jeudi 30 octobre 2008
Sopema maître des vibrations
Elbit présente le Silver Marlin
ESAX-2A, balise acoustique pour la localisation d’aéronefs coulés
Drones automatisés : une première mondiale pour DCNS et Schiebel
SeaRAM to sail with LCS
Phalanx upgrades
La bonne attitude avec le Mk.31
Les hommes à la mer ne le seront plus
Dans les domaines de la sécurité et de la sûreté, le Squid est destiné aux navires marchands et est mis à la mer via une grue. Il permet d’embarquer 10 personnes. Peu encombrante, elle ne nécessite pas d’entretien et a une durée de vie de 20 ans. Le CIVIS est sa version destinée à être utilisée depuis un hélicoptère. D’une masse de 52,6 kg, elle nécessite 2 révisions par période de 15 ans et peut emporter 10 personnes ou 1 500 kg. PORTSy est destiné au transfert de personnel depuis les plateformes offshore. D’une masse de moins de 53 kg, elle permet de transférer en toute sécurité jusque 15 personnes ou 1 500 kg, de jour comme de nuit.
Opérations amphibies : CNIM voit les choses en grand
Le second, le Multipurpose Projection Vessel est un bâtiment de débarquement plus grand, doté d’une plateforme pour hélicoptères et capable notamment de lancer des forces spéciales tout en mettant en œuvre, par exemple, un sonar. Le MPV, qui peut être armé, constitue ainsi une réponse aux opérations littorales et aux dangers qui leurs sont propres.
Le Daily n°3 est disponible !
mercredi 29 octobre 2008
Le PA2 frappé car difficilement exportable ?
Le McArthur de Blackwater dans le Golfe d’Aden
CMN doit relever des défis
CMN travaille aussi, actuellement, sur une étude papier, financée par un possible client export, concernant une corvette furtive de 600 tonnes (projet dérivé de la BR62S). Pour ce faire, CMN s’appuie sur les compétences en matière de furtivité de nombreuses PME françaises déjà fort concernées par les FREMM et Horizon. Tout l’armement missile (8 Mica VL en puits verticaux à l’avant, 4 Exocet placés dans les sabords avec trappe escamotable, lance-leurres Silena à l’avant) et la tourelle canon de 57 mm bénéficient d’un traitement de choc en matière de furtivité. Enfin côté français, CMN mise encore sur le nécessaire remplacement, probablement pas avant 2014, du parc des P400 et des divers types de patrouilleurs positionnés outre-mer. Le besoin porterait sur une vingtaine de bâtiments.
CMN entend proposer une variante améliorée de sa Vigilante 1400 (6 000 nautiques à 12 nœuds ; 25 nœuds en vitesse de pointe) avec une plate-forme et un hangar adaptés à la mise en œuvre – avec grille d’appontage mais sans système de manutention - d’un hélicoptère de la classe du Dauphin. Il est prévu de pouvoir mettre à l’eau les deux RIB latéraux par des mers de force 6.
JLP
TKMS : de nouvelles MEKO
La D 500 (134,3 m de long et 5 000 t. de déplacement, 125 membres d’équipage, vitesse de 31 nœuds, 4 000 nautiques à 18 nœuds) se veut antiaérienne. La D 600 (141,4 m de long, 6 500 t., équipage de 190 personnes, 30 nœuds, 5 500 nautiques à 18 nœuds) mise sur un armement plus large et sur une meilleure protection.
Atlas et le Sea Fox
L’Ifremer reçoit l’Haliotis
Alliance Fincantieri/Shiprepair NSL UK pour le MARS
Embrayages hydrauliques...
JLP
VAMPIR pour l'Australie
VS.
UUV : le Simba d'ECA
mardi 28 octobre 2008
Euronaval Show Daily 1 est disponible !
En direct d'Euronaval
D'abord, au niveau de l'armement : Rheinmetall propose le missile de croisière Delilah de l'israélien IMI en version lancée d'hélicoptère, ce qui semble correspondre à une demande de la marine allemande. D'autres propositions touchent au redisgn du canon de 76 mm Super Rapid. Ensuite, dans les propositions américaines de frégates et corvettes "recyclant" les NSC (National Security Cutter) et autres LCS. A suivre !
vendredi 24 octobre 2008
Euronaval : des nouveautés décoiffantes
Suivez ces évolutions en direct du salon avec les Show Dailies officiels, rédigés et préparés par la rédaction de DSI, de même qu'avec notre dispositif éditorial spécifique : le DSI d'octobre, le DSI-T n°13 de septembre-octobre et notre dernier hors-série, en kiosque dès lundi prochain. Plus techniques, plus denses et plus vivants que ceux de la génération précédente, ils sont aussi intégralement bilingue.
DSI 42, le sommaire

Agenda, carnet, nominations
Les contrats du mois - Veilles contre-terroristes - Veilles stratégiques : les 164 faits qui ont marqué l’actualité stratégique du mois
La chronique de Carl von C. : Recevoir la famille, c’est tout un art
Actualité
« Afghanistan : une autre stratégie est-elle possible ? »
Entretien avec Étienne de Durand, directeur du Centre des études de sécurité de l’IFRI (Institut Français des Relations Internationales)
« Afghanistan : quelles leçons de l’Irak ? »
Entretien avec Michel Goya, colonel, auteur de Irak. Les armées du chaos, Economica, Coll. « Stratégies et Doctrines », Paris, 2008
« Afghanistan : toujours pas assez de troupes »
Entretien avec à l’ambassadeur James Dobbins, Directeur de l’International Security and Defense Policy Center, National Security Research Division de la RAND Corporation, ancien assistant secrétaire d’État pour l’Europe et premier envoyé spécial de l’Administration Bush en Afghanistan.
Carte : L’ISAF en Afghanistan
Loi de finances 2009. Un budget sous la loupe
Par la rédaction
Géorgie : les sept questions du siècle
Par Carl von C., chroniqueur
Stratégie
Un concept pour l’armée de l’Air
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
Le Concept de l’armée de l’Air, une vision ouverte
Entretien avec le colonel Jean-Christophe Noel, rédacteur du Concept de l’armée de l’Air
Armées
L’Australian Army au défi des conflits hybrides. Les Aussies se transforment !
Par Jean-Jacques Mercier, expert en systèmes d’armes
Tableau de bord : l’Australian Army
Par Philippe Langloit, chargé de recherche au CAPRI
Unités
La Légion étrangère. Un système d’hommes
Par Véronique Sartini, journaliste
Encadré : L’identité déclarée
« Les légionnaires sont demandeurs de théâtres durs »
Entretien avec le général Louis Pichot de Champfleury, commandant la Légion étrangère
Encadré : Les régiments de la Légion
Carte : Les unités de la Légion en France
Encadré : Le code d’honneur du légionnaire
Technologie & Armement
Le Close Air Support, défi des forces aériennes modernes
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
Le Sukhoi 25 Frogfoot. Le Close Air Support vu de Russie
Par Stéphane Ferrard, journaliste spécialiste des questions de défense
L’A-10 Warthog : l’avion dont l’USAF n’a jamais voulu !
Par Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de défense
CAS : quel armement ?
Par Jean-Jacques Mercier, expert en systèmes d’armes et Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
Fiches techniques
Sukhoi Su-24 Fencer/ Les versions du Su-24
Frégates Type-54 et Type-054A/classes Jiangkai I et II/ Des Jiangwei aux Jiangkai, les dilemmes de la flotte chinoise de frégates
IMI Merkava IV/ Le Merkava, produit de la culture stratégique israélienne
Critiques de lecture
De la guerre ? Clausewitz et la pensée stratégique contemporaine, sous la direction de Laure Bardiès et Martin Motte
Clausewitz en France. Deux siècles de réflexion sur la guerre 1807-2007 de Benoît Durieux
Irak, les armées du chaos de Michel Goya
RAMSES 2009. Turbulences économiques et géopolitique planétaire, sous la direction de Thierry de Montbrial et Philippe Moreau Desfarges
Parameters, Vol. XXXVIII, n°2, Summer 2008.
Naval War College Review, Vol.61, n°3, Summer 2008
FT-02. Tactique générale de l’armée de Terre
jeudi 23 octobre 2008
Une petite nouvelle qui en dit long...
mercredi 22 octobre 2008
Ca y est, on l'a fait
Reste, bien entendu, les traditionnelles relectures puis, bien évidemment, Euronaval et ses 72 pages de Dailies, dont 41 sont prêtes.
L'occasion pour moi de donner un (très) grand coup de chapeau à l'exceptionnel professionnalisme de toute l'équipe, qui a magnifiquement tenu, malgré le stress et les difficultés inhérentes à un quadruple bouclage sur 6 semaines.
Bon, c'est pas tout ça, mais DSI 43 attend, tout de même ;o)
mardi 21 octobre 2008
Suivez Euronaval avec nous !
A nous de les relayer dans une formule plus complète que par le passé. Non seulement les Dailies seront intégralement bilingues FR/EN mais, de plus, ils seront également plus techniques. Et, last but not least, ils seront également accessibles par le web, de telle sorte à ce que ceux qui ne pourront pas passer puissent rester au courant. A suivre donc, tout prochainement !
lundi 20 octobre 2008
DSI 42 en preview
Nous avons voulu revenir sur la problématique de la stratégie qui y est appliquée. Ce qui nous a valu l'honneur de notamment recevoir James Dobbins, qui a non seulement été sous-secrétaire d'Etat américain mais qui a également été le premier émissaire de l'Administration US en Afghanistan, en 2001. Autrement dit, du solide : ce n'est pas parce que l'on est surchargé qu'il faut bâcler les choses !
DSI Hors-Série n°4 : le sommaire !

(3) Éditorial
Nouveaux horizons
(8-11) Piraterie, Livre blanc, surprise stratégique. Une actualité navale chargée
Entretien avec Hervé Coutau-Bégarie
(12-15) 50 ans d’opérations navales
Par Joseph Henrotin
(16-20) Porte-avions et grands bâtiments amphibies, capital-ships des marines modernes
Par Joseph Henrotin
(22-24) L’Europe, la sécurité et la mer
Par André Dumoulin
(26-29) Le point sur l’action de l’Etat en mer
Entretien avec le vice-amiral d’escadre Jean Tandonnet
(30-33) La gendarmerie maritime et la protection des eaux françaises
Entretien avec le colonel Georges Strub
Nouvelles stratégies
(36-39) La Marine nationale. Trente ans d’évolutions (1978- 2008)
Par Stéphane Ferrard
(40-42) Guerre des mines : vers l’abandon de la voie française ?
Par Joseph Henrotin
(44-46) Pacifique sud : la France, puissance inattendue du 21e siècle
Par Clémence Mallatrait
(47) Marine australienne : le tournant de la puissance
Par Jean-Jacques Mercier
(48-49) Quels défis pour l’US Navy ?
Entretien avec l’amiral Gary Roughead, Chief of Naval Operations de l’US Navy
(50-54) Où va la stratégie maritime américaine ?
Par Alain de Neve
(56-57) La marine italienne, une force d’avant-garde
Entretien avec l’amiral Paolo La Rosa, chef d’état-major de la marine italienne
(58-60) La Marina militare au 21e siècle : la méditerranée et plus encore
Par Philippe Langloit
Entretien avec Rahul Roy-Chaudhury
(64-67) La marine russe par ses bâtiments : une force déliquescente
Par Joseph Henrotin et Philippe Langloit
(68-71) Stratégie chinoise d’interdiction de l’espace maritime
Par Bernard D. Cole
(72) Marine sud-coréenne : l’arsenal d’un dragon
Par Jean-Jacques Mercier
(73) JMSDF : le soleil se lève sur la mer
Par Jean-Jacques Mercier
Nouvelles armes
(78-79) Du non létal au laser, vers une nouvelle révolution dans l’armement naval ?
Par Joseph Henrotin
(80-83) Menace sous les mers. Les torpilles plus redoutables que jamais
Par Stéphane Ferrard
(84-87) Missiles antinavires, surface-surface : état des lieux
Par Jean-Jacques Mercier
(88-90) Frapper la terre, la prolifération des missiles de croisière navals d’attaque terrestre
Par Philippe Langloit
(92-95) Opérations littorales : cultures, approches et options
Par Joseph Henrotin et Philippe Langloit
(96-98) Bibliothèque stratégique
vendredi 17 octobre 2008
Le programme ARH-70 Arapaho annulé
L’Armed Reconnaissance Helicopter de Bell, qui devait remplacer les OH-58 Kiowa en service depuis les années 1980 a été victime de ses surcoûts : initialement, son développement devait coûter 359 millions de dollars pour un coût unitaire de 8,56 millions, des sommes passées à respectivement 942 et 14,48 millions de dollars.
A ces surcoûts s’ajoutaient 4 ans de délais : devant entrer en service en 2009, il allait finalement l’être en 2013. Selon le directeur des opérations de l’US Army, une nouvelle compétition va être lancée afin de se doter d’un type de machine extrêmement sollicité dans les opérations irakiennes et afghanes.
jeudi 16 octobre 2008
DSI Hors-Série n°4 est sur les rotatives
A lire dès le 27 octobre !
Jean-Louis Promé nous rejoint
Auteur prolixe, il a une connaissance très profonde des questions techniques et militaires et une plume particulièrement agréable à lire autant que précise. C'est, je pense - mais c'est un avis personnel - l'un des meilleurs journalistes de défense français. Désormais, il prend en main les Hors-Série de DSI... je pense pour le plus grand plaisir de nos lecteurs !
mercredi 15 octobre 2008
La LPM 2009-2014 est prête
La loi doit être formellement adoptée lors du Conseil des ministres du 29 octobre pour être "déposée au Parlement dans la foulée (...) L'objectif est qu'elle puisse être connue des parlementaires avant l'examen du premier budget triennal de la Défense par l'Assemblée nationale, prévu le 7 novembre", a indiqué Cécile Fontaine, spécialiste "défense" à l'Elysée.
Son vote ne devrait néanmoins pas intervenir avant début 2009.
lundi 13 octobre 2008
Colloque Quelle politique de sécurité et de défense pour l'Europe ? Les enjeux de la présidence française de l'UE
La participation est gratuite mais une inscription préalable est obligatoire. Durant cette journée, plusieurs membres du RMES s’exprimeront sur la thématique: André Dumoulin, Alain De Neve et moi-même. Vous pouvez consulter le programme en cliquant ici. Un bulletin d’inscription peut être obtenu en cliquant sur ce lien.
Pour tout renseignement complémentaire (et pour réserver), prière d’adresser un message à Club.Participation-Progres@wanadoo.fr.
mercredi 8 octobre 2008
Clausewitz, toujours

Laure BARIES et Martin MOTTE (Dir). De la guerre ? Clausewitz et la pensée stratégique contemporaine, Coll. « Bibliothèque stratégique », Economica, Paris, 515 p.
Certains livres sont importants et d’autres très importants et celui-ci fait manifestement partie de la seconde catégorie. Représentant les actes du colloque de Coëtquidan d’octobre 2007, l’ouvrage présente une foule de contributions mettant en lumière toute l’actualité de Clausewitz.
On y trouvera ainsi des chapitres sur la pénétration de Clausewitz en France et aux Etats-Unis mais aussi sur l’utilité de sa pensée face à la guerre totale, au fait nucléaire ou au fait technologique. Si la guerre absolue y prend une part importante – le débat ne manquant pas d’être recadré à sa juste mesure, la guerre étant devenue « à but absolue », délaissant la « mobilisation absolue » - les thématiques plus orientées sur l’action ne sont pas oubliées.
C’est le cas des contributions portant sur la guerre révolutionnaire, la petite guerre ou son actualité dans le conflit irakien. Chaque texte est suivi de la retranscription des débats et des interactions ayant eu lieu avec la salle. Aussi, malgré le nombre des intervenants, le propos ne manque pas d’être clair et de laisser aux deux derniers contributeurs – Vincent Desportes et Hervé Coutau-Bégarie – montrer avec brio l’adaptation fondamentale du Prussien aux défis stratégiques du 21ème siècle.
A cet égard, l’ouvrage est non seulement indispensable mais marquera aussi de son empreinte, incontestablement, les études clausewitziennes, comme les ouvrages de Howard ou Paret avaient pu le faire en leur temps.
mardi 7 octobre 2008
Le CNO répond à nos questions
samedi 4 octobre 2008
Un peu de lecture
Par ailleurs, crouler sous le travail ne m'empêche pas de me faire un peu de saine lecture. Après avoir terminé ce grand classique qu'est Seapower and Strategy, je me suis attaqué aux actes du colloque de Coëtquidan, De La guerre ? Clausewitz et la pensée stratégique contemporaine, récemment paru chez Economica (Coll. Bibliothèque stratégique). Une compilation absolument brillante d'analyses très pertinentes. L'ouvrage vient juste de paraître.
A noter que Benoît Durieux vient également de faire paraître Clausewitz en France, 1807-2007, un massif ouvrage qui deviendra sans aucun doute incontourable. A suivre, Michel Goya et ses Armées du chaos, cette fois dans la collection Stratégies et doctrines.
Toujours afin d'égayer vos week-end d'automne, La technologie militaire en question est à présent disponible (notamment ici, à la Fnac pour la modeste somme de 25,65 Eur). J'ai reçu hier d'Economica mes "exemplaires d'auteur". Ils ont assuré, de même que le Dir-coll., un travail absolument remarquable.
jeudi 2 octobre 2008
Strato-ton : nous y sommes presque
Le prochain DSI avance à une vitesse impressionnante (n'oubliez pas de jeter un oeil sur nos articles de stratégie aérienne : il y a de la surprise dans l'air !), tout comme le prochain DSI-T (avec quelques solides articles sur l'emploi des lasers en stratégie aérienne, tous les détails de l'IPER du Charles de Gaulle et du RETEX de la guerre de Géorgie vue côté russe).
Et, petite surprise à lire aux environs du 22 octobre, un DSI Hors Série spécial "guerre navale", avec des articles non seulement inédits mais aussi une belle brochette d'invités de prestige (et là, je pèse mes mots - ce sera de l'inédit en France). Bref, tout ce qu'il faut savoir des grandes marines du monde, des points de vue géostratégiques et technologiques.
Et pour ceux qui passent par Euronaval, nous nous occupons aussi des Dailies. Et ce sera du brutal, on vous le promet.
Les Effects-Based Operations (EBO) : has been ?
Or, le concept n'est pas totalement stabilisé : il souffre de déficits conceptuels majeurs que j'avais eu notamment l'occasion d'examiner dans L'Airpower au 21ème siècle mais aussi dans mon petit dernier. La communauté doctrinale de l'US Air Force avait elle aussi émis certains doutes sur l'aspect "révolutionnaire" d'un concept qui, finalement, réinvente la roue : si ce n'est pas pour "générer des effets", à quoi sert une opération militaire ?
Or, il se trouve que ces déficits pourraient bien causer rien moins qu'un abandon du concept. Le général Mattis, à l'oeuvre au JFCOM et à l'ACT - les instances américaines et otaniennes de Transformation - a ainsi produit une note incendiaire à l'encontre du concept (merci à C. Wasinski pour le tuyau, creusé depuis lors !). Cette évolution suit en celà celles déjà observées au sein des forces, et tendant à une sortie des modèles techno-centrés, notamment au travers du dernier FM 3.0. On ne connaît pas encore les suites de cette note. Mais si Mattis s'énerve...
mardi 30 septembre 2008
Publication du concept de l'armée de l'Air
lundi 29 septembre 2008
DSI 41, octobre 2008 - le sommaire !
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Edito
Agenda
Veilles contre-terroristes
Les contrats du mois
Veilles stratégiques
La chronique de Carl von C
Politique de sécurité et de défense commune
La présidence française du Conseil et la PESD
Par André Dumoulin, Attaché à l’Ecole Royale Militaire
Stratégie
Georgie-Russie, guerre locale pour échiquier mondial
Par Alain De Neve, Galia Glume et Tanguy Struye de Swielande, membres du RMES
Les premières leçons d’une guerre du 21e siècle
Par la rédaction
Effectifs, OTAN, ABM… Un autre point de vue sur le Livre blanc
Entretien avec Yves Boyer, directeur adjoint de la FRS.
Les métamorphoses du Hezbollah
Entretien avec Jean-Loup Samaan, auteur des Métamorphoses du Hezbollah
Mahan et Corbett, deux visions de la stratégie navale
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
Armées
Les enjeux de la sécurité maritime de l’Inde
Entretien avec Rahul Roy-Chaudhury, chercheur à l’IISS, auteur de India’s Maritime Strategy
Quelle évolution pour l’Indian Navy ?
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
Tableau de bord : L’Indian Navy
Unités
Débusquer le monde du silence, discussion avec les marins de la frégate anti-sous-marine Montcalm
Par Véronique Sartini, journaliste
Armement
Sous-marins, une menace fantôme et proliférante
Par Joseph Henrotin, et Philippe Langloit, chargés de recherche au CAPRI
Des sous-marins furtifs et peu chers. La clé du succès rencontré par les Kilo russes
Par Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de défense
Les sous-marins diesel français 1945-2008
Par Stéphane Ferrard, journaliste spécialiste des questions de défense
Fiches techniques
Bréguet Atlantique 2/L’Atlantic(que), succès otanien pour la France
AOR classe Durance/AOR et AOE, clés de la projection maritime
Frégates classe Georges Leygues/L’ASM en France
Critiques de lectures
Sur la guerre et la conduite de la guerre. Œuvres posthumes de Carl von Clausewitz
L’art de la guerre en réseau de Djamel Metmati
Les Cahiers du RMES, Vol. 5, n°1
vendredi 26 septembre 2008
Parution de La technologie militaire en question
La technologie militaire en question, Le cas américain. Collection « stratégies et doctrines », Economica, Paris, 2008, 300 p.4ème de couverture :
En ce sens, la technologie peut devenir une idéologie en soi, qualifiée ici de « technologisation ». On le devine, une telle évolution est néfaste. En examinant le cas américain – variablement imité en Europe – l’auteur analyse ici les travers comme les origines d’une conception où la technologie serait trop prégnante dans les débats comme dans l’action stratégique. Mais il ouvre également la voie à des solutions et en appelle, en particulier, à un retour aux élémentaires de la stratégie.
Monsieur L. m'en avait déjà fait une critique de lecture dans le DSI n°40 mais il l'avait quelque peu fait en avance. Economica m'a annoncé hier que l'ouvrage est sorti de presse et qu'il ne devrait donc pas tarder à être disponible dans toutes les bonnes librairies.
Bon, allez, en plein strato-ton (233 pages sur 444, si, si !) , la nouvelle a l'art de vous provoquer une joie assez intense !
mardi 23 septembre 2008
Succès à l'horizon ?
Il a assuré que "nous allons construire un sous-marin nucléaire" et a précisé que le Brésil construira "la partie non nucléaire du sous-marin". Il également affirmé que l'accord sera signé fin décembre à l'occasion de la visite au Brésil du président Sarkozy. Le commandant des Opérations navales, l'amiral Alvaro Luiz Pinto, a indiqué de son côté que les quatre sous-marins à propulsion classique auront pour mission la défense proche des côtes.
lundi 22 septembre 2008
Back to resilience
En fait, Olivier part du principe que les coups sont répétitifs, ce qu'ils pouvaient être durant le Blitz sur la Grande-Bretagne, par exemple (l'exemple est par ailleurs biaisé : l'information sur les raids aériens, avant comme pendant la guerre ne manquait pas). Prenons maintenant le cas espagnol de 2004 : l'Espagne est habituée au terrorisme de l'ETA puis fait face à une frappe bien plus forte que ce à quoi elle est habituée. Vu la période électorale et le risque d'amalgame entre l'attentat et la présence espagnole en Irak, le gouvernement tente une manoeuvre informationnelle et ment, faisant portant la responsabilité sur l'ETA .
Or, il apparaît vite qu'il s'agit d'AQ. Réaction immédiate de la population : un vote-sanction qui amènera le PSOE au pouvoir et le retrait d'Irak. Si la population n'a pas "craqué" (résilience sociétale opérationnelle - mais que faire d'autres dans ces cas-là ?) la résilience politique a été déficiente, AQ parvenant à son objectif et modifiant le comportement de son adversaire.
La question, me direz-vous, est de savoir si le gouvernement Aznar aurait pu survivre sans tentative de manipulation. La réponse est : "peut-être". Ou, à tout le moins, "avec plus de probabilité qu'en cas de mensonge". C'est un classique de la théorie des PSYOPS : ne mentez jamais. Que cela se sache - et là, c'était très probable - et votre manoeuvre tombe à l'eau. Si Aznar avait correctement communiqué en donnant du sens à son engagement irakien, il aurait pu sauver les meubles et faire en sorte que les attentats ne parasitent pas les décisions souveraines des Espagnols au moment de voter.
En fait, l'information n'a pas qu'une valeur préparatoire, devant minimiser l'effet de surprise. D'ailleurs, en terrorisme, c'est cet effet qui compte, pas la récurrence et le seul fait d'encaisser à répétition les coups, qui renverraient plutôt à une résilience face à une insurrection. La résilience par la communication fait aussi sens. Elle replace le politique au coeur du message apporté à un engagement.
Que le gouvernement ait mieux communiqué (et ait créé du sens) en regard de l'embuscade d'Uzbin et nous n'aurions sans doute pas eu de très mauvais débats sur la "stratégie" à adopter. La population comme la presse auraient considérés les morts comme une bien triste perte. Mais aussi comme une perte qui aura été "utile", ou, à tout le moins, qui aura eu un sens. Rien n'est pire, lorsque des vies sont en danger - et alors que nos sociétés n'auront jamais été aussi obsédées par l'idée d'échapper à la mort - que d'avoir affaire à des morts qui n'ont pas de sens.
Balle au politique et retour donc - du moins de mon point de vue - à une résilience "maximaliste" où le sens, par l'intermédiaire de la communication, permet la préparation face à des événements, au sens physique, par définition aléatoires...
DSI 41 - en preview
Na manquez pas non plus le dossier "technologie" : Stéphane y dissèque l'évolution des sous-marins à propulsion classique français et Jean-Louis s'attaque à un gros morceau, en l'occurrence les SSK de la classe Kilo. Pas mal d'autres choses au programme mais on va tout de même laisser un peu de suspense !
Carl est de retour
vendredi 19 septembre 2008
Y'a sondage : DSI-T sur le grill
Alors, qu'en pensez-vous ? Bon, il va de soi que la question comme le sondage s'adresse à ceux qui l'ont eu dans les mains et pas à ceux "qui pensent que" sans l'avoir lu !
jeudi 18 septembre 2008
Nouveaux kits anti-IED pour l'armée de Terre
Ces systèmes permettront de déclencher l'explosion de plusieurs types d'IED sur des leurres massique, mécanique et infra-rouge, sans conséquences néfastes pour le véhicule protégé. Particulièrement flexible, ces kits s'adaptent à tous les types de véhicules, qu'i ls soient de conception française ou étrangère.
Exclusif : surprise en vue dans l'armée de l'Air
Sa parution constitue une vraie petite révolution. Contrairement à d'autres forces aériennes, l'AdA a historiquement eu peu tendance à théoriser ses missions et ses fonctions, ce qui fait dire à certains qu'elle n'a pas ainsi été en mesure de défendre ses positions lorsque la Commission du LBDSN s'est attaqué à la question du format des forces.
En fait, l'AdA patauge quelque peu, d'un point de vue conceptuel. Rares sont les auteurs à avoir travaillé sur le sujet en France, d'un point de vue stratégique (Les chevaliers de l'Air, de P. Venesson, est excellent du point de vue de la socio-histoire). On peut citer le colonel Chamagne (L'art de la guerre aérienne, cf DSI 11), J-J. Patry (L'ombre déchirée, cf. DSI 31)) ou votre serviteur (L'Airpower au 21ème siècle, toutefois plus orienté sur la stratégie US). Pourtant, il a existé une véritable école de stratégie aérienne en France (cf. l'article de J. de Lespinois, DSI 27) et des gens comme Vauthier méritaient le détour.
Mais l'interlude fut bref : trop autonomiste, trop penchée sur la pensée de Douhet, elle ne parviendra pas à en sortir. Il n'existera pas une critique (au sens kantien) de Douhet dans l'AdA comme il existera une critique de Mahan dans la Marine, via Castex. En conséquence, l'AdA sera essentiellement une aviation de coopération dont la "pointe avancée" en terme de prestige sera la chasse (b...l).
Mais revenons à nos moutons : la parution de ce concept est-il le prolégomène d'un nouveau dynamisme conceptuel ? C'est à espérer. La stratégie aérienne - au-delà des très flasques EBO auxquelle elle est beaucoup trop souvent réduite - a non seulement beaucoup à offrir mais aussi beaucoup à re-conceptualiser. Là comme ailleurs, les forces aériennes européennes ont souvent fait dans le suivisme à l'égard des Américains sans guère prendre en compte des spécificités européennes qui ont des impacts majeurs sur les planifications comme sur les opérations. On croise donc les doigts pour que l'AdA nous inonde de concepts et qu'elle puisse faire face (bruits de compresseurs, évidemment) !
mercredi 17 septembre 2008
King David débarque à Centcom (2)
Une interview limitant toujours l'intervenant - rien ne vaut l'écrit - Cf. le très bon billet de Stéphane sur le bilan de Petraeus en Irak.
mardi 16 septembre 2008
King David débarque à Centcom
Il faut d'abord gérer les "caprices" et autres desideratas politiques des membres de l'OTAN. Il faut ensuite gérer la problématique pakistanaise, non seulement en plus essors mais également de plus en plus explosive. Il faut enfin gérer tout un théâtre d'opérations, le plus complexe qui soit. Avec de sympathiques zones à gérer, telles que le Yemen, la Somalie ou encore l'Iran. Sans compter l'Irak.
Bref, c'est à lire demain. D'ici là, le "Strato-thon" aura encore évolué : pour l'heure, 161 sur 444. Quand on vous dit qu'on avance !
lundi 15 septembre 2008
Alors, je prend ma batte de base-ball...
Alors, je vais être clair. Qu'on ne soit pas d'accord, je suis pour. C'est ce qu'on appelle le débat. Mais l'emploi de qualificatifs de ce style sont absolument contraire à l'esprit de tout débat sain, serein et instructif. Ils sont tout autant contraire avec la politesse la plus élémentaire.
J'en aurais quelques autres à rajouter sur des comparaisons douteuses mais je m'arrête là. Après tout, nous ne sommes pas ici au café du commerce ou dans une sorte de cours de récréation pour stratèges en chambre. Laaaa.... Atome sweet home, ça fait du bien ;o)
Une petite info qui en dit long sur la dégradation des relations américano-pakistanaises
La semaine précédente, le chef d’état-major pakistanais avait indiqué qu’il disposait des moyens nécessaires à « dissuader ces incursions ».
dimanche 14 septembre 2008
M. Goya sur l'Irak
Madame V. en direct de la rédaction, me signale que de la lecture m'attends, en l'occurrence, l'ouvrage de Michel Goya. L'auteur, que nous avions eu l'occasion d'interviewer pour DSI ("Le Goban irakien"), fait partie de cette nouvelle vague française "d'officiers académiques" combinant expérience et étude et dont V. Desportes peut être considéré comme le brillant chef de file. Et, de fait, leur travail au CDEF mérite le coup d'oeil, ce qui doit faire de ces "armées du chaos" un ouvrage de premier ordre. Impatient de le lire et critique de lecture dans DSI !
vendredi 12 septembre 2008
Somewhere in between
Rassurez-vous, nous jonglons déjà avec 125 pages. Autant dire que si la rédaction se verrait bien offrir un jacuzzi (euh... chef ? Vous savez qu'on vous aime ? ;o)) elle va vous plier ça en moins de deux. On vous promet de l'action et pas de la moindre. Le programme que nous vous réservons est carrément royal.
D'ici là, on reste d'abord chercheurs et un chercheur, ça ne fait pas qu'écrire. Ca lit beaucoup aussi. Et là, une petite news qui fait du bien au portefeuille en ces temps de réduction du pouvoir d'achat. Le Schizodoxe recommandait un site américain assez original : acheter des bouquins d'occasion (à très bon prix) pour financer des bibliothèques de par le monde. Plutôt sympa. Votre serviteur à fait son shopping avec du Van Creveld, du Gray et quelques bons bouquins d'histoire maritime.
Rien de tel pour se remettre en forme après avoir tapé 10 pages et moins cher qu'un jacuzzi. Et le tout à vous donner le sourire : taux de change faisant, mes 1 000 pages vont me revenir à 40 Eur, transport compris. Bref, c'est du DSI version yankee : du solide pour pas cher. Better World vaut le coup d'oeil.
jeudi 11 septembre 2008
Les Emirats ouvrent un sacré parapluie
Le premier segment porte sur 3 batteries de tir THAAD représentant 9 lanceurs, 4 radars, des systèmes de maintenance et de transport, de même que 147 missiles, le tout pour une valeur de 6,95 milliards. Opérationnel depuis peu dans l'US Army (qui compte mettre en place deux bataillons du système), le THAAD est le segment "Upper Tier" de la défense antimissiles américaines. Il peut ainsi intercepter des engins adverses à des altitudes allant jusque 150 km. Le système émirien sera vraissemblablement connecté au système ABM américain.
Le deuxième segment porte sur la vente de 33 missiles Patriot PAC-3 supplémentaires pour les batteries commandées en décembre 2007 (9 batteries et plus de 500 missiles pour plus de 9 milliards de dollars), de même que des systèmes de communication tactique.
Enfin, le dernier segment porte sur 78 systèmes de défense aérienne tactique Avenger (missiles Stinger installés sur Humvees dotés d'une tourelle spécifique), 780 missiles Stinger, divers systèmes de soutien et de communication et 16 radars, le tout pour 737 millions de dollars.
mercredi 10 septembre 2008
Annulation des ravitailleurs US ?
Update : le Pentagone a confirmé l'annulation, renvoyant la décision de relancer le programme à la prochaine administration.
Des Russes au Vénézuela ? Pas de problème parce que leurs dépenses de défense sont faibles...
Il y relativise le mouvement russe et ses impacts sur les tensions internationales. C'est une position comme une autre mais l'originalité - disons plutôt l'erreur méthodologique - de l'intervenant tient dans le mode de légitimation de sa thèse : les dépenses russes de défense étant loin d'être celles des Etats-Unis, la Russie ne peut constituer une source de tensions internationales, oubliant au passage que, dépenses ou pas (elles augmentent, par ailleurs), Moscou était impliqué dans une guerre il n'y a pas 3 semaines de celà.
Le technocentrage de l'analyse - prenant en l'occurrence des atours budgétaires -, au détriment de toute considération contextuelle des points de vue politiques et stratégiques, de ce point de vue, montre l'emprise que peut avoir les phénomènes de technologisation sur nos esprits. Dans ma thèse, j'avais analysé le point de vue américain, extrêmement prégnant chez les "faucons", selon lequel aucune forme stratégique n'était pensable sans une technologie avancée. La technologie devient idéologie.
Je ne m'imaginais pas que les mouvements pacifistes étaient également pénétrés par ce phénomène à ce point, cette fois de façon, évidemment, inversée. Les Etats-Unis ou l'Europe demeureraient donc, selon leur point de vue, des puissances offensives, quelque soient leurs positionnements politiques, tandis que les "autres" seraient stratégiquement énucléés. Et peu importent les observations empiriques, l'ihstoire ou les études stratégiques. Militance, quand tu nous tiens...
Je me demande si le centre de documentation du GRIP achètera mon dernier livre, tiens...
Drone toi-même !
Par contre, on a entendu, ça et là, pas mal de pistes de réponses pour éviter que ce genre de choses ne se produisent encore. Je n'avais pas encore pris position mais quelques réflexions me viennent à l'esprit :
- l'adaptation tactique est plus rapide que l'adaptation technique. On peut donc réduire le nombre et la probabilité de subit des embuscades mais escompter éliminer le risque est, au mieux, naïf. L'adversaire n'est pas une masse amorphe qui serait terrifiée par le fait que nous ayons des drones... il adaptera simplement son comportement et il continuera d'accepter ses propres pertes ;
- sur les drones, justemment. Un DRAC doit être piloté en LOS et exige un assemblage imposant une sortie du VAB (en raison de l'envergure de l'engin). Autrement dit, le risque d'embuscade n'est pas véritablement annulé. L'engin n'a pas été conçu pour pouvoir être lancé et piloté depuis un VAB en marche. Pire, il vol relativement bas et, même s'il est (très) silencieux, son repérage par l'adversaire annule toute surprise. Son autonomie (1h30) est en outre relativement faible pour un suivi permanent de patrouilles qui peuvent durer nettement plus longtemps ;
- selon moi, il vaut bien mieux travailler avec un drone MALE : il est persistant, vole à plus haute altitude et permet, par sa discrétion, de conserver la surprise. Son pilotage peut passer par satelliteet éviter les pièges du LOS en environnement montagneux. Que ses capteurs optiques soient moins efficients que ceux du DRAC n'y change rien : le but du jeu tant que les Talibans n'adoptent pas d'uniforme, c'est de détecter des humains et de faire la différence entre des hommes et des enfants.
Seul problème, qui montre que c'est toujours la stratégie et pas la technologie qui conduit le monde militaire, nous n'avons que 3 MALE. Son successeur ne serait pas commandé à plus de 15 exemplaires. Simplement parce que l'on a rapidement considéré que le MALE est un système relevant du niveau opérationnel ou stratégique et pas du plan tactique.
Ce qui, en outre, à évincé la nécessité, dans les fiches-programme, qu'il soit armé. Or, ce genre d'adaptation (qui n'a franchement pas été coûteuse dans le cas du Predator) apparaît comme l'un des succès techniques les plus éclatants de ces 15 dernières années. En COIN, l'adversaire est toujours à considérer comme un TST (time sensitive target) : pourquoi attendre l'arrivée des appareils classiques ou de nos gaillards susceptibles d'y laisser des leurs sur le terrain alors qu'on pourrait "cueillir" l'adversaire d'emblée ?
Echange de vues
La résilience, de ce point de vue, est une composante parmis d'autres d'un dispositif de sécurité. Elle ne remplace en rien la manoeuvre de crise, elle est seulement le terreau sur lequel la manoeuvre prendra place. Il est évident qu'il est plus facile à la Croix-Rouge ou à des unités médicales - pour reprendre l'exemple pandémique - de se déployer sans avoir à batailler contre des citoyens venant les harceler pour avoir des informations.
La résilience sociologique (je ne parle pas ici des travaux sur la résilience indivisuelle de Cyrulnik - l'individu n'est pas la société et les résiliences politiques et sociétales sont incroyablement plus complexes) a pourtant fait l'objet de nombreuses études, y compris, de façon indirecte dans les années 1960, lorsque Soviétiques et Américains travaillaient aux stratégies de contre-coercition et de contre-dissuasion. De ce point de vue, elle n'a rien d'un "buzzword à la mode" : elle n'est telle que parce que nous considérons qu'elle est neuve.
Elle prend certes un nouveau sens dans le cadre du développement des stratégies contre-terroristes - elle charrie d'ailleurs avec elle des éléments de dissuasion anti-terroriste (un gros sujet de discussion lors du séminaire de 2005 à Canterbury) - et elle a encore beaucoup à révéler. Si, du moins, on ne l'appréhende pas de façon ultra-restrictive...
mardi 9 septembre 2008
DSI-T 13 est en kiosque
Y'a sondage !
Dresser un tableau plus ou moins complet - un complet serait une illusion de 500 pages mensuelles à 37 Euros - de l'actualité stratégique n'est pas évident. Avec 120 000 lecteurs, c'est un beau challenge ! D'où ce petit sondage : quelle est votre fréquence de lecture de DSI ?
lundi 8 septembre 2008
Retours aux classiques de la géostratégie
L'ensemble témoigne d'une géostratégie complexe de la part de Moscou. Si Cuba avait refusé que soient basé dans l'île des bombardiers russes - après que Moscou eut pris ombrage de la signature de l'accord américano-polonais sur les ABM et qu'un général russe ait évoqué cette possibilité - le Venezuela constitue une bonne base arrière pour Moscou :
- Elle est ainsi en mesure de parasiter le travail des marines de l'OTAN opérant dans le cadre de missions anti-narcotiques dans la zone, notamment depuis les Antilles néerlandaises et ainsi de manifester visiblement sa présence ;
- Elle dispose d'un bon prétexte à la modernisation de bases aériennes qui pourraient servir dans le cadre de manoeuvres de crise ultérieures. Les Il-38 May et Tu-142 Bear nécessitent en effet de longues pistes... tout comme les bombardiers Tu-95 et Tu-160. Moscou élargit donc son enveloppe d'options stratégiques dans la région et peut jouer sur la crainte d'un positionnement à long terme dans une zone que les Américains, avec la recréation de la 4ème Flotte, entendent dominer ;
- L'installation pérenne d'appareils de patrouille maritime peut "couvrir" le Venezuela pendant la période de montée en puissance de ses forces sous-marines, cherchant ainsi à dissuader les Etats-Unis d'une frappe préemptive - que Caracas estime réelle - contre les capacités venezuéliennes ;
- Ultimement, Moscou poursuit sont travail d'encerclement stratégique d'une Europe qui reste l'enjeu majeur de ses ambitions actuelles. Une nouvelle croisière du groupe aéronaval du Kuzntesov jusqu'à Tartous (Syrie) et la mer Noire était ainsi envisagée. A une échelle plus globale, on notera également que le nouveau White paper japonais a été présenté hier et s'inquiète de l'augmentation rapide du nombre d'exercices menés par les forces aériennes et navales russes (y compris de SNA) à proximité de ses eaux territoriales et de son espace aérien.
Nouveaux retards pour l'A400M
La première livraison de l'avion, qui a été commandé à 192 exemplaires, a été reportée au deuxième semestre de 2010, avec au moins six mois de retard. Ce qui ne va pas sans poser de sérieux soucis aux armées européennes, dont le déficit en aéromobilité est l'un des handicaps majeurs.
vendredi 5 septembre 2008
"La bureaucratie aura raison des armées"
Si Paris-Match a sans doute fait plus que personne pour décrédibiliser la liberté de la presse, Jean Guisnel vient par contre de rendre à cette dernière ses lettres de noblesse. Le problème tourne autour du VBHM et des bâtons dans les roues mis à son acquisition. A lire ici.Gros malaise
Je parle ici du reportage effectué par Paris-Match et dont les télévisions belges et françaises se sont gargarisées, assénant à un public non-préparé - ce qui revient à programmer du porno en prime-time - au nom d'une liberté de l'information qui semble malheureusement perdre ses fondements. Où était donc la critique ?
jeudi 4 septembre 2008
Maintenance des VBCI : 53 millions/an
- engagement sur un taux de disponibilité atteignant 95 % sur les théâtres extérieurs ;
- rémunération variable en fonction de l’utilisation des véhicules ;
- livraison des pièces de rechange directement dans les ateliers de maintenance métropolitains de l’armée de Terre, limitant le volume des stocks militaires ;
- dans le cadre de la mise en œuvre de la nouvelle politique d’emploi et de gestion des parcs (PEGP), prise en charge sur place par Nexter de la totalité de la maintenance des VBCI affectés dans les camps d’entraînement de l’armée de Terre.
Voilier français piraté : la Marine prête à la contre-attaque
Ces différents moyens militaires sont "prêts à remplir les missions qui leur seront confiées", a poursuivi le porte-parole de l'EMA, selon qui le "plan pirate mer n'a pas été déclenché". Il a par ailleurs souligné que "l'on n'est pas du tout actuellement dans (la) configuration" de l'intervention menée en avril pour la libération du Ponant.
Le grand jeu continue : l'OTAN va reconstruire les forces géorgiennes
- la 4ème brigade, la plus puissante, a été virtuellement anéantie, de même que la marine et la force aérienne ;
- seule la 1ere brigade, seule considérée comme réellement formée aux standards OTAN et rapatriée d'urgence d'Irak par des appareils US, peut véritablement constituer le noyau d'une remontée en puissance (un dossier complet sur la guerre et ses leçons sera disponible dans le prochain DSI).
On ne connaît pas encore les "chantiers" auxquels l'OTAN va s'atteler. Un projet de patrouille d'AWACS, apparement envisagé, a été écarté. L'Allemagne, la France, les Etats-Unis et Israël avaient participé à la formation des forces géorgiennes. En tout état de cause, Bruxelles n'a manifestement pas l'intention de laisser tomber ainsi son pivot géopolitique préféré du Caucase...
"on ne peut pas jouer avec la vie des hommes"
Mais je dois confesser mon étonnement (écoeurement est moins politiquement correct mais plus exact) à voir la réaction de certains parlementaires qui instrumentalisent sa mort dans le cadre de la polémique sur l'engagement de soldats belges en Afghanistan, que ce soit via Guardian Falcon (l'envoi de 4 F-16) ou la future mission de formation de troupes de l'ANA. Certes, il y a polémique et c'est bien : on discute beaucoup trop peu de défense en Belgique et nos hommes politiques n'y sont pas préparés, la défense étant traditionnellement déconsidérée.
Mais de là à comparer deux missions différentes et à s'appuyer sur la mort d'un homme engagé dans une mission que tous les partis politiques avaient appuyé - dans un contexte où l'on avait engagé les forces au Liban pour éviter qu'elles le soient en Afghanistan - pour renforcer ses arguments politiques (on ne parle pas ici de politique de défense, plutôt de "politique politicienne") et il y a comme un problème.
Hasard des choses, De Morgen publie ce matin une op-ed de ma plume sur la question de l'engagement en Afghanistan où j'indique que la préparation ne doit pas uniquement être d'ordre matérielle mais aussi d'ordre moral. Pas au plan militaire - je n'ai pas trop de souçis là-dessus - mais bien au plan politique.
mercredi 3 septembre 2008
Y'a colloque : aux agendas !
mardi 2 septembre 2008
L'ancien patron de la DRM tire la sonette d'alarme
L'interview confirme un certain nombre d'appréhensions et de nuances face à la rhétorique officielle de la priorité mise sur le renseignement, dont nous faisaient part des opérationnels de la DRM dans le cadre de la préparation de l'article sur cette thématique que la rédaction a réalisé pour le dernier numéro de DSI, actuellement en vente. Réductions capacitaires en termes de capacité d'analyse et réductions budgétaires étaient notamment en cause.
Le dernier Typhoon reprend la mer
Le statut exact du navire n’est pas connu mais il semble qu’après avoir mené les dernier tests de qualification du SS-N-30 Bulava (version "navalisée" du SS-27 Topol-M), en septembre-octobre de cette année, il soit pleinement réintégré à la VMF (marine).
lundi 1 septembre 2008
DSI-T 13 : le sommaire
En kiosque le 10 septembre
Editorial
Les élémentaires
Focus
Sonars de coque des frégates ASM. Les subtilités de la détection
Par Véronique Sartini
Entretien
Quelques réflexions tirées de Flottes de combat 2008
Avec Bernard Prézelin
Tendances
Entretien
Israël dans son environnement
Avec le général Ephraïm Lapid
Tendances
La future reconnaissance satellitaire française
Par Jean-Louis Promé
Marine et aéronavales
Analyse
Les UUV font surface
Par Philippe Langloit
Actualité
Porte-avions : les déboires indiens
Par Joseph Henrotin
Focus
Un œil sur la mer
Par Jean-Jacques Mercier
Focus
SM-6 : l’art de la déclinaison
Par Jean-Jacques Mercier
Actualité
Dozorny/Gorshkov. Une nouvelle frégate pour la Russie
Par Philippe Langloit
Analyse
L’E-2C dans l’aéronautique navale française
Par Jean-Louis Promé
Analyse
Flotte sous-marine japonaise : la plus dynamique du monde ?
Par Joseph Henrotin
Carte
Les sous-marins dans le monde
Focus
Type 214 : le dernier sous-marin allemand ?
Par Joseph Henrotin et Jean-Jacques Mercier
Focus
Les Floreal sont de toute saison
Par Jean-Jacques Mercier
Focus
Le MICA VL en protection de la flotte
Par Jean-Louis Promé
Actualité
Harpoon : du Block II au Block III
Par Philippe Langloit
Actualité
Le Brahmos passe en hypersonique
Par Philippe Langloit
Analyse
Chine : vers une montée en puissance des capacités amphibies ?
Par Joseph Henrotin
Prospective
BAMS : vers la surveillance persistante ?
Par Joseph Henrotin
Aéroterrestre
Focus
A-67, une surprise dans le COIN
Par Joseph Henrotin
Focus
GBU-39/40 SDB : une petite révolution dans les opérations de frappe
Par Philippe Langloit
Reportage
Farnborough 2008 : quand l’aéronautique engage son virage historique
Par Antoine Philippe
Focus
L’A400m effectue son roll-out
Par Jean-Jacques Mercier
Point de vue
Livre Blanc et adaptation
Par le général de division Vincent Desportes
Tableau
Panzerfaust ! La gamme Dynamit Nobel
Par Jean-Jacques Mercier
Analyse
Le Pulsed Energy Projectile et le futur des armes antipersonnels
Par Georges-Henri Bricet des Vallons
Tableau
Les missiles antichars au Moyen-Orient
Par Philippe Langloit
Actualité
L’Armoured Multirol Carrier de Renault Truck Defense. Un concept ouvert
Par Stéphane Ferrard
Analyse
Le combat blindé dans l’espace de bataille numérisé. Enjeux et bénéfices de la maîtrise de l’information
Par Valéry Rousset
Terrorisme et libertés publique au sommaire de "Questions à la Une"
vendredi 29 août 2008
Finalement, mettez-m'en 3 !
Par contre, des technologies développées dans ce cadre pourraient être utilisées au profit des nouveaux bâtiments de la classe Burke. Les premiers rapports font état de navires du Flight IIA qui pourraient être dotés des canons AGS de 155 mm en lieu et place de celui de 127 mm sur la plage avant.
Cependant, de tels projets pourraient être contrecarrés par la masse des nouveaux équipements, qui nécessiteraient l’enlèvement… des puits de lancements verticaux installés à l’avant du bâtiment. Ce faisant, les nouveaux Burke ne pourraient plus embarquer que 120 obus, contre 600 pour un Zumwalt. Dans le même temps, la Navy compte bien que ses nouveaux Burke soient moins chers.
Elle compte ainsi sur l’automatisation des navires afin de soulager ses dépenses de fonctionnement, estimées annuellement à 25 millions de dollars pour un Burke, dont 13 sont alloués à l’équipage de 300 personnes.
DSI n°40 : le sommaire
Editorial
Agenda
Veille contre-terroriste
Contrats du mois
Veille stratégique : les 192 événements qui ont fait l’actualité stratégique des mois de juillet et août
SITREP : Guerre en Géorgie
La chronique de Carl von C. : « Cau(ca)se toujours ! »
Points de vue
« La protection est aussi une affaire de chefs »
Entretien avec le général Elrick Irastorza, Chef d’état-major de l’armée de Terre
« Je serai très attentif à la cadence de production du Rafale »
Entretien avec le général Stéphane Abrial, Chef d’état-major de l’armée de l’Air
« Notre administration doit être plus performante »
Entretien avec l’amiral Pierre-François Forissier, chef d’état-major de la Marine
« La loi sur la gendarmerie garantira son essence militaire »
Entretien avec le général d'armée Roland Gilles, Directeur Général de la Gendarmerie Nationale
Commentaires
Livre blanc sur la Défense, une espérance déçue ?
Par la rédaction
Carte militaire : la France bouleversée ?
Par Philippe Langloit,, chargé de recherche au CAPRI
Renseignement, la priorité sectorielle n°1 du Livre blanc
Par Jean-Jacques Mercier, expert en systèmes d’armes
Qu’est-ce que la sécurité ?
Par Carl von C., chroniqueur
Le Livre blanc vu d’ailleurs
Par Joseph Henrotin et Philippe Langloit
La pensée stratégique française de défense, quelle influence ?
Par Olivier Zajec, Compagnie Européenne d’Intelligence Stratégique
Technologie & Armement
Les mutations de la DGA : vers plus d’efficacité ?
Questions à l’ingénieur général Laurent Giovachini, adjoint opérations du Délégué général pour l’armement
Livre blanc : quels impacts sur la flotte ?
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
L’armée de l’Air de 2025 : quelles capacités ?
Par Philippe Langloit et Jean-Jacques Mercier
Des blindés médians, « à toutes les sauces »
Par Stéphane Ferrard, journaliste spécialiste des questions de défense
Fiches techniques
LHD/BPC classe Mistral/Le développement des capacités amphibies françaises
Dassault Aviation Mirage 2000D/Le Mirage III, avion de légende
GIAT Industries (Nexter) AUF-1/2/Le retour de l’artillerie
Critiques de lectures
Espions et terroristes de Jean-Jacques Cécile
L’obsession des frontières de Michel Foucher
La technologie militaire en question. Le cas américain de Joseph Henrotin
Strategic Studies Quarterly, Vol.2, n°2, summer 2008
Enjeux de la propulsion solide de missiles balistiques de Bruno Gruselle
mercredi 27 août 2008
Carburants : l'US Air Force toujours en avance
Ma question sera sans doute idiote. Mais la recherche en ces domaines et en ces temps de contraction budgétaire me semble être digne non seulement de faire faire des économies sur les budgets "opération" mais aussi de maintenir l'entraînement de nos personnels à un haut niveau (la hausse des coûts de carburant a entrainé des annulations d'entraînements) tout en permettant de s'affranchir, au moins partiellement, d'une dépendance énergétique qui peut coûter très cher, politiquement.
Aussi, ne serait-ce pas plus utile de se concentrer sur ce qui pourrait se concevoir comme le sang de nos armées, plutôt que sur des percées dans le domaine des radars trans-horizon ou celui des antimissiles de défense de territoire ? Certes, sans radars, vous êtes en danger. Mais sans carburant, vous êtes en danger et vous ne pouvez plus bouger. A bien choisir...
mardi 26 août 2008
Les Cahiers du RMES sont en ligne
Heated Terror: Exploration of the Possible Impacts of Climate Change on The Causes and The Targets of terrorism
Par Thomas Renard
A l'heure du nouveau Livre Blanc et de la présidence française de l'UE, la France doit-elle réintégrer l'OTAN?
Par Pierre Pascallon
Les Etats-Unis et le nouvel ordre mondial émergent
Par Tanguy Struye de Swielande
Adaptation et contre-adaptation au défi du caractère évolutif de la guerre. Un aperçu des débats français
Par Joseph Henrotin
L'objet évanescent d'une théorie improbable: le terrorisme et les sciences sociales
Par Ami-Jacques Rapin
Et on remet le couvert
lundi 25 août 2008
Résilience : une mécanique complexe
Les réponses à ces questions sont complexes, précisément parce qu'elles nous engagent à bâtir une défense au plan psychologique, au coeur même, finalement, de la stratégie en tant qu'art de la dialectique des volontés opposées. Aussi, le recours à l'histoire nous éclaire-t-il, une fois de plus. En fait, il y a effectivement moyen d'augmenter la probabilité de voir une résilience émerger. Celle-ci est en effet "virtuelle" : on ne peut la mesurer que par approches successives (quoique les travaux de G. Verleye à Gent soient rès intéressants) et seule la réalisation effective d'une attaque permettra de véritablement la mesurer.
Ce qui tend à démontrer que la seule multiplication des attaques ne renforce pas nécessairement la résilience. C'est bien généralement l'effet de surprise qui est en jeux. Il démultiplie la perception d'un choc. Exemple typique, les raids allemands sur Londres en 1917 avaient causé un grand émoi malgré la faiblesse des dégâts causés. En fait, toutes les représentations britanniques d'une Grande-Bretagne invulnérable du fait de son statut d'île s'effondraient. Mais, dans les années qui suivirent, cette nouvelle donne a été prise en compte.
Résultat, les débats stratégiques envisageaient la guerre sous un angle parfaitement apocalyptique, laissant entrevoir des raids massifs d'aviation utilisant des armes chimiques. A cette époque, la presse faisait souvent état de ces débats. Quasiment tous les père de famille (Britanniques mais aussi Belges) avaient alors reçu des petits manuels de formation. Aussi, les Britannique seront presque soulagés de voir des attaques allemandes conventionnelles durant le Blitz. La résilience découlera, là, d'une réelle exposition au feu mais également d'une préparation préalable, le Britanniques ayant parfaitement assimilé les représentations du combat.
Or, pour en revenir à notre époque, ces représentations ne sont plus du tout assimilées. Non seulement notre rapport à la mort à changé - charriant avec lui l'émergence d'une politique compassionnelle - mais l'information stratégique est déficitaire. Pour faire simple, personne n'ose parler des mauvaises nouvelles. D'où aussi, un peu, le succès d'Achmed mais qui me semble à double trenchant. Certes il dégonfle la baudruche de nos peurs (bon point) mais il pourrait aussi avoir des effets dévastateurs sur une population non informée qui aurait définitivement fait une croix sur la menace... et serait d'autant plus surprise lors de sa réalisation.
C'est évidemment schématique. Mais cela signifie que pou utiliser Achmed dans une stratégie contre-terroriste, il faut une information préalable. Idem dans le cas européen, actuellement. L'on ne meurt plus que pour ce qui est perçu comme en vallant la peine (pour un type de la Drôme, en 1812, quel est l'intérêt de mourir pour Alger ? Mais il mourrait quand même et l'opinion ne s'en émeuvait guère).
Pour un pays qui ne connaît plus de terrorisme de façon mensuelle (comme l'Espagne, qui a bien résisté aux attaques de Madrid), l'information est donc la clé du problème comme celle d'une formation de la résilience. Sans elle, il y a fort à craindre que la seule expérience ne soit insuffisante : nos mémoires sont décidément trop courtes pour celà...

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