jeudi 8 novembre 2007
Des Rafale pour le Brésil ?
Deuxième décision, le Brésil a lancé un appel d’offre pourtant sur l’acquisition de 36 appareils de combat pour un montant de 2,2 milliards de dollars. De fait, la force aérienne brésilienne va mal : 37 % de ses appareils seraient non-opérationnels. Reste toutefois que si le Rafale semble bien placé pour l’emporter – les Brésiliens ayant reçu des Mirage 2000 d’occasion à un prix défiant toute concurrence – une éventuelle commande devra être suivie, selon les Brésiliens eux-mêmes, de transferts technologiques.
mercredi 7 novembre 2007
Avec une publicité pareille...
Novembre 2006 : le général Desportes pose un jugement sévère sur la Transformation et lui préfère l'adptation ; Djamel Metmati approfondit le concept de numérisation ;
Décembre 2006 : application au plan tactique via un spécial guerre urbaine, introduction au sujet.
Janvier 2007 : application au plan opérationnel/stratégique : dossier spécial "options de sortie de crise en Irak"
Février 2007 : retour à la théorie avec la présentation du concept d'effet majeur par le colonel Yakovleff
Mars 2007 : spécial élections présidentielles. C'est aussi l'occasion de faire un état de l'art des grands dossiers stratégiques et industriels en cours ou à venir.
Avril 2007 : le général Hubin tient à tempérer l'opposition entre symétrie et asymétrie et argue d'un rapprochement des deux concepts
Mai 2007 : retour à la tactique avec un dossier spécial "guerre en montagne"
Juin 2007 : le dossier spécial "puissance aérienne" permet de montrer les apports de la stratégie aérienne, tout en montrant ses connexions conceptuelles avec la contre-insurrection (colonel Osinga, P.K. Davies)
Juillet 2007 : retour plus approfondis sur le combat urbain, comprenant notamment une contribution d'Antonin Tisseron
Septembre 2007 : dossier "adaptation et contre-adaptation" montrant les difficultés d'armées technologiquement avancées à faire face à des guérillas et des techno-guérillas ; mais aussi les opportunités inexploitées dans le domaine des PSYOPS et de l'influence
Octobre 2007 : poursuite du débat sur l'influence aux plans tactiques et stratégiques ; résurgence d'une puissance européenne "non-UE" ; couverture de l'Université d'Eté de la défense et question de la préemption.
Novembre : On synthétise, au plan politico-stratégique.
Le débat, on le comprendra, est très complexe, très large aussi. Jamais les paramètres n'ont été aussi nombreux. Et s'ils prennent un relief particulier au regard du prochain Livre blanc, ils se poursuivront encore longtemps. Des thématiques comme la contre-insurrection ont encore été assez peu abordées - alors pourtant que la France dispose de théoriciens de valeur - sans encore compter un frémissement qui se sent clairement du côté de la stratégie aérienne mais aussi de la stratégie navale.
Je viens, à cet égard, de terminer le dernier ouvrage d'Hervé Coutau-Bégarie (critique de lecture en décembre !), qui augure d'une vraie pensée navale contemporaine à l'échelle européenne. Il était temps. Que cela ne soit pas pris comme un reproche mais les marins sont parfois un peu trop historiens. Or, tant de choses sont à faire en ce domaine, quasi-vierge si l'on excepte les traditionnelles et nécessaires (mais point trop n'en faut) légitimations du rôle économique ou écologique de la mer. En d'autres termes, on n'a pas fini d'investiguer le monde de la stratégie.
lundi 5 novembre 2007
Le retrait de la France du programme AGS envisagé
Mais il semble que ces difficultés soient à la source de sérieuses remises en question à Paris. On nous rapporte ainsi que la France pourrait - le conditionnel est de mise - être amenée à se retirer du programme (et donc de son financement, presque 100 millions d'euros) prochaînement.
DSI 31 dès demain en kiosque

Editorial
Agenda – nominations – carnet
Veilles contre-terroristes (31 entrées)
Contrats du mois (17 entrées)
Veilles stratégiques :
Flash : budget géorgien ; premier vol du KC-30 ; utilisation des SDB depuis le F-22 ; projets kazakhs ; essai de l’Agni-I ; réception des PAC-3 néerlandais.
Canada : de nouveaux sous-marins en vue ?
Etats-Unis : Les contractors empiètent sur la FEMA ; des C-5 rénovés (très) coûteux… ; un nouveau wing d’opérations spéciales ; bataille pour les drones ; Tom Jones n’est pas un has been ; le BAMS pour compenser la réduction des flottes ? ; Réception du premier EA-18G Growler ; l’amiral Roughead va-t-il redéfinir la posture de la marine américaine ? ; des M-109 jusqu’en 2050 ; le prix des contractors.
Europe : Démonstration des capacités du radar SOSTAR-X
Bulgarie : accord de principe sur l’acquisition de 4 Gowind
France : Loi de programmation des finances et commandes
Grande-Bretagne : réduction du format de la RAF ?
Pays-Bas : modernisation d’une partie de la flotte de F-16
Norvège : présentation du budget 2008
Bahreïn : un radar ABM ultra-moderne
Inde : un lanceur spatial réutilisable dès 2009 ?
Irak : commande massive de matériels pour 25 bataillons ; nouvelle réduction du format des forces britanniques ; réarmement rapide ; du neuf dans la protection antimissiles des liners ; le réseau de défense aérienne syrien hacké ?
Chine : un nouveau centre spatial ; un client irakien rentable ; un programme d’ELINT naval qui se porte bien
Japon : des contractors pour la défense antimissiles ; réagencement du dispositif à Okinawa
Taiwan : le Hsiung Feng 2E… ; … partie d’une démonstration de force inédite depuis 1991 ; Taipeh cherche à renforcer sa dissuasion conventionnelle
Australie : commandes en pagaille pour Canberra ; commission du dernier Armidale
Somalie : Négocier avec les islamistes ?
La chronique de Carl von C. : l’affaire afghane est pliée, mais pas dans le bon sens
Géostratégie
« La défense anti-missiles devient aussi importante que la défense anti-aérienne » Interview de Franciszek Gagor, chef d’état-major de l’armée polonaise, candidat au poste de président du Comité militaire de l’OTAN
Par Jean-Didier Rosi (Licencié en sciences politiques) et Tanguy Struye de Swielande (Professeur aux FUCAM et à l’Ecole Royale Militaire)
Où en est la Russie stratégique ?
Entretien avec Ruslan Pukhov, directeur du Center for Analysis of Strategies and Technologies (CAST), Moscou.
Stratégie
Intervenir ? Les dilemmes de la future politique de défense française
Par la rédaction
Intervention-stabilisation : l’équation contemporaine
Entretien avec le général Pierre de Saqui de Sannes, Gouverneur militaire de Marseille, officier général de la zone de Défense sud.
Quelques réflexions sur la défense de la France
Entretien avec Hervé Coutau-Bégarie, Président de l’Institut de Stratégie Comparée, directeur du cours de stratégie au Collège Interarmées de Défense.
Nouvelles menaces et poussées géopolitiques
Entretien avec Aymeric Chauprade, directeur du cours de géopolitique au Collège Interarmées de Défense
Pensée, concepts et mutations : le réveil de la France ?
Entretien avec Christian Malis, directeur scientifique de la Fondation Saint-Cyr, chercheur associé au centre de recherche de Saint-Cyr Coëtquidan
Puissance aérospatiale et nouveaux conflits : l’indispensable atout
Entretien avec Jean-Jacques Patry, chargé de mission à la Fondation pour la Recherche Stratégique et directeur du Centre européen de recherche opérationnelle militaire (CEROM), avec le concours de Philippe Gros, chargé d’analyse et de développement de concepts (FRS-CEROM).
Unités
Mot d’ordre : adaptation. La base ALAT du 1er RHC
Par Véronique Sartini, journaliste
L’adaptation des hélicoptères au combat urbain
Entretien avec le LCL (TA) Hervé Auriault, chef de corps du 1er RHC de Phalsbourg
Encadré : le Cougar Horizon
« Notre expérience du combat urbain se fait avant tout sur le terrain »
Entretien avec le capitaine Julien Litas, commandant l’escadrille d’hélicoptères d’attaque n°1 du 1er RHC
En vol : tactique et renseignement
Par Véronique Sartini, journaliste
Armées
Intervention en Iran et représailles de Téhéran : 3 scénarios
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
Tableau de bord : l’Iran chimique et balistique
Par Philippe Langloit, chargé de recherche au CAPRI
Technologie et armement
Des origines du T-34 soviétique
Par Stéphane Ferrard, journaliste spécialiste des questions de défense
Des tanks pour la Rodina
Par Philippe Langloit, chargé de recherche au CAPRI
L’industrie russe des chars de combat tente péniblement de survivre
Par Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de défense
Fiches techniques
Char de combat T-64/Les forces terrestres ukrainiennes face à la Russie
AIDC F-CK-1 Ching Kuo/Vers le décollage de l’industrie aéronautique taiwanaise ?
Corvette LCS-1 classe Freedom/La modularité, clé des opérations littorales ?
Critiques de lecture
Democracy and Counterterrorism. Lessons of the Past de Robert J. Art and Louise Richardson (Eds)
Introduction à la stratégie de Vincent Desportes et Jean-François Phélizon
Principes fondamentaux de stratégie militaire de Carl von Clausewitz
La première guerre mondiale de John Keegan
Inflexions. Civils et militaires : pouvoir dire. Juin-septembre 2007
Le militaire belge en opérations : aspects politiques et sociologiques d’André Dumoulin et Delphine Resteigne.
samedi 3 novembre 2007
Quelle est la crédibilité de Wikipédia ?
Et de fait, le problème de l'anonymat des contributeurs y est central : est-ce le savoir (boudjou : Sage m'a envoyé un mail : accès gratuit à ses 460 revues - vraiment académiques - jusque fin novembre) ou la possibilité de manipulation qui se démocratisent ? Du point de vue du stratégiste examinant les matériels, il est vrai qu'on est parfois curieux de savoir d'où viennent certaines infos... ou plutôt de quels départements marketing. A voir ici.
Pour mon anniversaire, je veux des journées de 48 heures !
Plus sérieusement, j'ai eu de très bons commentaires sur Achever Clausewitz. Mon interlocuteur me l'avait décrit comme assez ardu, tendant vers l'épistémologie. Des 3 premières pages lues en prenant l'apéro ce midi, la prose vole assez haut, de fait, mais reste claire. Le questionnement lui-même est terriblement concret. Voilà qui justifiera très certainement une critique de lecture dans le DSI de décembre.
Ceci dit, mes potes m'ont offert une petite merveille : une de ces machines expresso qui vous préparent de petites bombes caféinées comme je les aime et Madame Athéna m'a offert un Palm, histoire que je sois un peu plus à l'heure (pour faire la vaisselle, par exemple : c'est étonnant cette résilience que j'ai à l'égard de la vaisselle). Qui a dit que le temps objectif était incompressible ?
Quand les braves rendent les armes
Et là où les uns et les autres poussaient des incantations pour éviter les amalgames en tous genres (les Kurdes sont tous du PKK, les musulmans sont tous terroristes, les Turcs sont tous nationalistes, j'en passe et des meilleures), il a fait bien plus pour la cohésion sociale, la tolérance et l'information libérée de l'autocensure que les bobos bien-pensants. Il voyait les choses avec l'arme la plus létale pour la crétinerie que l'homme ait jamais inventé : l'objectivité.
Et bien, il arrête. a force d'avoir creusé, il s'est attiré bon nombre d'ennuis, au point de se faire tabasser pour avoir suivi une manif' où, soit dit en passant, le drapeau d'une ambassade étrangère (Etats-Unis) a été brûlé par des Loups gris. Entre politiciens parlant de "prétendu génocide arménien" ou membres de l'extrême-droite turque se trouvant sur des listes électorales pourtant démocratiques, il considère que lui et son entourage sont dans une position intenable.
Appuyé par tout le monde mais soutenu par personne, le voilà sans son clavier-sabre. Un épisode de plus, sans doute, du lent glissement belge vers un non-Etat où l'objectivité comme la libre pensée semblent, face aux intérêts supérieurs du délitement, devenir des victimes collatérales. C'est grave. Mais est-ce que son expérience fera réfléchir ?
mercredi 31 octobre 2007
Un invité de marque pour DSI
Ce diplômé de l’Ecole des officiers des troupes mécanisées de Wrocław (1973) est aussi titulaire d’une maîtrise de philologie anglaise de l’université de Poznań (1983). Il obtient en 1998 un doctorat de défense à l’Académie de défense nationale de Varsovie. Ancien auditeur du Collège de défense de l’OTAN de Rome (2001), il est également diplômé du National War College de la National Defense University de Washington (2002). Il joue un rôle déterminant au sein du groupe de travail des forces armées polonaises chargé de la préparation à l’accession de la Pologne à l’OTAN. Entre 2003 et 2006, le général Gągor est successivement Force commander UNIKOM Irak, assistant du SGNU (2003), Force commander UNDOF Syrie, assistant du SGNU (2003-2004), représentant militaire polonais auprès des comités militaires de l’OTAN et de l’UE à Bruxelles (2004-2006). Le 27 février 2006, le général Gągor est nommé chef d’état-major général des armées polonaises. Il est promu au grade de général d’armée le 3 mai 2006. Le général parle anglais, français et russe.
En l'occurrence, nous avons le plaisir de le recevoir dans le numéro de novembre de DSI et il me semble, ma foi, plutôt bien entouré :
- Ruslan Pukhov, directeur du CAST (Moscou) sur l'évolution des programmes russes ;
- Tanguy Struye et Jean-Didier Rosi pour un long article, très riche en informations, sur le phénomène des contractors ;
- Hervé Coutau-Bégarie, le général Saqui de Sannes, Aymeric Chauprade et Christian Malis dans le cadre de notre dossier principal, consacré aux options stratégiques de la France en regard du prochain Livre Blanc, et qui nous démontrent que le "politiquement correct" n'est pas prêt de l'emporter dans les débats stratégiques ;
- un dossier portant sur les options stratégiques iraniennes à long terme et un focus sur les armements chimiques et biologiques de Téhéran ;
- un dossier "ALAT" qui fait suite à une visite du 1er RHC de Phalsbourg et qui comprend pas mal de choses sur la façon dont ils perçoivent le combat urbain ;
- un dossier "technologie" sur l'évolution des chars russes, complété de fiches techniques sur le T-64, le Ching Kuo taiwanais et le LCS américain.
L'ensemble sera disponible dès le 6 novembre en kiosque et sur notre boutique en ligne. D'ores et déjà, bonne lecture à toutes et à tous... et n'hésitez jamais à m'envoyer remarques, suggestions et autres commentaires !
L'armée belge survivra-t-elle ?
Les attaques menées l’auraient alors été par des « généraux conservateurs ». En filigranes se poserait la question des options stratégiques choisies : plus orientées « opérations humanitaires » que par le passé, les forces belges perdent, selon nombre d’observateurs, leur « mordant » - une situation que symbolise la perte de l’artillerie de 155 mm ou celle des chars de combat. Cette orientation n’est pas orpheline : le choc provoqué par l’assassinat en mission des 10 casques bleus belges à Kigali, peu avant le génocide rwandais, a conduit les autorités politiques à adopter une posture d’engagement des forces belges dans des missions assez peu risquées. La centaine de Belges présents au Tchad sera ainsi essentiellement affectée à des missions logistiques.
Mais les choix opérés en matière d’engagements, s’ils ne remontent donc pas au ministère d’André Flahaut, font grincer les dents plusieurs officiers – belges, français ou néerlandais – considérant que la Belgique, en ne s’impliquant pas dans les missions les plus dangereuses, effectue un exercice de « free-riding », profitant de la sécurité fournie par ses voisins.
Or, une nouvelle étape a été franchie dans ce que certains officiers belges qualifient en privé « d’entreprise de démantèlement des forces » par la conduite d’une étude visant… à placer la défense belge sous la tutelle du ministère des affaires étrangères. Ce qui signifierait concrètement que son rôle humanitaire serait définitivement consacré et que ses missions de combat pourraient être abandonnées. Si cette étude semble plus exploratoire qu’à visée concrète, il n’en demeure pas mois qu’elle est de nature à déclencher une véritable fronde parmi les militaires belges.
Si les enquêtes montrent qu’ils éprouvent une certaine satisfaction à mener des missions humanitaires, un certain nombre d’entre eux estime aussi non seulement que de telles missions peuvent impliquer des combats mais aussi que le combat en soi doit rester au programme des forces.
Certains membres des forces spéciales indiquaient ainsi lors d’un reportage diffusé à la télévision belge, il y a quelques mois, qu’ils étaient prêts à mener les missions pour lesquelles ils avaient été formés, notamment en Afghanistan… avant que le ministre, interrogé dans le même reportage n’indique qu’aucune demande en ce sens n’avait été effectuée par l’OTAN. Ce qui n’a pas manqué de causer un certain désarroi chez les Special Forces.
Ces manœuvres politico-militaires se produisant sur fond d’une crise gouvernementale qui perdure – et alors que la Flandre est traditionnellement plus encline aux sentiments anti-militaires que les régions majoritairement francophones – certains y voient, manoeuvre après manoeuvre, une entreprise de sape de l’un des derniers départements ministériels symbolisant la Belgique unitaire.
mardi 30 octobre 2007
L'Arabie saoudite change radicalement de politique d'approvisionnement
Evalué à 8,8 milliards d'euros, le contrat négocié par les Européens comprenait de 2 à 3 A-330 MRTT de ravitaillement en vol, 64 NH-90 (10 NFH et 54 TTH), 12 Tigre, 20 AS-532A2 de recherche et sauvetage au combat, 32 Fennec, 4 AS-565 Panther (Cf. notre brève "contrat du siècle pour EADS ?" dans DSI 18, septembre 2006). Des négociations semblaient également être menées dans l'optique de la vente de missiles Aster 30 et de chars Leclerc.
A cet égard, l'Arabie saoudite s'orienterait vers des SAM russes de même que vers le T-90. Ce revirement serait le fait du roi lui-même qui a repris en main la politique d'armement. Or, la vente semblait avoir été négociée par l'Elysée au terme du dernier mandat de J. Chirac, entre-temps remplacé par N. Sarkozy sans, apparement, que la transition sur ce dossier n'ait correctement été opérée. Par ailleurs, des observateurs indiquent aussi que la politique sarkozyste en regard du Moyen Orient pourrait avoir également influé la décision saoudienne.
lundi 29 octobre 2007
Le Type 093
Certains se rappeleront que l'un de nos dossiers principaux dans le DSI 28 (juillet-août 2007) touchait le domaine des SNA/SSN et que nous en avions profité pour faire le point sur les projets chinois. Nous ne disposions pas de photo du bâtiment mais celles-ci ont commencé à circuler en même temps que celles du nouveau SSBN chinois.
jeudi 25 octobre 2007
Spill-over
Mon soutien aussi à Mehmet Koksal, journaliste indépendant (dans tous les sens du terme) qui s'est fait agresser (tabasser est plus exact) alors qu'il effectuait un reportage. La police ne l'a évacué qu'après qu'il ait quitté la zone, une policière refusant d'ouvrir sa portière de voiture pour l'extraire. Très courageux.
mercredi 24 octobre 2007
première vraie photo d'un Jin
mardi 23 octobre 2007
Grande-Bretagne : des vaisseaux-mère pour 2020 ?

A environ 1 milliard de dollars pièce, les porte-aéronefs tels que les Hyuga ou les Dokdo ne constitue guère une solution très abordable pour des marines recherchant une montée en puissance rapide. Aussi, BAE Systems s’est livré à un exercice conceptuel assez intéressant, partant du principe qu’aujourd’hui, la valeur d’un porte-avions ou d’un porte-aéronefs ne se mesure plus au nombre de sortie quotidiennes (160 pour le CVN-21 à 10 milliards de dollars/pièce) mais à la persistance et à la durée des vols effectués par les appareils embarqués.
Ainsi, durant l’OIF, les porte-avions US ont vu des taux de sorties assez bas (30 à 40). Dès lors, la taille des bâtiments peut être considérablement réduite, plus encore s’il utilise quelques drones de combat embarqués.
Résultat, BAE Systems propose d’utiliser la coque des T-45 (classe Daring) et d’y adjoindre deux pistes équipées de tremplins à ajustement variables, d’un hangar sous le pont et même d’un petit radier. De tels bâtiments, qualifiés d’UXV et tirant parti des technologies déjà développées, pourraient avoir un déplacement de 8 000 tonnes et voir le jour avant 2020.
Gripen et Erieye pour la Thaïlande
lundi 22 octobre 2007
Et si la question, c'était...
Mais la question n'est pas :
Ce qu'ont fait ou ton père ou ta mère
Dans cette guerre perdue.
Non la question n'est pas là.
Ce qui me préocupe c'est :
Qu'est-ce que j'aurais fait, moi ?
Cinquante années originales
Avec des hauts plus ou moins bas
Des amours tendres ou infernales
Un jour l'argent, un autre pas.
Le désespoir bien ordinaire
D'un homme qui ne se connait pas,
Mais, si j'avais connu la guerre,
Mon dieu, qu'est-ce que j'aurais fait, moi ?
Pardon pour ceux qui ont souffert
Mais la question n'est pas
Ce qu'ont fait ou ton père ou ta mère
Dans les ténèbres de ce temps là
Non la question n'est pas là
Ce qui me préoccupe c'est :
Qu'est-ce que j'aurais fait, moi ?
Je pense à tous les humiliés
Par cette étoile qu'ils ont portée
Parc'que ça s'est passé chez moi
Je pense à ceux qui n'sont plus là
Notre avenir a un passé
La mémoire n'est pas dépassée
Mais le pardon ne suffit pas
Mon Dieu, qu'est-ce que j'aurais fait, moi ?
Pour ceux qui sont nés aujourd'hui
Choisir le bon côté c'est sûr,
Beaucoup voulaient sauver leur vie,
Beaucoup s'inclinaient par nature.
Quelle sorte d'homme aurais-je été ?
Celui du rail ou du Vercors ?
Ou bien ce gamin abusé
Jouant à la guerre, jouant à la mort
Pardon pour ceux qui l'ont vécu,
Mais la question n'est pas,
Ce qu'ont fait ou ton père ou ta mère
Dans cette guerre perdue
Non la question n'est pas là
Ce qui me préocupe c'est :
Qu'est-ce que j'aurais fait moi ?
Mon Dieu, qu'est-ce que j'aurais fait moi ?
dimanche 14 octobre 2007
Rush hour
D'où un fonctionnement de ce blog en mode "dégradé" dans la prochaine semaine. France 3 étant passé par la rédaction pour une interview de votre serviteur sur les scénarios à l'égard de l'Iran vendredi passé, je ne manquerai toutefois pas de vous tenir au courant de la diffusion. D'ici là, nécessité fait loi et, comme l'indique la devise de mon Alma mater, que Scientia vincere tenebras !
samedi 13 octobre 2007
Sacré Gali
Mais, d'un autre côté, la petite phrase à la fin du clip fait froid dans le dos : dans quelle mesure ne sommes-nous pas fascinés par la violence et jusq'à quel point pouvons nous la reproduire, symboliquement ou non ?
Hack hack...
La conception n'a rien de "révolutionnaire" à relire les travaux des années 90, la question avait été sereinement examinée (notamment en préparation d'Allied Force), et DSI avait fait part des travaux de l'US Air Force, qui cherchait à disposer de "vaisseaux à virus" injectables par le réseau électrique pour atteindre leurs cibles.
vendredi 12 octobre 2007
De nouveaux sous-marins pour le Canada ?
mercredi 10 octobre 2007
Légère augmentation du budget de défense norvégien
Nouvelle unité SO pour l'USAF
mardi 9 octobre 2007
Le T&A n°8 est publié !
Editorial
News
Points de vue
« La plupart des projets d’armement sont envisagés comme bi ou multinationaux »
Entretien avec Detlev Petry, président de l’Office Fédéral de la Technique Militaire et des Approvisionnements (BWB), Allemagne
Politiques d’achat en armements
Par Francis Nantha, rédacteur en chef d’Asian Defence and Diplomacy
« Donnons une nouvelle chance à la Méditerranée »
Entretien avec le CA (2S) Jean Dufourcq, directeur de recherche à l’École militaire (Paris)
Terre
L’Arjun indien : le char d’une ambition
Par Stéphane Ferrard, journaliste spécialiste des questions de défense
Salons d’armement : des mutations en vue
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
Dingo : le poids plume de la Bundeswehr ?
Par Jean-Jacques Mercier, expert en questions de défense
Puma : un mastodonte pour la Bundeswehr
Par Philippe Langloit, chargé de recherche au CAPRI
Vers des HAPC européens ?
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
Infanterie débarquée : le Voss
Entretien avec Wouter Lotens, ancien manager du programme de recherche sur le système du soldat hollandais pendant 10 ans, actuellement conseiller scientifique auprès du TNO pour la nouvelle génération du système de soldat
Air
MAKS 2007 : la Russie contre-attaque
Par Antoine Philippe, expert en questions de défense
Le Caracal coiffe les lauriers du CSAR
Par Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de défense
Mer
DDG-1000 : les vicissitudes de l’avant-garde technologique de l’US Navy
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
Opérations littorales : cultures, approches et options
Par Joseph Henrotin et Philippe Langloit, chargés de recherche au CAPRI
Classe Visby : des navires ultra-furtifs pour Stockholm
Par Jean-Jacques Mercier, expert en questions de défense
Le drone naval Protector
Une interview d’Amit Zimmer, Rafael Development Authority
lundi 8 octobre 2007
Attaquer l'Iran ? Interview (2)
En cas d'une éventuelle frappe contre Téhéran, quelle sera, à votre avis, la réponse directe iranienne ? Quelles seront les premières cible de Téhéran ? (Les bases US dans le Golfe, Israël, la zone verte à Bagdad...)
On peut dégager trois scénarios, utilisables seuls ou en conjonction. Le premier consiste à bloquer le détroit d'Ormuz et, donc, à couper ce que le Shah qualifiait de « veine jugulaire de l'Occident ». Pour ce faire, Téhéran dispose de 3 sous-marins d'origine russe, assez silencieux et donc difficilement détectables mais aussi d'un stock important de mines marines. Cette menace, au demeurant, est bien réelle : elle suffit à elle seule à faire augmenter les primes d'assurance des super-tankers opérant de ou vers le Golfe.
Le deuxième scénario consiste à « relâcher » la retenue de Téhéran à l'égard de ses alliés opérant en Irak. L'Iran joue tantôt sur une milice, tantôt sur une autre, modulant leur degré de nuisance à l'égard des Américains en fonction de ses intérêts à court, moyen et long terme. Si ces milices, y compris l'armée du Mahdi d'al-Sadr, sont « activées » ensemble, les coalisés en Irak feront face à une véritable insurrection, dont les cibles pourront autant inclure les bases américaines et britanniques en Irak que les sites de production pétrolier et, surtout (parce qu'il est moins aisé de les surveiller dans leur entièreté) les pipe-lines.
La troisième option peut être qualifiée de catastrophique : un ciblage d'Israël au moyen de missiles Shahab 3, qu'ils aient une charge classique ou chimique. Une telle option imposerait sans doute une riposte israélienne immédiate, au moyen de missiles Jéricho. Si l'attaque israélienne est chimique, la riposte israélienne aura toutes les chances d'être nucléaire. Toutefois, la probabilité de réalisation de ce scénario est, théoriquement, moindre : les Iraniens sont de fin stratèges et ils savent ce qui peut les attendre s'ils vont trop loin. Ils vont donc laisser planer la menace, tenter de faire peur aux négociateurs occidentaux et ainsi chercher à les pousser à calmer Tel Aviv dans ses velléités de lancer un raid. Du moins, le temps nécessaire à l'acquisition de l'arme nucléaire. Téhéran sera alors sanctuarisé et, donc, intouchable.
Quelle pourrait être la réaction de la Syrie ? Damas pourrait-il être également une cible ?
Sans doute l'a-t-elle déjà été. Le principal effet du raid israélien sur les installations syriennes, qu'elles soient nucléaires ou autres, est de démontrer que Tsahal peut agir rapidement, de façon précise et avec succès contre un adversaire disposant d'une défense aérienne qui s'étoffe – ce qui est également le cas de l'Iran. Le message s'adresse donc à l'Iran mais aussi à la Syrie, si jamais elle était utilisée par Téhéran pour riposter à une frappe sur l'Iran. L'échec de Tsahal au Liban durant l'été 2006 ne doit pas faire oublier que, grosso modo, depuis 1980, l'armée israélienne s'entraîne en vue d'anéantir l'armée syrienne en quelques jours, tout au plus. Les Syriens travaillent toujours « à la soviétique » malgré les changements de doctrine militaire opérés l'an passé. Et comme l'armement israélien a été conçu pour contrer ce type de menace, on peut dire que l'armée syrienne est neutralisée à l'avance.
Qu'en est-il du Hezbollah, au Liban ? Représente-t-il une menace réelle pour Israël en cas d'une frappe contre l'Iran ?
Là, effectivement, la situation est plus complexe. Si la Syrie ne sera pas instrumentalisée pour frapper Israël, Damas comme Téhéran peuvent utiliser le Hezbollah pour tenter de déstabiliser le Liban et forcer Israël à entrer dans un nouveau conflit. Ce ne serait toutefois pas une très bonne idée d'un point de vue stratégique : les Israéliens apprennent très vite (du point de vue des opérations tactiques, de la guerre de l'information, du point de vue stratégique, etc.), ils ont multiplié les exercices visant à contrer une techno-guérilla telle que le Hezbollah, les Américains ont augmenté les crédits d'équipements israéliens, le niveau politique est maintenant plus compétent en matière militaire et la motivation des militaires pour une « revanche » contre le Hezbollah n'est pas à mettre en doute. Le Hezbollah ne serait sans doute pas battu rapidement. Mais cette fois-ci, le plan israélien – qui a toutes les chances d'être rédigé – sera nettement plus efficace.
Quel sera l'impact politique sur la région, surtout dans le Golfe ? Et comment réagiront l'Arabie Saoudite, le Koweït ou le Qatar à cette frappe ? Craignez-vous une division au sein des pays arabes ou un conflit sunnito-chiite dans des pays comme le Bahreïn ou le Liban ?
En fait, il faut voir d'hypothétiques frappes comme la suite d'un processus (relativement) logique. Ainsi, pour ce qui concerne le Golfe, un pays comme l'Arabie saoudite est extrêmement inquiète – je pèse mes mots – de la possibilité de voir émerger une « bombe » iranienne. Ce qui a motivé la mise en place, en 2006, avec d'autres pays de la sous-région ainsi qu'avec l'Algérie et l'Egypte, d'un accord portant officiellement sur le nucléaire civil. Le premier risque est donc celui d'une prolifération d'autant plus débridée que si l'Iran, en tant que signataire du TNP, passe outre ses engagements, c'est la porte ouverte à de nouvelles violations. Je ne vois pas vraiment d'autre risque, si ce n'est qu'un scénario où interviendrait Israël serait de nature à augmenter le décalage entre opinions publiques et gouvernements arabes. Ces derniers pourraient, face à la menace iranienne, faire le gros dos et serrer les rangs tandis que les opinions publiques pourraient jouer la carte de « l'union sacrée » anti-israélienne. Vous le constatez, on se perd rapidement en conjectures…
Selon vous, quel sera l'impact économique d'une telle attaque sur le monde, surtout si l'Iran perturbe le Détroit d'Ormuz ? Qui sera le plus affecté ?
Les impacts sont toujours difficiles à chiffrer, surtout face à une situation si complexe. Mais l'impact d'un blocage du détroit d'Ormuz sur les économies européennes, japonaise et, dans une moindre mesure, américaine, est potentiellement dévastateur.
Durant les derniers mois, la République islamique a présenté de nombreux nouveaux missiles de très longues portées, des avions ultra-sophitstiqués et même des torpilles et des sous-marins « Made in Iran ». A votre avis, est-ce que la force militaire iranienne est une menace réelle ou une simple propagande, un mythe ?
La menace balistique est bien réelle mais n'est pas rédhibitoire : dans l'hypothèse d'une frappe, ils peuvent être relativement vulnérables et vous pouvez être sûre que ces engins et leurs mouvements (ils sont mobiles) doivent être une priorité des plans de charge des services de renseignement. Pour le reste, les démonstrations iraniennes sont peu convaincantes et renvoie plus à une stratégie déclaratoire qu'à une stratégie des moyens affinés. Il existe une réelle volonté de développer une industrie iranienne d'armement, mais il y a loin des désirs à la réalisation. Ceci dit, s'il ne faut pas sous-estimer le moral des troupes iraniennes – il ne faut, en fait, jamais sous-estimer les réflexes défensifs d'un adversaire acculé -, n'oubliez jamais que le niveau politique iranien a pris la décision de relancer son programme nucléaire après avoir constaté la pulvérisation de l'armée irakienne en 1991, précisément parce que se défendre avec succès et de façon classique (i.e. avec des opérations blindées, d'aviation, etc.) contre des forces occidentales serait un suicide militaire. Les Iraniens sont des stratèges extrêmement subtils : ils ne se battront jamais comme les Américains ou les Israéliens voudraient qu'ils se battent. C'est tout l'intérêt, pour eux, de gagner du temps par de grandes démonstrations, en attendant une arme nucléaire qui les mettrait définitivement à l'abri. Et c'est tout l'intérêt, pour certains stratèges, d'utiliser des frappes contre le système nucléaire iranien.
Attaquer l'Iran ? Interview
Son dossier a été publié ce jour est devrait être accessible gratuitement durant une semaine.
jeudi 4 octobre 2007
Blackwater incapable de "tenir" ses combattants
(1) Blackwater has engaged in 195 “escalation of force” incidents since 2005, an average of 1.4 per week, including over 160 incidents in which Blackwater forces fired first;
Nota : les conditions de l'engagement des feux ne sont pas précisées.
(2) after a drunken Blackwater contractor shot the guard of the Iraqi Vice President, the State Department allowed the contractor to leave Iraq and advised Blackwater on the size of the payment needed “to help them resolve this”; and
(3) Blackwater, which has received over $1 billion in federal contracts since 2001, is charging the federal government over $1,200 per day for each “protective security specialist” employed by the company.
Robert Gates, face à la demande irakienne de renvoyer Blackwater, estime que ce serait contre-productif. Et d'ajouter qu'“I don’t know whether other firms could cover. I just don’t know what the practical implications of that would be, if it were limited to one firm. So I think we’ll just have to wait and see. The question is, what (the) State (Department) would do in the mean time? So it’s really more of a challenge for the Department of State in the short term”.
Par ailleurs, toujours selon lui, "One of the things that surprised me was that many, if not most, of the contracts that are executed in Iraq are not processed through (Multinational Force Iraq) (...) They’re done in the states, even though they are going to be executed in Iraq. So one obvious suggestion is -- how do we get MNF-I a greater clarity and more of a role and knowledge about the contracts that are going to be executed in their area of operation?".
mercredi 3 octobre 2007
Des coupes sombres pour la Royal Navy ?
Le Daily Telegraph a fait état de ce que la Royal Navy pourrait subir des coupes drastiques, à commencer par la décommission de 5 navires de combats (frégates et destroyers) d'ici à avril prochain.Le contractor, de plus en plus perçu comme une hérésie économique
Le think-tank américain a ainsi démontré preuves à l’appui que l’emploi d’une section de 34 hommes de Blackwater pour une période d’un an au profit d’un autre contractor (ESS), pour des missions d’escorte et de formation entre le Koweit et l’Irak est revenu à 11 082 326 dollars.
Selon le contrat, la somme ne couvrait pas le logement, la nourriture, l’équipement, les véhicules de la susdite équipe.
Selon la chambre des représentants US, un « simple » contractor revient à 600 dollars par jour mais, selon le POGO et dans le cas du contrat examiné, un senior manager est payé 1 075 dollars par jour, un manager, 945 dollars et un opérateur, 815 dollars.
Comparativement, un sergent célibataire est payé de 83 à 85 dollars par jours (selon l’ancienneté) contre 170 dollars s’il est marrié. David Petraeus, en tant que général, perçoit quant à lui 493 dollars.
lundi 1 octobre 2007
DSI 30 : le sommaire
En kiosque et chez les marchands de journaux le 6 octobre
Éditorial
Nominations et agenda
Veille des contrats de défense
Veille contre-terroriste
Veille stratégique :
Flash : Rapid Eye, Xbot, F-22, Mig-21 indiens, C-17 australiens ; Prospective du marché des missiles antinavires ; Etats-Unis : moins d’armes nucléaires en Europe
Etats-Unis : la DARPA veut des drones d’une autonomie de 5 ans ; Le programme ORS toujours en attente ? ; le coût de la lutte contre-narcotique ; passage au « blast reduction » ? ; mise à jour de la doctrine COIN ; reprise des efforts en matière de lasers de combat ; contre-attaque en Asie ; Retour (limité) aux drones de combat ?
France : extension du domaine de la lutte pour le CENZUB ; retour au classicisme diplomatique ?
Italie : les projets d’Alenia en matière de drones
Suisse : une vente de Piranha controversée
Russie : reprise de la fabrication de l’An-124 ; vers une présence plus affirmée en Méditerranée ; test d’une arme FAE surpuissante ; un nouveau chef d’état-major pour la marine
Afghanistan : des armes chinoises pour les Talibans
Chine : de nouveaux blindés sur roue
Japon : Le DDH-181 Hyuga a été lancé ; le budget 2008 en croissance
Inde : Le DRDO recherche de nouveaux partenaires pour le Tejas ; Les forces terrestres accroissent leurs capacités à former des armées étrangères ; Le plan indien pour contrer la chute de Musharraff… et la perte de ses armes nucléaires ; Delhi ne dit pas toujours oui à Washington… ; bientôt deux Akula ?
Irak : la menace des grenades à charge creuse ; publication du rapport Jones
Israël : le plan d’investissement à 5 ans de Tsahal ; que s’est-il passé en Syrie ?
Pakistan : nouveaux dons américains ; Musharraf virtuellement piégé
Singapour : des lance-roquettes multiples
Turquie : évolution capacitaire de l’artillerie
Taiwan : des Aegis pour Taipeh ? ; contrat enfin débloqué !
RDC : Violente résurgence d’Ebola
SITREP : Liban – La fin du siège de Nahr el-Bared
La chronique de Carl Von C. : « Et vlan, dans le schwerkpunkt ! »
Géostratégie
« Entre déclarations et actions, quelles évolutions pour la Russie ? »
Entretien avec Isabelle Facon, maître de recherche à la FRS
« La Russie, l’OSCE et le traité FCE : un balancier entre l’Est et l’Ouest ? »
Entretien avec Alain De Neve, analyste au RMES
« Washington-Pyongyang. A la recherche de nouvelles options »
Par Joseph R. Cerami, professeur à la G.H.W. Bush School of Government, Texas A&M University
« L’alliance du crime organisé et du terrorisme : un nouveau défi pour le futur ? »
Entretien avec Jörg Ziercke, président de l’office fédéral allemand de la police judiciaire (BKA)
« Valeurs et politique européenne de défense »
Par André Dumoulin, attaché à l’Ecole Royale Militaire, maître de conférence à l’ULg et l’ULB
Stratégie
« L’open source warfare comme menace stratégique ? »
Entretien avec John Robb, analyste des systèmes
« Vers une stratégie d’influence à la française ? »
Entretien avec Christian Harbulot, directeur de l’Ecole de Guerre Economique
« Pour que les PYOPS réussissent, il faut que l’ennemi soit convaincu de sa défaite »
Entretien avec Herbert Friedman, US Army, Ret.
Armées
« L’évolution de la Flygvapnet »
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
Tableau de bord : la Flygvapnet
Par Philippe Langloit, chargé de recherche au CAPRI
Unités
« 5ème Université d’été de la défense : une amorce de Livre Blanc ? »
Par Véronique Sartini, journaliste
« Les lignes de forces du discours du ministre de la défense »
Entretien avec François Bureau, secrétaire général adjoint de l’OTAN pour la diplomatie publique
Entretien avec le général Le Riche, major-général des armées.
Technologie & Armement
« Modernisation des appareils de la 3ème et de la 4ème génération : les enjeux d’un débat »
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
« La mue réussie des F-16 »
Par Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de défense
« Le chasseur d’appui tactique léger AMX »
Par Stéphane Ferrard, journaliste spécialiste des questions de défense
Spécifications
IAI Kfir/La marche avortée d’Israël vers l’indépendance aéronautique
MBT Norinco Type-99/La longue marche des chars chinois
Destroyer classe Udaloy/L’influence de Gorshkov sur la marine russe
Critiques de lecture
L’ombre déchirée, la puissance aérienne contre la terreur par Jean-Jacques Patry
La France et la dissuasion nucléaire. Concept, moyens, avenir par Bruno Tertrais
L’Amérique en guerre. Irak-Afghanistan par Gérard Chaliand
Guide for Participants in Peace, Stability and Relief Operations par Robert M. Perito
Stratégie aérienne comparée : France, Etats-Unis, Royaume-Uni par Etienne de Durand et Bastien Irondelle.
Les forces terrestres dans les conflits d’aujourd’hui et de demain par l’armée de Terre.
Doctrine. Revue d’études générales, n°12, par le CDEF
US Navy : l’amiral Roughead va-t-il redéfinir la posture de la marine américaine ?
dimanche 30 septembre 2007
Le C-27 comme gunship ?
Gripen : 1 ; Typhoon : 0
"Other aircraft couldn’t see us – not on radar, not visually – and we had no jammers of our own with us. We got one Fox 2 kill on a F-16 who turned in between our two jets but never saw the second guy and it was a perfect shot (...) Our weapons and tactics were limited by Red Force rules, and in an exercise like this the Red Force is always supposed to die, but even without our AMRAAMs and data links we got eight or 10 kills, including a Typhoon. Often we had no AWACS or radar support of any kind, just our regular onboard sensors – but flying like that, ‘free hunting’, we got three kills in one afternoon. It was a pretty good experience for our first time out.” L'ensemble de l'interview est disponible ici.
La leçon du jour : des tactiques adaptées couplées à une bonne plateforme sont de nature à contrer des pilotes s'appuyant trop sur leur supériorité technologique. Une expérience que les Typhoon britannique auraient réitérée, cette fois contre des F-22 américains, un britannique qualifiant les engagements de "highly successful". La tactique est là pour exploiter les potentialités technologiques et non l'inverse...
vendredi 28 septembre 2007
Un PA2, 8 frégates ?
Reste cependant que si aucun 2ème groupe embarqué n'est planifié et si aucun 2ème équipage mis en place, le PA2 risque fort, comme nous l'avions souligné, de rester par trop souvent à quai (alors qu'il aura pourtant un haut taux de disponibilité) et, dans cette hypothèse, d'affecter négativement la puissance de la marine.
L'affaire n'est donc pas encore tout à fait close...
Un petit hommage...
Nota à la RTBF : je ne suis pas sûr qu'il était le dernier Fouga en activité dans le monde. Les Tzukit israéliens, si je ne m'abuse, sont toujours opérationnels. Certes lourdement modifiés, il restent quand même des "Demoiselles".
Irak : 2,25 milliards de dollars d'achats
- 980 M1151 High Mobility Multi-Purpose Wheeled Vehicles (HMMWV) and
- 123,544 M16A4 Rifles.
Non-MDE includes: - 890,000 12 Gauge 00 Buckshot - 5,800,000 9mm Ball - 100,000,000 M855 5.56 Ball - 20,000,000 5.56mm Tracer - 16,700,000 5.56mm Blank - 5,700,000 5.56mm 4 Ball/1 Tracer - 5,700,000 7.62mm 4 Ball/1 Tracer - 13,600,000 7.62mm Ball Long - 790,000 .50 Caliber 4 Ball/1 Tracer - 10,000 40mm HEDP Grenades - 32,000 60mm HE Mortar Rounds - 32,000 60mm Illumination Rounds - 5,000 81mm HE Mortar Rounds - 5,000 81mm Illumination Rounds - 7,000 Signal Flares - 7,300 Stun Grenades - 6,700 HC Smoke Grenades - 12,035 M4 Carbines
Also included are: - Upgrade and refurbishment of 32 additional UH-I HUEY helicopters to the UH-II configuration; - Armored Land Cruisers (189); - Armored Mercedes (10); - Light utility trucks (1,815); - Fire trucks (70); Fuel trucks (40); Septic truck (20); Water truck (45); Motorcycles (112); Sedans (1,425); 5 Ton Trucks (600); Medium Trucks (600); BTR 3E1 (336); 8 Ton Trucks (400); 12 Ton Trucks (400); 16-35 Ton Trucks (100); 35 Ton Trucks (20); Ambulances (122); - Bulldozers (33); Excavators (10); Wheeled Loader (20); Variable Reach Forklifts (10); 5Kw generators (447); - ILAV Route Clearing Vehicle (55); - Wrecker w/Boom (19); Fuel Pumps (34); 11 Passenger Bus (127); 24 Passenger Bus (207); 44 Passenger Bus (80); Contact Maintenance Trucks (105); - communication towers, troposcatter and Microwave radios, IDN, DPN, VSAT Operations and Maintenance, (1,518) VHF Wheeled Tactical and Base Station Radios, (4,800) VHF hand-held radios, (6,490) VHF man pack radios, - clothing and individual equipment, - standard and non-standard vehicle spare and repair parts, maintenance, support equipment, publications and documentation; personnel training and training equipment.
Des Leopard pour le Portugal
Le Portugal avait déjà acheté aux Pays-Bas deux frégates de classe M (elles entreront en service respectivement en 2008 et 2009) et 2 P-3C Orion, fin 2006.
jeudi 27 septembre 2007
La LPF 2008 disséquée
Commandement et maîtrise de l’information
• 68 stations Syracuse 3
• Étape 4 du système de commandement et de contrôle des opérations aériennes (SCCOA)
• 31 systèmes d’information régimentaire (SIR)
• 501 postes radio de 4e génération (PR4G-VS4IP)
• 800 postes de travail du système d’information pour le commandement des forces (SICF V3)
Engagement et combat
• 2e porte-avions
• Réalisation du 1er SNA Barracuda
• Développement et premier lot de Futures torpilles lourdes (FTL)
• 8 avions Rafale (6 air et 2 marine)
• 36 chars AMX 10 RC rénovés
• 116 véhicules blindés de combat de l’infanterie (VBCI)
• 4 automoteurs à roues de 155 mm / 52 cal (Caesar)
• 5 045 fantassins à équipement et liaisons intégrés (Felin)
Projection-mobilité-soutien
• 22 hélicoptères NH90
• 4 rénovations d’hélicoptères Cougar
• Développement du porteur polyvalent terrestre (PPT)
Gendarmerie
• Commande de 92 futurs véhicules blindés de la gendarmerie (VBG)
• Poursuite du développement du système d’information départemental Athena lancé en 2007
Et le document d'ajouter que "La réalisation des commandes de matériels prévues en 2008 est subordonnée aux décisions qui découleront des travaux d’élaboration du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale et de la future loi de programmation militaire".
Tout le détail - chiffres divers et variés compris - de la LPF est disponible.
Un cyber command pour l'USAF
WASHINGTON --- The secretary of the Air Force announced the Air Force is officially standing up a provisional Cyberspace Command during his address at the Air Force 60th anniversary celebration Sept. 18 at the Pentagon. Secretary Michael W. Wynne said the provisional command, called AFCYBER (P), will be located at Barksdale Air Force Base, La. This is another step in the Air Force's move to develop an operational command for cyberspace. The size and location of the final major command has not been determined.
"While a number of basing locations for a permanent command staff are being considered and evaluated, no final decisions have been made," said Maj. Gen. Charles V. Ickes II, the special assistant to the deputy chief of staff for operations, plans and requirements. The Air Force will place a major general, yet to be named, in charge of the interim command. "While Lt. Gen. (Robert J. "Bob") Elder (the 8th Air Force commander) and 8th Air Force will continue to focus on day-to-day operations, the commander of AFCYBER (P) will prepare the way for the eventual standup of a full major command that will be responsible for organizing, training and equipping forces to conduct sustained global operations in and through cyberspace, fully integrated with air and space operations," General Ickes said.
Personnel will be temporarily attached to the provisional major command until a permanent command is activated, he said. General Ickes stressed that although the headquarters will be at Barksdale AFB, no unit moves are planned at this point. In December 2005, the Air Force mission statement was amended to include cyberspace as an operational domain along with air and space. In November 2006, the secretary announced 8th Air Force as the lead command for cyberspace.
La Géorgie augmente ses dépenses militaires
Cette évolution est conçue, selon les officiels géorgiens, dans l'optique d'une accélération des efforts destinés à permettre à la Géorgie de rejoindre l'OTAN, tout en améliorant les capacités défensives de l'armée.
mercredi 26 septembre 2007
Jane's n'est plus britannique
Là où l'affaire devient intéressante, c'est que disposer de Jane's vous assure d'un formidable potentiel d'influence. Reste à savoir dans quelle mesure un certain nombre de journalistes que je connais et qui y travaillent se battront ou non pour leur indépendance de vue. Un seul mot à eux : courage.
mardi 25 septembre 2007
Technologie & Armement, partenaire de Shepard et de l'AOC
Cet événement devrait rassembler une cinquantaine d’exposants, et les organisateurs attendent près de 450 visiteurs, tous spécialisés sur le marché de la guerre électronique. Technologie & Armement sera partenaire de la conférence et en profitera pour proposer un dossier spécial sur les nouveautés, les concepts en matière de guerre électronique au moment du salon.
COIN - évolution de la doctrine de l'US Air Force
D’emblée, la guerre irrégulière y est définie comme « un conflit violent entre des acteurs étatiques et non-étatiques pour la légitimité et l’influence au sein d’une population donnée ». Dans cette optique, le nouveau document dépasse la logique attritionnelle classique et d’indiquer que la légitimité et l’influence sont les principaux objectifs des opérations contre-insurrectionnelles.
Aussi, « la bataille des armes travaille en harmonie avec la bataille pour l’influence mais est surpassée par cette dernière ». Si cette approche constitue une extension des conceptions, maintenant solidement enracinées aux Etats-Unis, d’Effects-Based Operations (Cf. DSI n°27), elle constitue cependant une petite révolution dès lors que, dans l’acception américaine des EBO, les effets découlent de l’emploi des armes. Or, la nouvelle doctrine constate le rôle changeant de l’US Air Force dans les missions COIN.
Il sera « de plus petite échelle, indirect, un travail en coulisses où nous aidons des forces locales à être plus efficaces », autant de fonctions qualifiées de « non-cinétiques », aptes à aider à la prévention de l’émergence des conflits. Pour autant, la nouvelle doctrine ne dispense pas l’Air Force, selon le chef d’état-major Moseley, de pourvoir utiliser ses capacités cinétiques. Ainsi, « les adversaires que nous combattons ont des soldats à pieds, des camions, des véhicules, des RPG et des IED (…) mais ils n’ont pas la capacité de déplacer leurs forces rapidement de conduire des missions ISR comme nous le pouvons, d’offrir des effets cinétiques qui proviennent de nulle part de façon très précise ».
Et de rappeler que, pour autant, la force aérienne américaine devra toujours continuer à assumer ses missions traditionnelles. Et ce, malgré un nombre d’appareils en constante diminution…
samedi 22 septembre 2007
Du côté des lectures (6)
jeudi 20 septembre 2007
Quel dimensionnement pour la Marine nationale ? (3)
Il semble qu'il ait aussi suscité, avec les contributions de J-D. Merchet, un article sur Mer et Marine qui m'a été signalé par MB et dont la logique est implacable. Si ce n'est, toutefois, deux précisions qui s'imposent. La première se résume à un chiffre : 40 milliards, de déficit d'équipement s'entend. Or, si l'on conçoit parfaitement qu'une marine soit absolument stratégique - c'est même la thématique d'un ouvrage que je compte faire paraître l'an prochain - elle ne l'est pas plus que d'autres armées, l'air et la terre, s'entend. Chacune à son rôle et le fait est que le gouvernement ne semble pas disposé à augmenter de 43% le budget d'équipement des armées afin de satisfaire le Modèle 2015.
Ce qui m'amène à une deuxième précision : en tant que scientifique, un tel décalage entre besoins et budgets, entre désirs stratégiques et volonté politique (non pas qu'elle soit inexistante mais bien qu'elle n'aboutisse pas à augmenter les budgets) m'amène à me questionner sur la meilleure réalisation possible - avec ou sans 2ème PA - tenant compte des variables politiques desquelles le militaire ne peut en aucun cas être déconnecté. A cet égard, dessiner des scénarios fait partie de mon travail de scientifique - et tant qu'à faire, de journaliste spécialisé. Il s'ensuit que je ne me sens pas particulièrement visé comme producteur d'"intox" visant à satisfaire quelque dessein malfaisant à l'égard de la marine ou des industriels.
C'est même précisément ce pourquoi j'ai précisé qu'il s'agissait de scénarios. Qu'il me soit également permis d'indiquer que si je n'avais pas connaissance des réflexions de la Marine au moment de la rédaction de mes scénarios début juillet, les sources données par JD Merchet doivent sûrement exister. Je doute que les miennes soient identiques mais, début septembre, j'ai également eu connaissance de réflexions en ce sens dans la Marine. Je doute donc que l'on soit dans le registre de l'intox.
Cette fois, c'est la fin...
(Source : DH) : Des P.-V. pour les non-Flamands
(20/09/2007)
La police de Zaventem traumatise les non-néerlandophones de la commune
ZAVENTEM Mario, 11 ans, nettoyait, le 9 septembre, la voiture de ses parents à Woluwe-Saint-Étienne, située sur le territoire de Zaventem, quand deux agents de police néerlandophones lui ont signifié, en flamand, que la voiture, garée à moitié sur le trottoir, devait bouger. Le garçon, Italien d'origine, n'a pas compris. Il va à l'école européenne, comprend donc l'anglais, le français et l'italien... mais pas le néerlandais. Quelques secondes plus tard, il arrive en pleurant chez sa mère, qui va voir dehors ce qui se passe, passablement énervée que des agents de quartier se permettent d'effrayer son fils.
Mais Mme Grazioso, Italienne elle aussi, et par ailleurs employée comme son mari à la Commission européenne, ne comprend pas plus le flamand que son fils ou que son mari. "Nous n'en avons pas besoin et nous parlons dans notre maison la langue que nous voulons...", expliquent-ils logiquement.
Les deux policiers leur expliquent alors que s'ils ne bougent pas leur voiture dans les cinq minutes, ils ont une amende. Et leur demandent pourquoi, en 11 ans d'existence à Zaventem, ils n'ont jamais appris le néerlandais. "Si je vais en Italie, j'apprends l'italien", lance l'un d'entre eux. "Mais jamais on ne vous demandera d'apprendre le napolitain à Naples" , lui rétorque la dame. S'ensuit un débat linguistique qui n'est pas pour plaire à Mme Grazioso. Mais le mari calme la situation, bouge la voiture et les deux agents finissent par s'en aller, laissant là le couple sous le choc et leur petit garçon en pleurs.
Leur amende est arrivée hier, estimée entre 200 et 2.000 euros. La même est parvenue au voisin, qui lui aussi était mal parqué ce jour-là. Sauf que... la police détaille par écrit l'aventure au voisin, qualifiant Mme Grazioso d'hystérique. "Un comble, s'exclame-t-elle. Nous avons la certitude que ce P.-V. nous punit de notre faible niveau en néerlandais. C'est totalement aberrant. Nous sommes des ressortissants européens ! Et depuis, notre fils n'ose plus aller dehors, de peur de tomber à nouveau sur la police qui l'a traumatisé !"
mercredi 19 septembre 2007
Iran - les résultats des frappes
Dans cette optique, plus la pression est mise sur Téhéran, moins grand est le risque d'une intervention israélienne et là est sans doute toute la finalité : garder le contrôle, même si on peut donner l'impression de le perdre. Le "jeu", certes, semble dangereux. Mais nos perceptions nous trahissent aussi. Parler de guerre n'est, en effet, rien comparé au fait de la faire. Ou de voir les autres en entamer une dont les conséquences ne peuvent être maîtrisées... parce que l'on est évincé du jeu.
Le Foxhound repointe son nez
Arabie saoudite : contrat signé
mardi 18 septembre 2007
Interviews en pagaille
Ca a continué avec Blackwater pour BFM, sur la question de la place prise par la privatisation des fonctions de défense et des dérives qu'elle porte. Avec 10 minutes d'antenne, j'ai été assez royalement servi, avec l'occasion d'entrer en profondeur dans le sujet... Et ça s'est terminé par une interview pour le quotidien L'Echo, sur la même question, à paraître demain.
Et le boulot dans tout ça ? Et bien, disons juste que le DSI d'octobre est quasimment bouclé et que celui de novembre est en route. J'ai donc bien mérité un petit apéro accompagné d'une finition de chapitre sur la théorie du combat urbain ;o)
lundi 17 septembre 2007
France : retour au classicisme diplomatique ?
Sa déclaration avait alors été critiquée par une partie de la communauté des experts, indiquant que le chancelier allemand minait la crédibilité des pressions exercées ou planifiées à l’égard de Téhéran. Kouchner, de ce point de vue, pourrait avoir remis les Européens en piste, le ministre indiquant cependant dans la foulée de sa déclaration que la diplomatie restait « la meilleure option » et que « l’armée française n’est pas pour le moment associée à quoi que ce soit ni à aucune manoeuvre que ce soit ».
On se rappellera néanmoins que les dernières manœuvres Agapanthe, impliquant le porte-avions Charles de Gaulle, s’étaient déroulée dans le Golfe persique et qu’elle ont participé, non-officiellement bien sûr, d’une certaine pression sur Téhéran.
Dans le même temps, l’intervention du ministre des affaires étrangères se produit peu après une suite de déclarations portant sur le retour du Moyen Orient dans la logique diplomatico-militaire française. Après la visite en Irak du ministre des affaires étrangères et le discours aux ambassadeurs du Président de la République, le ministre français de la défense indiquait dans son discours de clôture des Universités d’été de la Défense que la région constituait la seconde priorité géographique de la France, après l’Europe.
Reste, toutefois, que le retour français sur la scène moyen-orientale se produit aussi dans un contexte de questionnements intra-européens alors que, justement, Paris entend mettre l’Europe en ordre de marche face à Téhéran. En effet, poursuivant sur sa lancée en faveur d’une Europe de la défense, la rencontre du 10 septembre entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel a notamment porté sur la coopération allemande à la dissuasion nucléaire française… et le Français d’essuyer un refus.
On le comprendra, le dossier iranien, en plus d’être un test pour la nouvelle posture diplomatique française, pourrait également en être un pour les efforts de Sarkozy en faveur d’une PESD mais aussi pour l’évolution future des relations franco-allemandes, pour une relation franco-américaine en pleine reconfiguration (sans toutefois que l’on ne puisse parler d’alignement sur Washington, ce qui semble très excessif) mais aussi pour un rapprochement avec la Grande-Bretagne qui semble absolument indispensable à toute PESD « remusclée ».
Interview : "se préparer au pire"
dimanche 16 septembre 2007
Une explosion des blogs francophones de défense ?
Mais les blogs sont apparus plus récemment. Honneur au (jeune) patriarche du mouvement, celui de Ludovic Monnerat remonte à fin 2004 et sera suivi du blog de la Revue Militaire Suisse qui, pour être la plus ancienne d'Europe, n'est pas la moins moderne. Et puis, plus rien (si ce n'est un frémissement canadien : celui d'un élève-officier et le blog du général de Richoufftz, malheureusement trop peu mis à jour). Jusqu'à juin-juillet 2007 où sont apparus le mien, Secret Défense puis deux autres. Celui de François Duran est plus axé "stratégie" et propose des réflexions avec lesquelles je ne suis pas toujours d'accord (par principe, je ne suis jamais toujours d'accord) qui méritent le coup d'oeil, l'auteur ayant la bonne idée de nourrir ses réflexions par une lecture qui semble assidue. "Petit dernier", le Military blog propose une série de réflexions tirées là aussi des lectures de l'auteur.
Le mouvement reste toutefois timide comparativement à ce qui se passe aux Etats-Unis. Dernièrement, je suis tombé sur l'Army of Dude, le blog pas très politiquement correct d'un Grunt américain engagé en Irak. David Axe, journaliste spécialisé et fréquemment engagé sur des théâtres, est également hautement recommandé. Si je ne vais pas en dresser la liste exhaustive ici, force est cependant de constater l'effrayante asymétrie entre francophones.
"Effrayante" dans la mesure où les blogs sont de bons indicateurs de la liberté d'expression existant dans un pays. Et si des Européens se sont offusqués de ce que le Pentagone donnait des recommandations aux "Milbloggers" engagés en Irak et en Afghanistan, force est de constater que l'autocensure peut régner beaucoup plus de notre côté de l'Atlantique que de l'autre... Question de culture ? De poids de la hiérarchie ? D'accès, pour les "opérationnels" au matériel (et à la bande passante) ? De peur du qu'en dira-t'on (un officier me confiait qu'un équivalent européen de Ralph Peters, autant écouté que critiqué à Washington, aurait toutes les chances de voir son plan de carrière sérieusement compromis pour cause de non-conformisme) ?
vendredi 14 septembre 2007
Le "cygne de Moscou" en vol
Notez le très spartiate poste de pilotage, typiquement "années 80". Remarquez aussi le petit ventilateur face au pilote (on le voit furtivement) : sans doute le meilleur signe de la déliquescence d'une électronique qui soit surchauffer le cockpit.
La FOAB et ses effets
Un commentaire russe indiquait que cette arme ne causait pas de dommage à l'environnement. J'ajouterais non sans un brin d'ironie qu'elle est aussi particulièrement discriminante...
Moins d'armes nucléaires en Europe
Pratiquement, ce retrait est également intervenu avant que ne soient interpellés des terroristes préparant un attentat sur la base, au terme d’une longue enquête. Selon plusieurs observateurs, il semble douteux que les armes reviennent à Ramstein une fois les travaux terminés.
jeudi 13 septembre 2007
Passer outre la censure chinoise ?
mercredi 12 septembre 2007
Back to basics
Pas question, là, de 2ème porte-avions mais de ces choses qui commandent l'action et qui ne se chiffrent qu'en hauteur de vue : la projection pourquoi ? Comment ? Où ? Contre qui ? Quelles formes de guerre ? Les questions sont souvent simples mais elles sont cruciales. Par certains aspects, ça fait du bien. C'était aussi l'occasion de voir le ministre d'un peu plus près et de la jouer "freestyle" suivant un principe intéressant et assez sain : on peut rapporter des informations mais ne pas citer la personne qui en est l'auteur. But du jeu des "principes de Chatham House", ne pas faire peser de pression médiatique ou de cette "peur du qu'en dira-t-on" qui anesthésie trop souvent les débats, y compris et malheureusement, académiques.
Aussi, s'il est vrai que le coût du Rafale sera remis en question dans ladite salle, sans doute l'incident a-t-il été monté en épingle, par l'évacuation de cette dimension propre au débat sans tabous. Et si le ministre indiquera effectivement que ce sont des F-16 d'occasion qui se vendent à l'heure actuelle - une théma que je comptais aborder dans le prochain DSI... sans le faire exprès - la réflexion ne doit pas être vue comme un reproche quelconque. Il faut savoir faire la part des choses entre questionnements et déclarations. En pratique, le coût du Rafale est aussi un résultat d'une politique qui n'a pas été systématiquement favorable. Et ces F-16 d'occasion devront aussi être remplacés plus vite que ne le seront les Rafale, alors que, maintenance accrue oblige, le coût à l'heure de vol finira aussi par poser un problème... Aussi, en pratique et vu de l'intérieur, l'ambiance n'avait rien d'électrique.
En tout état de cause, la présence de la rédaction aux UD sera pour nous l'occasion de revenir dans le prochain DSI sur la question, avec une série d'interviews exclusives et les grandes lignes du discours de clôture du ministre. Avec la perspective du Livre Blanc, on le comprendra, l'enjeu est plus que crucial...
Il y a des jours, comme ça...
Rik Coolsaet, Tanguy Struye de Swielande, Belgium and Counterterrorism Policy in the Jihadi Era. Bruxelles, Egmont Paper 15, EGMONT-Institut Royal des Relations Internationales, September 2007, 27 pp.
De tous les peuples de la Gaulle, les Belges...
Une première partie aborde le contexte politique et polémologique national et international autour duquel les missions sont analysées et les opérations engagées par la Belgique, y compris dans ses aspects éthiques.
Une seconde partie développe le domaine sociologique du métier de militaire avant de présenter quatre études de cas sur la vie quotidienne du soldat belge en opérations en Bosnie-Herzégovine, au Kosovo, en Afghanistan et plus récemment au Liban.
André Dumoulin et Delphine Resteigne, Le militaire belge en opérations : aspects politiques et sociologiques, Courrier hebdomadaire du Centre de recherche et d'information socio-politiques n°1960, Bruxelles, 2007, 48 pages, 6,90 euros. (Disponible au CRISP, Place Quetelet, 1A - B-1210 Bruxelles, 02/211.01.80 ou http://www.crisp.be/ ou dans toutes les bonnes librairies).
Vient de paraître : DSI Hors série n°2 - La France et sa défense

Editorial
Par Alexis Bautzmann
Nouveaux risques, nouveaux enjeux
Par Hervé Morin, ministre de la Défense
Atlas Typologie des conflits dans le monde
Vulnérabilité de la population mondiale
Les opérations militaires européennes (2003-2006)
La défense en mouvement
Par Guy Teissier, président de la commission de la Défense et des forces armées de l’Assemblée nationale
Réflexions sur notre Défense
Par Serge Vinçon, président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des forces armées du Sénat
Portfolio : R&D R&T de Défense aux États-Unis et en Europe
Trois questions à …
Olivier Darrason, président de la Compagnie Européenne d’Intelligence Stratégique (CEIS), et président de l’IHEDN
Atlas Les ventes d’armes américaines et russes en Europe
Ventes d’armes américaines et russes aux Amériques et en Afrique
Les principaux fabricants d’armes dans le monde
Ventes d’armes américaines et russes au Moyen Orient et en Asie
Les armées françaises en 2007
Par le général Jean-louis Georgelin, chef d’état-major des armées
Atlas La France puissance mondiale
Opérations extérieures des armées françaises
L’opération « Baliste »
Par le contre-amiral Xavier Magne, sous chef d’état-major « opérations navales », état major de la marine
Atlas Conflits et facteurs religieux
Les opérations de sûreté aérienne
Par le général Patrick de Rousiers, commandant la Défense Aérienne et les Opérations Aériennes (CDAOA)
Portfolio Graves : le système français de surveillance de l’espace
La force interarmées Licorne
Par le général Antoine Lecerf, commandant la Force d’action terrestre
La création de la dissuasion nucléaire française
Par le général (CR) Jean Rannou, conseiller du président de la CEIS
Puissance aérienne et théâtre urbain
Par Olivier Zajec, consultant à la CEIS
État et industries : partenaires face aux nouvelles menaces
Par Cécile Lefèvre, consultante à la CEIS
Les nouveaux défis de l’espace pour la France
Par Pierre Chiquet, fondateur des centres spatiaux de Brétigny, Toulouse et Kourou et ancien PDG de GIAT Industries
Focus : La conquête spatiale en quelques chiffres
Les programmes spatiaux dans le monde
Atlas géostratégique
Par le Centre d’Analyse et de Prévision des Risques Occidentaux (CAPRI) et le magazine DIPLOMATIE
Atlas Budgets militaires dans le monde en 1985
Budgets militaires dans le monde en 2005
Les Etats-Unis sur la scène mondiale
La nouvelle sphère d’influence russe
Bouleversements climatiques et sécurité nationale
Sécurité nationale et réchauffement climatique
Le pétrole iranien sous surveillance américaine
Populations et infrastructures nucléaires iraniennes
L’arsenal militaire nord-coréen
L’Allemagne et sa Défense
Avec Ulrike Merten, présidente de la Commission de la Défense du Bundestag
Atlas L’exploitation pétrolière dans le monde
L’énergie dans le monde
Opérations extérieures des armées allemandes
Le Royaume-Uni et sa Défense
Avec James Arbuthnot, président de la Commission de la Défense de la Chambre des Communes
La Roumanie et sa Défense
Avec Costica Canacheu, président de la Commission de la Défense et de la Sûreté nationale de la Chambre des députés.
DSI 29 - maintenant disponible chez votre marchand de journaux
Un petit problème indépendant de notre volonté a retardé la sortie de l'édition de septembre de DSI. On nous confirme cependant qu'il est à présent disponible dans les kiosques en France et qu'il devrait l'être jeudi en Belgique. Encore toutes nos excuses pour ce bien involontaire retard.
dimanche 9 septembre 2007
Being hurt without being hit...
Rien de neuf en cela, j'approuvais totalement les conclusion de David Lonsdale, le "poulain" de Colin Gray dans son excellent The nature of war - clausewitzian future.
Ce fameux seuil semble de plus en plus proche. Après les attaques sur les Pays Baltes, celle menée sur le Pentagone par la Chine (sur ses intentions, on renvoie à ce niveau nos lecteurs sur le commentaire du Livre blanc chinois dans DSI 25) tend à le montrer. Une excellente analyse "de premier jet", à cet égard, à été mise en ligne sur le blog du schizodoxe, qui relaie au passage la soirée "Artefact" de Dantec, au soir du 9/11.
Tout un symbole, je serai ce jour-là à Toulouse pour l'Université d'été de la Défense. La question à 100 Euros : lequel des événements sera le plus visionnaire ?
Quel dimensionnement pour la Marine nationale ? (2)
Il a raison : ALFAN nous avait indiqué (DSI n°26, si je ne m'abuse) que les FREMM ASM ont une capacité de lancement Scalp. Au surplus, elles sont sanctuarisées par la première commande effectuée auprès de DCNS.
Son idée est simple : conservons cette première tranche, gréons-les effectivement en ASM mais dotons-les effectivement de Scalp et d'une capacité de ciblage. Par ailleurs, rien n'empêche d'utiliser les bâtiments comme on l'aurait fait d'AVT : embarquer un hélicoptère RESCO et des commandos peut nécessiter des aménagements. Mais ils n'ont rien de rhédibitoire. Moins, en tous cas, que de gréer une AVT en ASM. Et l'antiaérien, me direz-vous ? Là, aucune réponse. De fait, l'option d'une FREDA (FREMM Défense Aérienne) est étudiée. Mais à quel coût ?
On rejoint donc la logique de la maximisation de l'influence à l'égard du sol en conservant une capacité d'escorte ASM, tout en évitant de surcharger un plan budgétaire déjà intenable en l'état actuel des choses. Après tout, il ne s'agit pas d'avoir plus en restant dans un budget constant : il s'agit d'avoir plus dans un budget en diminution pour les trois armées. Rien moins, si l'on ose dire.

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