en Géographie (humaine, économique et géopolitique) mais aussi une formation en Histoire afin de fournir les bases de compréhension des évolutions du monde contemporain. Ceci correspond à une demande spécifique des entreprises françaises qui sont de plus en plus engagées dans un processus d'internationalisation de leurs activités.

Qu'il s'agisse de la question des contrats, ou encore du développement d'activités à l'expatriation, la connaissance des fondements historiques, géographiques et culturels de ces sociétés, qui pour certaines sont très différentes de la nôtre, est absolument indispensable. L'absence de ces disciplines, ou la réduction de leurs horaires à la portion congrue, défavoriseraient considérablement ceux des élèves de Terminale Scientifique qui ne veulent pas s'orienter vers des activités strictement en liaison avec les sciences de la nature.

C'est donc avec le sentiment que quelque chose de très grave est en train de se produire si nous n'y prenons garde que je t'écris.

Moi-même, en temps qu'économiste, je ne cesse de mesurer ce que ma discipline doit à l'Histoire (pour l'histoire des crises économiques mais aussi des grandes institutions sociales et politiques dans lesquelles l'activité économique est insérée) mais aussi à la Géographie avec son étude des milieux naturels et humains, des phénomènes de densité tant démographique que sociale. Comment peut-on penser la crise actuelle sans la mémoire des crises précédentes ? Comment peut-on penser le développement de l'économie russe hors de tout contexte, comme si ce pays n'avait pas sa spécificité de par son histoire mais aussi de par son territoire ? Nous savons bien que les processus économiques ne sont pas les mêmes dans les capitales, à Moscou et à Saint-Pétersbourg, et dans les régions.

On voit donc bien que si l'Économie n'est pas le simple prolongement de l'Histoire et de la Géographie, elle perd toute pertinence à ne pas se nourrir à ces deux disciplines, et ceci sans que cela soit exclusif d'autres (comme l'Anthropologie ou la Sociologie).
Et je ne parle pas ici de mes activités de recherches stratégiques, qui, bien entendu, nécessitent l'Histoire et la Géographie.

lundi 23 novembre 2009

FELIN : cible atteinte

Un total de 16 454 systèmes FELIN a été commandé le 20 novembre. Le nombre de systèmes commandés s’élève ainsi au total à 22 588. Le montant global du programme FELIN, incluant le développement, l’industrialisation, la production et le soutien initial, s’établit à un milliard d’euros.

Pour plus de détails sur les capacités du système comme ses derniers essais, je ne saurais trop renvoyer d'une part au dossier que Véronique avait préparé pour le DSI 52 (octobre) et, d'autre part, à l'article d'Emmanuel dans le DSI-T n°16.

mercredi 18 novembre 2009

Cyber-opérations : la France en mode offensif ?

La nouvelle, rapportée par l'AFP, interloque : selon le rapport annuel de McAfee sur le sujet, la Chine, la France, Israël, la Russie et les Etats-Unis ont mis au point des "armes cybernétiques", destinées à attaquer les réseaux informatiques de leurs ennemis.

Toujours selon le rapport, "Lors de l’année écoulée, l’augmentation des cyberattaques pour des raisons politiques a provoqué l’inquiétude". Reste que si ce ne sera une surprise pour personne de voire Washington, Tel Aviv ou Moscou développer des capacités offensives, le cas français est autre.

Officiellement, en effet, les capacités françaises sont uniquement défensives. Il peut certes y avoir des applications offensives - afin, par exemple, de tester les dispositifs de sécurité - mais à l'international, Paris s'en est toujours défendu.

Bon, ceci dit, ne soyons pas naïfs. Comme le rappellent plusieurs auteurs passés dans les pages de DSI, la frontière entre le défensif et l'offensif, en la matière est très... virtuelle.

mardi 17 novembre 2009

Séminaire "révolutions et mutations militaires"

Prochaine séance : Jeudi 20 novembre, 17 h-19 h, Maison des Sciences de l’Homme, salle 242, 54 bd. Raspail, 75006 Paris (métro : Sèvres-Babylone)

Maurice Ronai : Complexités militaro-logicielles

Guidage de précision, numérisation du champ de bataille, opérations réseaux ou info-centrées : le logiciel est désormais omniprésent et prépondérant… 90 % des fonctionnalités d’un système d’armes reposent désormais sur du logiciel (80 % en 2000 et 20 % en 1970).

Alors que l’évolution des coûts d’acquisitions ou d’entretien de la composante proprement matérielle est prévisible, les coûts d’acquisition puis de maintenance de la composante logicielle tendent à exploser.

Aux États-Unis, les dépenses annuelles en logiciel (acquisition et maintenance), toutes applications confondues, représentent 10 % du budget total de la défense. Érigée, aux États-Unis comme une discipline quasi-autonome au sein des forces armées (avec des cursus de formation et des carrières spécialisées), le defense software y est désormais considéré comme une priorité stratégique en soi.

À l’attention des anciens participants à ce séminaire : prière de bien noter le nouveau lieu dans lequel il se tient ; nous ne sommes plus au 105 boulevard Raspail…

Les opérations distribuées, clé de la lutte contre une techno-guérilla ?

Si les concepts de « guerre hybride » et de « techno-guérilla » (en réalité, si les deux concepts sont proches, il existe quelques nuances, notamment quant aux acteurs les menant) sont encore très peu discutés en Europe (ou seul DSI et quelques blogs en ont traité), les Etats-Unis ou l’Australie travaillent toujours aux concepts et aux moyens permettant de les contrer.

A ce stade, les « opérations distribuées » ont fait l’objet de plusieurs travaux qui pourraient permettre, dans des simulations rejouant la guerre de 2006 contre le Hezbollah, de le contrer effectivement. Ces travaux rejoignent ceux menés par Arquilla et Ronfeldt en leur temps sur le swarming et dont l'une des conclusion était que l'on ne peut lutter contre des réseaux que par des réseaux.

Concrètement, il s’agirait de miser sur une première catégorie de petites unités capables de diriger des frappes aériennes « à la demande » après avoir provoqué les défenseurs, les forçant à se dévoiler.

Une deuxième catégorie de forces, mieux armée, se tiendrait en retrait et serait susceptible d’intervenir « à la demande » dans des missions missions CHB (Clear, Hold, Build – nettoyer, tenir, construire).

S’appuyant sur le « swarming » (attaques en essaims), l’approche nécessiterait toutefois une révolution culturelle en bonne et due forme : cumulative et non plus séquentielle, les opérations devraient d’appuyer sur un très haut degré de décentralisation des forces comme des décisions – alors que les nouveaux systèmes de gestion du commandement tendent plutôt à renforcer la centralisation.

Dans le même temps, l'approche implique également une évolution culturelle au sein des infanteries, qui se verraient "dualisées", entre l'infanterie légère "de premier échelon" et une infanterie "lourde" en deuxième échelon.

En tout état de cause, affaire à suivre tant la question des techno-guérillas me semble gagner du terrain : on le constate à travers certains segments de la marine chinoise, par exemple, elle tend à ne plus être l'apanage de groupes sub-étatiques mais à irriguer, peu à peu, les structures de forces des Etats.

La "guerre de haute intensité/classique/symétrique/régulière" qui forme l'une des hypothèses de combat à relativement long terme pour nos armées pourrait bien ne pas avoir lieu telle qu'on se l'imagine pour l'heure...

samedi 14 novembre 2009

Publications : ISC et RMES

Petites infos publications :

D'une part, sur stratisc.org avec une très intéressante étude de J-G. Gabriel sur l'unification de l'armée allemande entre 1850 et 1870 (attention, le PDF est relativement lourd - le mieux est de l'enregistrer sur votre disque dur puis de l'ouvrir).

D'autre part, et avec un certain retard, pour vous annoncer la parution des nouveaux Cahiers du RMES (à lire ici) :

Le Pakistan en crise existentielle
Par Jeff Lighftoot

La dissuasion nucléaire française après la guerre froide : décision, représentations et réseaux
Par Christophe Wasinski

Les facettes et défis de la puissance aérienne au 21ème siècle : vers une approche synergistique
Par Joseph Henrotin

La responsabilité de protéger : où en est l’Union européenne ?
Par Galia Glume et Quentin Martens

Bonnes lectures et bon week-end !

vendredi 13 novembre 2009

Attention, bonnes affaires !

Juste un petit coup de pub en vitese, mais qui peut rapporter : jusqu'au 30 novembre, le prix des abonnements à DSI reste inchangé. Or, le prix du DSI "nouvelle formule à 116 pages et agrandi" va légèrement évoluer à la hausse. Le papier, malheureusement, se paie mais le résultat devrait très largement compenser cette hausse.

Ce qui veut dire, concrètement, que pour un an ou deux d'abonnement, vous en restez au prix de l'abonnement du DSI "100 pages/ancienne formule". Du moins si vous souscrivez avant le 30/11.

A bon entendeur ;o)

mardi 10 novembre 2009

Passe d'armes en mer Jaune

Nouvelle passe d'armes en mer jaune : ce matin vers 11h30 heure locale, un patrouilleur nord-coréen semble être entré dans les eaux territoriales sud-coréennes. Observé depuis un temps, il a été rejoint pas un patrouilleur du Sud, qui a tiré à plusieurs reprises des coups de semonce. A ce moment, le patrouilleur du nord a répliqué (50 coups à 3,2 km de distance), visant le patrouilleur de Séoul, qui a retourné le feux. Concrètement, le bâtiment du nord a été endommagé mais pas coulé, aucun blessé ne semble avoir été fait.

Toujours aussi fantasque, l'agence de presse nord-coréenne a indiqué que "Les autorités militaires sud-coréennes doivent présenter des excuses au Nord pour cette provocation armée et prendre les mesures qui s'imposent pour qu'une provocation similaire ne se reproduise pas". Le Sud n'a pas commenté mais la tension au sein de la société sud-coréenne est bien réelle.

Pour spectaculaire que l'engagement soit, il a toutefois été moins intense qu'en 1999 (un bâtiment du sud avait éperonné un autre du nord, 1 vedette du nord avait été coulée, 5 autres navires avaient été endommagés) ou en novembre 2002, lors de la "deuxième bataille de la mer de l'ouest", lorsque 6 marins sud-coréens avaient été tués et 18 autres blessés. Cependant, les violations terrotoriales seraient fréquentes : elles auraient déjà eu lieu à 22 reprises cette année.

vendredi 6 novembre 2009

TGIF

Complètement hors-sujet (quoique, vendredi oblige...) mais je la trouve excellente : "Les hommes de l'âge de la bière vivent dans les tavernes".

D'accord, c'est bientôt le week end ;o)

J-23

Petit commentaire d'un auteur à qui j'ai fait voir son article "coulé" dans la nouvelle présentation de DSI : "Ca déchire". A vrai dire, je suis d'accord: c'est fluide, beau, lumineux.

Bon, et bien, on dirait que Nath et Jean-Nico on fait un travail du tonnerre. Allez, J-23avant que la bête ne sorte ;o)

jeudi 5 novembre 2009

Le fait aérien en Afghanistan : colloque

Le 1er décembre 20009, le Centre d’études stratégiques aérospatiales (CESA) réunit un colloque international sur le thème du fait aérien en Afghanistan. La manifestation est organisée autour de trois tables rondes qui portent sur le contexte politico-militaire régional, l’action interarmées de la coalition et, enfin, sur la façon dont la puissance aérienne s’exprime dans ce conflit irrégulier.

Pratiquement, G. Chaliand, le commandant de la force aérienne afghane et l'ancien directeur de la formation de la force aérienne afghane seront notamment présents.

Le colloque se tiendra à l’Ecole militaire, amphithéâtre Foch, de 8h30 à 17h30. Inscriptions obligatoires par téléphone : 01 44 42 46 91 - Par fax : 01 44 42 80 10 - Mail : manifestation.cesa@inet.air.defense...

A400M : retrait sud-africain

Il n’y a pas qu’en Europe où le programme A400M se voit critiqué. Pour preuve, les débats politiques pour le moins vifs à Pretoria depuis début septembre, qui portent sur les conditions dans lesquelles le contrat a été négocié et sur le prix total de ce contrat.

Le directeur de l’ARMSCOR – l’agence de gestion des achats sud-africains – a ainsi récemment déclaré à la presse que le programme (y compris la maintenance des 8 appareils tout au long de leur vie et l'affrêtements d'appareils durant les 6 ans entre le retrait des C-160 et l'arrivée des A400M) coûterait 47 milliards de rands (soit 4,19 milliards d’euros).

Problème : le programme a été validé à 17 milliards de rands (1,51 milliard d’euros) tandis que les 30 milliards représentent la totalité du budget de défense sud-africain pour l’année fiscale 2009-2010, représentant trois fois le budget de la force aérienne.

Conséquence de ces questionnements, la presse a indiqué que le cabinet sud-africain a décidé de couper court et a ordonné à l'ARMSCOR de se mettre un terme du contrat le plus rapidement possible au motif des surcoûts et des retards.

mercredi 4 novembre 2009

Lectures : Guerre et manoeuvre



Christan MALIS (Dir.), Guerre et manœuvre, Coll. « Stratégies et doctrines », Economica, Paris, 2009, 271 p.

L’art de la manœuvre est naturellement important dans l’art de la guerre mais il est vrai qu’il a plus fait l’objet d’un traitement dans le monde anglo-saxon qu’en France. Aussi, cet ouvrage comble-t-il non seulement ce déficit – en laissant ouverte la voie de la réflexion et en posant des pistes très intéressantes – mais pousse également la réflexion plus loin. Christian Malis a en effet réuni une belle brochette de stratégistes français de premier plan.

Après un chapitre de Pierre-Marie Gallois, le général Yakovleff cadre ce dont il est question, brillamment. Suivent des chapitres historiques, la vision américaine, l’école allemande (avec Moltke ou Schlieffen), le blitzkrieg ou encore l’approche chinoise. La deuxième partie de l’ouvrage est consacrée à l’approche française, aussi bien d’un point de vue culturel et historique que durant la Première Guerre mondiale ou au cours des années 1950 où la stratégie française devait évoluer entre « la Bombe et le Fellagah », sans devoir négliger aucun des deux.

Une situation étrangement proche de la nôtre. Enfin, la dernière partie touche aux manœuvres aériennes et navales mais aussi à la manœuvre en terrain difficile et se conclut par deux chapitres consacrés à des réflexions sur la manœuvre future. Loin d’avoir épuisé le sujet, l’ouvrage n’en demeure pas moins absolument essentiel pour comprendre l’un des aspects de l’art de la guerre les plus essentiels et pourtant parmi les plus méconnus. C’est un travail de très belle facture, qui fourmille d’exemples, qui ne manquera pas de faire réfléchir et qui souligne à merveille combien la réflexion stratégique en France est bien sortie de sa léthargie.

Séminaire penser la guerre : le programme

Le séminaire "Penser la guerre" reprend ses travaux mardi 17 novembre de 19h à 21h à l'EHESS (105, bd. Raspail Paris 6e) en salle 4.

Pour cette première séance, Thomas Meszaros, postdoctorant à Institut des hautes études internationales de Genève, présentera un exposé sur le thème "Qu’est-ce qu’une crise internationale ?". Olivier Chopin, enseignant à l’EHESS et à Sciences Po, ouvrira la discussion. Tous deux mènent des recherches sur les théories des relations internationales.

Le séminaire est ouvert à tous.

Prochaines séances :

15 décembre 2009 : Penser la guerre aérienne
Lieutenant-Colonel Jérôme de Lespinois, historien, directeur de la division Recherche du Centre d’études stratégiques aérospatiales et Christophe Pajon, politiste, enseignant-chercheur à l’École de l’Air de Salon de Provence.

12 Janvier 2010 : Les guerres napoléoniennes, préfiguration des guerres totales ?

Laurent Henninger, chargé de recherches en histoire militaire à l’IRSEM, mène actuellement des travaux sur les révolutions militaires et Patrice Gueniffey, directeur d’études à l’EHESS, a récemment publié, Le 18 Brumaire. 9-10 novembre 1799, L’épilogue de la Révolution française (Gallimard, 2008)

16 Février 2010 : Vers une armée européenne ?

Delphine-Deschaux-Beaume, docteur en science politique et enseignante à l’IEP Grenoble, et Yves Boyer, directeur-adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique. Tous deux sont spécialistes de la Politique européenne de sécurité et de défense (PESD).

16 Mars 2010 : Le terrorisme, forme contemporaine de la guerre ?

Hélène L’Heuillet, maître de conférences en philosophie à l’université Paris-Sorbonne, a récemment publié Aux sources du terrorisme. De la petite guerre aux attentats suicides (Fayard, 2009) et Colonel Michel Goya, directeur d’études à l’IRSEM, auteur de Irak. Les armées du chaos (Economica, 2007)

13 avril 2010 : Les femmes et la guerre

Irène Eulriet, chercheuse associée au Groupe de sociologie politique et morale de l'EHESS, va publier Women in the Military : Public Rhetorics and Gendered Policies (Palgrave Macmillan, 2010) et Elodie Jauneau, doctorante en histoire à l’université Paris-7, sa thèse s’intitule Quand les femmes deviennent soldats. Aux origines des nouveaux rapports de genre dans l’armée française (1938-1962).

4 Mai 2010 : Les passions et la guerre

Pierre Hassner, directeur de recherches émérite au CERI-Sciences Po. Voir son article « La revanche des passions », Commentaire, n° 110, été 2005. Cette dernière séance prendra la forme d’une conférence suivie d’une discussion.

Carl von C : "le nucléaire, c'est cool"

Carl n'a pas pu résister au débat du mois lancé par AGS et m'a demandé de transmettre sa dernière chronique, parue dans le DSI de novembre, à l'Alliance. Aussitôt fait. Et quand je pense qu'il y en a pour dire que DSI est trop politiquement correct, tsss...

mardi 3 novembre 2009

De Levi-Strauss à la décadence....

Cette question de la décadence hante parfois mes lectures et mes réflexions. Elle n'est, finalement et peut être, que le reflet de notre propre évolution : après tout, il fallait bien qu'un jour aussi je devienne un "vieux con". Il fallait bien que notre empire périsse...

Plus sérieusement, ce ne sont pas mes calamars de ce soir qui me donnent la nausée (la gerbe serait plus exact) - ils étaient excellents, cuits comme je les aime.

Ce sont les 20 minables secondes qu'a consacré la chaîne privée francophone belge à la mort de Levi-Strauss. Comparativement, nous avons dû nous farcir 4 minutes de reportage sur le 85ème ou quelque retour d'un rappeur sur la scène.

Camarades, fuyez vos télévisions qui ne servent qu'à vendre le temps qu'il reste à vos cervelles ! Et par pitié, que l'on renvoie sur les bancs de l'Université ceux qui sont les traîtres à la Cause universelle du savoir (et qu'on en profite pour leur arracher leurs galons de redac'chef et les affecter au comptage des paires de pompes des rappeurs) !

La résilience, applicable aux armées ?

A plusieurs reprises, j'ai discuté avec pas mal de gens du concept de résilience et l'une des questions revenant fréquemment tenait à son applications aux armées.

De fait, le concept a surtout émergé dans l'optique de la protection des sociétés civiles, en particulier afec à des vagues de lonewolves. Je viens de retomber sur un petit texte que j'avais gribouillé au fond d'un Thalys sur la question :

Si l'on peut considérer que la résilience s'applique à tout groupe humain et donc aux armées, l'on peut aussi considérer que les armées se doivent d'être, naturellement, résilientes. Pour toute force, l'attrition implique naturellement, lorsqu'elle est subie, de poursuivre le combat tout en encaissant une réduction des effectifs, des munitions et du moral. Et ce, jusqu'à un point signifiant la mise hors de combat.

L'attrition est l'une des composantes naturelles de l'art de la guerre ; elle découle de l'altérité dans le duel et souligne la relation de "partenaire-adversaire" des belligérants. Y affecter une valeur de résilience alors que cette dernière a été conçue pour faire face à l'implication des sociiétés civiles épargnées par les conditions contemporaines de la guerre (et donc, en somme, pour lui faire accepter l'attrition imposée par le terrorisme) est naturellement problématique.

Dans cette optique, parler de résilience dans les armées :

- c'est oublier qu'elles sont naturellement soumises à l'attrition ;
- c'est, pourquoi pas, refuser l'altérité dans le duel.

Ces deux aspects sont liés. Ils impliquent une volonté de sortie de l'art de la guerre occidental du "fracas du monde" - j'y vois même une des conséquences délétères d'une RMA cherchant à "imposer les règles du jeu" à un adversaire, les disqualifiant d'asymétriques s'ils se mettent à tricher (sauf qu'à la guerre, la triche est la règle, quoiqu'en disent nos camarades juristes). Au premier chef, la résilience vise d'abord des sociétés qui ne sont plus soumises aux lois de l'attrition. Le concept même de taux d'échanges et celui de pertes y sont devenus inadmissibles.

On comprend pourtant cette mobilisation de l'attrition : depuis les années 1970, elle est plus imposée par les forces occidentales que subie par elles. Or, les nouvelles conditions de l'art de la guerre nous font redécouvrir des pertes que nous avions rêvé, par la RMA, d'éliminer. La mobilisation du concept de résilience dans le cadre militaire est peut être donc, plus qu'une réponse conceptuelle, le symptôme d'un retour à un aspect de l'attrition qui, par la force des choses, nous était devenu moins familier.

mercredi 28 octobre 2009

DSI 2.0 : révolution

Ceux qui étaient présents à la table ronde sur les publications de défense du 5 octobre le savent, nous avons de nouveaux projets dans nos cartons. Ils sont actuellement sur le point de déboucher et qui, si vous êtes lecteurs, vous concernent directement. On ne fera pas la révolution sans vous, qui nous soutenez et parfois même nous conseillez !

DSI : world invasion

Première révolution : la France va enfin disposer d'une revue publiée intégralement en langue anglaise, Technology and Armament Review. L'occasion pour DSI-T d'en revenir à ses origines (il était bilingue français/anglais) mais aussi de prendre une assise non plus régionale mais bien globale. Le tout, dès juin 2010 et le salon Eurosatory. C'est une vraie révolution : souvent demandée, jamais mis en place concrètement, une revue faite en France et à vocation globale manquait ;

Un max de DSI...

Mais les lecteurs francophones, me direz-vous ? Et bien, c'est très simple : face au succès de DSI (plus de 120.000 lecteurs tous les mois, tout de même), il va évoluer, profondément même. Il va gagner en taille – il sera un peu plus grand (mais pas au point de perdre son identité visuelle) – mais aussi en épaisseur, passant de 100 à 116 pages.

Ce qui va nous permettre de faire évoluer la bête. Tous les mois, le regard de JL Promé - fraichement promu rédacteur en chef adjoint, tout comme Véronique Sartini – permettra de revenir en profondeur sur un dossier.

De la technologie, vous n'en manquerez pas, c'est promis. En fait, vous aurez plus d'informations, d'articles, de photos. Si nous conservons le reste de nos rubriques, nous réservons également quelques (bonnes) surprises. Et le tout, à partir du prochain numéro, celui de décembre.

Des hors-série à la pelle

Et les hors-série me direz vous ? Et bien, ils se portent bien. Très bien même. Depuis cette année, ils sortent tous les deux mois et nous bossons évidemment sur les petits suivants. Avec quelques très bonnes surprises à la clé ;

Cyber-DSI

Enfin, le web. Nous accusions un retard - il faut voire les choses en face - mais là aussi, nous sommes dans la dernière ligne d'une révolution, avec le portail www.geostrategique.com.

Certes, vous y trouverez, en libre accès, les sommaires des magazines mais aussi des cartes, des articles (y compris des exclusifs), des entretiens ou encore des vidéos. Mais vous y trouverez également une boutique qui vous permettra d'acheter magazines et abonnements mais aussi les versions électroniques de nos publications.

Mais aussi une librairie en ligne qui, dans un premier temps, permettra d'acheter la majeure partie des ouvrages en français disponibles sur les questions géopolitiques et stratégique.

mardi 27 octobre 2009

DSI n°53 - novembre 2009 - le sommaire !

DSI n°53, novembre 2009

Editorial
Nominations et agenda
Contrats du mois
Veilles contre-terroristes
Veilles stratégiques
La chronique de Carl von C.

Sur le vif

ABM et sécurité nationale aux États-Unis
Entretien avec Jean-Philippe Baulon, docteur en histoire, auteur de L’Amérique vulnérable ?

Afghanistan : une guerre stratégique pour l’Europe, un conflit existentiel pour l’OTAN
Par Thomas Renard et Tanguy Struye de Swielande, membres du RMES

Stratégie

Rattrapage technologique : vers des scénarios à la japonaise ?
Par Benoist Bihan, doctorant en histoire

Vers une efficience politique au sein de la guerre ?
Par le lieutenant-colonel Marie-Dominique Charlier, chercheur associé à l’IFRI

Haute antiquité de la pensée stratégique : la bataille de Qadesh
Par le capitaine de corvette Olivier Buard, stagiaire de la promotion « Maréchal Foch » au Collège Interarmées de Défense

Autonomie énergétique : la rupture technologique du réacteur nucléaire projetable
Par le chef d'escadron Guillaume Leroy

La f(r)acture tactique de la lutte contre-insurrectionnelle aujourd’hui
Par Sophie Lefeez, membre de l’Association Nationale des Auditeurs Jeunes de l’IHEDN (ANAJ).

Armées

Les forces terrestres finlandaises. De la neutralité aux nouvelles formes de défense totale
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI

Tableau de bord : les forces terrestres finlandaises
Par Philippe Langloit, chargé de recherche au CAPRI

Unités

Les transmetteurs du 40e RT tissent leur toile en Afghanistan
Par Véronique Sartini, journaliste

Encadré : Comprendre les transmissions par niveaux

Encadré : Petite histoire des Transmissions

Cartographie : Les régiments de transmissions

Technologie & Armement

Missiles tactiques : la nouvelle génération
Par Philippe Langloit, chargé de recherche au CAPRI

Le RBS-15 Mk3
Par Emmanuel Vivenot, journaliste spécialiste des questions de défense

Fiches techniques

RTD VAB/Le VAB à travers les âges

Sous-marins Type 209/ Malouines 1982 : les avatars du combat sous-marin

Su-30 Flanker C/G/H/Le Su-30, fer de lance de l’industrie russe et futur adversaire de nos forces

Critiques de lecture

Les Pays baltes en quête de sécurité de Matthieu Chillaud

Force aériennes stratégiques de Serge Gadal

Histoire secrète des SAS. L’élite des forces spéciales britanniques, de Jean-Jacques Cécile

Guerre et manœuvre de Christian Malis

Le marché noir de la bombe. Enquête sur la prolifération nucléaire de Bruno Tertrais

Privatisation de la violence. Des mercenaires aux sociétés militaires et de sécurité privées de Jean-Didier Rosi

Grande-Bretagne : 50 JSF et non plus 138 ; 1 porte-avions en moins...

La question du montant des budgets de défense est l’une des plus délicates pour l’heure en Europe et la Grande-Bretagne ne fait pas exception. Or, les grandes lignes du futur budget britannique montrent à quel point les ambitions de Londres doivent être revues à la baisse.

Ainsi, l’un des deux futurs porte-avions de la classe Queen Elizabeth (CVF) a du être abandonné, du fait des coûts du F-35, qui ne permettra pas d’équiper le deuxième bâtiment.

Ce dernier sera néanmoins construit mais gréé en porte-hélicoptères, afin de remplacer l’HMS Ocean à l’horizon 2018. Autre conséquence, le nombre de F-35 JSF devant être commandés par Londres va passer d'une cible de 138 à 50.