lundi 14 avril 2008

Ponant : le récit

La libération des otages du Ponant est une très belle opération, parfaitement menée mais montrant également la complexité des opérations de ce type - on n'est clairement pas dans un film de Chuck Norris.

Le Figaro nous donne un point de vue de la question, qui appelle pas mal de commentaires :

- 1- sur le rôle des hélicoptères embarqués : il aura été absolument déterminant pour la poursuite des pirates au sol mais aussi pour la surveillance de l'évolution de la situation.

-2- sur le nombre de bâtiment impliqués : 1 A69, le Jean Bart, la Jeanne et... Le Sirocco qui partait de Toulon. Sans compter un Atlantique et au minimum 1 Transall. Certains diront que c'était normal, d'autres que c'était trop. La constatation intervient au même moment que la publication, toujours dans Le Figaro d'un texte du VA Mérer, qui demande une trentaine de frégates.

En fait, pour en revenir au point 1, l'important n'est-il pas la capacité hélico, plus que tout autre chose (du moins, partant du principe qu'un navire doté d'une plateforme helo l'est aussi d'un canon et d'Exocet), du moins par rapport à ce genre de mission ? Face à la réduction anoncée du nombre de frégates, l'hélico semble en mesure de compenser la perte d'empreinte géographique d'un bâtiment... A condition qu'ils soient effectivement commandés, livrés... et opérationnels.

5 commentaires:

Welf a dit…

Petite interrogation quand même, pour venir jouer à contretemps des trompettes de la gloire militaire à propos de « l’interpellation » des pirates à terre : cela ne semble pas vraiment cadrer avec le « droit de poursuite immédiat et ininterrompu » qui peut exister en mer après un acte de piraterie (dont il faut rappeler qu’il n’est caractérisé qu’au-delà des eaux territoriales, à l’intérieur desquelles il ne faut parler que de « brigandage »).

Pour appréhender un suspect sur le territoire d’un Etat souverain tiers, il faut avoir son accord. Or on peut douter de l’accord de la Somalie (un Etat ? Quel Etat ?)… Une réminiscence de l’affaire Carlos ?

Les pirates seront-ils jugés en France ? Si oui, je leur recommande chaudement l’avocat qui a suivi l’Arche de Zoé…

En espérant ne pas avoir mis en péril la plus grande victoire navale française depuis Béveziers…

Sarcastiquement,

Welf

Frédéric a dit…

Welf, pour allez chercher Carlos (le Chacal,pas le Comique) chez lui à Karthoum et le ramener en France par un avion depuis l'aéroport local, nos services ont eu l'accord express du gvt soudanais qui ''aurait'' méme proposé le choix entre divers terroristes résidents sur son sol; Et si avez suivit l'affaire du Ponant, vous savez qu'un gouverneur local avait quasiment dés le début demandé une intervention militaire contre ses pirates, et la Somalie à un gvt légal reconnut sur le plan international méme si sur le terrain il ne contrôle pas tellement la situation (ce qui est le cas de nombres de gvt dans le monde avec la multiplication des ''zones grises''; Pour en revenir au sujet, l'A69 appelé sur zone dès le début n'avait pas d'hélico, c'est un Sea King d'un navire canadien qui à fait la 1ere reco; Concernant le ''soutien aérien'', l'emploi de drônes type Global Hawk comme ceux déployé par les USA à Djibouti aurait permit une surveillance aérienne continue de ces barbes noires pour moins cher qu'un unique Atlantique 2.

Anonyme a dit…

les États ont la représentativité qu'ils se donnent et chacun doit faire avec cela dans les relations internationales. Sans faire preuve de nombrilisme, soyons honnête, cette opération est un succès. Généralement le seul objectif est la récupération des otages. Pour le coup c'est 100% de réussite et cerise sur le gâteau, otages en partie sous séquestre et rançon en partie récupérée, le tout sans casse. Apprécions avec largesse !
Sans rancune
Tartempion

Anonyme a dit…

Effectivement un drone pourvu d'un radar peut etre moins cher.
A ce propos les Anglais utilisent des drones Thales pourvu de radar antipersonnel longue distance (interception à terre).

Un hélicoptere ravitaillable en vol est largement suffisant pour assurer une empreinte de 1500 km a partir d'une base terrestre.
Suffisant pour les ZEE

DOnc si les navires porte helico sont utiles, ils sont aussi plus gros et plus couteux et souvent dans les 3000 tonnes.
Un aviso de 800 tonnes avec plateforme helico de dépannage et ravitaillement helico mais sans hangar peut completer des helico a terre.

On a pas a utliser des fregates de combat a 700 m d'e cout acquisition total sur 30 ans (refit, armement , helo), à 20 m€ cout annuel de fonctionnement pour faire de l'antipirate alors qu'une fregate légere/côtre/aviso aux normes civilo militaire de 3000 tonnes (avec helo) à 800 tonnes (sans helo permament) et 50 à 100 me en cout acquisition complet suffit et coute 3 à 5 m€ en cout annuel.

L'amiral veut des tas de fregates de combat FREMM AVT pour les postes de commandement: il s'en passera, on a d'autres equipements plus utiles a financer outre les FREMM ASM: PA2 et SNA.Et on refite les Lafayettes, bon dieu!

PI

ch. a dit…

Les relations de la France avec les autorités somaliennes méritent d'être connues, afin de déterminer si il y a bien eu ou non une violation du droit international. Au vu des déclarations des avocats français, l'autorisation des autorités somaliennes n'est pas clairement acquise.
(pour une tentative de présentation des enjeux juridiques: http://www.securitepublique.blogspot.com/ )