jeudi 27 septembre 2007
La LPF 2008 disséquée
Commandement et maîtrise de l’information
• 68 stations Syracuse 3
• Étape 4 du système de commandement et de contrôle des opérations aériennes (SCCOA)
• 31 systèmes d’information régimentaire (SIR)
• 501 postes radio de 4e génération (PR4G-VS4IP)
• 800 postes de travail du système d’information pour le commandement des forces (SICF V3)
Engagement et combat
• 2e porte-avions
• Réalisation du 1er SNA Barracuda
• Développement et premier lot de Futures torpilles lourdes (FTL)
• 8 avions Rafale (6 air et 2 marine)
• 36 chars AMX 10 RC rénovés
• 116 véhicules blindés de combat de l’infanterie (VBCI)
• 4 automoteurs à roues de 155 mm / 52 cal (Caesar)
• 5 045 fantassins à équipement et liaisons intégrés (Felin)
Projection-mobilité-soutien
• 22 hélicoptères NH90
• 4 rénovations d’hélicoptères Cougar
• Développement du porteur polyvalent terrestre (PPT)
Gendarmerie
• Commande de 92 futurs véhicules blindés de la gendarmerie (VBG)
• Poursuite du développement du système d’information départemental Athena lancé en 2007
Et le document d'ajouter que "La réalisation des commandes de matériels prévues en 2008 est subordonnée aux décisions qui découleront des travaux d’élaboration du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale et de la future loi de programmation militaire".
Tout le détail - chiffres divers et variés compris - de la LPF est disponible.
Un cyber command pour l'USAF
WASHINGTON --- The secretary of the Air Force announced the Air Force is officially standing up a provisional Cyberspace Command during his address at the Air Force 60th anniversary celebration Sept. 18 at the Pentagon. Secretary Michael W. Wynne said the provisional command, called AFCYBER (P), will be located at Barksdale Air Force Base, La. This is another step in the Air Force's move to develop an operational command for cyberspace. The size and location of the final major command has not been determined.
"While a number of basing locations for a permanent command staff are being considered and evaluated, no final decisions have been made," said Maj. Gen. Charles V. Ickes II, the special assistant to the deputy chief of staff for operations, plans and requirements. The Air Force will place a major general, yet to be named, in charge of the interim command. "While Lt. Gen. (Robert J. "Bob") Elder (the 8th Air Force commander) and 8th Air Force will continue to focus on day-to-day operations, the commander of AFCYBER (P) will prepare the way for the eventual standup of a full major command that will be responsible for organizing, training and equipping forces to conduct sustained global operations in and through cyberspace, fully integrated with air and space operations," General Ickes said.
Personnel will be temporarily attached to the provisional major command until a permanent command is activated, he said. General Ickes stressed that although the headquarters will be at Barksdale AFB, no unit moves are planned at this point. In December 2005, the Air Force mission statement was amended to include cyberspace as an operational domain along with air and space. In November 2006, the secretary announced 8th Air Force as the lead command for cyberspace.
La Géorgie augmente ses dépenses militaires
Cette évolution est conçue, selon les officiels géorgiens, dans l'optique d'une accélération des efforts destinés à permettre à la Géorgie de rejoindre l'OTAN, tout en améliorant les capacités défensives de l'armée.
mercredi 26 septembre 2007
Jane's n'est plus britannique
Là où l'affaire devient intéressante, c'est que disposer de Jane's vous assure d'un formidable potentiel d'influence. Reste à savoir dans quelle mesure un certain nombre de journalistes que je connais et qui y travaillent se battront ou non pour leur indépendance de vue. Un seul mot à eux : courage.
mardi 25 septembre 2007
Technologie & Armement, partenaire de Shepard et de l'AOC
Cet événement devrait rassembler une cinquantaine d’exposants, et les organisateurs attendent près de 450 visiteurs, tous spécialisés sur le marché de la guerre électronique. Technologie & Armement sera partenaire de la conférence et en profitera pour proposer un dossier spécial sur les nouveautés, les concepts en matière de guerre électronique au moment du salon.
COIN - évolution de la doctrine de l'US Air Force
D’emblée, la guerre irrégulière y est définie comme « un conflit violent entre des acteurs étatiques et non-étatiques pour la légitimité et l’influence au sein d’une population donnée ». Dans cette optique, le nouveau document dépasse la logique attritionnelle classique et d’indiquer que la légitimité et l’influence sont les principaux objectifs des opérations contre-insurrectionnelles.
Aussi, « la bataille des armes travaille en harmonie avec la bataille pour l’influence mais est surpassée par cette dernière ». Si cette approche constitue une extension des conceptions, maintenant solidement enracinées aux Etats-Unis, d’Effects-Based Operations (Cf. DSI n°27), elle constitue cependant une petite révolution dès lors que, dans l’acception américaine des EBO, les effets découlent de l’emploi des armes. Or, la nouvelle doctrine constate le rôle changeant de l’US Air Force dans les missions COIN.
Il sera « de plus petite échelle, indirect, un travail en coulisses où nous aidons des forces locales à être plus efficaces », autant de fonctions qualifiées de « non-cinétiques », aptes à aider à la prévention de l’émergence des conflits. Pour autant, la nouvelle doctrine ne dispense pas l’Air Force, selon le chef d’état-major Moseley, de pourvoir utiliser ses capacités cinétiques. Ainsi, « les adversaires que nous combattons ont des soldats à pieds, des camions, des véhicules, des RPG et des IED (…) mais ils n’ont pas la capacité de déplacer leurs forces rapidement de conduire des missions ISR comme nous le pouvons, d’offrir des effets cinétiques qui proviennent de nulle part de façon très précise ».
Et de rappeler que, pour autant, la force aérienne américaine devra toujours continuer à assumer ses missions traditionnelles. Et ce, malgré un nombre d’appareils en constante diminution…
samedi 22 septembre 2007
Du côté des lectures (6)
jeudi 20 septembre 2007
Quel dimensionnement pour la Marine nationale ? (3)
Il semble qu'il ait aussi suscité, avec les contributions de J-D. Merchet, un article sur Mer et Marine qui m'a été signalé par MB et dont la logique est implacable. Si ce n'est, toutefois, deux précisions qui s'imposent. La première se résume à un chiffre : 40 milliards, de déficit d'équipement s'entend. Or, si l'on conçoit parfaitement qu'une marine soit absolument stratégique - c'est même la thématique d'un ouvrage que je compte faire paraître l'an prochain - elle ne l'est pas plus que d'autres armées, l'air et la terre, s'entend. Chacune à son rôle et le fait est que le gouvernement ne semble pas disposé à augmenter de 43% le budget d'équipement des armées afin de satisfaire le Modèle 2015.
Ce qui m'amène à une deuxième précision : en tant que scientifique, un tel décalage entre besoins et budgets, entre désirs stratégiques et volonté politique (non pas qu'elle soit inexistante mais bien qu'elle n'aboutisse pas à augmenter les budgets) m'amène à me questionner sur la meilleure réalisation possible - avec ou sans 2ème PA - tenant compte des variables politiques desquelles le militaire ne peut en aucun cas être déconnecté. A cet égard, dessiner des scénarios fait partie de mon travail de scientifique - et tant qu'à faire, de journaliste spécialisé. Il s'ensuit que je ne me sens pas particulièrement visé comme producteur d'"intox" visant à satisfaire quelque dessein malfaisant à l'égard de la marine ou des industriels.
C'est même précisément ce pourquoi j'ai précisé qu'il s'agissait de scénarios. Qu'il me soit également permis d'indiquer que si je n'avais pas connaissance des réflexions de la Marine au moment de la rédaction de mes scénarios début juillet, les sources données par JD Merchet doivent sûrement exister. Je doute que les miennes soient identiques mais, début septembre, j'ai également eu connaissance de réflexions en ce sens dans la Marine. Je doute donc que l'on soit dans le registre de l'intox.
Cette fois, c'est la fin...
(Source : DH) : Des P.-V. pour les non-Flamands
(20/09/2007)
La police de Zaventem traumatise les non-néerlandophones de la commune
ZAVENTEM Mario, 11 ans, nettoyait, le 9 septembre, la voiture de ses parents à Woluwe-Saint-Étienne, située sur le territoire de Zaventem, quand deux agents de police néerlandophones lui ont signifié, en flamand, que la voiture, garée à moitié sur le trottoir, devait bouger. Le garçon, Italien d'origine, n'a pas compris. Il va à l'école européenne, comprend donc l'anglais, le français et l'italien... mais pas le néerlandais. Quelques secondes plus tard, il arrive en pleurant chez sa mère, qui va voir dehors ce qui se passe, passablement énervée que des agents de quartier se permettent d'effrayer son fils.
Mais Mme Grazioso, Italienne elle aussi, et par ailleurs employée comme son mari à la Commission européenne, ne comprend pas plus le flamand que son fils ou que son mari. "Nous n'en avons pas besoin et nous parlons dans notre maison la langue que nous voulons...", expliquent-ils logiquement.
Les deux policiers leur expliquent alors que s'ils ne bougent pas leur voiture dans les cinq minutes, ils ont une amende. Et leur demandent pourquoi, en 11 ans d'existence à Zaventem, ils n'ont jamais appris le néerlandais. "Si je vais en Italie, j'apprends l'italien", lance l'un d'entre eux. "Mais jamais on ne vous demandera d'apprendre le napolitain à Naples" , lui rétorque la dame. S'ensuit un débat linguistique qui n'est pas pour plaire à Mme Grazioso. Mais le mari calme la situation, bouge la voiture et les deux agents finissent par s'en aller, laissant là le couple sous le choc et leur petit garçon en pleurs.
Leur amende est arrivée hier, estimée entre 200 et 2.000 euros. La même est parvenue au voisin, qui lui aussi était mal parqué ce jour-là. Sauf que... la police détaille par écrit l'aventure au voisin, qualifiant Mme Grazioso d'hystérique. "Un comble, s'exclame-t-elle. Nous avons la certitude que ce P.-V. nous punit de notre faible niveau en néerlandais. C'est totalement aberrant. Nous sommes des ressortissants européens ! Et depuis, notre fils n'ose plus aller dehors, de peur de tomber à nouveau sur la police qui l'a traumatisé !"
mercredi 19 septembre 2007
Iran - les résultats des frappes
Dans cette optique, plus la pression est mise sur Téhéran, moins grand est le risque d'une intervention israélienne et là est sans doute toute la finalité : garder le contrôle, même si on peut donner l'impression de le perdre. Le "jeu", certes, semble dangereux. Mais nos perceptions nous trahissent aussi. Parler de guerre n'est, en effet, rien comparé au fait de la faire. Ou de voir les autres en entamer une dont les conséquences ne peuvent être maîtrisées... parce que l'on est évincé du jeu.
Le Foxhound repointe son nez
Arabie saoudite : contrat signé
mardi 18 septembre 2007
Interviews en pagaille
Ca a continué avec Blackwater pour BFM, sur la question de la place prise par la privatisation des fonctions de défense et des dérives qu'elle porte. Avec 10 minutes d'antenne, j'ai été assez royalement servi, avec l'occasion d'entrer en profondeur dans le sujet... Et ça s'est terminé par une interview pour le quotidien L'Echo, sur la même question, à paraître demain.
Et le boulot dans tout ça ? Et bien, disons juste que le DSI d'octobre est quasimment bouclé et que celui de novembre est en route. J'ai donc bien mérité un petit apéro accompagné d'une finition de chapitre sur la théorie du combat urbain ;o)
lundi 17 septembre 2007
France : retour au classicisme diplomatique ?
Sa déclaration avait alors été critiquée par une partie de la communauté des experts, indiquant que le chancelier allemand minait la crédibilité des pressions exercées ou planifiées à l’égard de Téhéran. Kouchner, de ce point de vue, pourrait avoir remis les Européens en piste, le ministre indiquant cependant dans la foulée de sa déclaration que la diplomatie restait « la meilleure option » et que « l’armée française n’est pas pour le moment associée à quoi que ce soit ni à aucune manoeuvre que ce soit ».
On se rappellera néanmoins que les dernières manœuvres Agapanthe, impliquant le porte-avions Charles de Gaulle, s’étaient déroulée dans le Golfe persique et qu’elle ont participé, non-officiellement bien sûr, d’une certaine pression sur Téhéran.
Dans le même temps, l’intervention du ministre des affaires étrangères se produit peu après une suite de déclarations portant sur le retour du Moyen Orient dans la logique diplomatico-militaire française. Après la visite en Irak du ministre des affaires étrangères et le discours aux ambassadeurs du Président de la République, le ministre français de la défense indiquait dans son discours de clôture des Universités d’été de la Défense que la région constituait la seconde priorité géographique de la France, après l’Europe.
Reste, toutefois, que le retour français sur la scène moyen-orientale se produit aussi dans un contexte de questionnements intra-européens alors que, justement, Paris entend mettre l’Europe en ordre de marche face à Téhéran. En effet, poursuivant sur sa lancée en faveur d’une Europe de la défense, la rencontre du 10 septembre entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel a notamment porté sur la coopération allemande à la dissuasion nucléaire française… et le Français d’essuyer un refus.
On le comprendra, le dossier iranien, en plus d’être un test pour la nouvelle posture diplomatique française, pourrait également en être un pour les efforts de Sarkozy en faveur d’une PESD mais aussi pour l’évolution future des relations franco-allemandes, pour une relation franco-américaine en pleine reconfiguration (sans toutefois que l’on ne puisse parler d’alignement sur Washington, ce qui semble très excessif) mais aussi pour un rapprochement avec la Grande-Bretagne qui semble absolument indispensable à toute PESD « remusclée ».
Interview : "se préparer au pire"
dimanche 16 septembre 2007
Une explosion des blogs francophones de défense ?
Mais les blogs sont apparus plus récemment. Honneur au (jeune) patriarche du mouvement, celui de Ludovic Monnerat remonte à fin 2004 et sera suivi du blog de la Revue Militaire Suisse qui, pour être la plus ancienne d'Europe, n'est pas la moins moderne. Et puis, plus rien (si ce n'est un frémissement canadien : celui d'un élève-officier et le blog du général de Richoufftz, malheureusement trop peu mis à jour). Jusqu'à juin-juillet 2007 où sont apparus le mien, Secret Défense puis deux autres. Celui de François Duran est plus axé "stratégie" et propose des réflexions avec lesquelles je ne suis pas toujours d'accord (par principe, je ne suis jamais toujours d'accord) qui méritent le coup d'oeil, l'auteur ayant la bonne idée de nourrir ses réflexions par une lecture qui semble assidue. "Petit dernier", le Military blog propose une série de réflexions tirées là aussi des lectures de l'auteur.
Le mouvement reste toutefois timide comparativement à ce qui se passe aux Etats-Unis. Dernièrement, je suis tombé sur l'Army of Dude, le blog pas très politiquement correct d'un Grunt américain engagé en Irak. David Axe, journaliste spécialisé et fréquemment engagé sur des théâtres, est également hautement recommandé. Si je ne vais pas en dresser la liste exhaustive ici, force est cependant de constater l'effrayante asymétrie entre francophones.
"Effrayante" dans la mesure où les blogs sont de bons indicateurs de la liberté d'expression existant dans un pays. Et si des Européens se sont offusqués de ce que le Pentagone donnait des recommandations aux "Milbloggers" engagés en Irak et en Afghanistan, force est de constater que l'autocensure peut régner beaucoup plus de notre côté de l'Atlantique que de l'autre... Question de culture ? De poids de la hiérarchie ? D'accès, pour les "opérationnels" au matériel (et à la bande passante) ? De peur du qu'en dira-t'on (un officier me confiait qu'un équivalent européen de Ralph Peters, autant écouté que critiqué à Washington, aurait toutes les chances de voir son plan de carrière sérieusement compromis pour cause de non-conformisme) ?
vendredi 14 septembre 2007
Le "cygne de Moscou" en vol
Notez le très spartiate poste de pilotage, typiquement "années 80". Remarquez aussi le petit ventilateur face au pilote (on le voit furtivement) : sans doute le meilleur signe de la déliquescence d'une électronique qui soit surchauffer le cockpit.
La FOAB et ses effets
Un commentaire russe indiquait que cette arme ne causait pas de dommage à l'environnement. J'ajouterais non sans un brin d'ironie qu'elle est aussi particulièrement discriminante...
Moins d'armes nucléaires en Europe
Pratiquement, ce retrait est également intervenu avant que ne soient interpellés des terroristes préparant un attentat sur la base, au terme d’une longue enquête. Selon plusieurs observateurs, il semble douteux que les armes reviennent à Ramstein une fois les travaux terminés.
jeudi 13 septembre 2007
Passer outre la censure chinoise ?
mercredi 12 septembre 2007
Back to basics
Pas question, là, de 2ème porte-avions mais de ces choses qui commandent l'action et qui ne se chiffrent qu'en hauteur de vue : la projection pourquoi ? Comment ? Où ? Contre qui ? Quelles formes de guerre ? Les questions sont souvent simples mais elles sont cruciales. Par certains aspects, ça fait du bien. C'était aussi l'occasion de voir le ministre d'un peu plus près et de la jouer "freestyle" suivant un principe intéressant et assez sain : on peut rapporter des informations mais ne pas citer la personne qui en est l'auteur. But du jeu des "principes de Chatham House", ne pas faire peser de pression médiatique ou de cette "peur du qu'en dira-t-on" qui anesthésie trop souvent les débats, y compris et malheureusement, académiques.
Aussi, s'il est vrai que le coût du Rafale sera remis en question dans ladite salle, sans doute l'incident a-t-il été monté en épingle, par l'évacuation de cette dimension propre au débat sans tabous. Et si le ministre indiquera effectivement que ce sont des F-16 d'occasion qui se vendent à l'heure actuelle - une théma que je comptais aborder dans le prochain DSI... sans le faire exprès - la réflexion ne doit pas être vue comme un reproche quelconque. Il faut savoir faire la part des choses entre questionnements et déclarations. En pratique, le coût du Rafale est aussi un résultat d'une politique qui n'a pas été systématiquement favorable. Et ces F-16 d'occasion devront aussi être remplacés plus vite que ne le seront les Rafale, alors que, maintenance accrue oblige, le coût à l'heure de vol finira aussi par poser un problème... Aussi, en pratique et vu de l'intérieur, l'ambiance n'avait rien d'électrique.
En tout état de cause, la présence de la rédaction aux UD sera pour nous l'occasion de revenir dans le prochain DSI sur la question, avec une série d'interviews exclusives et les grandes lignes du discours de clôture du ministre. Avec la perspective du Livre Blanc, on le comprendra, l'enjeu est plus que crucial...
Il y a des jours, comme ça...
Rik Coolsaet, Tanguy Struye de Swielande, Belgium and Counterterrorism Policy in the Jihadi Era. Bruxelles, Egmont Paper 15, EGMONT-Institut Royal des Relations Internationales, September 2007, 27 pp.
De tous les peuples de la Gaulle, les Belges...
Une première partie aborde le contexte politique et polémologique national et international autour duquel les missions sont analysées et les opérations engagées par la Belgique, y compris dans ses aspects éthiques.
Une seconde partie développe le domaine sociologique du métier de militaire avant de présenter quatre études de cas sur la vie quotidienne du soldat belge en opérations en Bosnie-Herzégovine, au Kosovo, en Afghanistan et plus récemment au Liban.
André Dumoulin et Delphine Resteigne, Le militaire belge en opérations : aspects politiques et sociologiques, Courrier hebdomadaire du Centre de recherche et d'information socio-politiques n°1960, Bruxelles, 2007, 48 pages, 6,90 euros. (Disponible au CRISP, Place Quetelet, 1A - B-1210 Bruxelles, 02/211.01.80 ou http://www.crisp.be/ ou dans toutes les bonnes librairies).
Vient de paraître : DSI Hors série n°2 - La France et sa défense

Editorial
Par Alexis Bautzmann
Nouveaux risques, nouveaux enjeux
Par Hervé Morin, ministre de la Défense
Atlas Typologie des conflits dans le monde
Vulnérabilité de la population mondiale
Les opérations militaires européennes (2003-2006)
La défense en mouvement
Par Guy Teissier, président de la commission de la Défense et des forces armées de l’Assemblée nationale
Réflexions sur notre Défense
Par Serge Vinçon, président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des forces armées du Sénat
Portfolio : R&D R&T de Défense aux États-Unis et en Europe
Trois questions à …
Olivier Darrason, président de la Compagnie Européenne d’Intelligence Stratégique (CEIS), et président de l’IHEDN
Atlas Les ventes d’armes américaines et russes en Europe
Ventes d’armes américaines et russes aux Amériques et en Afrique
Les principaux fabricants d’armes dans le monde
Ventes d’armes américaines et russes au Moyen Orient et en Asie
Les armées françaises en 2007
Par le général Jean-louis Georgelin, chef d’état-major des armées
Atlas La France puissance mondiale
Opérations extérieures des armées françaises
L’opération « Baliste »
Par le contre-amiral Xavier Magne, sous chef d’état-major « opérations navales », état major de la marine
Atlas Conflits et facteurs religieux
Les opérations de sûreté aérienne
Par le général Patrick de Rousiers, commandant la Défense Aérienne et les Opérations Aériennes (CDAOA)
Portfolio Graves : le système français de surveillance de l’espace
La force interarmées Licorne
Par le général Antoine Lecerf, commandant la Force d’action terrestre
La création de la dissuasion nucléaire française
Par le général (CR) Jean Rannou, conseiller du président de la CEIS
Puissance aérienne et théâtre urbain
Par Olivier Zajec, consultant à la CEIS
État et industries : partenaires face aux nouvelles menaces
Par Cécile Lefèvre, consultante à la CEIS
Les nouveaux défis de l’espace pour la France
Par Pierre Chiquet, fondateur des centres spatiaux de Brétigny, Toulouse et Kourou et ancien PDG de GIAT Industries
Focus : La conquête spatiale en quelques chiffres
Les programmes spatiaux dans le monde
Atlas géostratégique
Par le Centre d’Analyse et de Prévision des Risques Occidentaux (CAPRI) et le magazine DIPLOMATIE
Atlas Budgets militaires dans le monde en 1985
Budgets militaires dans le monde en 2005
Les Etats-Unis sur la scène mondiale
La nouvelle sphère d’influence russe
Bouleversements climatiques et sécurité nationale
Sécurité nationale et réchauffement climatique
Le pétrole iranien sous surveillance américaine
Populations et infrastructures nucléaires iraniennes
L’arsenal militaire nord-coréen
L’Allemagne et sa Défense
Avec Ulrike Merten, présidente de la Commission de la Défense du Bundestag
Atlas L’exploitation pétrolière dans le monde
L’énergie dans le monde
Opérations extérieures des armées allemandes
Le Royaume-Uni et sa Défense
Avec James Arbuthnot, président de la Commission de la Défense de la Chambre des Communes
La Roumanie et sa Défense
Avec Costica Canacheu, président de la Commission de la Défense et de la Sûreté nationale de la Chambre des députés.
DSI 29 - maintenant disponible chez votre marchand de journaux
Un petit problème indépendant de notre volonté a retardé la sortie de l'édition de septembre de DSI. On nous confirme cependant qu'il est à présent disponible dans les kiosques en France et qu'il devrait l'être jeudi en Belgique. Encore toutes nos excuses pour ce bien involontaire retard.
dimanche 9 septembre 2007
Being hurt without being hit...
Rien de neuf en cela, j'approuvais totalement les conclusion de David Lonsdale, le "poulain" de Colin Gray dans son excellent The nature of war - clausewitzian future.
Ce fameux seuil semble de plus en plus proche. Après les attaques sur les Pays Baltes, celle menée sur le Pentagone par la Chine (sur ses intentions, on renvoie à ce niveau nos lecteurs sur le commentaire du Livre blanc chinois dans DSI 25) tend à le montrer. Une excellente analyse "de premier jet", à cet égard, à été mise en ligne sur le blog du schizodoxe, qui relaie au passage la soirée "Artefact" de Dantec, au soir du 9/11.
Tout un symbole, je serai ce jour-là à Toulouse pour l'Université d'été de la Défense. La question à 100 Euros : lequel des événements sera le plus visionnaire ?
Quel dimensionnement pour la Marine nationale ? (2)
Il a raison : ALFAN nous avait indiqué (DSI n°26, si je ne m'abuse) que les FREMM ASM ont une capacité de lancement Scalp. Au surplus, elles sont sanctuarisées par la première commande effectuée auprès de DCNS.
Son idée est simple : conservons cette première tranche, gréons-les effectivement en ASM mais dotons-les effectivement de Scalp et d'une capacité de ciblage. Par ailleurs, rien n'empêche d'utiliser les bâtiments comme on l'aurait fait d'AVT : embarquer un hélicoptère RESCO et des commandos peut nécessiter des aménagements. Mais ils n'ont rien de rhédibitoire. Moins, en tous cas, que de gréer une AVT en ASM. Et l'antiaérien, me direz-vous ? Là, aucune réponse. De fait, l'option d'une FREDA (FREMM Défense Aérienne) est étudiée. Mais à quel coût ?
On rejoint donc la logique de la maximisation de l'influence à l'égard du sol en conservant une capacité d'escorte ASM, tout en évitant de surcharger un plan budgétaire déjà intenable en l'état actuel des choses. Après tout, il ne s'agit pas d'avoir plus en restant dans un budget constant : il s'agit d'avoir plus dans un budget en diminution pour les trois armées. Rien moins, si l'on ose dire.
samedi 8 septembre 2007
Colloque : les défenses antimissiles
L'occasion aussi pour les membres du RMES de s'exprimer :
- Alain De Neve (IRSD), "L'Europe peut-elle, au-delà de ses programmes antimissiles de théâtre, se doter d'une défense antimissile de territoire?"
- André Dumoulin (ERM) : "Défense antimissiles : qui parle au nom de l'Europe?"
- Joseph Henrotin (CAPRI), "Rendre les défenses inefficaces ? Techniques et tactiques anti-ABM"
Vous pouvez consulter l'ensemble du programme. Les demandes d'information et les inscriptions sont à envoyer à l'adresse suivante : club.participation-progres@wanadoo.fr.
vendredi 7 septembre 2007
Israël : le plan d’investissement à 5 ans de Tsahal
En tête des demandes israéliennes, le programme « Dôme d’acier » de défense contre les roquettes (sur le système, cf. DSI n°24, mars 2007) est définitivement validé. A l’échelon stratégique, le programme Arrow est considéré comme prioritaire.
Le plan demande également la livraison de nouveaux chars de combat Merkava Mk4 mais aussi l’introduction du HAPC Namer (Cf. Technologie & Armement n°8), développé sur base de châssis de chars Merkava Mk1 et Mk2 sortis de service. On a par ailleurs appris que les Etats-Unis vont aider Israël à mettre en place son système de digitalisation du champ de bataille (le Zayad) à un niveau de 300 millions de dollars.
Au niveau des forces aériennes, les commandes de F-35 Lightning II sont maintenues, l’IAF escomptant réceptionner ses premiers appareils en 2014. On notera que les appareils ont été négociés entre 50 et 60 millions de dollars/pièce. En attendant, la Heyl Ha’Havir bénéficiera d’une modernisation de ses appareils et de ses drones.
La Heyl Ha’Yam (marine) va quant à elle recevoir deux corvettes LCS construits par Lockheed Martin, a un prix unitaire de 250 millions de dollars. Le renseignement et les opérations informationnelles vont également bénéficier du nouveau plan.
jeudi 6 septembre 2007
La politique étrangère de l'Administration Bush
Ayant toujours en tête la profonde connaissance qu'a Tanguy des Etats-Unis (ça nous changera de certains "analystes"...), il me tarde de lire son travail.
Just blog it
Quel dimensionnement pour la Marine nationale ?
L'article a été lu par les membres du forums Géostratégique.net, avec qui je me suis mis à dialoguer. Après autorisation de leur part, je retranscris ici ces échanges, dans la mesure où ils permettent d'approfondir l'article :
Artheval : Joseph Henrotin expose deux scénarios possibles (je ne fais que paraphraser le dernier Technologie et Armement) : -Premier cas : Une configuration d'indépendance totale, avec une marine centrée sur la protection des lignes de communication maritime : Le PA2 passerait à la trappe (c'est peu probable maintenant qu'on a acheté les catapultes et que les brittaniques ont commandé leurs CVF) Les SNA Suffren seraient réduits de plusieurs unités, et les frégates classe Aquitaine (FREMM) seraient maintenues autant que possible ainsi que les La Fayette. On conserverait aussi les BPC et TCD. Il ne mentionne pas les FREDA. -Second cas : Configuration plus ambitieuse de projection permanente : On construit le PA2, on mène jusqu'au bout le programme Suffren éventuellement avec un ou deux unités en moins. mais on réduit le nombre de FREMM AVT et on conserve le reste des frégates existantes et les navires amphibies. Ici, l'escorte de nos capital ships serait assurée par nos forces mais aussi évnetuellement par des navires de voisins de l'UE, les batiments d'escorte étant en surnombre au niveau de l'Europe. Bref, c'est plutot pessimiste, mais peut-être réaliste vu les déclarations d'Hervé Morin qui annonce que l'Armée va devoir se serrer la ceinture. (il dit en même temps qu'on se maintiendra à 2% du PIB... ce qui voudrait dire augmenter l'effort de défense par rapport à aujourd'hui... décidemment, notre ministre est très cohérent).
Moi : Effectivement, je suis assez pessimiste. En fait, deux problèmes se posent : 1) le "autour de 2%" : plus ou moins que le 2% ? et 2) le fait qu'à budget constant, nous sommes déjà au-dessus de nos moyens : les commandes effectuées dépassent déjà de plus de 20 milliards (au minimum, certains évoquent le double) ce que l'on peut s'offrir dans le cadre budgétaire actuel. D'où de gros dilemmes, sachant que des programmes terre et air peuvent, au mieux, être rabottés et que le fruit de ces rabottages n'ira certainement pas à la marine mais... à une résorption des fameux 20 milliards. Maintenant, côté catapultes et commande brit, ça ne signifie rien. Par exemple, si nous avons rachetés les plans ou fait des clins d'oeil, la possibilité reste que nous fermions la porte. La vraie question est de savoir si, à un déficit de 20 milliards, il faut ajouter 2,5 de plus pour un bâtiment qui ne sera opérationnel que lorsque le CDG sera immobilisé, sachant qu'il faudra aussi réentraîner tout un équipage sur un navire très différent (et 20 ans plus jeune dans sa conception). D'où la 2ème hypothèse que j'ai tendance à défendre : la valeur d'une marine aujourd'hui, c'est d'influencer les crises au sol. C'est là qu'elles se passent, le paradigme de la bataille décisive en haute mer, nous l'avons dépassé depuis longtemps. Jouons-là "à la britannique" : prenons le 2ème PA MAIS aussi un 2ème groupe aéronaval, gardons les FREMM AVT mais larguons les ASM. Utilisons-les comme variable d'ajustement. Virons ce que l'on peut. Et appuyons-nous sur nos alliés européens qui ont déjà une capacité d'escorte de très loin supérieure à tous ce que nos plans envisageaient (ex : 2 Horizon contre 6 F-100 espagnoles ou 3 futures frégates danoises... et je n'ose même pas aborder le domaine ASM). Ces escortes existent déjà dans la pratique. Si la politique visant à booster la PESD dépasse le stade du discours, c'est le genre de choses vers laquelle on va. En attendant, avec 2 PA, 2 groupes aériens, 5 ou 6 SNA, quelques AVT, quelques frégates et le groupe amphibie, nous serons en mesure d'influer les crises comme nous ne l'avons jamais été auparavant et nous n'aurons jamais eu autant de poids politique aux plans OTAN comme UE. Il faut dépasser la question du nombre de coques pour envisager celle de l'influence réelle de ces coques. Maintenant, ces scénarios n'ont qu'une valeur indicative : la vérité se situera sans doute entre les deux. Faire le choix d'une dépendance à nos alliés est faire preuve de confiance. Mais souvenez-vous que, de toute façon, à partir de 2035, lorsqu'il faudra remplacer nos bâtiments, leur coût sera sans doute devenu tel que nous n'aurons plus du tout le choix...
Troubadour : Cher JH Pour le PA 2 je crois que tout le monde est d’ accord. Car pour attaquer des objectifs terrestres tant soit peut éloignés des cotes, notre MN ne peut se contenter de canons de 100Mm ! Comme de plus il n’est pas très sain de nos jours de s’approcher des cotes adverses, il vaut mieux rester à distance, même pour attaquer des objectifs en bord de mer. Dans ces conditions il apparaît que pour de nombreuses années encore, les PA resteront nécessaire. Ensuite viennent les SNA et là aussi leurs rayons d’action et leur discrétion les rendent d’une efficacité redoutable contre les marines de surface. Au Malouines 1 seul SNA après avoir coulé un croiseur a cloué la flotte argentine au port Aujourd’hui ce sont encore les seules navires à pouvoir s’approcher de cotes défendues avec un bon degré de sécurité et de surprise. Si on rajoute les missions de protection de la FOST et du GA la MN aura c’est six SNA. Pour les Frégates Je ne sais pas qui vous informe sur une réduction du format de F ASM pour Les remplacé par des AVT .Vous savez dans notre marine l’ASM et un domaine d’excellence que beaucoup nous envient Les sonars utilisés sur nos F ASM sont d’une qualité incomparable (même choses pour les sonars de nos chasseurs de mines ). Nos besoins en ASM sont de 6 F ASM à Toulon pour notre GA + GH et également 6 F ASM à Brest pour la FOST. Nous avons déjà 6 excellentes Frégates AVT qui ressemblent à des bateaux de pêche sur un écran radar. Et toute déjà équipées d’un radier pour lâcher des commandos, elles disposent également d’espace libre qui après quelque modif pourront accueillir des Missiles de croisières. Pour faire des économies modifions nos La Fayette pour en faire de véritables AVT .
Moi : Effectivement, les FREMM AVT doivent être conservées au maximum. Pour les ASM, le problème est que la menace ne diminue pas ; elle augmente. Pourquoi, alors, me direz-vous, les dégager ? Simplement parce que d'autres, nos alliés naturels, le font tout aussi bien et qu'il vaut mieux se concentrer sur ce qui peut nous rapporter politiquement et sur ce que l'on peut mieux faire que les autres. En fait, il faut partir non d'une conception classique de la souveraineté (on doit avoir "de tout" en quantité) mais des réalités de la globalisation... simplement, parce qu'on ne peut se permettre de faire autre chose. A ce stade, personne n'est en mesure d'assurer seul la protection des SLOCs. Pas même les USA : c'est tout le sens de la 1000 ships navy de Vernon Clark. Quant à l'évolution des La Fayette, je doute que ce soit une bonne idée. D'abord, parce qu'elle va nécessiter de nouveaux fonds, largement indisponibles. Ensuite, parce que ce sont d'excellents navires pour une mission trop déconsidérée et pourtant esssentielle au vu du monde qui existera en 2030 et où il faut se positionner aujourd'hui : la souveraineté des DOM TOM. La Réunion et la Polynésie "encadrent" ce qui va être le pivot géopolitico-économique du 21ème siècle - Russie/Chine/Inde/Japon/Corées/Asie du Sud/Océanie (Cf. la carte qui accompagnait l'interview d'Alfan). Attention, Artheval, sur la question de la dotation en sonars des AVT. En plus d'un sonar (= $), il faut aussi le CIC qui va avec (re- $). Vous allez penser, sans doute, que je suis un gros radin. Mais un observateur très avisé mon confiait récemment que certains systèmes d'armes de nos bâtiment en opérations dans des zones chaudes ne fonctionnaient qu'un jours sur deux ou trois : plus assez d'argent pour les pièces de rechange... On y va à la débrouille mais ça ne durera pas éternellement, ce genre de choses finira par entailler notre crédibilité. Et lorsqu'une marine n'est plus crédible, avoir des dizaines de coques ne sert à rien.
Artheval : Mais, que pensez-vous de l'idée de rendre les ASM autonomes dans le tir de Scalp, ce qu'elles ne sont pas, d'après les dires de DCNS. Est-ce possible techniquement ? Celà coutera de l'argent, mais combien ?
Les gros radins sont les responsables politiques qui veulent avoir de la puissance politique sans dégager pour celà les moyens financiers nécessaires. Les journalistes seraient bien avisés de mettre en balance le prix du paquet fiscal (15 G€) avec celui du PA2 dont on parle tant.
Elles (note de JH : les La Fayette) sont excellentes pour ça, certes, mais vu leurs capacités, et leurs évolutions possibles (en défense AA), n'est-ce pas un peu du gachis, surtout que les Floréal sont dédiées à celà ? A l'origine, quelles étaient les missions pour lesquelles les La fayette étaient prévues ? Je m'interroge aussi sur le cout de deux GAN fonctionnant en simultanné ? Celà signifie une commande supplémentaire de Rafales Marine, n'est-ce pas ? Dans quelle mesure nos Alliées accepteront-ils de mener les missions d'escorte ? (car sans FREDA, et avec moins d'ASM, composer l'escorte de deux GAN risque de poser encore plus de problèmes. ) D'une manière générale, l'ambiance actuelle donne l'impression que nous sommes une force sur le déclin. Nous aurons bientot des missiles de croisière, mais les Américains en disposent depuis déjà longtemps. Nous allons pouvoir influencer les crises depuis la mer, mais dans le même temps, l'armée de terre a du mal à projeter un grand nombre d'hommes. Notre effort de défense est passé à 1,7% du PIB (et va y rester, je suppose, si on ne veut pas financer ces 20 Milliards par an ?). Allons nous d'ici quelques décennies laisser le champ libre sur la scène internationale aux pays émergeants ? Les responsables politiques, de quelque bord que ce soit, semblent se désinteresser de la défense (au sens où ils ne consentent plus à donner des moyens supplémentaires) car celle-ci rapporte peu ou rien en popularité.
Moi : Certes, les La Fayette en l'état actuel sont du gâchis, dans le sens où elles pourraient être mieux armées. Pour le reste, ce sont d'excellents bâtiments. Ceci dit, reste la possibilité, lorsque le ciel s'éclaircira, de les faire monter en puissance : c'est en cela que ce serait dommage de les laisser à Toulon. Maintenant, c'est vrai que j'ai écrit trop vite tout à l'heure sur le concept de souveraineté : dans le contexte des zones citées, il va falloir le revoir de fond en comble. Donc être plus costaud que les Floréal. En fait, vous avez raison, nous sommes sur le déclin. Pas tellement parce que nous nous affaiblissons mais parce que, simplement, les autres montent en puissance. Tout le monde, dans l'axe géopolitique précité, le fait. Récemment, le Pakistan a commandé 2 Type 214 supplémentaires. Tout, dans cette zone, devient funky. Et sauf à mener des opérations conjointes avec les autres Etats européens, tout le monde, de ce notre côté de l'Eurasie va être éjecté de la zone "de croissance"... alors même que nous en dépendront de plus en plus ! Oui, il faudra un GAN supplémentaire. dans le débat sur le 2ème PA, beaucoup de commentateurs oublient que les espérances de commande en Rafale couvrent un groupe + l'attrition. Autrement dit que le 2ème PA va se trouver "à poil" et à quai la plupart du temps, sauf : - à l'activer en porte-hélicoptères (mais... pour faire ça, il y a moins cher) ; - à l'économiser le plus possible pour attendre des jours plus cléments et l'armer d'un 2ème groupe. Nos alliés accepteront ou se feront éjecter du pivot. A ce stade, le pragmatisme de Sarkozy dans son discours aux ambassadeurs en a soufflé plus d'un dans les capitales étrangères. Ca va aider. Le fait qu'on puisse travailler par "coopérations renforcées" dans le projet de "mini-traité" sauve l'essentiel de la Constitution en matière de PESD : le fait que des groupes d'Etat puissent avancer "dans leur coin". L'ABNL, par exemple, regroupe tous les bâtiments de surface NL et BE et a été conçu pour ce genre d'escorte. Les Allemands devraient aussi apprécier de donner un coup de main : l'Asie les tente et la Chine est leur ambition suprême point de vue commerce extérieur. Quand aux Espagnols et aux Italiens, je ne pense pas que cela leur posera problème. D'autant plus qu'on a l'EUROMARFOR avec eux : c'est signé depuis longtemps et ça manoeuvre depuis tout autant de temps. Vous comprendrez que les Polonais, Tchèques et Hongrois, quant à eux, ne risque guère d'entrer dans le process tant pour des raisons politiques que pratique. En fait, je ne pense pas qu'ils se désintéressent de la défense (ai lu le bouquin de Teissier cet AM, il demande 2,2%). Mais il faut voir les choses de leur point de vue et évoquer un chiffre qui ne l'est guère même s'il me semble plus utile que le % en regard du PIB : celui du % en regard du budget de l'Etat - soit ce qu'il peut réellement mettre dans la balance... parce qu'il a son argent et pas celui de ses citoyens. Là, la défense passe à plus de 15%.
Le reste de la discussion est ici. Jean-Dominique Merchet en parle également - apparement, sa logique rejoint la mienne (aurait-il T&A sur sa table de travail ?) mais diffère sur les conclusions.
mercredi 5 septembre 2007
Tentatives terroristes déjouées au Danemark et en Allemagne
Si ces tentatives avortés montrent une efficacité certaine des services, elles montrent aussi que nul Etat n'est à l'abri, contrairement à ce qu'une certaine vulgate laissait entendre en indiquant que le fait de n'être pas intervenu en Irak permettait de ne pas donner de prétexte à un attentat. L'Allemagne, en effet, s'était opposée fermement avec la France, la Belgique et le Luxembourg - le "groupe des quatre" - à l'équipée US en Irak.
Les attentats au Pakistan : interview
mardi 4 septembre 2007
Le retrait britannique du centre de Bassorah : interview
lundi 3 septembre 2007
Comment appliquer la résilience en Belgique ?
Le plan indien pour contrer la chute de Musharraff… et la perte de ses armes nucléaires
A cet égard, l’état-major indien a réfléchit à plusieurs options, s’orientant vers l’utilisation de frappes aériennes contre les sites ultra-protégés du « pays des purs ». A cet égard, Delhi a fait procéder au développement d’une arme à fort degré de pénétration, considérée par le quotidien indien India Times comme « le secret le plus vital de l’initiative de défense stratégique indienne…
Le secret réside dans des bombes de pénétration conventionnelles et furtives, qui dévasteront les capacités nucléaires chinoises ou pakistanaises en quelques minutes ». Dans la foulée, ce qui semble émerger comme une doctrine aérospatiale en bonne et due forme – alors même que Delhi s’apprête à activer son « commandement aérospatial » - s’appuie largement sur les capacités spatiales, qu’il s’agisse de renseignement, de guidage d’armements ou de communications en temps réel ou encore sur des capacités de renseignement en temps réel via les UAV ou les appareils de détection avancée Phalcon qu’elle met actuellement en service.
Aussi, les Su-30MKI sont-ils considérés comme la pierre d’angle de cette doctrine, en raison de leur rayon d’action et de leurs charge utile considérables mais également en fonction de leur aptitude à mener un combat Beyond Visual Range ou encore à traiter des objectifs rapidement émergents (Time Sensitive Targets). Dans le même temps, une telle vision nécessite une attaque préemptive en bonne et due forme, terme qui ne semble pas avoir été officiellement évoqué.
Le calcul indien semble, toutefois, délicat. La disposition par le Pakistan de missiles mobiles complique singulièrement de telles opérations. Dans ce cadre, il semble plus que probable que la seconde ligne de défense indienne, fondée sur les missiles antimissiles, sera non seulement mobilisée mais devrait connaître, au surplus, des évolutions notoires à l’avenir.
dimanche 2 septembre 2007
Un forum pour le Livre Blanc (2)
Mais comment s'en étonner ? Comment espérer qu'un forum ouvert 3 jours et bénéficiant de peu de publicité aura nourri de quelconques réflexions ? S'interrogeant sur le second porte-avions, on oubliera d'ailleurs souvent que la principale question n'est pas là. Les vraies questions ressortiraient plutôt d'un "à quoi doivent servir les forces françaises ?", "comment devraient-elles agir ? Seules, en coalition, en alliances ?", "quelles sont les menaces, maintenant et demain voire, après-demain ?". Et d'ailleurs, quelle doit être la stratégie navale française ? Quelle est sa stratégie maritime (les deux termes ne recouvrant pas les mêmes réalités) ? Qu'apportera réellement un second porte-avions sachant qu'aucun second groupe aéronaval n'est prévu (à part T&A, qui l'a dit ?) ?
Autant de question non abordées d'où découlent pourtant les lobbying pro- et contre le 2ème PA. Les armements aussi sont la continuation de la politique par d'autres moyens - sans elle, ils ne sont que ferraille sans signification autre que technique -, d'où l'importance du Livre Blanc. Or, ce sont précisément ces "questions qui fâchent" qui ne sont pas abordées. A quand un modérateur sur ce type de forums afin de transformer cet essai de "démocratie participative" ?
Des "2000" à Kandahar
Et pendant ce temps, à Abu Dhabi...
Prochaine étape, Night Vision 2007, fin octobre à Washington :
Nos armées sont-elles adaptées ?
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Éditorial
Nominations et agenda
Veille des contrats de défense
Veille contre-terroriste : 34 brèves
Veille stratégique :
Contre-terrorisme : 34 brèves
Veilles stratégique : 58 brèves
Flash : démographie urbaine, F-22, frégates F-125, SIPRI, MRAP, US Navy, A-10C, remplaçant des CH-53 allemands
Parution du classement du SIPRI
Armement : les plus gros vendeurs
Just blog it
Brésil : Accélération du programme de SNA
Canada : montée en puissance de la marine
États-Unis : l’effarante progression des Contractors ; augmentation d’un tiers du coût mensuel des opérations ; le C-27J l’emporte ; happy birthday Sentry ; le F-22 « abattu » pour la première fois ; les « murs de Bagdad » favoriseraient l’économie des forces ; débat sur l’utilité des MRAP ; le San Antonio toujours pas opérationnel ; US Navy, le coût des choses…
Venezuela : Chavez en visite à Moscou
Allemagne : KMW présente le Grizzly
Autriche : Accord sur le Typhoon
France : officialisation de la commande en Hellfire II ; double accord tripartite sur les drones… ; un canevas de Livre Blanc ? ; contrôle parlementaire du renseignement
Norvège : feu vert pour le NSM
Pays-Bas : révision à la baisse des ambitions
Russie : test réussi pour le Bulava… ; ambitions navales démesurées
Suisse : quel successeur pour les F-5 ?
Turquie : bye-bye PESD
Afghanistan : problèmes en vue
Corée du Sud : un nouvel IFV bientôt en production ; commission du Dokdo
Inde : le test de l’Agni III fait de l’Inde le 4e détenteur d’un ICBM… ; … et celui du Sagarika en fait le 6e détenteur d’un SLBM ; nouvelles versions pour le BrahMos ; feu vert pour le MRCA… ; …Et expression des besoins pour la marine
Indonésie : de nouvelles corvettes
Irak : le Hezbollah impliqué ?
Israël : nouveau satellite de reconnaissance
Japon : le F-2 effectue ses premiers exercices air-sol ; des F-15 de reconnaissance ; démission du ministre de la Défense
Singapour : dialogue de Shangri-La
Syrie/Iran : méga-contrats en vue pour la Russie ?
Taiwan : reprise des contrats ? ; le programme Jingjin est presque mené à terme
La chronique de Carl Von C.
Géostratégie : Birmanie
« Myanmar : un nouveau voisin nucléaire ? » par Vijay Sakhuja, maître de conférence honoraire à l’Institut d’Études de l’Asie du Sud-Est à Singapour
Stratégie : Adaptation et contre-adaptation
« PSYOPS stratégiques : l’Allemagne en pointe », entretien avec le lieutenant-général (Ret, Luftwaffe) Walter Jertz, co-directeur de l’ouvrage Strategisches Informations – und Kommunikationsmanagement
« Le Goban irakien », par le LCL Michel Goya, rédacteur au CDEF
« Au-delà du scandale, quels enseignements retirer du rapport intermédiaire de la commission Winograd ? » par Haninah Levine, maître de conférence et chercheur au World Security Institute du Center for Defense Information, Washington
Forces armées : la marine japonaise
« De l’autodéfense à la préemption ? L’évolution de la marine japonaise dans les années 1990 et 2000 », par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
Tableau de bord : « La Japanese Maritime Self Defense Force », par Philippe Langloit, chargé de recherche au CAPRI
Unités : CPCO
« Conduire la guerre. Le Centre de Planification et de Conduite des Opérations (CPCO) », par Véronique Sartini, journaliste
« La grande qualité du CPCO, c’est sa réactivité », entretien avec le vice-amiral Jean-Pierre Teule, chef du CPCO
« Nous alimentons le politique avec nos réflexions militaires », entretien avec le colonel Christophe de Saint Chamas, chef du J5, bureau planification et le colonel Laplane, en charge de la partie Europe du J5
« Nous formons un vrai centre opérationnel, 24h sur 24, par bordées », entretien avec le lieutenant-colonel Aranud de la Grand’Rive, chefr de la cellule de crise « Côte d’Ivoire »
Technologie : le Future Combat System de l’US Army
« Les véhicules du FCS », par Stéphane Ferrard, journaliste spécialiste des questions de Défense
« Un JTRS bien trop ambitieux », par Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de Défense
Nos fiches techniques
Lockheed Martin AC-130H et U Spectre/Spooky
Destroyer classe F-100 Alvaro de Bazan
IFV CV90
Du côté des lectures (5)
Deuxième ouvrage, Les forces terrestres dans les conflits aujourd'hui et demain est la version "livre" du FT-01 (pour sa présentation, Cf. DSI n°24), qui a reçu, en plus, une préface du général (FR) Cuche. Au format poche et à 9,5 Euros ici, l'investissement en vaut plus que la peine. Ce document de "Vision" est d'abord une analyse stratégique en bonne et due forme dont on s'étonne qu'il soit si peu évoqué dans les débats stratégiques...
samedi 1 septembre 2007
Pas d'ADS pour l'Irak
vendredi 31 août 2007
Des F-16 pour la Jordanie
jeudi 30 août 2007
Un forum pour le Livre Blanc
Quant à moi, je suis en déplacement aujourd'hui et demain, je posterai donc moins.
mercredi 29 août 2007
Fillon et la diplomatie d'armement
Le premier 16DDH à la mer

On rappellera également, au passage, que les Japonais avaient envisagé, à la fin des années 80, d'acheter des AV-8B... et qu'ils sont engagés, à l'heure actuelle, dans le programme JSF. En plus de l'article du DSI, j'avais déjà eu l'occasion de traiter de la stratégie japonaise dans les Cahiers du RMES, en l'occurrence dans celui-ci.
Bon, et alors ?
Mais quel est son héritage (non, pas son chéquier, l'autre héritage) ? A-t-elle révolutionné les sciences ? Mis fin à une guerre ? Passé ses vacances non sur un yacht mais bien dans la m... la plus noire à soigner des gens, comme certains médecins que je connais ? Non ?
Et bien, malgré tout le respect que je lui dois, qu'attend-on pour passer outre une mythification de ce qui ne reste qu'un accident de la route nous faisant passer à côté des vrais enjeux de notre époque ?
Aaahhh... Ca fait du bien !
Privatisation... de la stratégie aérienne
Mais, dans le processus de privatisation des forces armées, un nouveau cap a sans doute été franchi, l'américain Blackwater ayant annnoncé son utilisation d'appareil d'appui légers Super Tucano en Irak, après avoir acheté et armé des hélicoptères :
Security company Blackwater USA. is buying several Super Tucano light combat aircraft from the Brazilian manufacturer Embraer. These five ton, single engine, single seat aircraft are built for pilot training, but also perform quite well for counter-insurgency work.The Super Tucano is basically a prop driven trainer that is equipped for combat missions. The aircraft can carry up to 1.5 tons of weapons, including 12.7mm machine-guns, bombs and missiles. The aircraft cruises at about 300 knots and can stay in the air for about 6.5 hours per sortie. One of the options is a FLIR (infrared radar that produces a photo realistic video image in any weather) and a fire control system for bombing. Colombia is using the Super Tucanos for counter-insurgency work (there are over 20,000 armed rebels and drug gang gunmen in the country). The aircraft is also used for border patrol. The U.S. Air Force is watching that quite closely. The Super Tucano costs $9 million each, and come in one or two seat versions. The bubble canopy provides excellent visibility. This, coupled with its slow speed (versus jets), makes it an excellent ground attack aircraft. Blackwater already has a force of armed helicopters in Iraq, and apparently wants something a little faster, and more heavily armed, to fulfil its security contracts overseas".
Cette évolution est remarquable (non dans le sens normatif mais bien objectif) : historiquement, l'aviation était un des derniers domaines de l'Etat en tant que détenteur du monopole de la violence légitime. Au demeurant, cette évolution fait suite à une autre, relatée dans DSI il y a quelques temps : l'emploi de petits appareils de tourisme par le LTTE sri-lankais dans le cadre d'une OCA visant rien moins qu'une base aérienne abritant des Kfir.
Confusions sur les demandes indiennes
Ainsi, si les 18 premiers appareils seront livrés, les 108 autres devront être construits sur place, une situation de nature à conforter la position du Mig-35 (sur l'appareil en tant que tel, cf. l'article de Francis Nantha, qui assistait à sa présentation mondiale en Inde dans le T&A n°5).
mardi 28 août 2007
La défense européenne, priorité de l'administration Sarkozy
"Je souhaite aujourd'hui mettre l'accent sur le dossier de l'Europe de la Défense. Bientôt dix ans après l'accord de Saint-Malo, le moment est venu de lui donner un nouvel élan. Ce qui a été accompli ces dernières années est loin d'être négligeable puisque l'Union a conduit une quinzaine d'opérations sur notre continent, en Afrique, au Proche-Orient, en Asie. Ces interventions démontrent, s'il en était besoin, qu'il n'y a pas compétition, mais bien complémentarité, entre l'OTAN et l'Union".
On peut toutefois s'interroger sur le : "Face à la multiplication des crises, il n'y a pas trop plein, mais bien déficit de capacités en Europe. Je souhaite que les Européens assument pleinement leur responsabilité et leur rôle au service de leur sécurité et de celle du monde". Nous sommes bien en situation de trop plein : nous disposons de plus d'hommes, de chars, de blindés et bientôt de grands navires et d'appareils de combat que les Etats-Unis. Du moins sur un papier qui, à l'analyse, ne fait que souligner notre incapacité à mieux nous organiser. J'espère que c'est en ce sens qu'il faut interpréter le "déficit de capacités".
Poursuivons : "Pour cela, nous avons besoin en priorité de renforcer nos capacités de planification et de conduite des opérations". On tiquera toutefois sur ce jugement, à l'heure où nous disposons bel et bien en Europe d'une masse de quartier-généraux... mais qui ne sont gère utilisés ! Et le Président de demander "de développer l'Europe de l'armement avec de nouveaux programmes et de rationnaliser ceux qui existent; d'assurer l'interopérabilité de nos forces; et que chacun en Europe prenne sa part de la sécurité commune".
"Mais au delà des instruments, nous avons aussi besoin d'une vision commune des menaces qui pèsent sur nous et des moyens d'y répondre : il nous faut élaborer ensemble une nouvelle "stratégie européenne de sécurité", prolongeant celle adoptée en 2003 sous l'égide de Javier Solana". André Dumoulin, qui demandait une nouvelle stratégie dans le DSI de février, passera à coup sûr une bonne journée !
"Nous pourrions approuver ce nouveau texte sous présidence française en 2008. Notre Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, dont j'ai demandé l'élaboration dans les prochains mois, sera la contribution de la France à ce travail nécessaire".
"Dans cette démarche européenne, la France et l'Allemagne ont mis en place les fondations : la brigade franco-allemande, puis le Corps européen. A Saint-Malo, la France et le Royaume-Uni ont poursuivi cette construction, comme il est naturel puisqu'ensemble, nos deux budgets de défense représentent les deux tiers du total de ceux des 25 autres pays de l'Union, et nos budgets de recherche de défense, le double. Mais l'Italie, l'Espagne, la Pologne, les Pays-Bas, et tous nos autres partenaires ont vocation à participer à cet effort commun qui nous permettra de valoriser au mieux nos atouts : l'Union dispose de toute la palette des instruments d'intervention dans les crises : militaires, humanitaires, financiers. Elle doit s'affirmer progressivement comme un acteur de premier rang de la paix et de la sécurité dans le monde, en coopération avec les Nations-Unies, l'Alliance atlantique, l'Union africaine. Elle devrait aussi avoir la volonté de lancer une véritable politique de coopération et d'assistance en matière de sécurité avec les pays tiers, notamment en Afrique".
"Ces progrès de l'Europe de la défense ne s'inscrivent en aucun cas dans une compétition avec l'Otan. Cette Alliance atlantique, faut-il le rappeler, elle est la nôtre: nous l'avons fondée, nous en sommes aujourd'hui un des principaux contributeurs. Sur 26 membres, 21 sont aussi membres de l'Union. Opposer l'Union à l'Otan n'a pas de sens : nous avons besoin des deux. Mieux : je suis convaincu qu'il est dans l'intérêt bien compris des Etats-Unis que l'Union européenne rassemble ses forces, rationalise ses capacités, bref organise sa défense. Nous devons progresser avec pragmatisme, avec ambition, sans a priori idéologique, avec pour principal souci la sécurité du monde occidental. Parce que les deux mouvements sont complémentaires, je souhaite que dans les prochains mois nous avancions de front vers le renforcement de l'Europe de la défense et vers la rénovation de l'Otan et de sa relation avec la France".
L'affaire est dite : l'offensive est (enfin) lancée et sera musclée (cf. le renforcement en Afghanistan, la "reprise en main" du Kosovo, etc.). L'ensemble du discours est disponible sur le site de l'Elysée, ce qui changera agréablement de l'indigence de la couverture de la question par France 2 ... pour cause d'anniversaire de la mort de Lady Di (cherchez le bug...).
lundi 27 août 2007
Le Pakistan se dote d'un ALCM
D'une portée de 350km, il dispose d'un système de navigation semblable à celui du Babur (missile de croisière à lancement terrestre d'une portée de 700 km et probablement dérivé du Tomahawk) dont les caractéristiques avaient été décrites dans le n°23 de DSI (janvier 2007).
Le Ra'ad est, selon les officiels pakistanais, apte à projeter des charges classiques ou nucléaires et est qualifié d'engin "à faible probabilité de détection". Pour l'heure, on ne connaît toutefois pas le nombre d'engins qui entreront en service dans une force aérienne pakistanaise qui, traditionnellement, manque de munitions guidées de précision tirées à distance de sécurité.
Egypte : poursuite de la modernisation de ses blindés
The Government of Egypt has requested a possible sale of 125 M1A1 Abrams tank kits each with a Commander’s Independent Thermal Viewer, Firepower Enhancement Package and armor upgrades. Additional Major Defense Equipment (MDE) include 125 M256 Armament Systems, 125 M2 .50 caliber machine guns, 250 M204 7.62mm machine guns, and non-MDE for spare and repair parts, special tool and test equipment, personnel training and equipment, publications, U.S. Government and contractor engineering and logistics personnel services, and other related elements of logistics support. The estimated cost is $847 million.
Ces acquisitions porteront le parc égyptien d'Abrams à un total de 1.005 unités. Pour rappel, le M-1 devrait rester plus longtemps en service qu'initialement prévu. Washington estime ainsi que la remise à niveau de ses chars devrait leur permettre d'être utilisés jusque 2050.
Technologie & Armement au MAKSimum
En attendant, notre n°7 est toujours en vente !
Certains lecteurs nous ont exprimé leur difficulté à le trouver : la meilleure solution, de ce point de vue, reste un abonnement qui, au surplus, ne revient qu'à 42 euros pour 6 numéros (France métropolitaine) contre 51 euros pour 6 numéros achetés en kiosque.
samedi 25 août 2007
Garder la Corée du Nord debout
La raison ne réside certainement pas dans une énième théorie du complot ou dans je ne sais quel plan machiavélique de l'Administration Bush qui chercherait à s'assurer de la disposition en permanence d'un ennemi.
Plutôt, il s'agit d'une réflexion de bon sens découlant de la structure de commandement et contrôle ultra-centralisée de Pyongyang : en cas d'effondrement du régime, toute possibilité de sécurisation des armes B et C nord-coréennes pourrait être perdu avec des conséquences pour le moins aléatoires, selon Popular Mechanics.
Bilan mitigé pour le MAKS 2007
On notera toutefois la présence en force de la Chine, premier exposant étranger, avec une présence de plus de 500 représentants et - signe des temps ? - la présence d'un B-52 américain. Si le MAKS tend à se positionner plus sur le secteur militaire que ne l'a fait le Bourget récemment, certains commentateurs russes estiment cependant que le niveau du salon russe n'est toujours pas comparable à celui du français.
vendredi 24 août 2007
L'opération "Livre Blanc" officiellement lancée
A la tête du groupe d'experts, Jean-Claude Mallet, dont Arnaud de La Grange nous dresse le portrait dans Le Figaro, ancien Directeur des Affaires Stratégiques qui a cosigné Engagements 2035.
Sur ma table de nuit
Jean-Jacques Patry, L'ombre déchirée, la puissance aérienne contre la terreur, (Perspectives stratégiques, L'Harmattan, 2007) qui ne bénéficie à mon avis pas de la publicité qu'il devrait avoir et Bruno Tertrais, La France et la dissuasion nucléaire. Concepts, moyens avenir, (Questions de défense, La Documentation Française, 2007), une excellente synthèse de la question doublée de quelques remarques intéressantes.
Et le troisième ouvrage ? Le Stalingrad, d'Anthony Beevor.
MAKS 2007 : présentation de l'UCAV Skat
Avant d'en arriver là, encore faut-il qu'il soit effectivement développé...
jeudi 23 août 2007
Manoeuvres russes : pas de changement de posture nucléaire pour la France
Si des chasseurs Typhoon de la RAF ont intercepté les deux bombardiers et que la Commission européenne est actuellement en train d’examiner avec les Etats-membres la situation, la proximité des manœuvres russe pose question. Des sous-marins d’attaque à propulsion conventionnelle auraient également été repérés « à proximité de la Grande-Bretagne », sans toutefois que Londres n’indique si une violation des eaux territoriales a été commise.
Dans ce contexte, la rédaction de Défense & Sécurité Internationale a interrogé plusieurs officiers sur la question d’un éventuel changement dans l’état d’alerte des forces nucléaires françaises, reflet d’une préoccupation politique en regard des évolutions en cours. Selon l’un d’eux, « notre posture n’a pas évolué en fonction de cette nouvelle donne ». Cependant, la France n’est pas inactive, dès lors qu’entretenir une dissuasion nucléaire impose de maintenir une crédibilité en permanence, avec son cortège d’entretiens des matériels, de vols d’entraînement et de patrouilles en mer.
Aussi, « nous continuons nos entraînements réguliers et nous sommes évidemment prêts à réagir à tout moment ». Essentiellement considérées comme des gesticulations politiques « ce cas précis n’as pas encore conduit à modifier cette posture d’alerte ».
Afghanistan : vers une généralisation des EFP ?
Selon l'ISAF, si certains composants de ces EFP pourraient provenir d'Iran, le lien entre les armes et Téhéran est loin d'être établi. Et les miltaires d'ajouter que les EFP afghanes sont particulières, différant de celles utilisées en Irak.
Nouveaux achats indonésiens
La volonté de montée en puissance de l'Indonésie n'est pas neuve. DSI n°29 (à paraître) parle notamment du contrat portant sur les corvettes Steregushy tandis que le dernier T&A revient sur l'activisme indonésien dans le domaine des missiles antinavires, qui pourrait déboucher sur le développement ou l'acquisition de missiles de croisière d'attaque terrestre.
mercredi 22 août 2007
Première interception réelle pour les Typhoon

L'Indonésie achète 6 Flanker
mardi 21 août 2007
Défense aérienne : la Russie parie sur... le SA-3
About a dozen countries outside the CIS want to buy Pechora. Among the former Soviet republics Tajikistan has bought it, Uzbekistan is negotiating the acquisition, and Armenia is considering a deal. What attracts them?
Vyacheslav Korotayev, deputy director general of the Defense Systems company that produces Pechora-2M, said it is a revamped version of the S-125 Pechora, which seven CIS countries still have, along with missiles for it. Although Pechora-2M is supplied together with new 5V27D and 5V27DE missiles, which have an improved radio detonator and warhead, it can also use the older 5V27 missiles, which is quite economic for any army.
The new Pechora is mobile and can be redeployed within 20-25 minutes, compared with three hours needed to move the old version. This is of crucial importance for an air defense system, because air battles do not last long, and the system also needs to evade return enemy fire. The sooner it moves away, the more chances it has to survive until the next battle.
Besides, Pechora-2M has cutting-edge microprocessors, with their service life advanced from 30-40 to 2,000 and even 10,000 hours. Moreover, the new jam-resistant system can successfully cope with enemy ECM (Electronic-Counter-Measures) systems and missiles.
Experts recall that the United States had used Shrike anti-radar missiles against targets in Vietnam. But things have changed since then, and even the sophisticated HARM anti-radar missile is unable to hit Pechora-2M aerial posts because they simply vanish off the screen.
Unlike its predecessor, which had a 26 km (16 miles) range, the new SAM system can hit enemy aircraft 35 km (22 miles) away.
The Pechora-2M features an optronic network comprising one TV channel and one thermal imaging channel, allowing it to attack and destroy aerial targets day and night in conditions of electronic warfare. Consequently, the Pechora-2M can hit F-16 fighters at a 30-km (19-mile) range and larger aircraft at a range of up to 35 km (22 miles).
Frémissement européen ?
Le Kuznetsov de retour
Réflexions américaines sur le combat aérien : la furtivité déterminante ?
How does the F-35 compare in the air-to-air mission against likely competitors like the French Rafale, the Swedish Gripen, and the multi-national Eurofighter? All of European planes boast some of the best electronics suites that have ever provided for a combat aircraft. All are capable of high speed (over 2,000 kilometers an hour). All three aircraft carry excellent beyond-visual-range missiles (like the Mica, AMRAAM, and Meteor). All are highly maneuverable. But will they be better than the F-35 in a fight?
The answer, surprisingly, is probably not. The F-35 has one big advantage over these three fighters from Europe. Its radar signature, its vulnerability to being picked up on radar, is very low – as is the case with the F-117 and F-22. Given that its speed is pretty comparable to the European jets, and its AESA radar is at least as good as the European systems, this is a decisive advantage. The best weapons in the world are useless if they cannot see their targets.
Reste, néanmoins, que l'avantage découlant de la furtivité est transitoire par essence : elle n'empêchera pas un F-117 d'être abattu par un SA-3 serbe, missile au demeurant considéré comme obsolète. Dans le même temps, l'évolution des radars elle-même est fondamentale : la possibilité d'une annulation active, celle de "griller" le radar d'un adversaire, les travaux sur de nouvelles bandes sont autant d'avancées qui, peu à peu, vont grignoter l'avantage tactique de la furtivité.
A cet égard, ce qui apparaît comme plus déterminant que la furtivité - soit une suite de techniques - c'est l'agilité conceptuelle des ingénieurs et des stratégistes et l'aptitude des entreprises et des Etats à faire les bons choix de R&D - soit une suite de technologies (soit de discours sur la technique) et de politiques. Chaque chose à sa place...
lundi 20 août 2007
L'Albanie débarassée de ses armes chimiques
Five years ago, Albanian defense officials discovered a cache of lethal chemical weapons left over from the Cold War era. Turning to the United States for technical and financial assistance, the Albanian government succeeded in completing the destruction of the 16-ton chemical weapons stockpile in July.