jeudi 30 octobre 2008

Sopema maître des vibrations

Le groupe Sopema est un expert reconnu dans les domaines de la vibration, de la dynamique des structures, du climatique, de l’hydraulique et de la compatibilité électromagnétique.Ses laboratoires se sont spécialisés dans la mise en œuvre d’essais complexes simulant les conditions extrêmes d’utilisation des équipements.

Elbit présente le Silver Marlin

Le domaine des USV est particulièrement dynamique et Elbit n’échappe pas à la tendance, présentant notamment le Silver Marlin. Avec une longueur de 10,6 m pour une charge utile de 2,5 t. (masse totale de 6,5 tonnes) il est capable d’atteindre les 45 nœuds (grâce à deux moteurs diesel de 310 cv). Il dispose d’une distance franchissable de 500 nautiques et une endurance de 24 à 36 heures. D’une conception modulaire, il peut être équipé de liaisons de données LOS (d’une portée pouvant aller jusqu’à 45 km) et d’une liaison par satellites. En plus de charges électro-optiques (caméras, systèmes IR), il peut également être doté de systèmes cinétiques, tels que des mitrailleuses ou des canons téléopérés, sa masse lui permettant l’embarquement d’une palette plus large de systèmes que d’autres USV.

ESAX-2A, balise acoustique pour la localisation d’aéronefs coulés

Réalisée par Thales Safare, l’ESAX-2A permet la détection et la localisation d’aéronefs immergés suite à un accident. Elle se déclenche automatiquement à une immersion de 3 mètres. Cette balise peut être localisée par un téléphone sous-marin tel que le TUUM-4, un intercepteur sonar tel le VELOX-M7, ou tout type de localisation travaillant sur les fréquences OTAN. C’est elle qui a permis de repérer l’épave du Super Etendard Modernisé crashé en mer le 1er octobre 2008 après une collision avec un autre appareil du même type.

Drones automatisés : une première mondiale pour DCNS et Schiebel

C’est début octobre que les équipes de DCNS ont réalisé une première mondiale à bord de la frégate ASM Montcalm, lorsqu’un drone Schiebel Camcopter S-100 a réalisé un appontage entièrement automatisé. L’opération, pour le moins délicate et que l’on pensait réservée à des mers d’huile et par temps clair, a été rendue possible par la mise au point du dispositif SADA (Système d’Appontage et de Décollage Automatique). Bien plus précis que le GPS, il permet de guider le drone avec une précision de 30 cm et ce, jusqu’à un état de mer de niveau 5. Cette première ouvre des possibilités tactiques importantes, en rendant possible une utilisation d’hélidrones depuis des bâtiments de combat 24 heures sur 24, de jour comme de nuit et y compris lorsque les conditions météo ne sont pas favorables.

SeaRAM to sail with LCS

In response to the requirement for a low-cost, self-contained defense system capable of defeating evolving anti-ship missile threat, Raytheon developed SeaRAM ship self defense system. SeaRAM replaces the Phalanx 20-millimeter cannon with an eleven-round launch guide for the RAM missile. The combination of the highly capable Phalanx sensor suite and the deadly effectiveness of the RAM missile has been tested in sea trials aboard the Royal Navy’s HMS York and in launches at the US Navy’s China Lake, California, facility. The SeaRAM has been selected to protect the sailors and Marines who will be assigned to the USS Independence, the USN’s littoral combat ship.

Phalanx upgrades

Originally developed to defeat anti-ship cruise missiles, Phalanx has evolved to meet the changing threat. Today’s Block 1B is the only tested and proven system capable of defeating the surface, air and changing littoral threats. Phalanx 1B encompasses the range of actions required to assure success and shape the battlespace for naval, joint, and combined forces. Phalanx is the complete detect, identify, control, engage and destroy weapon system employed by 24 international fleets.

La bonne attitude avec le Mk.31

La firme britannique Teledyne TSS veut offrir aux navires militaires, avec sa nouvelle centrale inertielle laser Mk.31, une précision extrême en matière de détermination de leur position, de leur cap, de leur attitude et de la houle. Et ceci en temps réel. De quoi participer à l’amélioration de l’efficacité des systèmes de stabilisation de ces bâtiments et de la précision de leurs tirs. Teledyne TSS vise à la fois le marché du remplacement des classiques systèmes mécaniques de référence d’attitude et de positionnement (AHRS) existant à bord des navires anciens et celui de l’installation en première monte sur ceux en construction.

Les hommes à la mer ne le seront plus

Escape International présente sur le salon une série de solutions de sauvetages simples et pratiques. AirTEP (Airborne Tactical Extraction Platform) est destiné aux forces spéciales. Nacelle dépliable transportée sous élingue par un hélicoptère, il peut transporter jusque 10 personnes et ne nécessite que 2 inspections en 15 ans. Le système permet ainsi l’extraction d’une force ou d’un groupe d’otages en toute sécurité. Narwal répond au même principe, cette fois pour les opérations Search And Rescue à la mer, depuis des hélicoptères. Flottante, elle n’affecte pas les performances de vol de l’appareil.

Dans les domaines de la sécurité et de la sûreté, le Squid est destiné aux navires marchands et est mis à la mer via une grue. Il permet d’embarquer 10 personnes. Peu encombrante, elle ne nécessite pas d’entretien et a une durée de vie de 20 ans. Le CIVIS est sa version destinée à être utilisée depuis un hélicoptère. D’une masse de 52,6 kg, elle nécessite 2 révisions par période de 15 ans et peut emporter 10 personnes ou 1 500 kg. PORTSy est destiné au transfert de personnel depuis les plateformes offshore. D’une masse de moins de 53 kg, elle permet de transférer en toute sécurité jusque 15 personnes ou 1 500 kg, de jour comme de nuit.

Opérations amphibies : CNIM voit les choses en grand

Outre le LCAT déjà présenté, CNIM présentait les MPC et MPV, utilisant tous deux le même concept de changement de forme. Le premier, le Multipurpose Patrol Craft, a des dimensions similaires à celles du LCAT. Mais, plus haut, il n’est pas destiné à être enradié. La firme a voulu, là, conceptualiser un engin plus autonome jouant le rôle d’un petit LST.

Le second, le Multipurpose Projection Vessel est un bâtiment de débarquement plus grand, doté d’une plateforme pour hélicoptères et capable notamment de lancer des forces spéciales tout en mettant en œuvre, par exemple, un sonar. Le MPV, qui peut être armé, constitue ainsi une réponse aux opérations littorales et aux dangers qui leurs sont propres.

Le Daily n°3 est disponible !

Le dernier de nos Show Dailies est à présent distribué sur le salon. L'occasion pour nous de le mettre en ligne. Feu d'artifice final donc pour notre strato-ton !

mercredi 29 octobre 2008

Le PA2 frappé car difficilement exportable ?

La priorité des priorités va, pour le gouvernement français, au maintien de ses quatre SNLE et des six SNA, ainsi qu’à celui des compétences associées, donc à la poursuite du programme Barracuda. Pour le reste, les contraintes budgétaires ne permettent pas à la France de commander simultanément les frégates FREMM et le porte-avions PA2. Une fois intégré ce constat, la décision prise au niveau politique de reporter l’éventuelle commande du PA2 afin de ne pas amputer davantage le programme FREMM s’avère, sur un plan industriel, assez logique. Si les activités FREMM et PA2 se révèlent très proches en terme d’heures de travail, commercialement parlant, à en croire Jean-Marie Poimboeuf, président du GICAN, le choix en faveur des FREMM se justifie : « on exportera plus facilement des frégates FREMM qu’un porte-avions de type PA2 ! » Une affirmation toute de bon sens.

Le McArthur de Blackwater dans le Golfe d’Aden

La firme privée de sécurité Blackwater, qui entretient en Irak de nombreux personnels armés, annonce se tenir prête à assister, à leur demande, les bâtiments de pêche hauturiers qui, dans le golfe d’Aden, font face à la menace croissante de la piraterie. Pour ce faire, la société a décidé d’expédier sur place son propre navire de soutien, le McArthur. Construit en 1966 comme navire de recherche, le McArthur, long de 46,6 m, a été racheté et reconfiguré en 2006 par Blackwater pour se muer en navire de soutien pour des actions de sécurité. Il emporte un hélicoptère. Une présence qui ne va pas sans soulever nombre de problèmes, notamment juridiques.

CMN doit relever des défis

C’est en mars ou avril prochain que la première des six corvettes Baynunah vendues aux EAU devrait être mise à l’eau à Cherbourg. Les cinq autres seront produites aux EAU par le chantier naval local partenaire ADSB. Les coques N°2 et 3 y sont déjà en cours de fabrication. Le prochain défi va consister, désormais, pour Celex, filiale de Finmeccanica, à intégrer, dans les délais impartis, le système d’armes. Outre les nombreux armements embarqués (un canon de 76 mm, deux de 27 mm, huit Exocet MM 40 Block 3, des ESSM et un RAM), les Baynunah disposent d’un ambitieux système de guerre électronique complexe à intégrer sur un bâtiment d’aussi petite taille.

CMN travaille aussi, actuellement, sur une étude papier, financée par un possible client export, concernant une corvette furtive de 600 tonnes (projet dérivé de la BR62S). Pour ce faire, CMN s’appuie sur les compétences en matière de furtivité de nombreuses PME françaises déjà fort concernées par les FREMM et Horizon. Tout l’armement missile (8 Mica VL en puits verticaux à l’avant, 4 Exocet placés dans les sabords avec trappe escamotable, lance-leurres Silena à l’avant) et la tourelle canon de 57 mm bénéficient d’un traitement de choc en matière de furtivité. Enfin côté français, CMN mise encore sur le nécessaire remplacement, probablement pas avant 2014, du parc des P400 et des divers types de patrouilleurs positionnés outre-mer. Le besoin porterait sur une vingtaine de bâtiments.

CMN entend proposer une variante améliorée de sa Vigilante 1400 (6 000 nautiques à 12 nœuds ; 25 nœuds en vitesse de pointe) avec une plate-forme et un hangar adaptés à la mise en œuvre – avec grille d’appontage mais sans système de manutention - d’un hélicoptère de la classe du Dauphin. Il est prévu de pouvoir mettre à l’eau les deux RIB latéraux par des mers de force 6.
JLP

TKMS : de nouvelles MEKO

Afin de combler le vide existant dans sa gamme entre les patrouilleurs côtiers et les frégates F125, TKMS propose désormais les deux frégates légères de la nouvelle gamme Meko D ; toutes deux offrent un large éventail de choix en matière de propulsion : CODOG, CODAG, CODLAG ou CODAG-WARP.

La D 500 (134,3 m de long et 5 000 t. de déplacement, 125 membres d’équipage, vitesse de 31 nœuds, 4 000 nautiques à 18 nœuds) se veut antiaérienne. La D 600 (141,4 m de long, 6 500 t., équipage de 190 personnes, 30 nœuds, 5 500 nautiques à 18 nœuds) mise sur un armement plus large et sur une meilleure protection.

Atlas et le Sea Fox

Partie intégrante d’Atlas Elektronik GmbH, Atlas UV possède une longue expérience en matière de robots sous-marins dédiés à la lutte anti-mines et a développé la notion de famille à travers ses drones SeaFox de reconnaissance et d’identification, Ses Sea Wolf pour la destruction ses SeaOtter dont le Mk IID pour les grandes profondeurs. Stand C 27

L’Ifremer reçoit l’Haliotis

L’Ifremer aligne depuis quelques jours un quatrième navire côtier. Baptisée Haliotis, cette modeste vedette de 10,32 m de long construite par le chantier naval Piriou est destinée à la cartographie des fonds littoraux (de 1 à 15 m). Une capacité qui manquait à l’Ifremer. Reste qu’il a fallu assurer à son commandant une formation spéciale de…chauffeur routier/grutier ! En effet, il lui revient de piloter le camion transportant la vedette en question.

Alliance Fincantieri/Shiprepair NSL UK pour le MARS

Cette alliance permettra à Fincantieri de participer au projet britanniques MARS pour 6 bâtiments de ravitaillement destinées à la Royal Navy. Dans cette compétition internationale Fincantieri avait été « short listed ».

Embrayages hydrauliques...

Le problème, avec les navires rapides, c’est le ralenti et la manoeuvrabilité à basse vitesse. La firme américaine Twin Disc propose désormais, avec son embrayage hydraulique séquencé à pilotage électronique Quick Shift, « LA » solution pour obtenir sur l’hélice de surface des navires rapides des vitesses de rotation dix fois plus lentes, au ralenti, qu’avec les autres types de transmissions. Ce système est en service en France sur le navire pilote La Couronnée IV de Saint-Nazaire et sur les vedettes de la Gendarmerie ; en Inde, les vedettes de 20 m récemment commandées pour les Gardes-côtes et produites à Bahrein (à livrer en 2009) seront équipées du Quick Shift.
JLP

VAMPIR pour l'Australie

Sagem Défense Sécurité (Groupe SAFRAN) vient de signer avec BAE Systems Australia un contrat portant sur la fourniture de systèmes infrarouges VAMPIRE NG. Ils permettent d’exploiter « de manière optimale » les senseurs infrarouges gyrostabilisés de 3ème génération. VAMPIRE NG équipera les futurs porte-hélicoptères australiens.
VS.

UUV : le Simba d'ECA

ECA a lancé sur fonds propres, sous la désignation Simba 45, les études de conception papier d’un bâtiment de 250 tonnes et d’une autonomie à la mer de 10 jours proposé au choix en version de recherche hydrographique/océanique ou de guerre des mines. C’est la coque du projet de patrouilleur 45 m de Raidco Marine (OPV 45) qui lui sert de base. Il offre une signature magnétique réduite, un positionnement dynamique (acoustique et par écho-sonde) et un mode de motorisation silencieux (électrique) en sus de la motorisation Diesel. Il pourra emporter à l’arrière un drone naval de surface Inspector de surveillance des mers ou de détection sous-marine, des drones navals K-STER de destruction des mines, un robot H300 d’intervention sous-marine et un robot Alister de détection des mines ou de recherches hydrographiques. L’objectif que s’est fixé ECA consiste à diviser par trois, par rapport à des bâtiments similaires, le prix d’acquisition et d’un même facteur les coûts d’exploitation, notamment en limitant l’équipage à 20 personnes (plongeurs compris). Des contacts ont déjà été noués avec un pays moyen-oriental et un autre d’Asie du sud-est. La marine française s’intéresse au Simba 45 pour assurer, à l’horizon 2018, le remplacement de ses actuels treize chasseurs de mines tripartites.

Le Daily n°2 est disponible !

Le second de nos Dailies est à présent accessible en ligne.

mardi 28 octobre 2008

Euronaval Show Daily 1 est disponible !

Le premier de nos trois Show Dailies est à présent disponible intégralement et gratuitement. A lire ici !

En direct d'Euronaval

Euronaval 2008 réserve quelques nouveautés de choix mais pas nécessairement au niveau des matériels majeurs. Si TKMS propose un design de LHD assez intéressant et que DCNS propose ses concepts de frégate FM400, le redesign de ses Gowind et les sous-marins SMX-22 et -23, les surprises sont ailleurs.

D'abord, au niveau de l'armement : Rheinmetall propose le missile de croisière Delilah de l'israélien IMI en version lancée d'hélicoptère, ce qui semble correspondre à une demande de la marine allemande. D'autres propositions touchent au redisgn du canon de 76 mm Super Rapid. Ensuite, dans les propositions américaines de frégates et corvettes "recyclant" les NSC (National Security Cutter) et autres LCS. A suivre !

vendredi 24 octobre 2008

Euronaval : des nouveautés décoiffantes

Lutte anti-piraterie, sous-marin SMX-24 et Andrasta, SeaRAM, évolution des Gowind, questions environnementales, frégate FM400... les nouveautés ne manqueront pas durant Euronaval. Rien que pour l'heure, la rédaction en a dénombré une bonne quinzaine, sans compter des évolutions majeures dans le cadre de plusieurs grands programmes.

Suivez ces évolutions en direct du salon avec les Show Dailies officiels, rédigés et préparés par la rédaction de DSI, de même qu'avec notre dispositif éditorial spécifique : le DSI d'octobre, le DSI-T n°13 de septembre-octobre et notre dernier hors-série, en kiosque dès lundi prochain. Plus techniques, plus denses et plus vivants que ceux de la génération précédente, ils sont aussi intégralement bilingue.

DSI 42, le sommaire


DSI n°42 – novembre 2008 - dans les kiosques dès le 3 novembre
Le sommaire
Editorial
Agenda, carnet, nominations

Les contrats du mois - Veilles contre-terroristes - Veilles stratégiques : les 164 faits qui ont marqué l’actualité stratégique du mois

La chronique de Carl von C. : Recevoir la famille, c’est tout un art

Actualité

« Afghanistan : une autre stratégie est-elle possible ? »
Entretien avec Étienne de Durand, directeur du Centre des études de sécurité de l’IFRI (Institut Français des Relations Internationales)

« Afghanistan : quelles leçons de l’Irak ? »
Entretien avec Michel Goya, colonel, auteur de Irak. Les armées du chaos, Economica, Coll. « Stratégies et Doctrines », Paris, 2008

« Afghanistan : toujours pas assez de troupes »
Entretien avec à l’ambassadeur James Dobbins, Directeur de l’International Security and Defense Policy Center, National Security Research Division de la RAND Corporation, ancien assistant secrétaire d’État pour l’Europe et premier envoyé spécial de l’Administration Bush en Afghanistan.

Carte : L’ISAF en Afghanistan

Loi de finances 2009. Un budget sous la loupe
Par la rédaction

Géorgie : les sept questions du siècle
Par Carl von C., chroniqueur

Stratégie

Un concept pour l’armée de l’Air
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI

Le Concept de l’armée de l’Air, une vision ouverte
Entretien avec le colonel Jean-Christophe Noel, rédacteur du Concept de l’armée de l’Air

Armées

L’Australian Army au défi des conflits hybrides. Les Aussies se transforment !
Par Jean-Jacques Mercier, expert en systèmes d’armes

Tableau de bord : l’Australian Army
Par Philippe Langloit, chargé de recherche au CAPRI

Unités

La Légion étrangère. Un système d’hommes
Par Véronique Sartini, journaliste

Encadré : L’identité déclarée

« Les légionnaires sont demandeurs de théâtres durs »
Entretien avec le général Louis Pichot de Champfleury, commandant la Légion étrangère

Encadré : Les régiments de la Légion

Carte : Les unités de la Légion en France

Encadré : Le code d’honneur du légionnaire

Technologie & Armement

Le Close Air Support, défi des forces aériennes modernes
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI

Le Sukhoi 25 Frogfoot. Le Close Air Support vu de Russie
Par Stéphane Ferrard, journaliste spécialiste des questions de défense

L’A-10 Warthog : l’avion dont l’USAF n’a jamais voulu !
Par Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de défense

CAS : quel armement ?
Par Jean-Jacques Mercier, expert en systèmes d’armes et Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI

Fiches techniques

Sukhoi Su-24 Fencer/ Les versions du Su-24

Frégates Type-54 et Type-054A/classes Jiangkai I et II/ Des Jiangwei aux Jiangkai, les dilemmes de la flotte chinoise de frégates

IMI Merkava IV/ Le Merkava, produit de la culture stratégique israélienne

Critiques de lecture

De la guerre ? Clausewitz et la pensée stratégique contemporaine, sous la direction de Laure Bardiès et Martin Motte

Clausewitz en France. Deux siècles de réflexion sur la guerre 1807-2007 de Benoît Durieux

Irak, les armées du chaos de Michel Goya

RAMSES 2009. Turbulences économiques et géopolitique planétaire, sous la direction de Thierry de Montbrial et Philippe Moreau Desfarges

Parameters, Vol. XXXVIII, n°2, Summer 2008.

Naval War College Review, Vol.61, n°3, Summer 2008

FT-02. Tactique générale de l’armée de Terre

jeudi 23 octobre 2008

Une petite nouvelle qui en dit long...

Sur les capacités de certains pirates en mer d'Aden. Ainsi, selon la DICOD, 9 pirates somaliens ont été remis aux autorités somaliennes le 23/10. Ils ont été interceptés par un bâtiment de la Marine nationale au large du golfe d’Aden, dans les eaux internationales à 100 milles nautiques (env. 185 km) des côtes, lors d’une visite de contrôle. A bord de leurs deux embarcations ont été découverts de l’armement individuel et antichar ainsi que du matériel d’abordage.

mercredi 22 octobre 2008

Ca y est, on l'a fait

Et voilà, 384/384, l'édito du DSI-T 14 est rendu, le strato-ton est terminé.

Reste, bien entendu, les traditionnelles relectures puis, bien évidemment, Euronaval et ses 72 pages de Dailies, dont 41 sont prêtes.

L'occasion pour moi de donner un (très) grand coup de chapeau à l'exceptionnel professionnalisme de toute l'équipe, qui a magnifiquement tenu, malgré le stress et les difficultés inhérentes à un quadruple bouclage sur 6 semaines.

Bon, c'est pas tout ça, mais DSI 43 attend, tout de même ;o)

mardi 21 octobre 2008

Suivez Euronaval avec nous !

D'ici une petite semaine maintenant, le premier Daily d'Euronaval sera déjà distribué. Quotidiens distribués gratuitement sur le salon, ils permettent d'en suivre l'actualité : sur un événement tel qu'Euronaval, les stands ne sont pas tout. Plusieurs conférences, des déclarations et une foultitude d'événements se déroulent en permanence. Notre équipe, qui disposera d'une rédaction intégrée sur place, va les couvrir.

A nous de les relayer dans une formule plus complète que par le passé. Non seulement les Dailies seront intégralement bilingues FR/EN mais, de plus, ils seront également plus techniques. Et, last but not least, ils seront également accessibles par le web, de telle sorte à ce que ceux qui ne pourront pas passer puissent rester au courant. A suivre donc, tout prochainement !

lundi 20 octobre 2008

DSI 42 en preview

Suite (et presque fin) du Strato-ton, voici le DSI 42, disponible chez les libraires et kiosquiers dès le 3 novembre. Avec, si vous jetez un oeil sur la couverture, quelques sujets bien intéressants : un dossier consacré à la Légion étrangère, un spécial "CAS" (avec des articles sur l'A-10, le Su-25, l'emploi des drones armés et les débats autour de la question des munitions), un autre au Concept de l'armée de l'Air et, last but not least, une partie "actualité" consacrée à l'Afghanistan.

Nous avons voulu revenir sur la problématique de la stratégie qui y est appliquée. Ce qui nous a valu l'honneur de notamment recevoir James Dobbins, qui a non seulement été sous-secrétaire d'Etat américain mais qui a également été le premier émissaire de l'Administration US en Afghanistan, en 2001. Autrement dit, du solide : ce n'est pas parce que l'on est surchargé qu'il faut bâcler les choses !

DSI Hors-Série n°4 : le sommaire !


DSI Hors-Série n°4, novembre-décembre 2008
Disponible en kiosque dès le 27 octobre

(3) Éditorial

Nouveaux horizons

(8-11) Piraterie, Livre blanc, surprise stratégique. Une actualité navale chargée
Entretien avec Hervé Coutau-Bégarie

(12-15) 50 ans d’opérations navales
Par Joseph Henrotin

(16-20) Porte-avions et grands bâtiments amphibies, capital-ships des marines modernes
Par Joseph Henrotin

(22-24) L’Europe, la sécurité et la mer
Par André Dumoulin

(26-29) Le point sur l’action de l’Etat en mer
Entretien avec le vice-amiral d’escadre Jean Tandonnet

(30-33) La gendarmerie maritime et la protection des eaux françaises
Entretien avec le colonel Georges Strub

Nouvelles stratégies

(36-39) La Marine nationale. Trente ans d’évolutions (1978- 2008)
Par Stéphane Ferrard

(40-42) Guerre des mines : vers l’abandon de la voie française ?
Par Joseph Henrotin

(44-46) Pacifique sud : la France, puissance inattendue du 21e siècle
Par Clémence Mallatrait

(47) Marine australienne : le tournant de la puissance
Par Jean-Jacques Mercier

(48-49) Quels défis pour l’US Navy ?
Entretien avec l’amiral Gary Roughead, Chief of Naval Operations de l’US Navy

(50-54) Où va la stratégie maritime américaine ?
Par Alain de Neve

(56-57) La marine italienne, une force d’avant-garde
Entretien avec l’amiral Paolo La Rosa, chef d’état-major de la marine italienne

(58-60) La Marina militare au 21e siècle : la méditerranée et plus encore
Par Philippe Langloit
(61-62) L’Inde face à sa sécurité maritime
Entretien avec Rahul Roy-Chaudhury

(64-67) La marine russe par ses bâtiments : une force déliquescente
Par Joseph Henrotin et Philippe Langloit

(68-71) Stratégie chinoise d’interdiction de l’espace maritime
Par Bernard D. Cole

(72) Marine sud-coréenne : l’arsenal d’un dragon
Par Jean-Jacques Mercier

(73) JMSDF : le soleil se lève sur la mer
Par Jean-Jacques Mercier

Nouvelles armes

(78-79) Du non létal au laser, vers une nouvelle révolution dans l’armement naval ?
Par Joseph Henrotin

(80-83) Menace sous les mers. Les torpilles plus redoutables que jamais
Par Stéphane Ferrard

(84-87) Missiles antinavires, surface-surface : état des lieux
Par Jean-Jacques Mercier

(88-90) Frapper la terre, la prolifération des missiles de croisière navals d’attaque terrestre
Par Philippe Langloit

(92-95) Opérations littorales : cultures, approches et options
Par Joseph Henrotin et Philippe Langloit

(96-98) Bibliothèque stratégique

vendredi 17 octobre 2008

Le programme ARH-70 Arapaho annulé

Après l’annulation du très futuriste RAH-66 Comanche, c’est l’ARH-70/ARH-70 Arapaho – utilisant pourtant une cellule éprouvée (Bell 407) – qui a été annulé, ses budgets étant tout bonnement évacués du budget de défense américain pour 2009.

L’Armed Reconnaissance Helicopter de Bell, qui devait remplacer les OH-58 Kiowa en service depuis les années 1980 a été victime de ses surcoûts : initialement, son développement devait coûter 359 millions de dollars pour un coût unitaire de 8,56 millions, des sommes passées à respectivement 942 et 14,48 millions de dollars.

A ces surcoûts s’ajoutaient 4 ans de délais : devant entrer en service en 2009, il allait finalement l’être en 2013. Selon le directeur des opérations de l’US Army, une nouvelle compétition va être lancée afin de se doter d’un type de machine extrêmement sollicité dans les opérations irakiennes et afghanes.

jeudi 16 octobre 2008

DSI Hors-Série n°4 est sur les rotatives

L'une des conséquences directes du Strato-ton engagé par la rédaction est ce Hors-Série de DSI, 4ème du nom. Consacré aux questions navales, il réserve de vraies exclusivités - les interviews, par exemple, des chefs d'état-major des marines américaine et italienne - et quelques solides articles. Vous saurez tout de la guerre des mines, de l'évolution des torpilles ou de l'évolution de la marine russe.

A lire dès le 27 octobre !

Jean-Louis Promé nous rejoint

"Strato-ton" oblige, ce blog n'a guère été mis à jour ces derniers temps. Aussi, c'est avec un peu de retard que j'ai le plaisir de vous annoncer que Jean-Louis Promé a rejoint nos rangs il y a une petite semaine. Auteur de la première heure du DSI, il a participé à chacun de ses numéros en tant que pigiste.

Auteur prolixe, il a une connaissance très profonde des questions techniques et militaires et une plume particulièrement agréable à lire autant que précise. C'est, je pense - mais c'est un avis personnel - l'un des meilleurs journalistes de défense français. Désormais, il prend en main les Hors-Série de DSI... je pense pour le plus grand plaisir de nos lecteurs !

mercredi 15 octobre 2008

La LPM 2009-2014 est prête

La Loi de Programmation Militaire 2009-2014, première de celle constituant la translation concrète des principes arrêtés dans le nouveau Livre blanc, a été adoptée vendredi en Conseil de défense à l'Elysée.

La loi doit être formellement adoptée lors du Conseil des ministres du 29 octobre pour être "déposée au Parlement dans la foulée (...) L'objectif est qu'elle puisse être connue des parlementaires avant l'examen du premier budget triennal de la Défense par l'Assemblée nationale, prévu le 7 novembre", a indiqué Cécile Fontaine, spécialiste "défense" à l'Elysée.

Son vote ne devrait néanmoins pas intervenir avant début 2009.

lundi 13 octobre 2008

Colloque Quelle politique de sécurité et de défense pour l'Europe ? Les enjeux de la présidence française de l'UE

Le Club Participation & Progrès, en collaboration avec le RMES et l’Ecole Royale Militaire organise, le 20 octobre prochain, un colloque sur le thème "Quelle politique de sécurité et de défense pour l'Europe ? Les enjeux de la présidence française de l'UE". L’événement se tiendra au Centre de Conférence de l’Ecole Royale Militaire (entrée par la rue Hobbema à 1000 Bruxelles) entre 09.00 et 18.00.

La participation est gratuite mais une inscription préalable est obligatoire. Durant cette journée, plusieurs membres du RMES s’exprimeront sur la thématique: André Dumoulin, Alain De Neve et moi-même. Vous pouvez consulter le programme en cliquant ici. Un bulletin d’inscription peut être obtenu en cliquant sur ce lien.

Pour tout renseignement complémentaire (et pour réserver), prière d’adresser un message à Club.Participation-Progres@wanadoo.fr.

mercredi 8 octobre 2008

Clausewitz, toujours



Laure BARIES et Martin MOTTE (Dir). De la guerre ? Clausewitz et la pensée stratégique contemporaine, Coll. « Bibliothèque stratégique », Economica, Paris, 515 p.

Certains livres sont importants et d’autres très importants et celui-ci fait manifestement partie de la seconde catégorie. Représentant les actes du colloque de Coëtquidan d’octobre 2007, l’ouvrage présente une foule de contributions mettant en lumière toute l’actualité de Clausewitz.

On y trouvera ainsi des chapitres sur la pénétration de Clausewitz en France et aux Etats-Unis mais aussi sur l’utilité de sa pensée face à la guerre totale, au fait nucléaire ou au fait technologique. Si la guerre absolue y prend une part importante – le débat ne manquant pas d’être recadré à sa juste mesure, la guerre étant devenue « à but absolue », délaissant la « mobilisation absolue » - les thématiques plus orientées sur l’action ne sont pas oubliées.

C’est le cas des contributions portant sur la guerre révolutionnaire, la petite guerre ou son actualité dans le conflit irakien. Chaque texte est suivi de la retranscription des débats et des interactions ayant eu lieu avec la salle. Aussi, malgré le nombre des intervenants, le propos ne manque pas d’être clair et de laisser aux deux derniers contributeurs – Vincent Desportes et Hervé Coutau-Bégarie – montrer avec brio l’adaptation fondamentale du Prussien aux défis stratégiques du 21ème siècle.

A cet égard, l’ouvrage est non seulement indispensable mais marquera aussi de son empreinte, incontestablement, les études clausewitziennes, comme les ouvrages de Howard ou Paret avaient pu le faire en leur temps.

mardi 7 octobre 2008

Le CNO répond à nos questions

Quand on vous disait que le programme serait royal : le chef d'état-major de la marine américaine, l'amiral Gary Roughead, nous a fait l'honneur de répondre à nos questions. A lire dans le prochain DSI Hors-Série, avec quelques autres surprises !

samedi 4 octobre 2008

Un peu de lecture

Cela a mis un peu de temps mais je viens de mettre à jour Stratisc.org. Au menu, les sommaires des deux derniers numéros de Stratégique (Stratégies navales et Stratégies nordiques). A lire ici !

Par ailleurs, crouler sous le travail ne m'empêche pas de me faire un peu de saine lecture. Après avoir terminé ce grand classique qu'est Seapower and Strategy, je me suis attaqué aux actes du colloque de Coëtquidan, De La guerre ? Clausewitz et la pensée stratégique contemporaine, récemment paru chez Economica (Coll. Bibliothèque stratégique). Une compilation absolument brillante d'analyses très pertinentes. L'ouvrage vient juste de paraître.

A noter que Benoît Durieux vient également de faire paraître Clausewitz en France, 1807-2007, un massif ouvrage qui deviendra sans aucun doute incontourable. A suivre, Michel Goya et ses Armées du chaos, cette fois dans la collection Stratégies et doctrines.

Toujours afin d'égayer vos week-end d'automne, La technologie militaire en question est à présent disponible (notamment ici, à la Fnac pour la modeste somme de 25,65 Eur). J'ai reçu hier d'Economica mes "exemplaires d'auteur". Ils ont assuré, de même que le Dir-coll., un travail absolument remarquable.

jeudi 2 octobre 2008

Strato-ton : nous y sommes presque

Si, si, depuis ce matin, nous en sommes à la moitié du travail accompli, les DSI Angels, renforcés pour l'occasion, travaillant d'arrache pied.

Le prochain DSI avance à une vitesse impressionnante (n'oubliez pas de jeter un oeil sur nos articles de stratégie aérienne : il y a de la surprise dans l'air !), tout comme le prochain DSI-T (avec quelques solides articles sur l'emploi des lasers en stratégie aérienne, tous les détails de l'IPER du Charles de Gaulle et du RETEX de la guerre de Géorgie vue côté russe).

Et, petite surprise à lire aux environs du 22 octobre, un DSI Hors Série spécial "guerre navale", avec des articles non seulement inédits mais aussi une belle brochette d'invités de prestige (et là, je pèse mes mots - ce sera de l'inédit en France). Bref, tout ce qu'il faut savoir des grandes marines du monde, des points de vue géostratégiques et technologiques.

Et pour ceux qui passent par Euronaval, nous nous occupons aussi des Dailies. Et ce sera du brutal, on vous le promet.

Les Effects-Based Operations (EBO) : has been ?

Le concept d'Effects-Based Operation est apparu vers 1995, dans la foulée des réflexions du général Deptula et du RETEX de Desert Storm et a, depuis, connu un réel succès doctrinal. Les EBO sont ainsi au coeur du processus de Transformation de l'US Air Force mais aussi, par "contamination doctrinale", des forces aériennes (mais aussi terrestres) de l'OTAN, via ACT.

Or, le concept n'est pas totalement stabilisé : il souffre de déficits conceptuels majeurs que j'avais eu notamment l'occasion d'examiner dans L'Airpower au 21ème siècle mais aussi dans mon petit dernier. La communauté doctrinale de l'US Air Force avait elle aussi émis certains doutes sur l'aspect "révolutionnaire" d'un concept qui, finalement, réinvente la roue : si ce n'est pas pour "générer des effets", à quoi sert une opération militaire ?

Or, il se trouve que ces déficits pourraient bien causer rien moins qu'un abandon du concept. Le général Mattis, à l'oeuvre au JFCOM et à l'ACT - les instances américaines et otaniennes de Transformation - a ainsi produit une note incendiaire à l'encontre du concept (merci à C. Wasinski pour le tuyau, creusé depuis lors !). Cette évolution suit en celà celles déjà observées au sein des forces, et tendant à une sortie des modèles techno-centrés, notamment au travers du dernier FM 3.0. On ne connaît pas encore les suites de cette note. Mais si Mattis s'énerve...

mardi 30 septembre 2008

Publication du concept de l'armée de l'Air

Comme vous nous l'annoncions ici, l'armée de l'Air a publié son concept, le premier en plus de 70 ans. Un véritable événement porteur d'une signification stratégique bien réelle. Ses principes de la guerre sont esquissés, de même qu'une préférence pour les options graduelles plutôt que décisive dans les campagnes stratégique. Cette orientation stratégique est toutefois à contrebalancer par une emphase marquée pour l'interarméité. Bien plus sur le sujet et des interviews exclusives dans le prochain DSI !

lundi 29 septembre 2008

DSI 41, octobre 2008 - le sommaire !


DSI n°41, octobre 2008, en kiosque dès le 3 octobre 2008

Edito
Agenda
Veilles contre-terroristes
Les contrats du mois

Veilles stratégiques
La chronique de Carl von C

Politique de sécurité et de défense commune

La présidence française du Conseil et la PESD
Par André Dumoulin, Attaché à l’Ecole Royale Militaire

Stratégie

Georgie-Russie, guerre locale pour échiquier mondial
Par Alain De Neve, Galia Glume et Tanguy Struye de Swielande, membres du RMES

Les premières leçons d’une guerre du 21e siècle
Par la rédaction

Effectifs, OTAN, ABM… Un autre point de vue sur le Livre blanc
Entretien avec Yves Boyer, directeur adjoint de la FRS.

Les métamorphoses du Hezbollah
Entretien avec Jean-Loup Samaan, auteur des Métamorphoses du Hezbollah

Mahan et Corbett, deux visions de la stratégie navale
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI

Armées

Les enjeux de la sécurité maritime de l’Inde
Entretien avec Rahul Roy-Chaudhury, chercheur à l’IISS, auteur de India’s Maritime Strategy

Quelle évolution pour l’Indian Navy ?
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI

Tableau de bord : L’Indian Navy

Unités

Débusquer le monde du silence, discussion avec les marins de la frégate anti-sous-marine Montcalm
Par Véronique Sartini, journaliste

Armement

Sous-marins, une menace fantôme et proliférante
Par Joseph Henrotin, et Philippe Langloit, chargés de recherche au CAPRI

Des sous-marins furtifs et peu chers. La clé du succès rencontré par les Kilo russes
Par Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de défense

Les sous-marins diesel français 1945-2008
Par Stéphane Ferrard, journaliste spécialiste des questions de défense

Fiches techniques

Bréguet Atlantique 2/L’Atlantic(que), succès otanien pour la France

AOR classe Durance/AOR et AOE, clés de la projection maritime

Frégates classe Georges Leygues/L’ASM en France

Critiques de lectures

Sur la guerre et la conduite de la guerre. Œuvres posthumes de Carl von Clausewitz

L’art de la guerre en réseau de Djamel Metmati

Les Cahiers du RMES, Vol. 5, n°1

vendredi 26 septembre 2008

Parution de La technologie militaire en question

La technologie militaire en question, Le cas américain. Collection « stratégies et doctrines », Economica, Paris, 2008, 300 p.

4ème de couverture :

Si il existe, depuis l’aube de l’humanité, une technologie militaire, cette dernière n’est plus uniquement, de nos jours, un outil au service des combattants. Mal gérée, elle peut aussi imposer des contraintes directes à la tactique, à la stratégie comme à la politique. Plutôt que d’augmenter la liberté des décideurs, elle pourrait la réduire. Elle peut même brouiller notre vision de l’adversaire comme du combat et ne faire voire d’eux que ce que l’on voudrait bien en voir : des capacités évacuant, paradoxalement, la stratégie de l’art de la guerre.

En ce sens, la technologie peut devenir une idéologie en soi, qualifiée ici de « technologisation ». On le devine, une telle évolution est néfaste. En examinant le cas américain – variablement imité en Europe – l’auteur analyse ici les travers comme les origines d’une conception où la technologie serait trop prégnante dans les débats comme dans l’action stratégique. Mais il ouvre également la voie à des solutions et en appelle, en particulier, à un retour aux élémentaires de la stratégie.
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Joseph Henrotin est docteur en sciences politiques et chargé de recherche au Centre d’Analyse et de Prévision des Risques Internationaux (CAPRI). Co-fondateur du Réseau Multidisciplinaire d’Etudes Stratégiques, il est rédacteur en chef adjoint de Défense & Sécurité Internationale.
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Monsieur L. m'en avait déjà fait une critique de lecture dans le DSI n°40 mais il l'avait quelque peu fait en avance. Economica m'a annoncé hier que l'ouvrage est sorti de presse et qu'il ne devrait donc pas tarder à être disponible dans toutes les bonnes librairies.

Bon, allez, en plein strato-ton (233 pages sur 444, si, si !) , la nouvelle a l'art de vous provoquer une joie assez intense !

mardi 23 septembre 2008

Succès à l'horizon ?

Après avoir été quelque peu échaudés par des effets d'annonce n'ayant guère eu de suites concrètes, il semble bien que la France soit sur le point d'empocher un méga contrat-naval. Ainsi, "le Brésil va signer à la fin de l'année un accord avec la France prévoyant la construction de cinq sous-marins, dont un à propulsion nucléaire, le premier de la marine brésilienne", selon Nelson Jobim, ministre brésilien de la défense.

Il a assuré que "nous allons construire un sous-marin nucléaire" et a précisé que le Brésil construira "la partie non nucléaire du sous-marin". Il également affirmé que l'accord sera signé fin décembre à l'occasion de la visite au Brésil du président Sarkozy. Le commandant des Opérations navales, l'amiral Alvaro Luiz Pinto, a indiqué de son côté que les quatre sous-marins à propulsion classique auront pour mission la défense proche des côtes.

lundi 22 septembre 2008

Back to resilience

Amaï - comme on dit ici - le débat sur la résilience revient ! François Duran se pose la question de la nécessité ou non de l'information dans la résilience et, plus largement si la seule multiplication des coups n'est pas seule nécessaire. Non, François, tu ne te fourvoie pas. L'information reste nécessaire lorsque l'on intègre la résilience dans une stratégie contre-terroriste.

En fait, Olivier part du principe que les coups sont répétitifs, ce qu'ils pouvaient être durant le Blitz sur la Grande-Bretagne, par exemple (l'exemple est par ailleurs biaisé : l'information sur les raids aériens, avant comme pendant la guerre ne manquait pas). Prenons maintenant le cas espagnol de 2004 : l'Espagne est habituée au terrorisme de l'ETA puis fait face à une frappe bien plus forte que ce à quoi elle est habituée. Vu la période électorale et le risque d'amalgame entre l'attentat et la présence espagnole en Irak, le gouvernement tente une manoeuvre informationnelle et ment, faisant portant la responsabilité sur l'ETA .

Or, il apparaît vite qu'il s'agit d'AQ. Réaction immédiate de la population : un vote-sanction qui amènera le PSOE au pouvoir et le retrait d'Irak. Si la population n'a pas "craqué" (résilience sociétale opérationnelle - mais que faire d'autres dans ces cas-là ?) la résilience politique a été déficiente, AQ parvenant à son objectif et modifiant le comportement de son adversaire.

La question, me direz-vous, est de savoir si le gouvernement Aznar aurait pu survivre sans tentative de manipulation. La réponse est : "peut-être". Ou, à tout le moins, "avec plus de probabilité qu'en cas de mensonge". C'est un classique de la théorie des PSYOPS : ne mentez jamais. Que cela se sache - et là, c'était très probable - et votre manoeuvre tombe à l'eau. Si Aznar avait correctement communiqué en donnant du sens à son engagement irakien, il aurait pu sauver les meubles et faire en sorte que les attentats ne parasitent pas les décisions souveraines des Espagnols au moment de voter.

En fait, l'information n'a pas qu'une valeur préparatoire, devant minimiser l'effet de surprise. D'ailleurs, en terrorisme, c'est cet effet qui compte, pas la récurrence et le seul fait d'encaisser à répétition les coups, qui renverraient plutôt à une résilience face à une insurrection. La résilience par la communication fait aussi sens. Elle replace le politique au coeur du message apporté à un engagement.

Que le gouvernement ait mieux communiqué (et ait créé du sens) en regard de l'embuscade d'Uzbin et nous n'aurions sans doute pas eu de très mauvais débats sur la "stratégie" à adopter. La population comme la presse auraient considérés les morts comme une bien triste perte. Mais aussi comme une perte qui aura été "utile", ou, à tout le moins, qui aura eu un sens. Rien n'est pire, lorsque des vies sont en danger - et alors que nos sociétés n'auront jamais été aussi obsédées par l'idée d'échapper à la mort - que d'avoir affaire à des morts qui n'ont pas de sens.

Balle au politique et retour donc - du moins de mon point de vue - à une résilience "maximaliste" où le sens, par l'intermédiaire de la communication, permet la préparation face à des événements, au sens physique, par définition aléatoires...

DSI 41 - en preview

La journée est particulièrement chargée aujourd'hui, d'où une petite pause afin de vous tenir au courant de la suite du programme. En l'occurrence, la couverture du prochain DSI, à paraître le 2 octobre et qui traitera, entre autres, des leçons politiques et militaires de l'affaire géorgienne.

Na manquez pas non plus le dossier "technologie" : Stéphane y dissèque l'évolution des sous-marins à propulsion classique français et Jean-Louis s'attaque à un gros morceau, en l'occurrence les SSK de la classe Kilo. Pas mal d'autres choses au programme mais on va tout de même laisser un peu de suspense !

Carl est de retour

Carl von Clausewitz, Sur la guerre et la conduite de la guerre. Œuvres posthumes, La Maison du Dictionnaire, Paris, 2008, 699 p.
Le grand Carl n’est décidément pas mort. En témoigne cet ouvrage, rassemblant ses analyses d’une série de campagnes (celles de Gustave Adolphe de 1630, 1631 et 1632, les guerres d’indépendance néerlandaises, de 1568 à 1606, les campagnes de Turenne, y compris la guerre de Hollande, les campagnes de Luxembourg en Flandre, les campagnes de Brunswick contre les Hollandais et la guerre de Vendée).
Autant de travaux qui nous dévoilent un Clausewitz plus analyste que théoricien, amateur de retour d’expérience et cherchant, au-delà, à débusquer les principes piliers de la guerre et les arcanes secrètes de la stratégie. Cet ensemble de textes inédits, traduits en français par un officier – avec le sérieux terminologique nécessaire – est parfaitement préfacé par Béatrice Heuser.
Grande spécialiste de Clausewitz, professeure à l’université de la Bundeswehr, elle livre une vision nuancée du maître, posant la question de savoir s’il est un précurseur de la politologie, de l’Histoire ou de la polémologie. Question pertinente que voilà, à une heure où les études stratégiques sont toujours considérées comme relevant du militaire et où les étudiants sont parfois découragés par leurs professeurs d’étudier ces matières. Plus largement, l’ouvrage est destiné aux spécialistes comme aux historiens modernes : le maître a un style spécifique, mais plus clair que dans Vom Kriege, et qu’il convient d’apprécier à sa juste valeur. En tout état de cause, l’excellent travail produit là doit être salué.

vendredi 19 septembre 2008

Y'a sondage : DSI-T sur le grill

Vous nous aviez demandé d'être plus technique mais aussi plus pédagogue. Vous nous avez demandé plus d'articles et plus de photos... et l'équipe vous a préparé DSI-T. Bon, il est maintenant en kiosque depuis un peu plus d'une semaine...

Alors, qu'en pensez-vous ? Bon, il va de soi que la question comme le sondage s'adresse à ceux qui l'ont eu dans les mains et pas à ceux "qui pensent que" sans l'avoir lu !

jeudi 18 septembre 2008

Nouveaux kits anti-IED pour l'armée de Terre

ECA a signé un contrat avec l'armée de Terre pour la fourniture de systèmes anti-IED qui seront employés en Afghanistan. Ce contrat, d'un montant d'environ 6 millions d'Euros, porte sur la fourniture d'une trentaine de systèmes, du développement à la livraison prévue début 2009.

Ces systèmes permettront de déclencher l'explosion de plusieurs types d'IED sur des leurres massique, mécanique et infra-rouge, sans conséquences néfastes pour le véhicule protégé. Particulièrement flexible, ces kits s'adaptent à tous les types de véhicules, qu'i ls soient de conception française ou étrangère.

Exclusif : surprise en vue dans l'armée de l'Air

Un "vent favorable" m'a apporté une information utile et intéressante : l'armée de l'Air, pour la première fois en 75 ans, va se doter d'un concept opérationnel. Il y décrit, dans un premier temps, ce qu'est la puissance aérienne, dans un second quels sont les apports de l'armée de l'Air à la sécurité nationale et, enfin, ouvre des perspectives à plus long terme. Le document sera prochaînement disponible sur le net.

Sa parution constitue une vraie petite révolution. Contrairement à d'autres forces aériennes, l'AdA a historiquement eu peu tendance à théoriser ses missions et ses fonctions, ce qui fait dire à certains qu'elle n'a pas ainsi été en mesure de défendre ses positions lorsque la Commission du LBDSN s'est attaqué à la question du format des forces.

En fait, l'AdA patauge quelque peu, d'un point de vue conceptuel. Rares sont les auteurs à avoir travaillé sur le sujet en France, d'un point de vue stratégique (Les chevaliers de l'Air, de P. Venesson, est excellent du point de vue de la socio-histoire). On peut citer le colonel Chamagne (L'art de la guerre aérienne, cf DSI 11), J-J. Patry (L'ombre déchirée, cf. DSI 31)) ou votre serviteur (L'Airpower au 21ème siècle, toutefois plus orienté sur la stratégie US). Pourtant, il a existé une véritable école de stratégie aérienne en France (cf. l'article de J. de Lespinois, DSI 27) et des gens comme Vauthier méritaient le détour.

Mais l'interlude fut bref : trop autonomiste, trop penchée sur la pensée de Douhet, elle ne parviendra pas à en sortir. Il n'existera pas une critique (au sens kantien) de Douhet dans l'AdA comme il existera une critique de Mahan dans la Marine, via Castex. En conséquence, l'AdA sera essentiellement une aviation de coopération dont la "pointe avancée" en terme de prestige sera la chasse (b...l).

Mais revenons à nos moutons : la parution de ce concept est-il le prolégomène d'un nouveau dynamisme conceptuel ? C'est à espérer. La stratégie aérienne - au-delà des très flasques EBO auxquelle elle est beaucoup trop souvent réduite - a non seulement beaucoup à offrir mais aussi beaucoup à re-conceptualiser. Là comme ailleurs, les forces aériennes européennes ont souvent fait dans le suivisme à l'égard des Américains sans guère prendre en compte des spécificités européennes qui ont des impacts majeurs sur les planifications comme sur les opérations. On croise donc les doigts pour que l'AdA nous inonde de concepts et qu'elle puisse faire face (bruits de compresseurs, évidemment) !

mercredi 17 septembre 2008

King David débarque à Centcom (2)

L'interview donnée hier au Temps est à présent en ligne.

Une interview limitant toujours l'intervenant - rien ne vaut l'écrit - Cf. le très bon billet de Stéphane sur le bilan de Petraeus en Irak.

mardi 16 septembre 2008

King David débarque à Centcom

Soit l'occasion d'une petite interview à lire dans Le Temps à paraître demain. D'où aussi une petite discussion avec la journaliste : "King" Petraeus sera-t-il en mesure de faire face ? A priori, notre maître es-adaptation contre-insurrectionnelle ne va pas s'amuser. Il ne s'agit plus uniquement de faire de la contre-insurrection - et, apparement, il cogite à la situation agfhane depuis quelques temps - mais aussi de jouer dans le domaine politique.

Il faut d'abord gérer les "caprices" et autres desideratas politiques des membres de l'OTAN. Il faut ensuite gérer la problématique pakistanaise, non seulement en plus essors mais également de plus en plus explosive. Il faut enfin gérer tout un théâtre d'opérations, le plus complexe qui soit. Avec de sympathiques zones à gérer, telles que le Yemen, la Somalie ou encore l'Iran. Sans compter l'Irak.

Bref, c'est à lire demain. D'ici là, le "Strato-thon" aura encore évolué : pour l'heure, 161 sur 444. Quand on vous dit qu'on avance !

lundi 15 septembre 2008

Alors, je prend ma batte de base-ball...

Et cette fois, je frappe, je banis, j'exclus. Avec une délectation violente et quasi-jouissive. Un petit rigolo qui se reconnaîtra m'envoie des posts relativements argumentés où le but du jeu semble être de placer les termes "abberrants", "abruti" ou d'autres qualificatifs dénigrants à l'égard de l'un ou l'autre auteur.

Alors, je vais être clair. Qu'on ne soit pas d'accord, je suis pour. C'est ce qu'on appelle le débat. Mais l'emploi de qualificatifs de ce style sont absolument contraire à l'esprit de tout débat sain, serein et instructif. Ils sont tout autant contraire avec la politesse la plus élémentaire.

J'en aurais quelques autres à rajouter sur des comparaisons douteuses mais je m'arrête là. Après tout, nous ne sommes pas ici au café du commerce ou dans une sorte de cours de récréation pour stratèges en chambre. Laaaa.... Atome sweet home, ça fait du bien ;o)

Une petite info qui en dit long sur la dégradation des relations américano-pakistanaises

Pour la première fois, le Pakistan a fait décoller, le 14 septembre, ses chasseurs sur alerte afin de poursuivre un drone américain engagé au-dessus des régions tribales pakistanaise, qui a rompu immédiatement le contact.

La semaine précédente, le chef d’état-major pakistanais avait indiqué qu’il disposait des moyens nécessaires à « dissuader ces incursions ».

dimanche 14 septembre 2008

M. Goya sur l'Irak

Madame V. en direct de la rédaction, me signale que de la lecture m'attends, en l'occurrence, l'ouvrage de Michel Goya. L'auteur, que nous avions eu l'occasion d'interviewer pour DSI ("Le Goban irakien"), fait partie de cette nouvelle vague française "d'officiers académiques" combinant expérience et étude et dont V. Desportes peut être considéré comme le brillant chef de file. Et, de fait, leur travail au CDEF mérite le coup d'oeil, ce qui doit faire de ces "armées du chaos" un ouvrage de premier ordre. Impatient de le lire et critique de lecture dans DSI !

vendredi 12 septembre 2008

Somewhere in between

Pas vraiment de news aujourd'hui pour cause de charge de travail pour le moins élevée : la joyeuse équipe du DSI est entrée dans un véritable "strato-ton" : d'ici au 20 octobre - à peine plus d'un mois - nous comptons bien bombarder nos imprimeurs avec 444 pages de publications : 2 DSI, 1 DSI-T, un DSI HS et 3 Dailies.

Rassurez-vous, nous jonglons déjà avec 125 pages. Autant dire que si la rédaction se verrait bien offrir un jacuzzi (euh... chef ? Vous savez qu'on vous aime ? ;o)) elle va vous plier ça en moins de deux. On vous promet de l'action et pas de la moindre. Le programme que nous vous réservons est carrément royal.

D'ici là, on reste d'abord chercheurs et un chercheur, ça ne fait pas qu'écrire. Ca lit beaucoup aussi. Et là, une petite news qui fait du bien au portefeuille en ces temps de réduction du pouvoir d'achat. Le Schizodoxe recommandait un site américain assez original : acheter des bouquins d'occasion (à très bon prix) pour financer des bibliothèques de par le monde. Plutôt sympa. Votre serviteur à fait son shopping avec du Van Creveld, du Gray et quelques bons bouquins d'histoire maritime.

Rien de tel pour se remettre en forme après avoir tapé 10 pages et moins cher qu'un jacuzzi. Et le tout à vous donner le sourire : taux de change faisant, mes 1 000 pages vont me revenir à 40 Eur, transport compris. Bref, c'est du DSI version yankee : du solide pour pas cher. Better World vaut le coup d'oeil.

jeudi 11 septembre 2008

Les Emirats ouvrent un sacré parapluie

Les négociations sur la vente d'un système de défense antimissiles THAAD (Theater High Altitude Area Defense) avec les EAU étaient certes en cours depuis plusieurs mois mais l'on a appris aujourd'hui que le Congrès US s'était vu présenté une notification de la DSCA, ultime étape avant une vente-monstre, en trois segments, qui pourrait représenter jusque 8,2 milliards de dollars.

Le premier segment porte sur 3 batteries de tir THAAD représentant 9 lanceurs, 4 radars, des systèmes de maintenance et de transport, de même que 147 missiles, le tout pour une valeur de 6,95 milliards. Opérationnel depuis peu dans l'US Army (qui compte mettre en place deux bataillons du système), le THAAD est le segment "Upper Tier" de la défense antimissiles américaines. Il peut ainsi intercepter des engins adverses à des altitudes allant jusque 150 km. Le système émirien sera vraissemblablement connecté au système ABM américain.

Le deuxième segment porte sur la vente de 33 missiles Patriot PAC-3 supplémentaires pour les batteries commandées en décembre 2007 (9 batteries et plus de 500 missiles pour plus de 9 milliards de dollars), de même que des systèmes de communication tactique.

Enfin, le dernier segment porte sur 78 systèmes de défense aérienne tactique Avenger (missiles Stinger installés sur Humvees dotés d'une tourelle spécifique), 780 missiles Stinger, divers systèmes de soutien et de communication et 16 radars, le tout pour 737 millions de dollars.

mercredi 10 septembre 2008

Annulation des ravitailleurs US ?

Selon une brève de l'AFP, l'US Air Force aurait tout bonnement annulé sa nouvelle RFP (la première avait été annulée suite à une plainte de Boeing devant le GAO) pour le programme KC-X. A confirmer et, en tous cas, à suivre !

Update : le Pentagone a confirmé l'annulation, renvoyant la décision de relancer le programme à la prochaine administration.

Des Russes au Vénézuela ? Pas de problème parce que leurs dépenses de défense sont faibles...

Je fais ici écho au dernier journal télévisé de la RTBF, la télévision publique belge, qui semble décidément faire polémique (cette fois sur Edvige : cf l'intervention d'Alain). En l'occurrence, c'est l'intervention de B. Adam, du GRIP, qui m'a fait tressauter devant ma télévision.

Il y relativise le mouvement russe et ses impacts sur les tensions internationales. C'est une position comme une autre mais l'originalité - disons plutôt l'erreur méthodologique - de l'intervenant tient dans le mode de légitimation de sa thèse : les dépenses russes de défense étant loin d'être celles des Etats-Unis, la Russie ne peut constituer une source de tensions internationales, oubliant au passage que, dépenses ou pas (elles augmentent, par ailleurs), Moscou était impliqué dans une guerre il n'y a pas 3 semaines de celà.

Le technocentrage de l'analyse - prenant en l'occurrence des atours budgétaires -, au détriment de toute considération contextuelle des points de vue politiques et stratégiques, de ce point de vue, montre l'emprise que peut avoir les phénomènes de technologisation sur nos esprits. Dans ma thèse, j'avais analysé le point de vue américain, extrêmement prégnant chez les "faucons", selon lequel aucune forme stratégique n'était pensable sans une technologie avancée. La technologie devient idéologie.

Je ne m'imaginais pas que les mouvements pacifistes étaient également pénétrés par ce phénomène à ce point, cette fois de façon, évidemment, inversée. Les Etats-Unis ou l'Europe demeureraient donc, selon leur point de vue, des puissances offensives, quelque soient leurs positionnements politiques, tandis que les "autres" seraient stratégiquement énucléés. Et peu importent les observations empiriques, l'ihstoire ou les études stratégiques. Militance, quand tu nous tiens...

Je me demande si le centre de documentation du GRIP achètera mon dernier livre, tiens...

Drone toi-même !

Je ne me suis pas trop étendu sur la tragique perte de nos 10 soldats, simplement parce que, que certains aient été tués ou non à l'arme blanche, égorgés ou d'un coup dans les reins, n'a que peu d'intérêt. Les familles n'ont pas à supporter ce genre de palabres, elles souffrent déjà assez comme ça.

Par contre, on a entendu, ça et là, pas mal de pistes de réponses pour éviter que ce genre de choses ne se produisent encore. Je n'avais pas encore pris position mais quelques réflexions me viennent à l'esprit :

- l'adaptation tactique est plus rapide que l'adaptation technique. On peut donc réduire le nombre et la probabilité de subit des embuscades mais escompter éliminer le risque est, au mieux, naïf. L'adversaire n'est pas une masse amorphe qui serait terrifiée par le fait que nous ayons des drones... il adaptera simplement son comportement et il continuera d'accepter ses propres pertes ;

- sur les drones, justemment. Un DRAC doit être piloté en LOS et exige un assemblage imposant une sortie du VAB (en raison de l'envergure de l'engin). Autrement dit, le risque d'embuscade n'est pas véritablement annulé. L'engin n'a pas été conçu pour pouvoir être lancé et piloté depuis un VAB en marche. Pire, il vol relativement bas et, même s'il est (très) silencieux, son repérage par l'adversaire annule toute surprise. Son autonomie (1h30) est en outre relativement faible pour un suivi permanent de patrouilles qui peuvent durer nettement plus longtemps ;

- selon moi, il vaut bien mieux travailler avec un drone MALE : il est persistant, vole à plus haute altitude et permet, par sa discrétion, de conserver la surprise. Son pilotage peut passer par satelliteet éviter les pièges du LOS en environnement montagneux. Que ses capteurs optiques soient moins efficients que ceux du DRAC n'y change rien : le but du jeu tant que les Talibans n'adoptent pas d'uniforme, c'est de détecter des humains et de faire la différence entre des hommes et des enfants.

Seul problème, qui montre que c'est toujours la stratégie et pas la technologie qui conduit le monde militaire, nous n'avons que 3 MALE. Son successeur ne serait pas commandé à plus de 15 exemplaires. Simplement parce que l'on a rapidement considéré que le MALE est un système relevant du niveau opérationnel ou stratégique et pas du plan tactique.

Ce qui, en outre, à évincé la nécessité, dans les fiches-programme, qu'il soit armé. Or, ce genre d'adaptation (qui n'a franchement pas été coûteuse dans le cas du Predator) apparaît comme l'un des succès techniques les plus éclatants de ces 15 dernières années. En COIN, l'adversaire est toujours à considérer comme un TST (time sensitive target) : pourquoi attendre l'arrivée des appareils classiques ou de nos gaillards susceptibles d'y laisser des leurs sur le terrain alors qu'on pourrait "cueillir" l'adversaire d'emblée ?

Echange de vues

A lire, cet intéressant échange de vues entre François Heisbourg et Louis Gautier, dans les pages des Echos, à lire ici. Néanmoins, je dois confesser mon étonnement en regard de la façon dont les auteurs appréhendent la notion de résilience : culture de la peur pour l'un (alors qu'il s'agit justemment de l'éviter par l'information) ; solution à une série de problèmes dont les pandémies pour l'autre (alors qu'elles relèvent d'action de santé publique).

La résilience, de ce point de vue, est une composante parmis d'autres d'un dispositif de sécurité. Elle ne remplace en rien la manoeuvre de crise, elle est seulement le terreau sur lequel la manoeuvre prendra place. Il est évident qu'il est plus facile à la Croix-Rouge ou à des unités médicales - pour reprendre l'exemple pandémique - de se déployer sans avoir à batailler contre des citoyens venant les harceler pour avoir des informations.

La résilience sociologique (je ne parle pas ici des travaux sur la résilience indivisuelle de Cyrulnik - l'individu n'est pas la société et les résiliences politiques et sociétales sont incroyablement plus complexes) a pourtant fait l'objet de nombreuses études, y compris, de façon indirecte dans les années 1960, lorsque Soviétiques et Américains travaillaient aux stratégies de contre-coercition et de contre-dissuasion. De ce point de vue, elle n'a rien d'un "buzzword à la mode" : elle n'est telle que parce que nous considérons qu'elle est neuve.

Elle prend certes un nouveau sens dans le cadre du développement des stratégies contre-terroristes - elle charrie d'ailleurs avec elle des éléments de dissuasion anti-terroriste (un gros sujet de discussion lors du séminaire de 2005 à Canterbury) - et elle a encore beaucoup à révéler. Si, du moins, on ne l'appréhende pas de façon ultra-restrictive...

mardi 9 septembre 2008

DSI-T 13 est en kiosque

Et voilà, c'est parti : DSI-Technologies n°13 est dans les kiosques. A vous de nous dire si le changement de formule (cf. ci-dessus pour un aperçu de notre dossier "systèmes navals") vous convient : plus de photos, plus de textes. Plus solide, quoi !

Y'a sondage !

A la rédaction de DSI, nous essayons de contenter tout le monde, que vous soyez plus attiré par les actualités stratégiques (veilles), les évolutions des armées étrangères, la (géo)stratégie, les forces françaises ou la technologie.

Dresser un tableau plus ou moins complet - un complet serait une illusion de 500 pages mensuelles à 37 Euros - de l'actualité stratégique n'est pas évident. Avec 120 000 lecteurs, c'est un beau challenge ! D'où ce petit sondage : quelle est votre fréquence de lecture de DSI ?

lundi 8 septembre 2008

Retours aux classiques de la géostratégie

La Russie semble sur le point de renforcer considérablement ses liens militaires avec le Vénézuela, dépassant de loin les ventes d'armes déjà effectuées ou encore en cours de négociation. On a ainsi appris que Moscou envisageait de baser des appareils de patrouille maritime à long rayon d'action au Venezuela mais aussi que la marine russe devrait effectuer une croisière vers le pays au mois de novembre, comprenant notamment un croiseur nucléaire de classe Ushakov.

L'ensemble témoigne d'une géostratégie complexe de la part de Moscou. Si Cuba avait refusé que soient basé dans l'île des bombardiers russes - après que Moscou eut pris ombrage de la signature de l'accord américano-polonais sur les ABM et qu'un général russe ait évoqué cette possibilité - le Venezuela constitue une bonne base arrière pour Moscou :

- Elle est ainsi en mesure de parasiter le travail des marines de l'OTAN opérant dans le cadre de missions anti-narcotiques dans la zone, notamment depuis les Antilles néerlandaises et ainsi de manifester visiblement sa présence ;

- Elle dispose d'un bon prétexte à la modernisation de bases aériennes qui pourraient servir dans le cadre de manoeuvres de crise ultérieures. Les Il-38 May et Tu-142 Bear nécessitent en effet de longues pistes... tout comme les bombardiers Tu-95 et Tu-160. Moscou élargit donc son enveloppe d'options stratégiques dans la région et peut jouer sur la crainte d'un positionnement à long terme dans une zone que les Américains, avec la recréation de la 4ème Flotte, entendent dominer ;

- L'installation pérenne d'appareils de patrouille maritime peut "couvrir" le Venezuela pendant la période de montée en puissance de ses forces sous-marines, cherchant ainsi à dissuader les Etats-Unis d'une frappe préemptive - que Caracas estime réelle - contre les capacités venezuéliennes ;

- Ultimement, Moscou poursuit sont travail d'encerclement stratégique d'une Europe qui reste l'enjeu majeur de ses ambitions actuelles. Une nouvelle croisière du groupe aéronaval du Kuzntesov jusqu'à Tartous (Syrie) et la mer Noire était ainsi envisagée. A une échelle plus globale, on notera également que le nouveau White paper japonais a été présenté hier et s'inquiète de l'augmentation rapide du nombre d'exercices menés par les forces aériennes et navales russes (y compris de SNA) à proximité de ses eaux territoriales et de son espace aérien.

Nouveaux retards pour l'A400M

L'A400M n'effectuerait pas son premier vol avant fin décembre, voire début janvier, au lieu de l'automne comme prévu jusque-là, selon nos confrètes de Air & Cosmos. En cause, le banc de test volant, toujours immobilisé au sol. Le C-130 de la compagnie Marshall Aerospace sur lequel a été monté un moteur du futur avion de transport militaire connaît en effet des problèmes de vibrations et d'échauffement. A toute chose malheur est bon, le moteur de l'A400M, premier turbopropulseur conçu en Europe depuis très longtemps, a rattrapé son retard en engrangeant les heures d'essais au sol.

La première livraison de l'avion, qui a été commandé à 192 exemplaires, a été reportée au deuxième semestre de 2010, avec au moins six mois de retard. Ce qui ne va pas sans poser de sérieux soucis aux armées européennes, dont le déficit en aéromobilité est l'un des handicaps majeurs.

vendredi 5 septembre 2008

"La bureaucratie aura raison des armées"

Si Paris-Match a sans doute fait plus que personne pour décrédibiliser la liberté de la presse, Jean Guisnel vient par contre de rendre à cette dernière ses lettres de noblesse. Le problème tourne autour du VBHM et des bâtons dans les roues mis à son acquisition. A lire ici.

Gros malaise

François Duran a un gros malaise, que je partage entièrement. La forme est celle d'un "coup de gueule" mais le fond mérite d'être lu. Il nous rappelle ainsi que tout engagement d'une force ne doit pas se faire "à moitié" mais aussi que la vulnérabilité provient souvent de notre propre incapacité à la discerner.

Je parle ici du reportage effectué par Paris-Match et dont les télévisions belges et françaises se sont gargarisées, assénant à un public non-préparé - ce qui revient à programmer du porno en prime-time - au nom d'une liberté de l'information qui semble malheureusement perdre ses fondements. Où était donc la critique ?

jeudi 4 septembre 2008

Maintenance des VBCI : 53 millions/an

La DGA a notifié le 29 août 2008 à Nexter le marché de soutien logistique du futur parc des VBCI. Le contrat, qui court de mi-2009 à 2015, s’élève à 320 M€ TTC. Le marché contient de nombreuses dispositions innovantes :

- engagement sur un taux de disponibilité atteignant 95 % sur les théâtres extérieurs ;
- rémunération variable en fonction de l’utilisation des véhicules ;
- livraison des pièces de rechange directement dans les ateliers de maintenance métropolitains de l’armée de Terre, limitant le volume des stocks militaires ;
- dans le cadre de la mise en œuvre de la nouvelle politique d’emploi et de gestion des parcs (PEGP), prise en charge sur place par Nexter de la totalité de la maintenance des VBCI affectés dans les camps d’entraînement de l’armée de Terre.

Voilier français piraté : la Marine prête à la contre-attaque

Les moyens militaires français présents dans le golfe d'Aden, notamment une frégate de la Marine nationale, et à Djibouti, sont "prêts" à une éventuelle "mission" après la capture par des pirates au large de la Somalie d'un voilier avec deux Français à bord.

Ces différents moyens militaires sont "prêts à remplir les missions qui leur seront confiées", a poursuivi le porte-parole de l'EMA, selon qui le "plan pirate mer n'a pas été déclenché". Il a par ailleurs souligné que "l'on n'est pas du tout actuellement dans (la) configuration" de l'intervention menée en avril pour la libération du Ponant.

Le grand jeu continue : l'OTAN va reconstruire les forces géorgiennes

Le secrétaire général de l'OTAN va effectuer une visite à Tbilissi, les 15 et 16 septembre, afin d'y rencontrer le président géorgien. Il a d'ores et déjà été indiqué que la visite serait le prélude d'une reconstruction des forces géorgiennes. Elles ont très durement touchées par la guerre :

- la 4ème brigade, la plus puissante, a été virtuellement anéantie, de même que la marine et la force aérienne ;
- seule la 1ere brigade, seule considérée comme réellement formée aux standards OTAN et rapatriée d'urgence d'Irak par des appareils US, peut véritablement constituer le noyau d'une remontée en puissance (un dossier complet sur la guerre et ses leçons sera disponible dans le prochain DSI).

On ne connaît pas encore les "chantiers" auxquels l'OTAN va s'atteler. Un projet de patrouille d'AWACS, apparement envisagé, a été écarté. L'Allemagne, la France, les Etats-Unis et Israël avaient participé à la formation des forces géorgiennes. En tout état de cause, Bruxelles n'a manifestement pas l'intention de laisser tomber ainsi son pivot géopolitique préféré du Caucase...

"on ne peut pas jouer avec la vie des hommes"

La mort d'un casque bleu belge, Stefaan Vanpeteghem, alors qu'il effectuait une mission de déminage est tragique - c'est notre 4ème perte au cours de cette mission. Respect et honneur donc à lui et à sa famille.

Mais je dois confesser mon étonnement (écoeurement est moins politiquement correct mais plus exact) à voir la réaction de certains parlementaires qui instrumentalisent sa mort dans le cadre de la polémique sur l'engagement de soldats belges en Afghanistan, que ce soit via Guardian Falcon (l'envoi de 4 F-16) ou la future mission de formation de troupes de l'ANA. Certes, il y a polémique et c'est bien : on discute beaucoup trop peu de défense en Belgique et nos hommes politiques n'y sont pas préparés, la défense étant traditionnellement déconsidérée.

Mais de là à comparer deux missions différentes et à s'appuyer sur la mort d'un homme engagé dans une mission que tous les partis politiques avaient appuyé - dans un contexte où l'on avait engagé les forces au Liban pour éviter qu'elles le soient en Afghanistan - pour renforcer ses arguments politiques (on ne parle pas ici de politique de défense, plutôt de "politique politicienne") et il y a comme un problème.

Hasard des choses, De Morgen publie ce matin une op-ed de ma plume sur la question de l'engagement en Afghanistan où j'indique que la préparation ne doit pas uniquement être d'ordre matérielle mais aussi d'ordre moral. Pas au plan militaire - je n'ai pas trop de souçis là-dessus - mais bien au plan politique.

mercredi 3 septembre 2008

Y'a colloque : aux agendas !

Le Club Participation & Progrès organise le 29 septembre, à l'EHESS et de 0900 à 1800, un colloque sur le thème "La politique industrielle d'armement et de défense de la 5ème République : évolution, bilan, perspectives". L'entrée est gratuite mais il faut s'inscrire. Renseignements et contacts ici !

mardi 2 septembre 2008

L'ancien patron de la DRM tire la sonette d'alarme

Le général Masson, qui vient de quitter le commandement de la Direction du Renseignement Militaire au profit du général Pugat, a accordé une interview à nos confrères de Sécurité Globale dont les grands traits ont été résumés par Jean Guisnel.

L'interview confirme un certain nombre d'appréhensions et de nuances face à la rhétorique officielle de la priorité mise sur le renseignement, dont nous faisaient part des opérationnels de la DRM dans le cadre de la préparation de l'article sur cette thématique que la rédaction a réalisé pour le dernier numéro de DSI, actuellement en vente. Réductions capacitaires en termes de capacité d'analyse et réductions budgétaires étaient notamment en cause.

Le dernier Typhoon reprend la mer

Selon les presses russe et norvégienne, la modernisation du Dmitri Donskoi, le dernier sous-marin nucléaire lanceur d’engins de la classe Typhoon encore opérationnel (sur les 6 construits), a repris la mer fin août. Le bâtiment a connu une remise à niveau d’une durée de 10 ans (!) aux chantiers navals Sevmash.

Le statut exact du navire n’est pas connu mais il semble qu’après avoir mené les dernier tests de qualification du SS-N-30 Bulava (version "navalisée" du SS-27 Topol-M), en septembre-octobre de cette année, il soit pleinement réintégré à la VMF (marine).

lundi 1 septembre 2008

DSI-T 13 : le sommaire

DSI-Technologies n°13
Septembre-octobre 2008

En kiosque le 10 septembre

Editorial

Les élémentaires

Focus
Sonars de coque des frégates ASM. Les subtilités de la détection
Par Véronique Sartini

Entretien
Quelques réflexions tirées de Flottes de combat 2008
Avec Bernard Prézelin

Tendances

Entretien
Israël dans son environnement
Avec le général Ephraïm Lapid

Tendances
La future reconnaissance satellitaire française
Par Jean-Louis Promé

Marine et aéronavales

Analyse
Les UUV font surface
Par Philippe Langloit

Actualité
Porte-avions : les déboires indiens
Par Joseph Henrotin

Focus
Un œil sur la mer
Par Jean-Jacques Mercier

Focus
SM-6 : l’art de la déclinaison
Par Jean-Jacques Mercier

Actualité
Dozorny/Gorshkov. Une nouvelle frégate pour la Russie
Par Philippe Langloit

Analyse
L’E-2C dans l’aéronautique navale française
Par Jean-Louis Promé

Analyse
Flotte sous-marine japonaise : la plus dynamique du monde ?
Par Joseph Henrotin

Carte
Les sous-marins dans le monde

Focus
Type 214 : le dernier sous-marin allemand ?
Par Joseph Henrotin et Jean-Jacques Mercier

Focus
Les Floreal sont de toute saison
Par Jean-Jacques Mercier

Focus
Le MICA VL en protection de la flotte
Par Jean-Louis Promé

Actualité
Harpoon : du Block II au Block III
Par Philippe Langloit

Actualité
Le Brahmos passe en hypersonique
Par Philippe Langloit

Analyse
Chine : vers une montée en puissance des capacités amphibies ?
Par Joseph Henrotin

Prospective
BAMS : vers la surveillance persistante ?
Par Joseph Henrotin

Aéroterrestre

Focus
A-67, une surprise dans le COIN
Par Joseph Henrotin

Focus
GBU-39/40 SDB : une petite révolution dans les opérations de frappe
Par Philippe Langloit

Reportage
Farnborough 2008 : quand l’aéronautique engage son virage historique
Par Antoine Philippe

Focus
L’A400m effectue son roll-out
Par Jean-Jacques Mercier

Point de vue
Livre Blanc et adaptation
Par le général de division Vincent Desportes

Tableau
Panzerfaust ! La gamme Dynamit Nobel
Par Jean-Jacques Mercier

Analyse
Le Pulsed Energy Projectile et le futur des armes antipersonnels
Par Georges-Henri Bricet des Vallons

Tableau
Les missiles antichars au Moyen-Orient
Par Philippe Langloit

Actualité
L’Armoured Multirol Carrier de Renault Truck Defense. Un concept ouvert
Par Stéphane Ferrard

Analyse
Le combat blindé dans l’espace de bataille numérisé. Enjeux et bénéfices de la maîtrise de l’information
Par Valéry Rousset

Terrorisme et libertés publique au sommaire de "Questions à la Une"

Votre serviteur devrait effectuer quelques apparitions dans le numéro de rentrée du magazine "Questions à la Une", ce 3 septembre, dont un des reportages est consacré à la question de la relation entre terrorisme et libertés publiques. L'occasion, bien évidemment, de revenir sur les applications de la résilience en la matière mais aussi de voir la Grand Place de Bruxelles de Nuit, version soirée de juillet ! A voir sur La Une à partir de 20h20.

vendredi 29 août 2008

Finalement, mettez-m'en 3 !

Dans un spectaculaire revirement de situation, l’US Navy pourrait finalement s’orienter vers la construction de 3 destroyers DDG-1000 mais aussi et simultanément vers la construction de 8 destroyers DDG-51 largement modifiés. Cette évolution intervient alors que des rapports faisaient état de la volonté de l’US Navy d’annuler purement et simplement le programme Zumwalt, dont deux navires sont pour l’heure financés.

Par contre, des technologies développées dans ce cadre pourraient être utilisées au profit des nouveaux bâtiments de la classe Burke. Les premiers rapports font état de navires du Flight IIA qui pourraient être dotés des canons AGS de 155 mm en lieu et place de celui de 127 mm sur la plage avant.

Cependant, de tels projets pourraient être contrecarrés par la masse des nouveaux équipements, qui nécessiteraient l’enlèvement… des puits de lancements verticaux installés à l’avant du bâtiment. Ce faisant, les nouveaux Burke ne pourraient plus embarquer que 120 obus, contre 600 pour un Zumwalt. Dans le même temps, la Navy compte bien que ses nouveaux Burke soient moins chers.

Elle compte ainsi sur l’automatisation des navires afin de soulager ses dépenses de fonctionnement, estimées annuellement à 25 millions de dollars pour un Burke, dont 13 sont alloués à l’équipage de 300 personnes.

DSI n°40 : le sommaire

Sommaire DSI n°40, septembre 2008


Editorial
Agenda
Veille contre-terroriste
Contrats du mois
Veille stratégique : les 192 événements qui ont fait l’actualité stratégique des mois de juillet et août
SITREP : Guerre en Géorgie
La chronique de Carl von C. : « Cau(ca)se toujours ! »

Points de vue

« La protection est aussi une affaire de chefs »
Entretien avec le général Elrick Irastorza, Chef d’état-major de l’armée de Terre

« Je serai très attentif à la cadence de production du Rafale »
Entretien avec le général Stéphane Abrial, Chef d’état-major de l’armée de l’Air

« Notre administration doit être plus performante »
Entretien avec l’amiral Pierre-François Forissier, chef d’état-major de la Marine

« La loi sur la gendarmerie garantira son essence militaire »
Entretien avec le général d'armée Roland Gilles, Directeur Général de la Gendarmerie Nationale

Commentaires

Livre blanc sur la Défense, une espérance déçue ?
Par la rédaction

Carte militaire : la France bouleversée ?
Par Philippe Langloit,, chargé de recherche au CAPRI

Renseignement, la priorité sectorielle n°1 du Livre blanc
Par Jean-Jacques Mercier, expert en systèmes d’armes

Qu’est-ce que la sécurité ?
Par Carl von C., chroniqueur

Le Livre blanc vu d’ailleurs
Par Joseph Henrotin et Philippe Langloit

La pensée stratégique française de défense, quelle influence ?
Par Olivier Zajec, Compagnie Européenne d’Intelligence Stratégique

Technologie & Armement

Les mutations de la DGA : vers plus d’efficacité ?
Questions à l’ingénieur général Laurent Giovachini, adjoint opérations du Délégué général pour l’armement

Livre blanc : quels impacts sur la flotte ?
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI

L’armée de l’Air de 2025 : quelles capacités ?
Par Philippe Langloit et Jean-Jacques Mercier

Des blindés médians, « à toutes les sauces »
Par Stéphane Ferrard, journaliste spécialiste des questions de défense

Fiches techniques

LHD/BPC classe Mistral/Le développement des capacités amphibies françaises
Dassault Aviation Mirage 2000D/Le Mirage III, avion de légende
GIAT Industries (Nexter) AUF-1/2/Le retour de l’artillerie

Critiques de lectures
Flottes de combat 2008 de Bernard Prézelin
Espions et terroristes de Jean-Jacques Cécile
L’obsession des frontières de Michel Foucher
La technologie militaire en question. Le cas américain de Joseph Henrotin
Strategic Studies Quarterly, Vol.2, n°2, summer 2008
Enjeux de la propulsion solide de missiles balistiques de Bruno Gruselle

mercredi 27 août 2008

Carburants : l'US Air Force toujours en avance

C'est passé relativement inaperçu mais l'USAF vient de faire voler un F-15 à Mach 2,2. Rien de plus normal sauf que le carburant utilisé était à 50% synthétique, utilisant notamment du gaz naturel. Selon les pilotes, il n'y aurait aucune différence entre ces carburants et un chargement uniquement composé de JP-8. L'USAF poursuit ainsi avec succès son ambitieux programme de réduction de sa dépendance au kérozène.

Ma question sera sans doute idiote. Mais la recherche en ces domaines et en ces temps de contraction budgétaire me semble être digne non seulement de faire faire des économies sur les budgets "opération" mais aussi de maintenir l'entraînement de nos personnels à un haut niveau (la hausse des coûts de carburant a entrainé des annulations d'entraînements) tout en permettant de s'affranchir, au moins partiellement, d'une dépendance énergétique qui peut coûter très cher, politiquement.

Aussi, ne serait-ce pas plus utile de se concentrer sur ce qui pourrait se concevoir comme le sang de nos armées, plutôt que sur des percées dans le domaine des radars trans-horizon ou celui des antimissiles de défense de territoire ? Certes, sans radars, vous êtes en danger. Mais sans carburant, vous êtes en danger et vous ne pouvez plus bouger. A bien choisir...

mardi 26 août 2008

Les Cahiers du RMES sont en ligne

Les Cahiers du RMES nouveau et leurs 214 pages sont publiés. Comme d'habitude, ils sont librement et gratuitement accessibles en ligne (cliquez ici). En voici le sommaire :

Heated Terror: Exploration of the Possible Impacts of Climate Change on The Causes and The Targets of terrorism
Par Thomas Renard

A l'heure du nouveau Livre Blanc et de la présidence française de l'UE, la France doit-elle réintégrer l'OTAN?
Par Pierre Pascallon

Les Etats-Unis et le nouvel ordre mondial émergent
Par Tanguy Struye de Swielande

Adaptation et contre-adaptation au défi du caractère évolutif de la guerre. Un aperçu des débats français
Par Joseph Henrotin

L'objet évanescent d'une théorie improbable: le terrorisme et les sciences sociales
Par Ami-Jacques Rapin

Et on remet le couvert

D'ici à deux mois, c'est pas moins de 474 pages que la rédaction va vous concocter : les DSI d'octobre et novembre (n°41 et 42) ; le DSI-T de novembre-décembre ; le DSI hors-série n°4, consacré à Euronaval et les trois Show Dailies pour le salon. Just keep on going : heureusement, un "petit nouveau" - qui ne l'est pas tant que cela et qui n'est certainement pas des moindres - devrait nous rejoindre prochainement.
D'ici là, les DSI's Angels mettent la dernière main au prochain et premier DSI-T, qui ne devrait pas vous décevoir. L'équipe en est assez fière - il faut dire que reconfigurer tout un magazine en moins de 2 mois, vacances comprises, et d'être légèrement en avance sur le planning est une véritable gageure ! - et on espère qu'il recevra le meilleur accueil. En l'occurrence, il devrait être dans les kiosques le 10 septembre.

lundi 25 août 2008

Résilience : une mécanique complexe

C'en est presque le post rêvé pour quelqu'un comme moi, plongé en plein bouclage et qui n'a pas énormément de temps - me permettant ainsi de répondre à la question de Thomas (le rire participe-t-il de la résilience se demandait-il en nous présentant l'hilarante vidéo d'Achmed, le terroriste mort) et d'Olivier (la résilience ne se forge-t-elle pas d'abord dans la "pratique" ?).

Les réponses à ces questions sont complexes, précisément parce qu'elles nous engagent à bâtir une défense au plan psychologique, au coeur même, finalement, de la stratégie en tant qu'art de la dialectique des volontés opposées. Aussi, le recours à l'histoire nous éclaire-t-il, une fois de plus. En fait, il y a effectivement moyen d'augmenter la probabilité de voir une résilience émerger. Celle-ci est en effet "virtuelle" : on ne peut la mesurer que par approches successives (quoique les travaux de G. Verleye à Gent soient rès intéressants) et seule la réalisation effective d'une attaque permettra de véritablement la mesurer.

Ce qui tend à démontrer que la seule multiplication des attaques ne renforce pas nécessairement la résilience. C'est bien généralement l'effet de surprise qui est en jeux. Il démultiplie la perception d'un choc. Exemple typique, les raids allemands sur Londres en 1917 avaient causé un grand émoi malgré la faiblesse des dégâts causés. En fait, toutes les représentations britanniques d'une Grande-Bretagne invulnérable du fait de son statut d'île s'effondraient. Mais, dans les années qui suivirent, cette nouvelle donne a été prise en compte.

Résultat, les débats stratégiques envisageaient la guerre sous un angle parfaitement apocalyptique, laissant entrevoir des raids massifs d'aviation utilisant des armes chimiques. A cette époque, la presse faisait souvent état de ces débats. Quasiment tous les père de famille (Britanniques mais aussi Belges) avaient alors reçu des petits manuels de formation. Aussi, les Britannique seront presque soulagés de voir des attaques allemandes conventionnelles durant le Blitz. La résilience découlera, là, d'une réelle exposition au feu mais également d'une préparation préalable, le Britanniques ayant parfaitement assimilé les représentations du combat.

Or, pour en revenir à notre époque, ces représentations ne sont plus du tout assimilées. Non seulement notre rapport à la mort à changé - charriant avec lui l'émergence d'une politique compassionnelle - mais l'information stratégique est déficitaire. Pour faire simple, personne n'ose parler des mauvaises nouvelles. D'où aussi, un peu, le succès d'Achmed mais qui me semble à double trenchant. Certes il dégonfle la baudruche de nos peurs (bon point) mais il pourrait aussi avoir des effets dévastateurs sur une population non informée qui aurait définitivement fait une croix sur la menace... et serait d'autant plus surprise lors de sa réalisation.

C'est évidemment schématique. Mais cela signifie que pou utiliser Achmed dans une stratégie contre-terroriste, il faut une information préalable. Idem dans le cas européen, actuellement. L'on ne meurt plus que pour ce qui est perçu comme en vallant la peine (pour un type de la Drôme, en 1812, quel est l'intérêt de mourir pour Alger ? Mais il mourrait quand même et l'opinion ne s'en émeuvait guère).

Pour un pays qui ne connaît plus de terrorisme de façon mensuelle (comme l'Espagne, qui a bien résisté aux attaques de Madrid), l'information est donc la clé du problème comme celle d'une formation de la résilience. Sans elle, il y a fort à craindre que la seule expérience ne soit insuffisante : nos mémoires sont décidément trop courtes pour celà...