dimanche 9 septembre 2007
Quel dimensionnement pour la Marine nationale ? (2)
Il a raison : ALFAN nous avait indiqué (DSI n°26, si je ne m'abuse) que les FREMM ASM ont une capacité de lancement Scalp. Au surplus, elles sont sanctuarisées par la première commande effectuée auprès de DCNS.
Son idée est simple : conservons cette première tranche, gréons-les effectivement en ASM mais dotons-les effectivement de Scalp et d'une capacité de ciblage. Par ailleurs, rien n'empêche d'utiliser les bâtiments comme on l'aurait fait d'AVT : embarquer un hélicoptère RESCO et des commandos peut nécessiter des aménagements. Mais ils n'ont rien de rhédibitoire. Moins, en tous cas, que de gréer une AVT en ASM. Et l'antiaérien, me direz-vous ? Là, aucune réponse. De fait, l'option d'une FREDA (FREMM Défense Aérienne) est étudiée. Mais à quel coût ?
On rejoint donc la logique de la maximisation de l'influence à l'égard du sol en conservant une capacité d'escorte ASM, tout en évitant de surcharger un plan budgétaire déjà intenable en l'état actuel des choses. Après tout, il ne s'agit pas d'avoir plus en restant dans un budget constant : il s'agit d'avoir plus dans un budget en diminution pour les trois armées. Rien moins, si l'on ose dire.
samedi 8 septembre 2007
Colloque : les défenses antimissiles
L'occasion aussi pour les membres du RMES de s'exprimer :
- Alain De Neve (IRSD), "L'Europe peut-elle, au-delà de ses programmes antimissiles de théâtre, se doter d'une défense antimissile de territoire?"
- André Dumoulin (ERM) : "Défense antimissiles : qui parle au nom de l'Europe?"
- Joseph Henrotin (CAPRI), "Rendre les défenses inefficaces ? Techniques et tactiques anti-ABM"
Vous pouvez consulter l'ensemble du programme. Les demandes d'information et les inscriptions sont à envoyer à l'adresse suivante : club.participation-progres@wanadoo.fr.
vendredi 7 septembre 2007
Israël : le plan d’investissement à 5 ans de Tsahal
En tête des demandes israéliennes, le programme « Dôme d’acier » de défense contre les roquettes (sur le système, cf. DSI n°24, mars 2007) est définitivement validé. A l’échelon stratégique, le programme Arrow est considéré comme prioritaire.
Le plan demande également la livraison de nouveaux chars de combat Merkava Mk4 mais aussi l’introduction du HAPC Namer (Cf. Technologie & Armement n°8), développé sur base de châssis de chars Merkava Mk1 et Mk2 sortis de service. On a par ailleurs appris que les Etats-Unis vont aider Israël à mettre en place son système de digitalisation du champ de bataille (le Zayad) à un niveau de 300 millions de dollars.
Au niveau des forces aériennes, les commandes de F-35 Lightning II sont maintenues, l’IAF escomptant réceptionner ses premiers appareils en 2014. On notera que les appareils ont été négociés entre 50 et 60 millions de dollars/pièce. En attendant, la Heyl Ha’Havir bénéficiera d’une modernisation de ses appareils et de ses drones.
La Heyl Ha’Yam (marine) va quant à elle recevoir deux corvettes LCS construits par Lockheed Martin, a un prix unitaire de 250 millions de dollars. Le renseignement et les opérations informationnelles vont également bénéficier du nouveau plan.
jeudi 6 septembre 2007
La politique étrangère de l'Administration Bush
Ayant toujours en tête la profonde connaissance qu'a Tanguy des Etats-Unis (ça nous changera de certains "analystes"...), il me tarde de lire son travail.
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Quel dimensionnement pour la Marine nationale ?
L'article a été lu par les membres du forums Géostratégique.net, avec qui je me suis mis à dialoguer. Après autorisation de leur part, je retranscris ici ces échanges, dans la mesure où ils permettent d'approfondir l'article :
Artheval : Joseph Henrotin expose deux scénarios possibles (je ne fais que paraphraser le dernier Technologie et Armement) : -Premier cas : Une configuration d'indépendance totale, avec une marine centrée sur la protection des lignes de communication maritime : Le PA2 passerait à la trappe (c'est peu probable maintenant qu'on a acheté les catapultes et que les brittaniques ont commandé leurs CVF) Les SNA Suffren seraient réduits de plusieurs unités, et les frégates classe Aquitaine (FREMM) seraient maintenues autant que possible ainsi que les La Fayette. On conserverait aussi les BPC et TCD. Il ne mentionne pas les FREDA. -Second cas : Configuration plus ambitieuse de projection permanente : On construit le PA2, on mène jusqu'au bout le programme Suffren éventuellement avec un ou deux unités en moins. mais on réduit le nombre de FREMM AVT et on conserve le reste des frégates existantes et les navires amphibies. Ici, l'escorte de nos capital ships serait assurée par nos forces mais aussi évnetuellement par des navires de voisins de l'UE, les batiments d'escorte étant en surnombre au niveau de l'Europe. Bref, c'est plutot pessimiste, mais peut-être réaliste vu les déclarations d'Hervé Morin qui annonce que l'Armée va devoir se serrer la ceinture. (il dit en même temps qu'on se maintiendra à 2% du PIB... ce qui voudrait dire augmenter l'effort de défense par rapport à aujourd'hui... décidemment, notre ministre est très cohérent).
Moi : Effectivement, je suis assez pessimiste. En fait, deux problèmes se posent : 1) le "autour de 2%" : plus ou moins que le 2% ? et 2) le fait qu'à budget constant, nous sommes déjà au-dessus de nos moyens : les commandes effectuées dépassent déjà de plus de 20 milliards (au minimum, certains évoquent le double) ce que l'on peut s'offrir dans le cadre budgétaire actuel. D'où de gros dilemmes, sachant que des programmes terre et air peuvent, au mieux, être rabottés et que le fruit de ces rabottages n'ira certainement pas à la marine mais... à une résorption des fameux 20 milliards. Maintenant, côté catapultes et commande brit, ça ne signifie rien. Par exemple, si nous avons rachetés les plans ou fait des clins d'oeil, la possibilité reste que nous fermions la porte. La vraie question est de savoir si, à un déficit de 20 milliards, il faut ajouter 2,5 de plus pour un bâtiment qui ne sera opérationnel que lorsque le CDG sera immobilisé, sachant qu'il faudra aussi réentraîner tout un équipage sur un navire très différent (et 20 ans plus jeune dans sa conception). D'où la 2ème hypothèse que j'ai tendance à défendre : la valeur d'une marine aujourd'hui, c'est d'influencer les crises au sol. C'est là qu'elles se passent, le paradigme de la bataille décisive en haute mer, nous l'avons dépassé depuis longtemps. Jouons-là "à la britannique" : prenons le 2ème PA MAIS aussi un 2ème groupe aéronaval, gardons les FREMM AVT mais larguons les ASM. Utilisons-les comme variable d'ajustement. Virons ce que l'on peut. Et appuyons-nous sur nos alliés européens qui ont déjà une capacité d'escorte de très loin supérieure à tous ce que nos plans envisageaient (ex : 2 Horizon contre 6 F-100 espagnoles ou 3 futures frégates danoises... et je n'ose même pas aborder le domaine ASM). Ces escortes existent déjà dans la pratique. Si la politique visant à booster la PESD dépasse le stade du discours, c'est le genre de choses vers laquelle on va. En attendant, avec 2 PA, 2 groupes aériens, 5 ou 6 SNA, quelques AVT, quelques frégates et le groupe amphibie, nous serons en mesure d'influer les crises comme nous ne l'avons jamais été auparavant et nous n'aurons jamais eu autant de poids politique aux plans OTAN comme UE. Il faut dépasser la question du nombre de coques pour envisager celle de l'influence réelle de ces coques. Maintenant, ces scénarios n'ont qu'une valeur indicative : la vérité se situera sans doute entre les deux. Faire le choix d'une dépendance à nos alliés est faire preuve de confiance. Mais souvenez-vous que, de toute façon, à partir de 2035, lorsqu'il faudra remplacer nos bâtiments, leur coût sera sans doute devenu tel que nous n'aurons plus du tout le choix...
Troubadour : Cher JH Pour le PA 2 je crois que tout le monde est d’ accord. Car pour attaquer des objectifs terrestres tant soit peut éloignés des cotes, notre MN ne peut se contenter de canons de 100Mm ! Comme de plus il n’est pas très sain de nos jours de s’approcher des cotes adverses, il vaut mieux rester à distance, même pour attaquer des objectifs en bord de mer. Dans ces conditions il apparaît que pour de nombreuses années encore, les PA resteront nécessaire. Ensuite viennent les SNA et là aussi leurs rayons d’action et leur discrétion les rendent d’une efficacité redoutable contre les marines de surface. Au Malouines 1 seul SNA après avoir coulé un croiseur a cloué la flotte argentine au port Aujourd’hui ce sont encore les seules navires à pouvoir s’approcher de cotes défendues avec un bon degré de sécurité et de surprise. Si on rajoute les missions de protection de la FOST et du GA la MN aura c’est six SNA. Pour les Frégates Je ne sais pas qui vous informe sur une réduction du format de F ASM pour Les remplacé par des AVT .Vous savez dans notre marine l’ASM et un domaine d’excellence que beaucoup nous envient Les sonars utilisés sur nos F ASM sont d’une qualité incomparable (même choses pour les sonars de nos chasseurs de mines ). Nos besoins en ASM sont de 6 F ASM à Toulon pour notre GA + GH et également 6 F ASM à Brest pour la FOST. Nous avons déjà 6 excellentes Frégates AVT qui ressemblent à des bateaux de pêche sur un écran radar. Et toute déjà équipées d’un radier pour lâcher des commandos, elles disposent également d’espace libre qui après quelque modif pourront accueillir des Missiles de croisières. Pour faire des économies modifions nos La Fayette pour en faire de véritables AVT .
Moi : Effectivement, les FREMM AVT doivent être conservées au maximum. Pour les ASM, le problème est que la menace ne diminue pas ; elle augmente. Pourquoi, alors, me direz-vous, les dégager ? Simplement parce que d'autres, nos alliés naturels, le font tout aussi bien et qu'il vaut mieux se concentrer sur ce qui peut nous rapporter politiquement et sur ce que l'on peut mieux faire que les autres. En fait, il faut partir non d'une conception classique de la souveraineté (on doit avoir "de tout" en quantité) mais des réalités de la globalisation... simplement, parce qu'on ne peut se permettre de faire autre chose. A ce stade, personne n'est en mesure d'assurer seul la protection des SLOCs. Pas même les USA : c'est tout le sens de la 1000 ships navy de Vernon Clark. Quant à l'évolution des La Fayette, je doute que ce soit une bonne idée. D'abord, parce qu'elle va nécessiter de nouveaux fonds, largement indisponibles. Ensuite, parce que ce sont d'excellents navires pour une mission trop déconsidérée et pourtant esssentielle au vu du monde qui existera en 2030 et où il faut se positionner aujourd'hui : la souveraineté des DOM TOM. La Réunion et la Polynésie "encadrent" ce qui va être le pivot géopolitico-économique du 21ème siècle - Russie/Chine/Inde/Japon/Corées/Asie du Sud/Océanie (Cf. la carte qui accompagnait l'interview d'Alfan). Attention, Artheval, sur la question de la dotation en sonars des AVT. En plus d'un sonar (= $), il faut aussi le CIC qui va avec (re- $). Vous allez penser, sans doute, que je suis un gros radin. Mais un observateur très avisé mon confiait récemment que certains systèmes d'armes de nos bâtiment en opérations dans des zones chaudes ne fonctionnaient qu'un jours sur deux ou trois : plus assez d'argent pour les pièces de rechange... On y va à la débrouille mais ça ne durera pas éternellement, ce genre de choses finira par entailler notre crédibilité. Et lorsqu'une marine n'est plus crédible, avoir des dizaines de coques ne sert à rien.
Artheval : Mais, que pensez-vous de l'idée de rendre les ASM autonomes dans le tir de Scalp, ce qu'elles ne sont pas, d'après les dires de DCNS. Est-ce possible techniquement ? Celà coutera de l'argent, mais combien ?
Les gros radins sont les responsables politiques qui veulent avoir de la puissance politique sans dégager pour celà les moyens financiers nécessaires. Les journalistes seraient bien avisés de mettre en balance le prix du paquet fiscal (15 G€) avec celui du PA2 dont on parle tant.
Elles (note de JH : les La Fayette) sont excellentes pour ça, certes, mais vu leurs capacités, et leurs évolutions possibles (en défense AA), n'est-ce pas un peu du gachis, surtout que les Floréal sont dédiées à celà ? A l'origine, quelles étaient les missions pour lesquelles les La fayette étaient prévues ? Je m'interroge aussi sur le cout de deux GAN fonctionnant en simultanné ? Celà signifie une commande supplémentaire de Rafales Marine, n'est-ce pas ? Dans quelle mesure nos Alliées accepteront-ils de mener les missions d'escorte ? (car sans FREDA, et avec moins d'ASM, composer l'escorte de deux GAN risque de poser encore plus de problèmes. ) D'une manière générale, l'ambiance actuelle donne l'impression que nous sommes une force sur le déclin. Nous aurons bientot des missiles de croisière, mais les Américains en disposent depuis déjà longtemps. Nous allons pouvoir influencer les crises depuis la mer, mais dans le même temps, l'armée de terre a du mal à projeter un grand nombre d'hommes. Notre effort de défense est passé à 1,7% du PIB (et va y rester, je suppose, si on ne veut pas financer ces 20 Milliards par an ?). Allons nous d'ici quelques décennies laisser le champ libre sur la scène internationale aux pays émergeants ? Les responsables politiques, de quelque bord que ce soit, semblent se désinteresser de la défense (au sens où ils ne consentent plus à donner des moyens supplémentaires) car celle-ci rapporte peu ou rien en popularité.
Moi : Certes, les La Fayette en l'état actuel sont du gâchis, dans le sens où elles pourraient être mieux armées. Pour le reste, ce sont d'excellents bâtiments. Ceci dit, reste la possibilité, lorsque le ciel s'éclaircira, de les faire monter en puissance : c'est en cela que ce serait dommage de les laisser à Toulon. Maintenant, c'est vrai que j'ai écrit trop vite tout à l'heure sur le concept de souveraineté : dans le contexte des zones citées, il va falloir le revoir de fond en comble. Donc être plus costaud que les Floréal. En fait, vous avez raison, nous sommes sur le déclin. Pas tellement parce que nous nous affaiblissons mais parce que, simplement, les autres montent en puissance. Tout le monde, dans l'axe géopolitique précité, le fait. Récemment, le Pakistan a commandé 2 Type 214 supplémentaires. Tout, dans cette zone, devient funky. Et sauf à mener des opérations conjointes avec les autres Etats européens, tout le monde, de ce notre côté de l'Eurasie va être éjecté de la zone "de croissance"... alors même que nous en dépendront de plus en plus ! Oui, il faudra un GAN supplémentaire. dans le débat sur le 2ème PA, beaucoup de commentateurs oublient que les espérances de commande en Rafale couvrent un groupe + l'attrition. Autrement dit que le 2ème PA va se trouver "à poil" et à quai la plupart du temps, sauf : - à l'activer en porte-hélicoptères (mais... pour faire ça, il y a moins cher) ; - à l'économiser le plus possible pour attendre des jours plus cléments et l'armer d'un 2ème groupe. Nos alliés accepteront ou se feront éjecter du pivot. A ce stade, le pragmatisme de Sarkozy dans son discours aux ambassadeurs en a soufflé plus d'un dans les capitales étrangères. Ca va aider. Le fait qu'on puisse travailler par "coopérations renforcées" dans le projet de "mini-traité" sauve l'essentiel de la Constitution en matière de PESD : le fait que des groupes d'Etat puissent avancer "dans leur coin". L'ABNL, par exemple, regroupe tous les bâtiments de surface NL et BE et a été conçu pour ce genre d'escorte. Les Allemands devraient aussi apprécier de donner un coup de main : l'Asie les tente et la Chine est leur ambition suprême point de vue commerce extérieur. Quand aux Espagnols et aux Italiens, je ne pense pas que cela leur posera problème. D'autant plus qu'on a l'EUROMARFOR avec eux : c'est signé depuis longtemps et ça manoeuvre depuis tout autant de temps. Vous comprendrez que les Polonais, Tchèques et Hongrois, quant à eux, ne risque guère d'entrer dans le process tant pour des raisons politiques que pratique. En fait, je ne pense pas qu'ils se désintéressent de la défense (ai lu le bouquin de Teissier cet AM, il demande 2,2%). Mais il faut voir les choses de leur point de vue et évoquer un chiffre qui ne l'est guère même s'il me semble plus utile que le % en regard du PIB : celui du % en regard du budget de l'Etat - soit ce qu'il peut réellement mettre dans la balance... parce qu'il a son argent et pas celui de ses citoyens. Là, la défense passe à plus de 15%.
Le reste de la discussion est ici. Jean-Dominique Merchet en parle également - apparement, sa logique rejoint la mienne (aurait-il T&A sur sa table de travail ?) mais diffère sur les conclusions.
mercredi 5 septembre 2007
Tentatives terroristes déjouées au Danemark et en Allemagne
Si ces tentatives avortés montrent une efficacité certaine des services, elles montrent aussi que nul Etat n'est à l'abri, contrairement à ce qu'une certaine vulgate laissait entendre en indiquant que le fait de n'être pas intervenu en Irak permettait de ne pas donner de prétexte à un attentat. L'Allemagne, en effet, s'était opposée fermement avec la France, la Belgique et le Luxembourg - le "groupe des quatre" - à l'équipée US en Irak.
Les attentats au Pakistan : interview
mardi 4 septembre 2007
Le retrait britannique du centre de Bassorah : interview
lundi 3 septembre 2007
Comment appliquer la résilience en Belgique ?
Le plan indien pour contrer la chute de Musharraff… et la perte de ses armes nucléaires
A cet égard, l’état-major indien a réfléchit à plusieurs options, s’orientant vers l’utilisation de frappes aériennes contre les sites ultra-protégés du « pays des purs ». A cet égard, Delhi a fait procéder au développement d’une arme à fort degré de pénétration, considérée par le quotidien indien India Times comme « le secret le plus vital de l’initiative de défense stratégique indienne…
Le secret réside dans des bombes de pénétration conventionnelles et furtives, qui dévasteront les capacités nucléaires chinoises ou pakistanaises en quelques minutes ». Dans la foulée, ce qui semble émerger comme une doctrine aérospatiale en bonne et due forme – alors même que Delhi s’apprête à activer son « commandement aérospatial » - s’appuie largement sur les capacités spatiales, qu’il s’agisse de renseignement, de guidage d’armements ou de communications en temps réel ou encore sur des capacités de renseignement en temps réel via les UAV ou les appareils de détection avancée Phalcon qu’elle met actuellement en service.
Aussi, les Su-30MKI sont-ils considérés comme la pierre d’angle de cette doctrine, en raison de leur rayon d’action et de leurs charge utile considérables mais également en fonction de leur aptitude à mener un combat Beyond Visual Range ou encore à traiter des objectifs rapidement émergents (Time Sensitive Targets). Dans le même temps, une telle vision nécessite une attaque préemptive en bonne et due forme, terme qui ne semble pas avoir été officiellement évoqué.
Le calcul indien semble, toutefois, délicat. La disposition par le Pakistan de missiles mobiles complique singulièrement de telles opérations. Dans ce cadre, il semble plus que probable que la seconde ligne de défense indienne, fondée sur les missiles antimissiles, sera non seulement mobilisée mais devrait connaître, au surplus, des évolutions notoires à l’avenir.
dimanche 2 septembre 2007
Un forum pour le Livre Blanc (2)
Mais comment s'en étonner ? Comment espérer qu'un forum ouvert 3 jours et bénéficiant de peu de publicité aura nourri de quelconques réflexions ? S'interrogeant sur le second porte-avions, on oubliera d'ailleurs souvent que la principale question n'est pas là. Les vraies questions ressortiraient plutôt d'un "à quoi doivent servir les forces françaises ?", "comment devraient-elles agir ? Seules, en coalition, en alliances ?", "quelles sont les menaces, maintenant et demain voire, après-demain ?". Et d'ailleurs, quelle doit être la stratégie navale française ? Quelle est sa stratégie maritime (les deux termes ne recouvrant pas les mêmes réalités) ? Qu'apportera réellement un second porte-avions sachant qu'aucun second groupe aéronaval n'est prévu (à part T&A, qui l'a dit ?) ?
Autant de question non abordées d'où découlent pourtant les lobbying pro- et contre le 2ème PA. Les armements aussi sont la continuation de la politique par d'autres moyens - sans elle, ils ne sont que ferraille sans signification autre que technique -, d'où l'importance du Livre Blanc. Or, ce sont précisément ces "questions qui fâchent" qui ne sont pas abordées. A quand un modérateur sur ce type de forums afin de transformer cet essai de "démocratie participative" ?
Des "2000" à Kandahar
Et pendant ce temps, à Abu Dhabi...
Prochaine étape, Night Vision 2007, fin octobre à Washington :
Nos armées sont-elles adaptées ?
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Éditorial
Nominations et agenda
Veille des contrats de défense
Veille contre-terroriste : 34 brèves
Veille stratégique :
Contre-terrorisme : 34 brèves
Veilles stratégique : 58 brèves
Flash : démographie urbaine, F-22, frégates F-125, SIPRI, MRAP, US Navy, A-10C, remplaçant des CH-53 allemands
Parution du classement du SIPRI
Armement : les plus gros vendeurs
Just blog it
Brésil : Accélération du programme de SNA
Canada : montée en puissance de la marine
États-Unis : l’effarante progression des Contractors ; augmentation d’un tiers du coût mensuel des opérations ; le C-27J l’emporte ; happy birthday Sentry ; le F-22 « abattu » pour la première fois ; les « murs de Bagdad » favoriseraient l’économie des forces ; débat sur l’utilité des MRAP ; le San Antonio toujours pas opérationnel ; US Navy, le coût des choses…
Venezuela : Chavez en visite à Moscou
Allemagne : KMW présente le Grizzly
Autriche : Accord sur le Typhoon
France : officialisation de la commande en Hellfire II ; double accord tripartite sur les drones… ; un canevas de Livre Blanc ? ; contrôle parlementaire du renseignement
Norvège : feu vert pour le NSM
Pays-Bas : révision à la baisse des ambitions
Russie : test réussi pour le Bulava… ; ambitions navales démesurées
Suisse : quel successeur pour les F-5 ?
Turquie : bye-bye PESD
Afghanistan : problèmes en vue
Corée du Sud : un nouvel IFV bientôt en production ; commission du Dokdo
Inde : le test de l’Agni III fait de l’Inde le 4e détenteur d’un ICBM… ; … et celui du Sagarika en fait le 6e détenteur d’un SLBM ; nouvelles versions pour le BrahMos ; feu vert pour le MRCA… ; …Et expression des besoins pour la marine
Indonésie : de nouvelles corvettes
Irak : le Hezbollah impliqué ?
Israël : nouveau satellite de reconnaissance
Japon : le F-2 effectue ses premiers exercices air-sol ; des F-15 de reconnaissance ; démission du ministre de la Défense
Singapour : dialogue de Shangri-La
Syrie/Iran : méga-contrats en vue pour la Russie ?
Taiwan : reprise des contrats ? ; le programme Jingjin est presque mené à terme
La chronique de Carl Von C.
Géostratégie : Birmanie
« Myanmar : un nouveau voisin nucléaire ? » par Vijay Sakhuja, maître de conférence honoraire à l’Institut d’Études de l’Asie du Sud-Est à Singapour
Stratégie : Adaptation et contre-adaptation
« PSYOPS stratégiques : l’Allemagne en pointe », entretien avec le lieutenant-général (Ret, Luftwaffe) Walter Jertz, co-directeur de l’ouvrage Strategisches Informations – und Kommunikationsmanagement
« Le Goban irakien », par le LCL Michel Goya, rédacteur au CDEF
« Au-delà du scandale, quels enseignements retirer du rapport intermédiaire de la commission Winograd ? » par Haninah Levine, maître de conférence et chercheur au World Security Institute du Center for Defense Information, Washington
Forces armées : la marine japonaise
« De l’autodéfense à la préemption ? L’évolution de la marine japonaise dans les années 1990 et 2000 », par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
Tableau de bord : « La Japanese Maritime Self Defense Force », par Philippe Langloit, chargé de recherche au CAPRI
Unités : CPCO
« Conduire la guerre. Le Centre de Planification et de Conduite des Opérations (CPCO) », par Véronique Sartini, journaliste
« La grande qualité du CPCO, c’est sa réactivité », entretien avec le vice-amiral Jean-Pierre Teule, chef du CPCO
« Nous alimentons le politique avec nos réflexions militaires », entretien avec le colonel Christophe de Saint Chamas, chef du J5, bureau planification et le colonel Laplane, en charge de la partie Europe du J5
« Nous formons un vrai centre opérationnel, 24h sur 24, par bordées », entretien avec le lieutenant-colonel Aranud de la Grand’Rive, chefr de la cellule de crise « Côte d’Ivoire »
Technologie : le Future Combat System de l’US Army
« Les véhicules du FCS », par Stéphane Ferrard, journaliste spécialiste des questions de Défense
« Un JTRS bien trop ambitieux », par Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de Défense
Nos fiches techniques
Lockheed Martin AC-130H et U Spectre/Spooky
Destroyer classe F-100 Alvaro de Bazan
IFV CV90
Du côté des lectures (5)
Deuxième ouvrage, Les forces terrestres dans les conflits aujourd'hui et demain est la version "livre" du FT-01 (pour sa présentation, Cf. DSI n°24), qui a reçu, en plus, une préface du général (FR) Cuche. Au format poche et à 9,5 Euros ici, l'investissement en vaut plus que la peine. Ce document de "Vision" est d'abord une analyse stratégique en bonne et due forme dont on s'étonne qu'il soit si peu évoqué dans les débats stratégiques...
samedi 1 septembre 2007
Pas d'ADS pour l'Irak
vendredi 31 août 2007
Des F-16 pour la Jordanie
jeudi 30 août 2007
Un forum pour le Livre Blanc
Quant à moi, je suis en déplacement aujourd'hui et demain, je posterai donc moins.
mercredi 29 août 2007
Fillon et la diplomatie d'armement
Le premier 16DDH à la mer

On rappellera également, au passage, que les Japonais avaient envisagé, à la fin des années 80, d'acheter des AV-8B... et qu'ils sont engagés, à l'heure actuelle, dans le programme JSF. En plus de l'article du DSI, j'avais déjà eu l'occasion de traiter de la stratégie japonaise dans les Cahiers du RMES, en l'occurrence dans celui-ci.
Bon, et alors ?
Mais quel est son héritage (non, pas son chéquier, l'autre héritage) ? A-t-elle révolutionné les sciences ? Mis fin à une guerre ? Passé ses vacances non sur un yacht mais bien dans la m... la plus noire à soigner des gens, comme certains médecins que je connais ? Non ?
Et bien, malgré tout le respect que je lui dois, qu'attend-on pour passer outre une mythification de ce qui ne reste qu'un accident de la route nous faisant passer à côté des vrais enjeux de notre époque ?
Aaahhh... Ca fait du bien !
Privatisation... de la stratégie aérienne
Mais, dans le processus de privatisation des forces armées, un nouveau cap a sans doute été franchi, l'américain Blackwater ayant annnoncé son utilisation d'appareil d'appui légers Super Tucano en Irak, après avoir acheté et armé des hélicoptères :
Security company Blackwater USA. is buying several Super Tucano light combat aircraft from the Brazilian manufacturer Embraer. These five ton, single engine, single seat aircraft are built for pilot training, but also perform quite well for counter-insurgency work.The Super Tucano is basically a prop driven trainer that is equipped for combat missions. The aircraft can carry up to 1.5 tons of weapons, including 12.7mm machine-guns, bombs and missiles. The aircraft cruises at about 300 knots and can stay in the air for about 6.5 hours per sortie. One of the options is a FLIR (infrared radar that produces a photo realistic video image in any weather) and a fire control system for bombing. Colombia is using the Super Tucanos for counter-insurgency work (there are over 20,000 armed rebels and drug gang gunmen in the country). The aircraft is also used for border patrol. The U.S. Air Force is watching that quite closely. The Super Tucano costs $9 million each, and come in one or two seat versions. The bubble canopy provides excellent visibility. This, coupled with its slow speed (versus jets), makes it an excellent ground attack aircraft. Blackwater already has a force of armed helicopters in Iraq, and apparently wants something a little faster, and more heavily armed, to fulfil its security contracts overseas".
Cette évolution est remarquable (non dans le sens normatif mais bien objectif) : historiquement, l'aviation était un des derniers domaines de l'Etat en tant que détenteur du monopole de la violence légitime. Au demeurant, cette évolution fait suite à une autre, relatée dans DSI il y a quelques temps : l'emploi de petits appareils de tourisme par le LTTE sri-lankais dans le cadre d'une OCA visant rien moins qu'une base aérienne abritant des Kfir.
Confusions sur les demandes indiennes
Ainsi, si les 18 premiers appareils seront livrés, les 108 autres devront être construits sur place, une situation de nature à conforter la position du Mig-35 (sur l'appareil en tant que tel, cf. l'article de Francis Nantha, qui assistait à sa présentation mondiale en Inde dans le T&A n°5).
mardi 28 août 2007
La défense européenne, priorité de l'administration Sarkozy
"Je souhaite aujourd'hui mettre l'accent sur le dossier de l'Europe de la Défense. Bientôt dix ans après l'accord de Saint-Malo, le moment est venu de lui donner un nouvel élan. Ce qui a été accompli ces dernières années est loin d'être négligeable puisque l'Union a conduit une quinzaine d'opérations sur notre continent, en Afrique, au Proche-Orient, en Asie. Ces interventions démontrent, s'il en était besoin, qu'il n'y a pas compétition, mais bien complémentarité, entre l'OTAN et l'Union".
On peut toutefois s'interroger sur le : "Face à la multiplication des crises, il n'y a pas trop plein, mais bien déficit de capacités en Europe. Je souhaite que les Européens assument pleinement leur responsabilité et leur rôle au service de leur sécurité et de celle du monde". Nous sommes bien en situation de trop plein : nous disposons de plus d'hommes, de chars, de blindés et bientôt de grands navires et d'appareils de combat que les Etats-Unis. Du moins sur un papier qui, à l'analyse, ne fait que souligner notre incapacité à mieux nous organiser. J'espère que c'est en ce sens qu'il faut interpréter le "déficit de capacités".
Poursuivons : "Pour cela, nous avons besoin en priorité de renforcer nos capacités de planification et de conduite des opérations". On tiquera toutefois sur ce jugement, à l'heure où nous disposons bel et bien en Europe d'une masse de quartier-généraux... mais qui ne sont gère utilisés ! Et le Président de demander "de développer l'Europe de l'armement avec de nouveaux programmes et de rationnaliser ceux qui existent; d'assurer l'interopérabilité de nos forces; et que chacun en Europe prenne sa part de la sécurité commune".
"Mais au delà des instruments, nous avons aussi besoin d'une vision commune des menaces qui pèsent sur nous et des moyens d'y répondre : il nous faut élaborer ensemble une nouvelle "stratégie européenne de sécurité", prolongeant celle adoptée en 2003 sous l'égide de Javier Solana". André Dumoulin, qui demandait une nouvelle stratégie dans le DSI de février, passera à coup sûr une bonne journée !
"Nous pourrions approuver ce nouveau texte sous présidence française en 2008. Notre Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, dont j'ai demandé l'élaboration dans les prochains mois, sera la contribution de la France à ce travail nécessaire".
"Dans cette démarche européenne, la France et l'Allemagne ont mis en place les fondations : la brigade franco-allemande, puis le Corps européen. A Saint-Malo, la France et le Royaume-Uni ont poursuivi cette construction, comme il est naturel puisqu'ensemble, nos deux budgets de défense représentent les deux tiers du total de ceux des 25 autres pays de l'Union, et nos budgets de recherche de défense, le double. Mais l'Italie, l'Espagne, la Pologne, les Pays-Bas, et tous nos autres partenaires ont vocation à participer à cet effort commun qui nous permettra de valoriser au mieux nos atouts : l'Union dispose de toute la palette des instruments d'intervention dans les crises : militaires, humanitaires, financiers. Elle doit s'affirmer progressivement comme un acteur de premier rang de la paix et de la sécurité dans le monde, en coopération avec les Nations-Unies, l'Alliance atlantique, l'Union africaine. Elle devrait aussi avoir la volonté de lancer une véritable politique de coopération et d'assistance en matière de sécurité avec les pays tiers, notamment en Afrique".
"Ces progrès de l'Europe de la défense ne s'inscrivent en aucun cas dans une compétition avec l'Otan. Cette Alliance atlantique, faut-il le rappeler, elle est la nôtre: nous l'avons fondée, nous en sommes aujourd'hui un des principaux contributeurs. Sur 26 membres, 21 sont aussi membres de l'Union. Opposer l'Union à l'Otan n'a pas de sens : nous avons besoin des deux. Mieux : je suis convaincu qu'il est dans l'intérêt bien compris des Etats-Unis que l'Union européenne rassemble ses forces, rationalise ses capacités, bref organise sa défense. Nous devons progresser avec pragmatisme, avec ambition, sans a priori idéologique, avec pour principal souci la sécurité du monde occidental. Parce que les deux mouvements sont complémentaires, je souhaite que dans les prochains mois nous avancions de front vers le renforcement de l'Europe de la défense et vers la rénovation de l'Otan et de sa relation avec la France".
L'affaire est dite : l'offensive est (enfin) lancée et sera musclée (cf. le renforcement en Afghanistan, la "reprise en main" du Kosovo, etc.). L'ensemble du discours est disponible sur le site de l'Elysée, ce qui changera agréablement de l'indigence de la couverture de la question par France 2 ... pour cause d'anniversaire de la mort de Lady Di (cherchez le bug...).
lundi 27 août 2007
Le Pakistan se dote d'un ALCM
D'une portée de 350km, il dispose d'un système de navigation semblable à celui du Babur (missile de croisière à lancement terrestre d'une portée de 700 km et probablement dérivé du Tomahawk) dont les caractéristiques avaient été décrites dans le n°23 de DSI (janvier 2007).
Le Ra'ad est, selon les officiels pakistanais, apte à projeter des charges classiques ou nucléaires et est qualifié d'engin "à faible probabilité de détection". Pour l'heure, on ne connaît toutefois pas le nombre d'engins qui entreront en service dans une force aérienne pakistanaise qui, traditionnellement, manque de munitions guidées de précision tirées à distance de sécurité.
Egypte : poursuite de la modernisation de ses blindés
The Government of Egypt has requested a possible sale of 125 M1A1 Abrams tank kits each with a Commander’s Independent Thermal Viewer, Firepower Enhancement Package and armor upgrades. Additional Major Defense Equipment (MDE) include 125 M256 Armament Systems, 125 M2 .50 caliber machine guns, 250 M204 7.62mm machine guns, and non-MDE for spare and repair parts, special tool and test equipment, personnel training and equipment, publications, U.S. Government and contractor engineering and logistics personnel services, and other related elements of logistics support. The estimated cost is $847 million.
Ces acquisitions porteront le parc égyptien d'Abrams à un total de 1.005 unités. Pour rappel, le M-1 devrait rester plus longtemps en service qu'initialement prévu. Washington estime ainsi que la remise à niveau de ses chars devrait leur permettre d'être utilisés jusque 2050.
Technologie & Armement au MAKSimum
En attendant, notre n°7 est toujours en vente !
Certains lecteurs nous ont exprimé leur difficulté à le trouver : la meilleure solution, de ce point de vue, reste un abonnement qui, au surplus, ne revient qu'à 42 euros pour 6 numéros (France métropolitaine) contre 51 euros pour 6 numéros achetés en kiosque.
samedi 25 août 2007
Garder la Corée du Nord debout
La raison ne réside certainement pas dans une énième théorie du complot ou dans je ne sais quel plan machiavélique de l'Administration Bush qui chercherait à s'assurer de la disposition en permanence d'un ennemi.
Plutôt, il s'agit d'une réflexion de bon sens découlant de la structure de commandement et contrôle ultra-centralisée de Pyongyang : en cas d'effondrement du régime, toute possibilité de sécurisation des armes B et C nord-coréennes pourrait être perdu avec des conséquences pour le moins aléatoires, selon Popular Mechanics.
Bilan mitigé pour le MAKS 2007
On notera toutefois la présence en force de la Chine, premier exposant étranger, avec une présence de plus de 500 représentants et - signe des temps ? - la présence d'un B-52 américain. Si le MAKS tend à se positionner plus sur le secteur militaire que ne l'a fait le Bourget récemment, certains commentateurs russes estiment cependant que le niveau du salon russe n'est toujours pas comparable à celui du français.
vendredi 24 août 2007
L'opération "Livre Blanc" officiellement lancée
A la tête du groupe d'experts, Jean-Claude Mallet, dont Arnaud de La Grange nous dresse le portrait dans Le Figaro, ancien Directeur des Affaires Stratégiques qui a cosigné Engagements 2035.
Sur ma table de nuit
Jean-Jacques Patry, L'ombre déchirée, la puissance aérienne contre la terreur, (Perspectives stratégiques, L'Harmattan, 2007) qui ne bénéficie à mon avis pas de la publicité qu'il devrait avoir et Bruno Tertrais, La France et la dissuasion nucléaire. Concepts, moyens avenir, (Questions de défense, La Documentation Française, 2007), une excellente synthèse de la question doublée de quelques remarques intéressantes.
Et le troisième ouvrage ? Le Stalingrad, d'Anthony Beevor.
MAKS 2007 : présentation de l'UCAV Skat
Avant d'en arriver là, encore faut-il qu'il soit effectivement développé...
jeudi 23 août 2007
Manoeuvres russes : pas de changement de posture nucléaire pour la France
Si des chasseurs Typhoon de la RAF ont intercepté les deux bombardiers et que la Commission européenne est actuellement en train d’examiner avec les Etats-membres la situation, la proximité des manœuvres russe pose question. Des sous-marins d’attaque à propulsion conventionnelle auraient également été repérés « à proximité de la Grande-Bretagne », sans toutefois que Londres n’indique si une violation des eaux territoriales a été commise.
Dans ce contexte, la rédaction de Défense & Sécurité Internationale a interrogé plusieurs officiers sur la question d’un éventuel changement dans l’état d’alerte des forces nucléaires françaises, reflet d’une préoccupation politique en regard des évolutions en cours. Selon l’un d’eux, « notre posture n’a pas évolué en fonction de cette nouvelle donne ». Cependant, la France n’est pas inactive, dès lors qu’entretenir une dissuasion nucléaire impose de maintenir une crédibilité en permanence, avec son cortège d’entretiens des matériels, de vols d’entraînement et de patrouilles en mer.
Aussi, « nous continuons nos entraînements réguliers et nous sommes évidemment prêts à réagir à tout moment ». Essentiellement considérées comme des gesticulations politiques « ce cas précis n’as pas encore conduit à modifier cette posture d’alerte ».
Afghanistan : vers une généralisation des EFP ?
Selon l'ISAF, si certains composants de ces EFP pourraient provenir d'Iran, le lien entre les armes et Téhéran est loin d'être établi. Et les miltaires d'ajouter que les EFP afghanes sont particulières, différant de celles utilisées en Irak.
Nouveaux achats indonésiens
La volonté de montée en puissance de l'Indonésie n'est pas neuve. DSI n°29 (à paraître) parle notamment du contrat portant sur les corvettes Steregushy tandis que le dernier T&A revient sur l'activisme indonésien dans le domaine des missiles antinavires, qui pourrait déboucher sur le développement ou l'acquisition de missiles de croisière d'attaque terrestre.
mercredi 22 août 2007
Première interception réelle pour les Typhoon

L'Indonésie achète 6 Flanker
mardi 21 août 2007
Défense aérienne : la Russie parie sur... le SA-3
About a dozen countries outside the CIS want to buy Pechora. Among the former Soviet republics Tajikistan has bought it, Uzbekistan is negotiating the acquisition, and Armenia is considering a deal. What attracts them?
Vyacheslav Korotayev, deputy director general of the Defense Systems company that produces Pechora-2M, said it is a revamped version of the S-125 Pechora, which seven CIS countries still have, along with missiles for it. Although Pechora-2M is supplied together with new 5V27D and 5V27DE missiles, which have an improved radio detonator and warhead, it can also use the older 5V27 missiles, which is quite economic for any army.
The new Pechora is mobile and can be redeployed within 20-25 minutes, compared with three hours needed to move the old version. This is of crucial importance for an air defense system, because air battles do not last long, and the system also needs to evade return enemy fire. The sooner it moves away, the more chances it has to survive until the next battle.
Besides, Pechora-2M has cutting-edge microprocessors, with their service life advanced from 30-40 to 2,000 and even 10,000 hours. Moreover, the new jam-resistant system can successfully cope with enemy ECM (Electronic-Counter-Measures) systems and missiles.
Experts recall that the United States had used Shrike anti-radar missiles against targets in Vietnam. But things have changed since then, and even the sophisticated HARM anti-radar missile is unable to hit Pechora-2M aerial posts because they simply vanish off the screen.
Unlike its predecessor, which had a 26 km (16 miles) range, the new SAM system can hit enemy aircraft 35 km (22 miles) away.
The Pechora-2M features an optronic network comprising one TV channel and one thermal imaging channel, allowing it to attack and destroy aerial targets day and night in conditions of electronic warfare. Consequently, the Pechora-2M can hit F-16 fighters at a 30-km (19-mile) range and larger aircraft at a range of up to 35 km (22 miles).
Frémissement européen ?
Le Kuznetsov de retour
Réflexions américaines sur le combat aérien : la furtivité déterminante ?
How does the F-35 compare in the air-to-air mission against likely competitors like the French Rafale, the Swedish Gripen, and the multi-national Eurofighter? All of European planes boast some of the best electronics suites that have ever provided for a combat aircraft. All are capable of high speed (over 2,000 kilometers an hour). All three aircraft carry excellent beyond-visual-range missiles (like the Mica, AMRAAM, and Meteor). All are highly maneuverable. But will they be better than the F-35 in a fight?
The answer, surprisingly, is probably not. The F-35 has one big advantage over these three fighters from Europe. Its radar signature, its vulnerability to being picked up on radar, is very low – as is the case with the F-117 and F-22. Given that its speed is pretty comparable to the European jets, and its AESA radar is at least as good as the European systems, this is a decisive advantage. The best weapons in the world are useless if they cannot see their targets.
Reste, néanmoins, que l'avantage découlant de la furtivité est transitoire par essence : elle n'empêchera pas un F-117 d'être abattu par un SA-3 serbe, missile au demeurant considéré comme obsolète. Dans le même temps, l'évolution des radars elle-même est fondamentale : la possibilité d'une annulation active, celle de "griller" le radar d'un adversaire, les travaux sur de nouvelles bandes sont autant d'avancées qui, peu à peu, vont grignoter l'avantage tactique de la furtivité.
A cet égard, ce qui apparaît comme plus déterminant que la furtivité - soit une suite de techniques - c'est l'agilité conceptuelle des ingénieurs et des stratégistes et l'aptitude des entreprises et des Etats à faire les bons choix de R&D - soit une suite de technologies (soit de discours sur la technique) et de politiques. Chaque chose à sa place...
lundi 20 août 2007
L'Albanie débarassée de ses armes chimiques
Five years ago, Albanian defense officials discovered a cache of lethal chemical weapons left over from the Cold War era. Turning to the United States for technical and financial assistance, the Albanian government succeeded in completing the destruction of the 16-ton chemical weapons stockpile in July.
Plus de Bushmaster pour l'Australie
Un nouveau site pour le RMES
vendredi 17 août 2007
Réalisme stratégique
Rien de neuf ? Si, justemment : pendant des années, les états-majors européens se sont engagés sur la voie des opérations de maintien de la paix, autrement moins violentes (du moins pour nos combattants). Or, il est à présent question de "guerre" à proprement parler, dans des environnements asymétriques hautement létaux, même pour nos forces dont la protection n'est plus seulement un facteur de structuration de nos stratégies et de nos équipements mais aussi (et surtout) de nos politiques.
Si les lecteurs attentifs y verront les traces successives des réflexions de Vincent Desportes (Cf. DSI n°20), de Rupert Smith ("L'utilité de la force"), des travaux, entre autres, de Michel Goya (que nous recevrons dans DSI, dans son édition de septembre), l'interview du CEMA pourrait aussi, à terme, être le signe d'un changement majeur de posture des forces européennes. Ce retour vers le réalisme signe, en effet, une évolution latente dans les états-majors. C'était bien entendu le cas chez les Britanniques et les Néerlandais, mais la tendance est également émergente en Allemagne ou en Italie.
Reste néanmoins à savoir à quel point ces constats - et les embryons de stratégie et de doctrine qui en découlent - seront appréhendés au niveau politique. L'enjeu, là, est tout autre : il est de savoir dans quelle mesure "l'ensauvagement" du monde, pour paraphraser T. Delpech, sera ou non un facteur de paralysie de nos politiques étrangères et, partant, de nos éthiques.
L'évolution du dogfight en Israël
Le Saegeh en vol
L'externalisation, une solution ?
General Dynamics Network Systems Inc., Needham, Mass., is being awarded a firm-fixed-price and cost reimbursement contract modification for $2,250,000,000.
Une somme assez importante. Tout ça pour :
The contractor provides computer equipment support consisting of preventive and remedial maintenance of hardware and inventory management. The basic period of this contract is four years.
Le LAW n'est pas mort
Et bien, il semble que non. Le Pentagone vient ainsi de commander 1 287 M-72A7 (anti-blindés) et 1 833 M-72A9 (anti-structures) pour un montant de plus de 8 millions de dollars. Dans l'environnement contre-asymétrique et urbain contemporain, ce type de système rustique semble toujours très apprécié.
L'OCS en sommet
On notera également la présence au sommet d'Hamid Karzaï et Novosti d'inqiquer que "Soucieux de renforcer la stabilité et la sécurité et de promouvoir la coopération économique en Asie centrale, les pays membres de l'organisation ont étudié la possibilité d'activer le potentiel de l'OCS pour accélérer le règlement en Afghanistan, en utilisant à cet effet aussi bien le groupe de contact OCS-Afghanistan que d'autres formats mutuellement acceptables, constate le document". Sortie de l'orbite américaine pour l'Afghanistan ou multilatéralisme de survie ?
F-35 : oups, désolé !
La Russie s'apprête à vendre sa flotte d'An-124
jeudi 16 août 2007
Pakistan : le retour du JF-17 ?
Un canevas de Livre Blanc ?
D’emblée, le document établit également une hiérarchie des intérêts français. Ils sont vitaux et « indissociables de la dissuasion nucléaire » ; stratégiques (« l’accès aux ressources naturelles, le développement du potentiel économique, la maîtrise de la prolifération des armes de destruction massive, la maîtrise des flux migratoires, la maîtrise des réseaux informatiques, la maîtrise d’accès à l’espace et la cohésion sociale française et européenne ») ; et enfin de puissance (« plus particulièrement abordés sous l’angle des relations que la France entretient avec les acteurs majeurs de la sécurité internationale (Onu, UE, États-Unis, Otan) »). Moins lisibles immédiatement que les précédents, ils font l’objet de plusieurs scénarios lucides et réalistes.
Dans un second chapitre, consacré aux « menaces et risques », le lecteur pourra constater que la question des ressource naturelles et, plus loin, l’environnement sont plus particulièrement pris en considération. L’adaptation des armées rejoint ainsi les réflexions menées par les stratégistes depuis de nombreuses années déjà. Menaces asymétriques, sanitaires, technologiques, questions politiques et démographiques sont également abordées. Cette approche transverse précède une approche par régions et croisant les facteurs précités.
Face à une analyse synthétique, c’est toutefois la définition des neufs modes d’engagement, dans un troisième chapitre, qui retiendra l’attention du lecteur. Fondé sur un « socle permanent » comprenant la dissuasion, la prévention et la protection (trois des 5 thèmes des Universités d’été de la Défense), ces engagements sont :
- la participation à des conflits armés, qui comprend deux options majeures : le conflit moyen
impliquant au maximum des moyens à hauteur de ceux définis par l’Union Européenne dans son Headline Goal et le conflit majeur, qui nécessite des moyens supérieurs à la limite du Headline Goal qui, « en tout état de cause, requerrait vraisemblablement un cadre multinational plus large que celui de la seule Union européenne (sur la base du positionnement relatif actuel de l’UE et de l’OTAN). Cette situation serait la plus contraignante pour les forces armées, en particulier dans le domaine du commandement si la France doit assumer le rôle de nation-cadre ».
- la lutte contre la prolifération, au sens large (« de telles opérations auront pour ambition première de sauvegarder nos intérêts nationaux face à la menace du moment ») et suivant les logiques de prévention et de coercition (incluant, c’est une nouveauté à ce niveau, des « frappes préemptives »).
- la lutte contre le terrorisme, sur le territoire ou à l’extérieur, auquel cas les forces pourraient être engagées « préventivement ».
- la participation à la défense des intérêts économiques « de la France et de l’Union Européenne » et ce, « en défendant, ou en rétablissant, la liberté de circulation, voire l’accès aux ressources, dans les domaines terrestre, maritime et aérien. Il convient également d’assurer la liberté d’accès à l’espace ».
- la protection des ressortissants.
- le rétablissement/maintien de la paix « sous résolution des Nations unies dans un cadre d’interposition ou d’observation, ou, si la crise a déjà éclaté, dans un cadre d’imposition de la paix ».
- les missions de service public de circonstance, qu’il s’agisse de catastrophes naturelles ou technologiques, d’actions de maintien de l’ordre, de prises d’otages « massives » ou de lutte contre les pandémies.
- l’assistance civilo-militaire hors-territoire national, destinées à favoriser la consolidation de l’Etat de droit.
- le secours d’urgence hors-territoire national, qui inclut également les opérations humanitaires en plus des missions de secours en cas de catastrophes naturelles et technologiques.
In fine, si la lecture du document montre une réelle prise en compte des réalités européennes dans le discours stratégique français, il montre également un durcissement des positions de Paris à l’égard des questions considérées comme en têtes des agendas stratégiques contemporains : les luttes contre les armes de destruction massive et le terrorisme. Si, à cet égard, certains ne manqueront pas d’invoquer une certaine « américanisation » de la posture française – en particulier dans son rapport aux frappes préemptives – force est néanmoins de constater que l’ensemble est développé dans le cadre, cohérent et défensif, du triptyque « dissuasion – prévention – protection ».
Le Technologie & Armement n°7 est paru

Editorial
News
Points de vue
Le renouveau des relations transatlantiques
Par Joseph R. Cerami, professeur à la George H. W. Bush School of Government and Public Service, Université A&M du Texas
Innovations stratégiques et innovations technologiques : la symbiose inaboutie ?
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
Mer
Quel dimensionnement pour la Marine nationale ?
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
Le second porte-avions bientôt sur cale ?
Entretien avec Alex Fabarez, Président de MOPA2 et Georges Joab, directeur du projet PA2
Le programme de missiles de croisière indonésien
Par J. Eli Margolis, Université de Georgetown, M.A., Programme d’Études en Sécurité à la Edmund A. Walsh Scholl of Foreign Service de Washington
Exocet Block3 : un missile antinavires polyvalent
Interview de Guy de Beaucorps, conseiller Marine de MBDA
La bonne solution danoise pour optimiser une flotte de taille réduite ? Des bâtiments multimissions modulables
Par Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de Défense
Air
Bourget 2007 : quelles nouveautés ?
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI, et Véronique Sartini, journaliste
Hermes 900 : un nouveau MALE est-il né ?
Entretien avec Ofer Ben-Dov, directeur des programmes UAV, Elbit Systems
Et le E-2D ?
Entretien avec Chuck Micaleff, responsable du développement commercial, Northrop Grumman AEW Future Systems
UV Conference 2007 : Drones, quelles évolutions en perspective ?
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI, et Véronique Sartini, journaliste
Le futur du SIDM
Entretien avec le LCL Cyril Carcy, commandant l'escadron d'expérimentation du SIDM
Hélicoptères et drones : quelle synergie ?
Entretien avec le général Jean-Claude Allard, COMALAT
MALE et SIDM
Entretien avec le général Jean-Paul Paloméros, major-général de l'armée de l'Air
R&D : Aerovironement toujours en bonne forme
Entretien avec Martin B. Cowley, marketing manager, Aerovironment
Terre
Leçons opérationnelles du génie de combat israélien
Par le colonel David Eshel (IDF, Ret.)
Surveillance : voir intelligemment
Par Philippe Langloit, chargé de recherche au CAPRI
Aux origines des échecs du Stryker
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
Bientôt un VBCI britannique ?
Questions à Pierre Roux, directeur du domaine Infanterie, NEXTER
lundi 13 août 2007
Nouvel attentat au Maroc
Université d'été de la Défense 07
DSI étant partenaire de l'événement depuis 2006 - mon patron, Alexis Bautzmann, sera chargé d'animer un des ateliers - la rédaction est en train de mettre la dernière main au second hors-série de DSI, qui peut déjà être pré-commandé (il sera également disponible en kiosque) ici.
5 sur 5
Les 2 premiers Typhoons aptes aux missions air-sol (Block5) ont été livrés à la RAF. Cette capacité est toutefois qualifiée d'initiale et limitée à des bombes guidées laser.
Un deuxième escadron de F-22 a été formé en Alaska. Par ailleurs, le carburant synthétique testé l'an passé sur un B-52 a été certifié sur ce type d'appareil. D'ici 2011, l'USAF ambitionne d'utiliser un mélange de carburant synthétique et de JP-8 sur l'ensemble de ses appareils. D'ici là, le prochain appareil à être certifié sera le C-17.
Le Maroc a demandé au Etats-Unis la fourniture de 60 automoteurs d'artillerie de 155mm M-109A5 et 30 Humvees via le système des Foreign Military Sales, la demande devant toujours être approuvée par le Congrès. Notons que la Belgique a récemment revendu quelques-uns de ses M-109 au Maroc. On notera par ailleurs que les discussions sur le Sahara Occidental se sont conclues sur un échec.
Le président chinois Hu Jintao a récemment indiqué au cours des cérémonies célébrant le 80ème anniversaire de l'APL que le budget militaire chinois allait connaître une augmentation. Selon des analystes de la RAND corporation, ce budget est déjà le second au monde, derrière les Etats-Unis.
jeudi 9 août 2007
Du côté des lectures (4)
mercredi 8 août 2007
Barack Obama : les vrais champs de bataille sont "L'Afghanistan et le Pakistan"
"It is time to turn the page. When I am President, we will wage the war that has to be won, with a comprehensive strategy with five elements: getting out of Iraq and on to the right battlefield in Afghanistan and Pakistan; developing the capabilities and partnerships we need to take out the terrorists and the world’s most deadly weapons; engaging the world to dry up support for terror and extremism; restoring our values; and securing a more resilient homeland.
The first step must be getting off the wrong battlefield in Iraq, and taking the fight to the terrorists in Afghanistan and Pakistan.
I introduced a plan in January that would have already started bringing our troops out of Iraq, with a goal of removing all combat brigades by March 31, 2008. If the President continues to veto this plan, then ending this war will be my first priority when I take office".
Quant à la réaction pakistanaise, selon l'Associated Press:
“It’s a very irresponsible statement, that’s all I can say,” Pakistan’s Foreign Minister Khusheed Kasuri told AP Television News. “As the election campaign in America is heating up we would not like American candidates to fight their elections and contest elections at our expense.”
Sure, Barack’s statement is deliberate campaign move, but is he wrong that Pakistan is the major source of terror in the world? Not according to the Afghan ambassador to the U.S. … and the Council on Foreign Relations:
Despite its government’s cooperation with the United States, Pakistan is home to many Islamist extremists, some with links to al-Qaeda and other terrorist groups. Militants have conducted several terrorist attacks on Americans and other Westerners in Pakistan since September 11, including the abduction and murder of Daniel Pearl and the June 2002 car bombing of the U.S. consulate in Karachi, which killed twelve Pakistanis. Thanks to shared Islamist sympathies and ethnic ties, some Pakistanis have also helped Taliban and al-Qaeda fighters fleeing from Afghanistan take refuge throughout Pakistan.
mardi 7 août 2007
De passage en République Tchèque... (2)
Les collections (1ere et 2eme GM) sont bien plus admirables que ne le laissaient penser mes guides et si le musée est difficile d'accès (et pas très joli : dans le plus pur style "renaissance néo-stalinienne"), le déplacement vaut le coup. Relativement peu de matériels mais un très grand nombre de documents dont un bon nombre, dans la partie "1ère guerre"... en français. La légion tchécoslovaque, embryon de l'armée tchèque post-1918 a en effet été formée dans les rangs français et l'on retrouve même des lettres, en français, entre les Présidents se congratulant mutuellement.
Reste toutefois que le français a beaucoup perdu de son influence. Si Prague voulait être le Paris de l'outre-Alsace - avec un réel succès - dans les années 30 (nombre de cafés, boutiques et deventures le rappelant toujours aujourd'hui), les accords de Munich ont laissé un souvenir pour le moins amer. Dans les salles du musée, la Grande-Bretagne et les as tchécoslovaques de la RAF ont sans doute remplacé dans le coeur des Praguois la France et Paris. Sans doute une autre clé pour la compréhension de la politique pro-atlantiste tchèque.
Notons aussi qu'à la fin de la section musée consacrée à la Seconde Guerre, vous tombez nez à nez avec deux mannequins représentant des soldats tchèques contemporains, l'un en tenue "OIF", l'autre en tenue "Centre-Europe". La période communiste a tout bonnement été gommée (si elle a un jour existé), seul un T-34 sur le perron du musée rappelle que les troupes de Moscou ont libéré la ville en 45 (les résistants locaux comme le PC, qui avaient déclenché une insurrection, ayant été "sermonés" pour ne pas avoir laissé l'armée Rouge libérer à elle seule la ville).
Vu sur une carte de restaurant...
On ne rigole pas avec les calories ici ;o)
lundi 6 août 2007
De passage en République Tchèque...
Le pays présente de grande similitudes avec la Belgique : petit, sorte d'accident de l'histoire (formellement, la Tchécoslovaquie remonte aux 14 points de Wilson) mais où l'histoire ne commence pas avec sa création, ayant connu nombre d'invasions (on a partagé quelques voisins et moins voisins envahissants) et... où la bière est une boisson quasi-sacrée.
Au-delà, le chemin pris est radicalement différent : le business est roi. Et plus il prospère, plus prospèrent les arts et les sciences, surtout s'ils permettent d'attirer touristes et investissements. Etre artiste en Tchéquie, c'est avoir un vrai statut. J'étais déjà venu à Prague en 2001 et le changement est spectaculaire. Les chantiers de rénovation se sont multipliés, d'autres se sont achevés. Le niveau de vie s'est considérablement amélioré, les services à la population aussi.
Tout, bien entendu, n'est pas rose. On voit des SDF (moins cependant qu'à Bruxelles et on ne semble pas les chasser, ici) et être retraité ne doit pas être rose tous les jours. Récupérer de 40 ans d'occupation communiste - c'est ainsi que ça a été vécu, ici - est loin d'être évident. Des années d'ailleurs marquées par de petits actes de résistances mais ayant produit leurs effets : la propreté comme acte de résistance face à des soviétiques assez unanimement considérés comme sales (un réflexe identique a existé en Pologne) ; des rénovations d'églises ; des livres mis à l'abris... et, bien sûr, Jan Palach.
Je me souviens, à cet égard, de longues conversations à l'Université : à choisir, faut-il choisir le joug nazi ou communiste ? La plupart des gens optaient pour la seconde option, d'autres ne se prononcaient pas, estimant sans doute la situation comme bien trop hypopthétique. J'avais opté pour une 3ème : combattre, fuir ou, au pire, se suicider - dans tous les cas de figure, choisir la liberté (réponse traditionnelle, "oui, d'accord, mais si tu ne le peux pas ?"...). C'est ce qu'avait fait Palach. Le musée du communisme nous apprendra que le taux de suicide durant le Printemps de Prague de 68 avait dramatiquement augmenté. Palach avait toutefois laissé un mot : en substance, ne faites pas comme moi, résistez.
Le souvenir du "printemps" reste vivace - celui des nazis à laissé un tout aussi mauvais goût - ce qui explique sans doute que les Russes restent vraiment très mal vus. Ce qui explique aussi la grande bannière "oui aux radars et aux missiles" sur un bâtiment juste en face du ministère des AE. Et l'Europe dans tout cela ? Les Tchèques ont trop de conscience historique (si l'on peut s'exprimer ainsi). Et tant que l'Europe ne sera pas une puissance, elle ne sera, pour eux, qu'un projet en devenir donc, non opérationnel si ce n'est du point de vue économique et juridique.
Il y a une autre chose que partagent Belges et Tchèques : un surréalisme doublé d'une politique pragmatique. Les Tchèques savent que l'Europe est virtuellement puissante (les rayons d'études stratégiques des libraires tchèques sont très bien garnis, les lecteurs ne manquant pas). En attendant, leur puissance est économique et culturelle - le nombre de livres en tchèque est... ahurissant et le secteur d'un dynamisme extrême - autant de choses que la Belgique perd peu à peu...
mercredi 1 août 2007
Manipulations Inc. (3)
Le Réseau Voltaire vient de nous fournir une belle illustration de cet axiome. Après avoir "démonté" un article du Figaro sur l'allongement et le durcissement du service militaire en Iran (qui est une réalité), le réseau indique :
"Au demeurant, la présentation des faits eux-mêmes par Le Figaro est fallacieuse : les États-Unis n’ont pas décidé d’armer les monarchies du Golfe contre l’Iran et Israël n’a pas décidé de fermer les yeux face à l’ennemi commun. De son côté, de manière tout aussi biaisée, le département d’État parle dans un communiqué plus généralement de « contrer les influences négatives d’Al-Qaïda, du Hezbollah, de la Syrie et de l’Iran ».
En réalité, les États-Unis ont accordé gratuitement 30 milliards de dollars d’armement à Israël sur 10 ans pour prendre sa revanche contre le Liban et la Syrie. Simultanément, ils ont vendu pour 20 milliards de dollars d’armement à 5 États du Golfe à titre de garantie que l’armement livré à Tsahal ne serait pas utilisé contre eux. À quoi devrait s’ajouter le renouvellement d’accords d’assistance militaire avec l’Égypte pour 10 milliards de dollars environ de manière à équilibrer le tout".
Sous-entendu, vous n'avez pas la vérité, elle nous appartient. L'opération "manip" utilise là aussi un vieux truc : comparer des choses non comparables en faisant passer une pillule méthodologique amère avec une dose de sirop idéologique. Les évolutions que connait le service militaire iranien sont une réalité. Les analyses sur les finalités des contrats - y compris les miennes - sont autant d'hypothèses variablement démontrées/étayées.
Pour ce qui concerne le Réseau, l'analyse ne saurait tenir la route : les 30 milliards constituent une augmentation par rapport à ce qui était déjà donné par le passé, ils ne sont en rien un "extra" (sauf pour l'augmentation annuelle de 600 millions, bien entendu). Au demeurant, à supposer que cet argent soit utilisé pour des achats revenchards d'armements, ces derniers ne seront pas disponibles du jour au lendemain. Prétendre le contraire relève au mieux de la mauvaise foi, au pire d'une méconnaissance patente de l'histoire comme des mécanismes de vente d'armes.
On y ajoutera que le problème militaire israélien aujourd'hui n'est pas matériel mais relève du leadership, de la doctrine, de la tactique, de la préparation et du moral. Autant de choses qui ne relèvent que peu du domaine financier et que souligne parfaitement le rapport intermédiaire de la Commission Winograd. Les dernières manoeuvres israéliennes sur le Golan, très médiatisées, ne suffiront en aucun cas à remettre Tsahal d'aplomb à court terme. Ceci dit, c'est également vrai que certains en Israël aimeraient prendre une revanche. Mais confondre cette frange avec l'ensemble du pays, c'est faire une mauvaise rédaction d'élève du secondaire rêvant désepérément d'entrer dans une école de journalisme.
En fait, le rôle de l'Iran en regard du Hezbollah est totalement zappé. Tenir des propos négationnistes et menacer un pays d'anéantissement seraient-ils autant de mesures d'appaisement comparativement à des achats d'armement ? Aucun de ces faits ne devraient être niés dès lors que l'on prétend donner une information la plus objective possible.
Voltaire se présente comme non-alligné. Vraiment sûr ?
Démystifier les guérillas
Mais sachant la relative incapacité de nos forces à les contrer ou plus généralement nos difficultés à transformer les victoires militaires en victoires politiques, faut-il attendre de les laisser s'essoufler, tout en effondrant les Etats auxquelles elles s'attaquent ?
Cher, le JSF...
Le GAO estime le coût fly away d'un appareil de production à plus de 92 millions de dollars. Très, très cher comparativement aux options européennes...
La Russie veut s'agrandir
mardi 31 juillet 2007
20 milliards d'armements pour l'Arabie saoudite (2)
- On se sait toujours pas quels sont les armements concernés. Le LCS pourrait l'être - malgré ses déboires - Ryad ayant été intéressée par le concept.
- Fondamentalement, il s'agit de rassurer Ryad face à l'Iran dans le contexte de la conclusion d'un accord sur le nucléaire civil avec 6 autres Etats dont l'Algérie, les Emirats et l'Egypte (je pense que ses détails sont explicités dans le DSI n°21 ou 22, de même que les conceptions saoudiennes en matière de dissuasion). Ryad renforcerait ainsi sa dissuasion classique mais la littérature fait aussi état de l'incapacité de l'Arabie à utiliser correctement son matériel. Un article faisait ainsi état de ce que l'armée de terre saoudienne était incapable de manoeuvrer au niveau brigade.
- Ensuite, il s'agit de faire pression sur Ryad en regard de son rôle dans les affaires irakienne et de Nahr el-Bared (Cf. les différentes éditions de DSI) en l'invitant à "calmer" son jeu. Ryad reste obsédée par la montée en puissance iranienne et a effectué ces mouvements afin de contrer la stratégie d’influence de Téhéran.
- Il s'agit aussi de s'appuyer plus que par le passé sur l'Arabie saoudite : Ryad et le Pakistan entretiennent des relations solides. Or, le Pakistan est le centre de gravité géographique des opérations talibanes en Afghanistan. La situation sur place est également extrêmement préoccupante. Il s'agit aussi de favoriser un règlement rapide de la situation irakienne en y associant un peu plus Ryad mais cette fois d'un point de vue politique.
- Sur un plan plus hypothétique, la manoeuvre d'armement de l'Arabie saoudite pourrait également correspondre à une volonté de contrer/dissuader l'Iran dans une optique où une attaque israélienne sur les centres nucléaires iraniens – qui reste non seulement une possibilité et est faisable (Cf. l’étude du MIT, DSI n°28) – générerait une riposte dure de la part de Téhéran. La possibilité que l’Iran mine une partie du Golfe ou bloque le détroit d’Ormuz est bien réelle.
- Les questions israéliennes et égyptiennes sont annexes. Israël a toujours demandé une augmentation de son aide militaire lorsque l’Arabie en bénéficiait et une augmentation des dons américains de 600 millions de dollars l’an, si elle est significative, est néanmoins anecdotique (elle bénéficiera en outre aux industries US). Pour ce qui concerne l’Egypte, ce rééquilibrage face à Israël est automatique en fonction des accords de Camp David.
- Enfin, la vente permet de conforter les positions des industries US face à leurs concurrentes européennes.
lundi 30 juillet 2007
20 milliards d'armements pour l'Arabie saoudite
Il fait aussi oublier que la France a elle aussi reçu des commandes - des rumeurs entourent Eurocopter et les 76 Caesar vendus par Nexter - dans la mesure où l'Arabie saoudite a toujours eu une politique de diversification de ses approvisionnements. Il montre surtout l'état de tension dans lequel Ryad est face à Téhéran.
C'est l'hypothèse que j'ai défendue tantôt face au correspondant à Bruxelles de l'AFP et que je défenderai demain à 08.15 sur RMC. Plus de développements sur ladite radio demain !