lundi 3 septembre 2007

Le plan indien pour contrer la chute de Musharraff… et la perte de ses armes nucléaires

Le débat stratégique indien, plus actif qu’on ne pourrait le penser en Occident, s’est récemment orienté sur les conséquences indirectes d’une éviction du pouvoir du président pakistanais Pervez Musharraff. En particulier, au-delà de la délicate question du voisinage avec un Etat djihadiste, la crainte de Delhi est de voir tomber aux mains islamistes l’arsenal nucléaire pakistanais.

A cet égard, l’état-major indien a réfléchit à plusieurs options, s’orientant vers l’utilisation de frappes aériennes contre les sites ultra-protégés du « pays des purs ». A cet égard, Delhi a fait procéder au développement d’une arme à fort degré de pénétration, considérée par le quotidien indien India Times comme « le secret le plus vital de l’initiative de défense stratégique indienne…

Le secret réside dans des bombes de pénétration conventionnelles et furtives, qui dévasteront les capacités nucléaires chinoises ou pakistanaises en quelques minutes ». Dans la foulée, ce qui semble émerger comme une doctrine aérospatiale en bonne et due forme – alors même que Delhi s’apprête à activer son « commandement aérospatial » - s’appuie largement sur les capacités spatiales, qu’il s’agisse de renseignement, de guidage d’armements ou de communications en temps réel ou encore sur des capacités de renseignement en temps réel via les UAV ou les appareils de détection avancée Phalcon qu’elle met actuellement en service.

Aussi, les Su-30MKI sont-ils considérés comme la pierre d’angle de cette doctrine, en raison de leur rayon d’action et de leurs charge utile considérables mais également en fonction de leur aptitude à mener un combat Beyond Visual Range ou encore à traiter des objectifs rapidement émergents (Time Sensitive Targets). Dans le même temps, une telle vision nécessite une attaque préemptive en bonne et due forme, terme qui ne semble pas avoir été officiellement évoqué.

Le calcul indien semble, toutefois, délicat. La disposition par le Pakistan de missiles mobiles complique singulièrement de telles opérations. Dans ce cadre, il semble plus que probable que la seconde ligne de défense indienne, fondée sur les missiles antimissiles, sera non seulement mobilisée mais devrait connaître, au surplus, des évolutions notoires à l’avenir.

2 commentaires:

Frédéric a dit…

On fait de la pub sur Air Défense avec votre post ;)

Il y a une "rumeur" qui court selon laquelle l'arsenal nucléaire pakistanais serait vérouillé par les Etats Unis depuis le 11 septembre, cela vous semble t il plausible ?

Athéna et moi... a dit…

Ah, c'est sympa ;o)

Un verrouillage me semble peu probable (maintenant, en RI, tout est possible...). Les Pakistanais sont foncièrement nationalistes et les relations entre Mushie et George ont été extrêmement tendues. Je vois mal ledit Mushie confier les clés de son assurance-vie à un type qui a tout de même menacer de frapper le Pakistan si ce dernier ne le soutenait pas pour OEF... Au surplus, toutes les propositions US de présence - notamment au Waziristan - ont été refusées par Islamabad. Donc...