dimanche 9 septembre 2007

Quel dimensionnement pour la Marine nationale ? (2)

Un ami marin bien informé me fait remarquer par mail deux-trois choses qui ont leur importance : si la variable d'ajustement "frégates" semble ce qui peut être le plus logique si l'on désire conserver le 2ème PA et le doter d'un équipage et d'un second groupe aérien embarqué (à noter dans les commantaires du précédent post sur le sujet une proposition assez intéressante), se focaliser sur les AVT pourrait ne pas être le bon calcul.

Il a raison : ALFAN nous avait indiqué (DSI n°26, si je ne m'abuse) que les FREMM ASM ont une capacité de lancement Scalp. Au surplus, elles sont sanctuarisées par la première commande effectuée auprès de DCNS.

Son idée est simple : conservons cette première tranche, gréons-les effectivement en ASM mais dotons-les effectivement de Scalp et d'une capacité de ciblage. Par ailleurs, rien n'empêche d'utiliser les bâtiments comme on l'aurait fait d'AVT : embarquer un hélicoptère RESCO et des commandos peut nécessiter des aménagements. Mais ils n'ont rien de rhédibitoire. Moins, en tous cas, que de gréer une AVT en ASM. Et l'antiaérien, me direz-vous ? Là, aucune réponse. De fait, l'option d'une FREDA (FREMM Défense Aérienne) est étudiée. Mais à quel coût ?

On rejoint donc la logique de la maximisation de l'influence à l'égard du sol en conservant une capacité d'escorte ASM, tout en évitant de surcharger un plan budgétaire déjà intenable en l'état actuel des choses. Après tout, il ne s'agit pas d'avoir plus en restant dans un budget constant : il s'agit d'avoir plus dans un budget en diminution pour les trois armées. Rien moins, si l'on ose dire.

12 commentaires:

Artheval_Pe a dit…

Conserver finalement les ASM serait finalement l'option la plus interessante ? Celà signifie que nous aurons moins de batiments, mais toujours une capacité d'escorte, en plus des capacités d'action vers la terre. Dans ce cas là, les ASM accompagnant le groupe aéronaval pourraient se révéler interessantes dans la gestion des crises à terre.

Mais, plus largement, je me demandais si réduire le budget en réduisant les investissements était une option interessante. En effet, notre gouvernement cherche à relancer la croissance. Mais celle-ci ne va pas aller d'elle-même. Ne serait-il pas plus interessant de tenter de réduire certaines dépenses de fonctionnement (je parle de l'Etat au niveau général) mais en même temps de continuer les investissements étatiques (parmi lesquels ceux de la défense) qui vont générer de la richesse et de l'emploi ? Surtout que dans le cas des navires de guerre, l'Etat récupère une petite fraction de l'investissement dans les dividendes qu'il reçoit au titre d'actionnaire de DCNS.
Nos dirigeants politiques veulent faire augmenter la croissance, sauf que si dans le même temps, l'état diminue ses dépenses, cette action là va plutot freiner celle-ci.

Athéna et moi... a dit…

La vision que vous défendez est néo-keynésienne, un certain nombre de partis libéraux l'ont (paradoxalement) appliqué par ailleurs. Je ne vais pas entrer dans le détail de la question de la redistribution, des courbes de Lorenz et de ces joyeusetés qui ont fait ma 2ème candi ou de l'efficienc d'un appui sur les entreprises de défense pour une relance globale qui nécessiterait bien plus d'efforts en R&D ;o)

Mais je pense qu'avec un peu plus de 15% du budget de l'Etat, la Défense est déjà l'un des plus gros budgets unitaires de l'Etat. Et les facteurs d'économie structurelle ont déjà été utilisés : le non-remplacement d'un fonctionnaire partant à la retraite sur deux va dans ce sens. Après, reste la décentralisation, les coûts pesant sur les entités régionale sans augmenter les impôts nationaux. Mais nous allons morffler aux impôts locaux et ça c'est très mauvais pour la croissance...

Prenez, néanmoins, garde : les bonis dégagés n'iront... à personne mais à résorber la dette. Dans le même temps, si vous allez plus loin, vous plantez une partie de la politique économique française. Un "0% de remplacement des fonctionnaires", c'est certes beaucoup d'économie. Mais c'est aussi beaucoup de candidats au travail qui ne seront pas absorbé par le privé. Donc, autant de générateurs d'impôts en moins.

Tant que le secteur privé n'est pas plus dynamique, ce que vous proposez me semble impossible.

Par ailleurs, prenez également en compte un autre facteur : acheter un matériel (et le chiffre d'achat) n'est qu'une fraction de ce qu'il coûtera (pour un navire, généralement 50%) : il faut un équipage à payer, du carburant, des MCO, des primes d'éloignement, des pièces de rechange, j'en passe et des meilleures.

Pour nombre d'économistes, de ce point de vue, l'armement n'est plus qu'un poids mort sur un budget national. Pour eux, une ligne à grande vitesse, dans une politique keynesienne, dégage plus d'argent.

Anonyme a dit…

Supprimer les tranches optionnelles n°2 de 2011 de 4 FREMM et celle n°3 de 5 FREMM pour 2013 ,c'est donner un mauvais signe à la politique industrielle de soutien à l'industrie nationale DCNS/THALES/CNM..

C'est aussi de ne pas tenir compte de l'aspect social de ses E.

Si jouer sur "les variables d'ajustement budgétaire" n'est pas l'apanage de la MN ou du MinDef ,ils peuvent le faire autrement. S'ils optent pour une révision du format de la flotte de surface de premier rang ,c'est quelque part abaisser le niveau capacitaire de la France ,en oublier qu'un pays qui dispose du deuxième espace maritime mondial de 11.000 Km² ,riveraine de 3 océans et 4 mers ,une ZEE 20 fois plus vaste que la métropole se doit d'avoir des atouts et les atouts de la marine ,ce sont l'assurance de mettre en oeuvre de façon permanente un PAN ou PA2 avec son GAE et son GAN ,l'assurance d'une disponibilité permanente d'escorte du GAN ou de la flotte Amphibie BPC/TCD ,l'atout d'une marine c'est la flexibilité de mettre en oeuvre des bâtiments ou plate-formes pour délivrer les MdCN ,option tactique opérationnelle de mise en oeuvre du SCALP Naval par SNA Suffren ou FREMM AVT ,quid de cette option si suppression des AVT ? Quid du nombre de dotation de 200 missiles de croisière pour les flotteurs de surface ? Quid de la cible de 50 MdCN pour les SNA ? Quid de l'affermissement des tranches conditionnelles en 2011 et 2013 ? Supprimer des ASM ou AVT alors que celle-ci sont la base et la formation de l'ossature de MN en terme de navire de surface ,vont-ils être actées par des GOWIND ou FASTWIND pour compenser le renouvellement ? Quand on parle de baisse capacitaire ,c'est pour aviser les décideurs que c'étaient 10 FASM F67/F70 (dont 9 en service) qui doivent ou devraient être remplacées par une flotte de 8 FREMM ASM ,ce sont pas moins de 17 avisos A69 (dont 9 en service) qui peuvent être relayées et optimisées par 9/7 FREMM AVT.

7 AVT en pensant au renouvellement des 2 FAA type Cassard D614/D615 par des FREDA à 550M€ pièce hors coût des munitions. Même si déjà ,rue Royale on songe à reporter le RSA des Cassard vers 2017/2018/2019. A condition que l'on songe à commander 2 FREDA pour compléter la flotte FDA HzN.

L'atout d'une marine moderne ,c'est donc la DTO élevée et la permanence à la haute mer de ces bâtiments SNLE/SNA/PAN/FREEM ,armés par des équipages entraînés et expérimentés ,servis par des soutiens.

Donc si nos autorités veulent ajuster ,qu'ils s'inspirent du ratio effectif/bâtiments de la RN. Qu'ils négligent plus la géostratégie et la géopolitique des mers et des océans.

Mais là Joseph ,tu peux y remédier.

Philippe

Athéna et moi... a dit…

Oui, Philippe, je suis au courant de tous ces enjeux, sociaux, industriels, stratégiques et de gestion courante des ops.

Pour moi, cet incompréhensible désintérêt pour l'Asie (j'ai bien quelques idées, mais à exprimer dans un article académique) cache justemment un désintérêt pour la géostratégie alors que le déclin de l'Europe se joue(ra) en Asie.

Et il nécessite une marine parce que c'est l'armée à la portée naturellement la plus stratégique que nous ayons (isomorphisme des océans, océans res nullius et j'en passe - c'est une des thémas de mon prochain ouvrage, d'ailleurs).

Mais nos contraintes sont nos contraintes : on n'a plus d'argent. On a vu trop gros sans, justemment, réfléchir à la géostratégie et à l'articulation ce qu'est le monde et à ce qu'il sera dans 10, 20 et 30 ans. On paie le prix d'une politique "armées contre armées". C'est pour ça que DSI s'oriente "stratégie" (c'est relatif : 50% de ses pages sont "techno").

Les industriels font des produits, qui servent une politique et des doctrines. L'important, c'est donc ces dernières. Et là, effectivement, des options comme celles de la RN (je ne parle pas des Bay qui leur ont coûté un pont !) sont à étudier.

De ce point de vue, je regrette que le process d'écriture du LB soit si court. Trop de choses sont à remettre en perspective...

Bon, à propos de stratégie, un 20 pages sur l'impact des UO sur la théorie stratégique m'attend ;o)

Anonyme a dit…

"Un "0% de remplacement des fonctionnaires", c'est certes beaucoup d'économie. Mais c'est aussi beaucoup de candidats au travail qui ne seront pas absorbé par le privé. Donc, autant de générateurs d'impôts en moins."

Logique curieuse qui me semble fort franco-française, paradoxal pour un belge :-)))... Comme si l'état était le seul salut du travailleur. En réalité, c'est l'oeuf et la poule: moins d'état donc moins d'impôt permet d'espérer la redynamisation du secteur privé et donc une absorption des "would-be" fonctionnaires". En tout cas, ça a marché en Espagne, en Islande, en Suède, etc.

Autre point curieux: la notion d'impôt payé par le fonctionnaire. Moins de fonctionnaires = moins d'impôts payés. Oui mais non: le salaire d'un fonctionnaire, est le fruit de l'impôt, non? S'il en rend une part, c'est un jeu à sommes égales.

"Pour nombre d'économistes, de ce point de vue, l'armement n'est plus qu'un poids mort sur un budget national. Pour eux, une ligne à grande vitesse, dans une politique keynesienne, dégage plus d'argent."

Il y a tout de même un énorme intérêt aux marchés publics de la défense: ce sont les seuls qui échappent aux traités européens. En d'autres termes, vous pouvez rester franco-français, personne ne trouvera rien à dire à la commission. Par contre, quand vous construisez votre ligne TGV, essayez de favoriser en tordant les termes du contrat une entreprise du Loir-et-Cher contre ces satanés polonais entrant parfaitement dans les conditions de l'appel d'offre... Et attendez de voir le montant de l'amende...

alex

Athéna et moi... a dit…

Bonjour Philippe,

Tu sais, la logique de la fonctionnarisation de chômeurs potentiels a traversé tous les Etats européens, Belgique comprise, on est même champions : 1/10ème de la population (gosses et retraités compris !) relèvent de l'un ou l'autre niveau de service public (parastataux = Poste, chemis de fer, etc non compris).

En fait, le pépin, c'est que le secteur privé n'est pas assez dynamique : il y a des conditions structurelles à la croissance et ce sont celles qui sont généralement déconsidérées par nos camarades économistes...

Sûr qu'un salaire de fonctionnaire est d'abord le fruit de l'un ou l'autre impôt. Mais, dans la logique politique, elle est généralement celle d'un salarié de plus et d'un chômeur de moins. Idem chez les comptables : le lien entre impôts et dépenses de fonctionnement, en compta publique, n'est pas direct.

Attention, sur le 256 Nice (non soumission à la concurrence pour, notamment, les eqpts de défense) : les derniers accords EDA montrent que ce sera de moins en moins le cas et que les attributions de marchés tendront de plus en plus vers la concurrence... et la France les a signé.

Dans le même temps, les entreprises de défense ont aussi souhaité évoluer de plus en plus vers une véritable indépendance... même si elles aimeraient être, pour certaines, exonérées de la TVA...

Eraltyr a dit…

Est il possible de quantifier l'apport capacitaire d'un PA vis à vis des FREMM AVT en contrôle de zone, et au niveau des effets produits (nombre de sorties / Type d'objectifs traité / superficie contrôlée par un PA et l'équivalent d'AVT dont nous devrions nous passer pour avoir ce PA) ?

Anonyme a dit…

La solution préconisée de commander 2 frégates ASM de plus et de doter l'ensemble des ASM de capacités de ciblage semble la meilleure.
Reste qu'on pourrait également doter les 2 dernières ASM d'aster 30 en lieu et place des missiles de croisière afin d'assurer une protection antiaérienne minimale et remplacer des FREDA déjà obsolètes dans cette mission.
Une Fremm antiaérienne tout comme une horizon sont déjà dépassées face aux menaces furtives: elles ne sont d'aucune utilité face à un F35 ou un F22. Le seul choix antiaérien effectif au niveau européen se situe dans le samson britannique des T45.
Pour la France, l'économie pourrait passser par une révision du programme de SNA: 2 SNA seulement pour préserver les compétences techniques, escorter le GAN et le remplacement des autres par 2/3 scorpènes pour assurer les autres missions. C'est la seule véritable économie.
Les gowind n'ont aucune utilité compte tenu de leur radar trop limité et de l'absence de capacité ASM qui les condamne, sans parler de leur autonomie.

Anonyme a dit…

J'imagine que l'option évoquée de remplacer 4 des SNA Suffren par des Scorpène a été abordée en haut lieu. Que peut-on en penser? Cette solution est séduisante à première vue, mais la perte de l'effet de série sur les SNA serait-elle préjudiciable? Que ferait-on de tout le personnel atomicien dégagé? A-t-on ici un simple problème de lobby ou peut-on trouver de réelles explications au choix du "tout SNA"?
Pierre

Anonyme a dit…

La suppression de SNA que j'ai discutée plus haut ne semble pas préoccuper le haut commandement plus occupé à préparer sa retraite au sein des entreprises créatrices de ces petits bijoux nucléraires, ce que je regrette.
C'est pourtant la plus grosse et la seule source d'économies sans effet sur l'efficacité de la marine puisque celle-ci n'arrive probablement pas à faire naviguer plus d'un exemplaire de SNA faute d'entretien et de crédits.
2 Scorpènes en plus de 2 SNA suffisent à l'escorte -limitée- des SNLE et des groupes navals GAN et secondaires, à la défense de nos côtes notamment en méditerranée.
Le lobbye nucléaire malgré la proximité du PDg d'Areva de l'Elysée ne vend pas ses réacteurs nucléaires militaires(sauf à attendre un miracle du côté du Brésil ou du Canada mais alors on ferait mieux de leur céder 2 barracudas à chacun pour aller croiser sur l'amazone ou sous la banquise)qui sont sans intérêt.
Quant aux réacteurs civils, faute de combustible à proposer aux clients, on peut avoir de grandes craintes.
Si le pays ne sécurise pas son approvisionnement, et cela suppose une diplomatie musclée et une armée crédible à l'extérieur, Areva n'aura plus aucune chance de placer ses centrales hors de France.
On ne vend que si on est fort sauf à céder son savoir-faire comme on vient de le faire en vendant une toute petite série à la Chine... qui ne tardera pas à la dupliquer comme elle l'a fait pour le crotale, pour nos radars, sonars etc... à chaque fois achetés en toute petite série sans suites.
Il faut redevenir crédible sur le plan de la défense nationale et cela suppose des systèmes efficaces, un réacteur nucléaire ne sert à rien si le système de combat n'apporte aucun plus par rapport à un SM classique.
Musclons les systèmes (radars, sonars, missiles) et réformons nos structures de production toujours 3 fois plus chères que celles américaines à niveau égal avant de faire de l'esbrouffe avec des technologies que tout le monde nous envie sans savoir réellement à quoi elles servent.

Anonyme a dit…

Les SNA sont le seul type de batiment apte a survivre face a un adversaire supérieur, et susceptibles de se déployer mondialement et de rester furtif.
Ils participent à la protection de la FOST (ou des escadres) mais constituent un élement essentiel de dissuasion conventionnelle sur mer.
En effet la France peut etre menacée comme a Suez par une grande puissance qui apporterait son soutien au pays contre lequel on lutterait (la rumeur dit que les Russes l'ont proposé aux Argentins en 1982)
Pouvoir dissuader cette puissance d'engager ne serait ce que ses SNA est essentiel.
Pouvoir répliquer a l'ingérence d'un grand pays en balancant quelque missiles de croisière devient aussi esssentiel car on ne va pas l'atomiser pour une intervention extérieure et se faire détruire en représaille.
Les SNA ont aussi seuls la vitesse pour lutter en pleine mer contre les escadres navales.
Ils ont aussi la capacité de renseignement discrete et mondiale.
Ils sont sur tous les fronts d'ou les équipages doubles vu leur nombre insuffisant.
Et forment les équipages de la FOST qui sont les plus senior.

Ils sont tous simplement l'étalon d'une marine de premier plan et essentiels a la sécurité de la FOST en surveillant de temps en temps l'activité sous marine dans les zones de déploiement.

En avoir 6 est déja trop juste et mettre des SSK conventionnels a développer (surcout de R&D) est grotesque.

La priorité absolue avec les SNA sont les 8 FREMMs ASM protégeant le Cdg ou une escadre, ou un convoi ou les abords de nos ports.
Les FREMMS ASM peuvent sans probleme embarquer des missiles de croisières (comme tous batiments en réalité avec des lanceurs style Exocet).

Il ne faut pas oublier que la menace sous marine explose.

Les SNA et les 8 FREMMS ASM nécessiteront 1,2 Milliards d'€ annuel d'ici 2020 au rythme très lent prévu sur un budget d'équipement Marine de 2,2 M d'€ actuellement mais qui devrait augmenter.
Pour le reste on fera avec ce qui restera a la Marine.

Les FREMM AVT sont aussi des batiments de défense antiaérienne de point formant un écran d'ASTER 15 (ou 30 qu'ils pourrait aussi embarquer sans surcout) contre des missiles anti navire sea skimmer supersoniques et sur ce dernier point elles sont plus efficaces grace au nombre que 2 ou meme 4Horizons.Et c'est leur premier role meme si on ne le dit pas.
Le SCALP n'est pour elles qu'un role secondaire.
Les 9 FREMS AVT SANS l'armemement et les hélicopteres valent le prix d'un PA2 et ne peuvent tirer que 150 SCALP.
Un PA2 peut faire 100 missions par jour pendant des semaines et chaque Rafale peut embarquer un missile de croisière ou 6 AASM.
le calcul en terme de puissance de feu est rapide.
Un PA peut frapper plusieurs milliers d'objectifs.

L'arbitrage si il a lieu est difficile.

Le probleme est donc le budget d'équipement de la Marine actuellement très insuffisant et quand on sait que l'essentiel du budget de la défense part dans le coût des effectifs et sureffectifs des armées...
J'espere que mon post aura mis les choses au clair pour certains amateurs.

Anonyme a dit…

Les SNA sont le seul type de batiment apte a survivre face a un adversaire supérieur, et susceptibles de se déployer mondialement et de rester furtif.
Ils participent à la protection de la FOST (ou des escadres) mais constituent un élement essentiel de dissuasion conventionnelle sur mer.
En effet la France peut etre menacée comme a Suez par une grande puissance qui apporterait son soutien au pays contre lequel on lutterait (la rumeur dit que les Russes l'ont proposé aux Argentins en 1982)
Pouvoir dissuader cette puissance d'engager ne serait ce que ses SNA est essentiel.
Pouvoir répliquer a l'ingérence d'un grand pays en balancant quelque missiles de croisière devient aussi esssentiel car on ne va pas l'atomiser pour une intervention extérieure et se faire détruire en représaille.
Les SNA ont aussi seuls la vitesse pour lutter en pleine mer contre les escadres navales.
Ils ont aussi la capacité de renseignement discrete et mondiale.
Ils sont sur tous les fronts d'ou les équipages doubles vu leur nombre insuffisant.
Et forment les équipages de la FOST qui sont les plus senior.

Ils sont tous simplement l'étalon d'une marine de premier plan et essentiels a la sécurité de la FOST en surveillant de temps en temps l'activité sous marine dans les zones de déploiement.

En avoir 6 est déja trop juste et mettre des SSK conventionnels a développer (surcout de R&D) est grotesque.

La priorité absolue avec les SNA sont les 8 FREMMs ASM protégeant le Cdg ou une escadre, ou un convoi ou les abords de nos ports.
Les FREMMS ASM peuvent sans probleme embarquer des missiles de croisières (comme tous batiments en réalité avec des lanceurs style Exocet).

Il ne faut pas oublier que la menace sous marine explose.

Les SNA et les 8 FREMMS ASM nécessiteront 1,2 Milliards d'€ annuel d'ici 2020 au rythme très lent prévu sur un budget d'équipement Marine de 2,2 M d'€ actuellement mais qui devrait augmenter.
Pour le reste on fera avec ce qui restera a la Marine.

Les FREMM AVT sont aussi des batiments de défense antiaérienne de point formant un écran d'ASTER 15 (ou 30 qu'ils pourrait aussi embarquer sans surcout) contre des missiles anti navire sea skimmer supersoniques et sur ce dernier point elles sont plus efficaces grace au nombre que 2 ou meme 4Horizons.Et c'est leur premier role meme si on ne le dit pas.
Le SCALP n'est pour elles qu'un role secondaire.
Les 9 FREMS AVT SANS l'armemement et les hélicopteres valent le prix d'un PA2 et ne peuvent tirer que 150 SCALP.
Un PA2 peut faire 100 missions par jour pendant des semaines et chaque Rafale peut embarquer un missile de croisière ou 6 AASM.
le calcul en terme de puissance de feu est rapide.
Un PA peut frapper plusieurs milliers d'objectifs.

L'arbitrage si il a lieu est difficile.

Le probleme est donc le budget d'équipement de la Marine actuellement très insuffisant et quand on sait que l'essentiel du budget de la défense part dans le coût des effectifs et sureffectifs des armées...
J'espere que mon post aura mis les choses au clair pour certains amateurs.