
mardi 23 décembre 2008
2008 en bref : il est temps de passer aux vacances

vendredi 19 décembre 2008
Prix Daveluy 2009 : chercheurs, à vos plumes !
- deux copies des travaux réalisés en langue française, dont une sur support numérique ;
DSI 44, en preview
Ne manquez pas non plus les dossiers consacrés à l'industrie de défense indienne, à la Luftwaffe mais aussi à la stratégie : le général Desportes et Olivier Entraygues, entre autres, nous livrent quelques réflexions qui méritent le détour.
Rendez-vous donc en janvier !
jeudi 18 décembre 2008
Les interventions militaires en zone urbaine : la TDM
Et sans vouloir faire mon commercial pour un sous - quoique - c'est le cadeau idéal pour Noël !
mercredi 17 décembre 2008
Le Liban achète 10 Mig-29
C'est la première fois que le Liban achète du matériel russe alors que, dans le même temps, l'acquisition signe la renaissance de l'aviation de combat libanaise, souhaitée depuis les opérations menées dans le camp de Nahr-el Bared, en 2007. Ses derniers appareils à réaction étaient des Hunter, plus spécifiquement adaptés à l'attaque au sol.
On remarquera cependant que le Fulcrum est plus adapté aux missions de supériorité aérienne et qu'il est en service aussi bien en Syrie (le quotidien cite le chiffre, évidemment erroné, de 500 appareils) qu'en Iran. On peut, à cet égard, se demander quelle a été l'influence réelle du Hezbollah sur une prise de décision qui, pour le coup et en toute hypothèse, cadre particulièrement bien à la logique doctrinale de techno-guérilla qu'il à mis en place.
mardi 16 décembre 2008
Guardian Falcon ne chôme pas
"Le nombre de tirs, jalousement protégé par le secret militaire, porterait, pour les F-16 belges, sur une dizaine de GBU-12 - des bombes de 250 kg à guidage laser dont chaque avion emporte deux exemplaires - et au moins cinq rafales de canon M-61". Le ministère de la Défense n'a pas souhaité confirmer l'information et indique que les F-16, ont effectué, en date du 5 décembre, 625 heures de vol : 574 heures lors de missions préplanifiées au profit de l'ISAF et 50,5 heures lors de Quick Reaction Alerts.
Selon le colonel Luc Gennart, les appareils effectuent des vols en moyenne cinq jours par semaine. Des sources militaires ayant requis l'anonymat ont quant à elles fait état de plusieurs occasions où un pilote belge a refusé au dernier moment de faire usage de son armement en raison du risque qu'il jugeait trop élevé de "dommages collatéraux" , en d'autres termes la perte de vies humaines au sein de la population civile.
Par ailleurs, deux roquettes sont tombées sur le cantonnement belge, sans faire de blessés, le 15 décembre.
lundi 8 décembre 2008
Guerres hybrides : les guérillas Vs. les lignes de communication
Les approvisionnements alliés passent à 75 % par le Pakistan, après avoir été déchargés des navires dans le port de Karachi. Ces attaques, bien coordonnées, ont conduit à la suspension du trafic passant par Khyber par les autorités pakistanaises. Si les autorités US indiquent que les attaques n'auront pas d'impact sur la poursuite des opérations en Afghanistan, force est de constater que les talibans ont manifestement compris les vulnérabilités de la spécificité des lignes de communication de l'ISAF mais aussi des utilisation d'acteurs privés dans la gestion des opérations logistiques.
Pourtant, rien de bien neuf ici d'un point de vue stratégique : Jomini avertissait déjà ses lecteurs des problématiques inhérentes aux lignes de communication, en particulier dans les situations de guérilla...
samedi 6 décembre 2008
Intuitions et rédactions
L'intuition part de quelques éléments très simples : 1) rares sont les guerres qui ont ressemblé aux précédentes et croire que les guérillas n'évolueront pas ou qu'un adversaire étatique va compbattre suivant nos règles du jeu, "à la capacitaire" pourrait être trompeur ; 2) le "dilemme" actuel, tel qu'il s'est construit, est peut-être l'un des résultats du processus de technologisation que j'explorais dans mon dernier bouquin, en d'autres termes, la question posée supra pourrait bien ne pas/ne plus être pertinente ; 3) les processus d'hybridation, de fertilisation croisée entre les modes de guerres ont été insuffisament explorés : nous pourrions bien les ranger beaucoup trop rapidement dans les catégories "conflits réguliers/irréguliers".
Attaquer ce morceau-là est consommateur en temps mais particulièrement stimulant. Tanguy va sans doute m'en vouloir de lui rendre une tartine de 50 pages pour les prochains Cahiers du RMES mais, finalement, il faut bien se faire plaisir de temps en temps, non ? Tant pis donc, dans l'immédiat, pour la poursuite du débat avec Olivier sur les mécanismes de dissuasion conventionnelle (quoique : Gene Sharp et quelques autres ont, vous le verrez dans l'article, quelques mots à dire sur le sujet).
mercredi 3 décembre 2008
James Jones à la tête du NSC
A 64 ans, ce général des Marines, ancien commandant des Marines et ancien commandant suprême des forces alliées en Europe (SACEUR) a été particulièrement prompt à mettre en avant la problématique de la sécurisation des approvisionnements énergétiques. Après sa retraite, il a également mené plusieurs missions en Afghanistan et en Irak pour le compte du Pentagone. Durant sa carrière, il a également été l'officier de liaison entre les Marines et le Sénat, acquérrant ainsi une expérience politique certaine.
Parfaitement bilingue français-anglais (il a passé sa scolarité en France avant de rejoindre l'université de Georgetown pour un BA. en sciences), il est considéré comme un officier au franc parler. Il est aussi crédité d'une excellente aptitude à la négociation et à la compréhension des enjeux aussi bien stratégiques que tactiques. Typiquement "Marine", il se serait ainsi adressé au Corps en 1999 : "It's OK to have fun in the Marine Corps. I like to say we are an imperfect people working in an institution that tries to be perfect. That is a noble thing, but you have to realize there is no perfect. We're human".
jeudi 27 novembre 2008
Belgique : vers la résilience ?
Dans sa note de politique générale, déposée le 12 novembre, le ministre Dewael (qui, au cours d'une question parlementaire avait indiqué que le concept ne l'intéressait pas - on comprend mieux pourquoi le concept n'est pas nommément cité dans la note) semble avoir écouté ses experts.
Non seulement la communication de crise va être retravaillée de fond en comble (formation des fonctionnaires locaux, planification d'urgence, centrales d'information, utilisation des académiques, etc.) mais, au surplus et bonus, la protection des infrastructures critiques du pays revient au devant d'une scène qu'elle n'avait jamais vraiment abordé. La note est à lire ici (jetez, en particulier, un oeil à partir de la page 21) : on sort de l'âge de pierre de la gestion de crise.
Tout, cependant, n'est pas parfait : la communication est comprise comme "de crise" alors que la menace est permanente et la perception de la population toujours aussi problématique. Simple exemple, en 2 jours de temps, nous avons eu affaire à une vidéo menaçant la Belgique d'attaques si elle ne retirait pas ses F-16 d'Afghanistan, à une évacuation de la Banque nationale pour cause de bocal contenant un liquide suspect et à une opération contre-terroriste dans le cadre des suites de l'affaire Belliraj.
Peu ou prou, cette actualité aide certes à forger une forme élémentaire de résilience par un retour à des réalités que l'on a passé trop de temps à nier, risquant alors de démultiplier l'effet de surprise. Cependant, face à une population mal formée à ce type de problèmes, sans accompagnement informationnel, cette actualité pourrait être contreproductive. Mais les travaux de Gino sont clairs : qu'un seul attentat touche le pays et ce dernier basculerait dans une crise de légitimité sans précédent dont les conséquences pourraient nous renvoyer au "modèle néerlandais", lorsque l'assassinat de T. Van Gogh avait conduit à 166 incidents majeurs. Communiquer, dans ces conditions, n'est plus un luxe...
DSI n°43, décembre 2008, le sommaire !
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Nominations et agenda
Les contrats du mois
Veilles contre-terroristes
Veilles stratégiques
La chronique de Carl von C. : L’ère du flop power
Actualité
Euronaval : des nouveautés de taille
Par la rédaction
France / OTAN. Où en sont les préparations ?
Par Véronique Sartini, journaliste
Stratégie
La géostratégie des forces sous-marines chinoise
Entretien avec Toshi Yoshihara, Professeur au strategy and policy Department de l’US Naval War College.
Les conceptions chinoises de la guerre sous-marine
Entretien avec le Professeur William S. Murray, Warfare Analysis and Research Department, US Naval War College.
Principes du commandement concernant les Effects-Based Operations
Par James N. Mattis, général commandant l’US Joint Forces Command (USJFCOM).
La technologie militaire en question : sortir de la technologisation ?
Entretien avec Joseph Henrotin, auteur de La technologie militaire en question. Le cas américain (Coll. « Stratégie et doctrines », Economica, Paris, 2008, 300 p.)
Armées
Les forces terrestres thaïlandaises, un équilibre qui reste à trouver
Par Jérôme Palmade, journaliste spécialiste des questions de défense
Marine thaïlandaise : les défis d’une force au cœur du Maelström
Par Philippe Langloit, chargé de recherche au CAPRI
Tableau de bord : La Kong Thab Akat Thai/force aérienne thaïlandaise
Par Philippe Langloit, chargé de recherche au CAPRI
Unités
L’« académie » du 2000. La BA 115 d’Orange
Par Véronique Sartini, journaliste
Encadré : L’historique de l’escadron 2/5 Ile de France
Encadré : L’escadron en bref
Carte : La chasse en France
« Orange présente des capacités d’accueil extraordinaires »
Entretien avec le colonel Jean-Louis Cerisier, commandant la base aérienne 115 d’Orange
Technologie & Armement
Parachutistes russes : l’illusion de la force ?
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
Le BMD-4, un blindé parachutiste
Par Stéphane Ferrard, journaliste spécialiste des questions de défense
Les forces aéroportées russes s’allègent. Des armes d’appui emportées à dos d’homme
Par Jérôme Palmade, journaliste spécialiste des questions de défense
Fiches techniques
Chasseur de char 2S25 Sprut-SD /Les chasseurs de chars, solution à la mobilité stratégique ?
Illiouchin Il-76 Candid/ L’Il-76, plateforme polyvalente de la VVS
Porte-hélicoptères des classes Shirane et Haruna/ La course japonaise à l’aéronautique embarquée
Critiques de lecture
Drones, mystérieux robots volants : les yeux et le feu du XXIe siècle de Marc Grozel et Geneviève Moulard
Relire Foch au XXIème siècle de André Martel
Deciding in the dark de Vincent Desportes
mardi 25 novembre 2008
L'art de la guerre : Deleuze, Guattari, Debord et Tsahal - Petit clin d'oeil à Laurent H ;o)
Extraits :
"Les Forces de Défense Israeliennes ont été fortement influencées par la philosophie contemporaine, mettant en évidence le fait qu'il existe un terrain d'entente avec des textes théoriques retenus comme essentiels par les académies militaires et par des écoles d'architecture…"
"Les théoriciens militaires contemporains s'activent à re-conceptualiser le champ urbain. Ce qui est en jeu, ce sont les concepts fondamentaux, les prémisses et les principes qui gouvernent les tactiques et les stratégies militaires. Le vaste champ intellectuel, que le géographe Stephen Graham a appelé un “monde de l'ombre” international des centres d'entraînement et des instituts de recherche urbaine militaires qui ont été établis pour repenser les actions militaires dans les villes, pourrait être assimilé au cadre ('matrix') international des plus grandes académies d'architecture.
Sauf que, selon le théoricien urbaniste Simon Marvin, le 'monde de l'ombre' architectural-militaire produit en fait des programmes de recherche urbaine plus fouillés et plus largement financés que tous ces programmes universitaires réunis, tandis qu'il suit les recherches urbaines d'avant-garde conduites dans les écoles d'architectures, surtout en ce qui concerne les villes du Tiers monde et de l'Afrique.
Il existe un terrain commun aux textes théoriques considérés comme essentiels par les académies militaires et par les écoles d'architecture. Dans les listes de livres à lire des institutions militaires d'aujourd'hui, on trouve des ouvrages tournant autour de 1968 (en particulier des écrits de Deleuze, Guattari et Debord), aussi bien que des textes plus récents sur l'urbanisme, la psychologie, la cybernétique, la théorie post coloniale et post structuraliste.
Si, comme l'affirment certains auteurs, l'espace critique s'est trouvé considérablement rétréci dans la culture capitaliste de la fin du XXième siècle, il semble qu'il a trouvé un nouveau terrain d'expansion chez les militaires. J'ai interviewé Kokhavi, le commandant de la Brigade de Parachutistes, qui, à 42 ans, est considéré comme le plus prometteur des jeunes officiers des FDI (c'est lui qui a commandé l'évacuation des colonies de la bande de Gaza). Comme beaucoup de jeunes officiers des FDI, il avait pris le temps d'acquérir un diplôme d'université. Bien qu'il ait d'abord choisi d'étudier l'architecture, il a en fait fini par obtenir une licence de philosophie de l'université hébraïque. Il m'a expliqué le principe qui a gouverné la bataille de Naplouse, qui m'intéressait, non pas tant par la description de l'attaque elle-même, que par la façon dont il en concevait l'articulation. Il m'a dit : “Cet espace que vous regardez, cette pièce que vous regardez, ce n'est rien que votre propre interprétation. [ … ] Le problème est : comment vous considérez cette ruelle ? […] Nous avons considéré la ruelle comme un endroit à ne pas parcourir et la porte comme un endroit à ne pas franchir, et la fenêtre comme un endroit par lequel il ne faut pas regarder, parce qu'une arme peut nous attendre dans la ruelle, et un piège (“booby-trap') peut-être commandé par la porte. Parce que l'ennemi interprète l'espace d'une manière classique, traditionnelle et je me refuse à suivre son interprétation et à tomber dans ses pièges. […] Je veux le surprendre ! Voilà l'essence de la guerre. Je dois gagner […] Voilà : j'ai choisi la méthodologie qui me fait traverser les murs… Comme un ver qui avance en mangeant ce qu'il trouve sur son chemin, apparaissant à certains points puis disparaissant. […] Je dis à mes hommes : “Mes amis ! […] si jusqu'à aujourd'hui vous aviez l'habitude de suivre les routes et les chemins, n'y pensez plus ! Désormais, nous allons traverser les murs !”" (…)
"Naveh, un Brigadier-General à la retraite, dirige l'Institut Opérationnel de Recherche Théorique, qui prépare des officiers des FDI et autres militaires, en 'théorie opérationnelle' (…). Il a résumé ainsi la mission de l'institut, fondé en 1996 : “nous sommes comme l'ordre des jésuites. Nous essayons d'enseigner et d'entraîner les soldats à penser. […] Nous lisons Christopher Alexander, vous vous rendez compte ? ; nous lisons John Forester, ainsi que d'autres architectes. Nous sommes en train de lire Gregory Bateson ; et Clifford Geertz. (…) Au cours d'une conférence, Naveh a montré un diagramme qui ressemblait à un 'carré d'opposition' qui relie un ensemble de relations logiques de propositions militaires à des actions de guérilla.
Avec des noms comme 'Différence et répétition', 'les Dialectiques du structurant et de la structure', 'Objets rivaux sans formes', 'Manoeuvre fractale', 'Vitesse contre rythme', 'la Machine de guerre wahabite', 'Anarchistes post-modernes' et 'Terroristes nomades', ils font souvent référence aux travaux de Deleuze et Guattari. Les machines de guerre, suivant les philosophes, sont polymorphes ; des organisations diffuses caractérisées par leur potentiel de polymorphisme, faites de petits groupes qui se divisent ou se rassemblent, suivant la contingence et les circonstances. (Deleuze et Guattari avaient bien compris que l'état peut volontairement se tranformer en machine de guerre ; de la même façon, dans leur discussion de 'l'espace lisse', il est compris que cette conception peut porter à des formes de domination.)
J'ai demandé à Naveh pourquoi Deleuze et Guattari étaient si populaires dans l'armée israelienne. Il a répondu que “plusieurs concepts de Mille plateaux' nous sont devenus très utiles […], en nous permettant d'expliquer certaines situations actuelles. Cela a problématisé nos propres paradigmes. Des plus importantes s'est révélée leur distinction entre espaces “lisses” et espaces “striés” dans le sens ou ceux-ci sont cloisonnés, enfermés par des clôtures, des murs, des fossés, des barrages de route etc.”.
Quand je lui ai demandé si passer à travers les murs en faisait partie, il m'a expliqué que “à Naplouse, les FDI ont compris le combat urbain comme un problème d'espace […] Se déplacer à travers les murs n'est qu'une simple solution mécanique qui associe théorie et pratique”.
Pour bien comprendre les tactiques des DFI de traverser les espaces urbains palestiniens, il faut savoir comment ils interprètent le principe désormais familier “d'essaimage” (swarming) - (…)
L'essaim est emblématique du principe de non-linéarité qui apparaît en termes d'espaces, d'organisations et de temps. Le paradigme traditionnel de manoeuvre, caractéristique de la géométrie simplifiée du type euclidien, est transformé, d'après les militaires, en une géométrie complexe du type fractal. La narrativité du plan de bataille est remplacée par ce que les militaires, en termes foucaultiens, appellent l'approche de la “boite à outils”, suivant laquelle les unités reçoivent les outils dont ils ont besoin pour gérer plusieurs situations et scénarios donnés, mais sans que l'on puisse prédire l'ordre suivant lesquels ils vont se dérouler.
Naveh : “les officiers opératifs et tactiques dépendent les uns des autres et résolvent les problèmes en construisant le cours de la bataille ; (…) l'action devient savoir et le savoir devient action. (…) sans résultat décisif possible, le principal bénéfice de l'opération est dans l'amélioration du système en tant que système”.Ceci peut expliquer, pour l'armée, la fascination exercée par les modèles et les modes opératifs spatiaux et organisationnels avancés par des théoriciens tels que Deleuze et Guattari.
De plus, au moins pour les militaires, la guerre urbaine est l'ultime forme post moderne du conflit. La foi en un plan de bataille logiquement structuré et linéaire disparaît devant la complexité et l'ambiguïté de la réalité urbaine. Les civils deviennent des combattants, et les combattants, des civils. L'identité peut être changée aussi vite que le genre peut être feint : la transformation de femmes en hommes combattants peut prendre le temps qu'il faut à un soldat israelien 'arabisé' ou à un combattant palestinien camouflé de tirer sa mitraillette de dessous sa robe. Pour un combattant palestinien pris dans cette bataille, les israéliens semblent 'venir de partout : de derrière, des côtés, de droite et de gauche. Comment peut-on se battre dans cette situation ? ' "
lundi 24 novembre 2008
Nouveau blog : la plume et le sabre
Un blog bien fourni - adossé sur une tête bien remplie - et des observations tèrs pertinentes, je pense en particulier à ce post sur l'expérience allemande de la guerre hybride durant la campagne de Russie et le processus de démodernisation de la Werhmacht. Très intéressant et à suivre ;o)
samedi 22 novembre 2008
DSI 43, en preview
vendredi 21 novembre 2008
La Norvège choisit le F-35
Le ministère de la défense a également indiqué que les coûts de possession de l'appareil américain sur 30 ans étaient de 20 à 30 milliards de couronnes inférieures à ceux du Gripen. Reste, toutefois, une question : le Gripen est en service, le F-35, non. Dès lors, quelle méthodologie a été employée pour le calcul des coûts de possession ?
Addendum : on apprenait par d'autres sources, dans le même temps, qu'Israël était "étonné" de voir le prix unitaire de ses F-35 passer à 200 millions de dollars.
jeudi 20 novembre 2008
Le CESA passe la post-combustion
M. Benjamin S. Lambeth, Senior Researcher à la RAND Corporation, qui interviendra sur « Current COIN operations in Iraq and Afghanistan ».
Capitaine Hernandez Vargas, officier de l’armée de l’air colombienne, qui abordera la « Colombian Air Force doctrine in counter insurgency operations ».
Ces Ateliers du CESA accueilleront, comme annoncé précédemment, les intervenants suivants :
M. Robyn Read, Researcher-Analyst à l’Air Force Research Institute sur « The United-States Air Force counter-insurgency doctrine » ;
M. David Omissi, Senior Lecturer in Imperial History à l’Université de Hull (Grande-Bretagne) sur « The British air control doctrine during the interwar period »;
Le commandant Arnaud Gaviard, chargé de mission à la Délégation des affaires stratégiques (DAS) sur « Réflexions doctrinales sur l’emploi de l’arme aérienne en Afghanistan ».
Ce colloque s’inscrit dans le cadre du projet de recherche sur la guerre irrégulière, soutenu par le centre de recherche des écoles de Saint-Cyr Coëtquidan, l’Université d’Oxford et l’Institut d’histoire du temps présent (CNRS).
Informations pratiques : Mardi 2 décembre 2008 de 14h00 à 17h30 Amphithéâtre Desvallières, École militaire, Paris. Entrée libre dans la limite des places disponibles. Inscription :
Par mail : ateliers.cesa@inet.air.defense.gouv.fr
Par téléphone : 01.44.42.46.91
Par fax : 01.44.42.80.10
mardi 18 novembre 2008
Interception du Sirius Star, interview
Le RMES descend en ville

sont parties pris à un conflit à un moment donné.
samedi 15 novembre 2008
Le temps des conférences
Le 24 novembre, la thématique sera "Armée belge, menaces intérieures et résilience", dans le cadre du cycle "Le citoyen et sa défense", Espace Universitaire de Liège, Institut d'anatomie, ULg, Rue des Pitteurs, 20, Liège, 24 novembre 2008, de 14-16h.
Puis, le 2 décembre, c'est une conférence intitulée "Faux espoirs : les dilemmes de la ‘transformation’ durant la première phase de l’opération ‘Iraki Freedom’ (mars-avril 2003)" dans le cadre de la Commission nouvelle histoire bataille du CEHD (salle Costa, au rez-de-chaussée du Pavillon du Roi, au Château de Vincennes, de 17 h à 19 h). Les trois conférences sont ouvertes au public.
vendredi 14 novembre 2008
Sécurité globale : une leçon australienne
Their radar suddenly stopped working and the officers were not able to reset it. Just then a deafening roar over the treetops revealed that the radar had in fact latched on to a Williamtown FA-18 fighter jet which was engaged in a low-flying exercise over Wyong, approaching from the ocean.
Back at police headquarters the Local Area Commander fired off a stiff complaint to the RAAF Liaison officer at Williamtown. Back came the reply in true laconic RAAF style:
"Thank you for your message, which allows us to complete the file on this incident. You may be interested to know that the tactical computer in the Hornet had detected the presence of, and subsequently locked onto, your hostile radar equipment and automatically sent a jamming signal back to it. Furthermore, an air-to-ground missile aboard the fully-armed aircraft had also automatically locked onto your equipment. Fortunately the pilot flying the Hornet recognised the situation for what it was, quickly responded to the missile systems alert status, and was able to override the automated defence system before the missile was launched and your hostile radar installation was destroyed. Thank you for your enquiry".
Y'a pas à dire, la guerre police-armée, c'est plus funky que la guerre des polices....
jeudi 13 novembre 2008
De la relativité des niveaux d'engagement
Le concept même de niveau d'engagement (stratégique/opérationnel/tactique) est non seulement un des élémentaires de la boîte à outil du stratégiste mais c'est aussi un triptyque conceptuel à la fois fuyant conceptuellement et relatif dans le temps. Absolument valable dans son étagement traditionnel durant la guerre froide, il a connu des mutations profondes durant les années 1990.
Le général Carlo Jean montrait ainsi non plus l'étagement linéaire de ces niveaux mais bien leur interpénétration non linéaire, via un schéma que j'ai eu l'occasion de reproduire à plusieurs reprises dans mes bouquins (désolé : dessiner sur un blog, ce n'est pas évident !). En conséquence, des actes tactiques peuvent avoir des conséquences politiques directes. C'est le cas du retrait belge du Rwanda consécutif à la perte de 10 parachutistes ou du retrait US de Somalie suite à la perte de leurs Rangers au Mog. De là découlait la vision d'un Krulak sur le caporal stratégique.
Mais l'inverse est également vrai : des actes politiques peuvent avoir des conséquences tactiques directes. C'est le cas, par exemple, de l'interférence politique de certains Etats européens dans la constitution des plans de frappe d'Allied Force en 1999. On peut également se demander ce que produirait l'injection sur la TV d'un chef d'Etat les images produites par une unité sur le terrain : le cas n'est pas d'école, il s'est produit notamment en Bosnie, aboutissant à la prise en main quasi-directe de l'unité en question par les responsables politiques.
Reste la question de savoir si les concepts "glissent" au long de ces changements d'agencement des niveaux d'engagement. Je dirais "oui". C'est typiquement le cas des forces spéciales : d'emploi stratégique, elles sont basiquement, de par leur taille, tactiques (et conçues comme telles durant la guerre froide, pour l'OTAN du moins). C'est aussi le cas de la Première Guerre mondiale : la manoeuvre d'une division était tactique. Maintenant, elle serait éminement politique.
C'est aussi le cas en stratégie aérienne : le coeur conceptuel de l'approche synergistique que j'avais défendu dans mon second ouvrage est que la conjonction doctrinale/technologique/stratégique allait vers des échelonnements de puissance différenciés. Seule compte, dès lors, la perception de la puissance et la conception des plans d'opérations : un même avion peut frapper un char ou le bureau d'un chef d'Etat.
C'est pareil pour la dissuasion : lors de Vigilant Warrior, en 93, les USA expédient en vitesse des forces terrestres, navales et aériennes vers le Koweït (action stratégique) pour dissuader des mouvements de troupe irakiens sur le sol irakien (à ce moment tactiques). Lorsqu'un SNA français bloque les gorges de Kodor, il entend dissuader une sortie sous-marine serbe (action tactique) qui, si elle se produisait, chasserait les porte-avions de l'OTAN de l'Adriatique (effet opérationnel, voire stratégique). Idem lorsque les Pakistanais sortent le Ghazi de Karachi (tactique) : ils veulent éloigner la menace de l'emploi d'un PA indien contre leur principale base navale. En panne - et méfiant - le bâtiment et son commandant seront ensuite engagés contre le futur Bengladesh (niveau ops).
Au final, il faut se garder d'une conception trop rigide, trop fondée sur les manuels, des concepts inhérents aux études stratégiques : les niveaux d'engagement montrent une réelle "mobilité" qui entraîne avec eux d'autres concepts. Et le concept de dissuasion lui-même, s'il peut être culturellement interprété (cas français) pour remplir une fonction spécifique ne change pas nécessairement dans sa nature.
H. Khan montrait ainsi comment les systèmes de dissuasion peuvent se former : les rapports de force, leur interprétation et la crédibilité comme pierre angulaire de toute dissuasion sont virtuellement immémoriaux. Il basait ainsi sa démonstration sur une situation pré-nucléaire : le non-usage de l'arme chimique par les Allemands contre la Grande-Bretagne (et vice-versa) durant le Blitz.
mercredi 12 novembre 2008
Si, si, il y a bien une dissuasion tactique !
Sur la terminologie, je persiste, en particulier dans le contexte de la stratégie navale. La "fixation", très terrienne, s'accomode mal de la logique du milieu marin, isotrope et "plat", sans guère d'ancrages topographique.
Plus largement, la relecture des travaux des années 1980 sur les conceptions de dissuasion conventionnelle (Ikenberry et consort), montre que le terme irrigue largement le niveau de la pensée stratégique - mais pas nécessairement celui de la doctrine (outre, bien évidemment, la question de la dissuasion nucléaire).
Pour le reste, en Retex terrestre, on observe ce terme assez fréquemment (je pense à l'utilisation des chars à Mitrovica, face à des foules qu'il est difficile de fixer). En fait et à mon sens, fixation et dissuasion renvoient à des formes d'action différentes, en d'autres termes, elles sont différenciées. Je m'explique : là où la fixation est tactique, elle draine avec elle une connotation... statique. Il s'agit de bloquer les mouvements d'un adversaire.
Par contre, la dissuasion, prise au sens large (y compris et au-delà la dissuasion nucléaire), offre en son sein des espaces de manoeuvre. Elle est dynamique. Les Fleets in being de la 1ere GM ne sont pas ainsi et seulement des flottes "fixées" : elles peuvent se permettre des sorties (Dogger Bank, Heligoland et bien sûr Jutland). Dans le domaine naval, plusieurs stratégistes dont Castex ont bien mis en évidence cette aptitude à la manoeuvre dans le cadre d'un équilibrage de rapports de forces crédibles et crédibilisées.
Reste, toujours pour répondre à Olivier, la question de la canalisation : les obstacles feux et/ou manoeuvres cités dans la définition de la canalisation sont problématiques non seulement en milieu marin mais aussi et plus largement par le fait qu'un sous-marin s'appuie... sur sa discrétion. La dissuasion implique peu fréquemment le feu (sauf premier tir) mais joue, par contre et pour le sous-marin, sur la catégorie de l'ambiguité et de l'incertitude : Là ? pas là ? Vraiment là ? Si oui, vraiment décidé à engager ?
Dans un tel cadre, fixation et canalisation sont claires : les intentions comme les capacités du "fixateur" sont affichées. Dans le domaine naval et sous-marin en particulier, c'est autre chose. Même au plan terrestre, dans le cadre d'une manoeuvre de crise, je pense que ce facteur de dissuasion tactique joue également : c'est l'exemple d'une force déployée dans un pays A, afin de peser sur les mouvements d'un pays B à l'égard, par exemple, d'un pays C.
Les forces de B ne sont pas fondamentalement fixées mais leur engagement chez C, au niveau opérationnel par exemple (opérationnel et opératif, autre question, sont utilisés indistinctement dans nombre de très bonnes publications), sera l'objet de moultes réflexions. A ce stade, il ne s'agit plus uniquement de jouer sur les capacités adverses (fixation et canalisation) mais aussi sur les intentions - tactiques comme politiques à l'égard d'une situation tactique* - adverses. Je persiste, donc ;o)
* : passablement contortionnée, cette phrase montre toute la problématique contemporaine des niveaux d'engagement : de plus en plus, le niveau politique gère/s'implique dans des situations tactiques.
lundi 10 novembre 2008
Le clash des lignes d'opérations
En gros, il estimait qu'il était nécessaire de déployer une force humanitaire dans la zone, apte à faire tampon entre les belligérants, tout en conduisant un sommet... qui a finalement eu lieu sans que les rebelles n'y soient invités. Assez logiquement, ces derniers refuseront les conclusions dudit sommet pour n'y voir qu'une démonstration de l'impuissance des Etats de la région à trouver une solution de paix. Concrètement, ils sont en position de force et Kinshasa n'a guère qu'une seule véritable option pour faire respecter l'intégrité de ses frontières et rétablir la paix : faire intervenir l'Angola, transformant ce qui restait, grosso modo, une guerre civile en conflit interétatique.
Voilà pour les négociations : comme souvent lorsque la décision n'a pas été obtenue sur le terrain (et plus encore lorsqu'elles ne permettent pas de rassembler à une même table tous les belligérants), elles ne cautionnent guère que les bonnes intentions. Or, la proposition de L. Michel de développer une force humanitaire se heurte à un autre obstacle : elle existe déjà. C'est la MONUC, dont l'efficacité est remise en doute par le SG ONU lui-même.
Ne nous attardons pas ici sur le "que faire" (deux options existent, mais elles sont, respectivement, politiquement comme éthiquement inenvisageables : soit l'intervention militaire aux côtés de la RDC et l'abstentionnisme) mais, plutôt sur les ressorts de la position du Commissaire. Belge, il est héritier d'une culture politique profondément marquée par l'affaire rwandaise, lorsque 10 parachutistes avaient été capturés puis massacrés, entraînant le retrait des forces belges et l'effondrement de tout le dispositif de la MINUAR.
Déjà à l'époque, le niveau politique avait été incapable de financer le déploiement comme les forces et d'obtenir des garanties suffisantes de l'ONU en matière de règles d'engagement et de circulation du renseignement... A ce niveau, d'ailleurs, nos politiques avaient été incapables d'écouter les avertissements des SR sur la préparation d'un génocide. Or, ces symptomes du mal stratégique belge n'ont pas changé : plutôt que de la considérer comme une ligne d'opération en soi, la diplomatie reste comprise comme la seule ligne d'opération possible, passant à côté de toute autre option.
Entendons nous bien, je ne dis pas par là qu'il faille intervenir au côté de la RDC. Mais à entendre de telles demandes d'interventions "humanitaires" alors que les forces n'ont cessé d'être appauvries, il faut rester prudent. Si elles avaient une posture plus offensives que la MONUC, elles seraient immanquablement considérées comme hostiles... sauf à reproduire le scénario d'Artemis. Mais Artemis, succès politique de la PESD s'il en est, n'a absolument rien résolu sur le fond : la guerre est toujours présente et les réfugiés ne cessent de marcher.
On peut certes reproduire à l'envi de telles opérations. Mais la question de leur utilité finira immanquablement par se poser. D'où l'impérieuse nécessité d'une conjonction des lignes d'opérations prenant autant en compte les rationalités politiques qu'opérationnelles. Mais c'est là sans doute trop demander...
lundi 3 novembre 2008
DSI-Technologies n°14 - Le sommaire

N°14, novembre-décembre 2008
Editorial
Les élémentaires
Missilerie : la question des poudres
Par Jean-Jacques Mercier, spécialiste des questions de défense
Torpilles : une longue histoire
Par Stéphane Ferrard, journaliste spécialiste des questions de défense
Propulsion nucléaire ou pas pour les marins ? Un choix délicat !
Par Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de défense
Tendances
Coopération russo-indienne dans les armements. Encore plus intensive à l’avenir ?
Entretien avec Ruslan Pukhov, directeur du Centre d’Analyse sur les Stratégies et les Technologies (CAST, Moscou)
Terre
Phoenix 2008 à Mourmelon. Un exercice militaro-industriel !
Par Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de défense
L’Aaravis 4x4, la surprise de Nexter
Par Stéphane Ferrard, journaliste spécialiste des questions de défense
L’Olifant Mk.2 : le « nouveau » char sud-africain
Par Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de défense
Défense contre les roquettes et obus de mortiers : quelles solutions ?
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
Commentaires sur une guerre. Faits connus : les forces russes et les forces géorgiennes
Par Konstantin Makienko, directeur adjoint du CAST (Moscou) et Mikhail Barabanov, rédacteur en chef du magazine Moscow Defense Brief
Le Smerch russe toujours dans la course. Un lance-roquettes multiples qui sait évoluer
Par Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de défense
Spyder, système de défense aérienne adaptatif
Par Jean-Jacques Mercier, spécialiste des questions de défense
Carte : les appareils de combat des générations 4,5, 4,5+ et 5 dans le monde
Mer
IPER du Charles de Gaulle. 1ère étape réussie
Par Véronique Sartini, journaliste
Dossier spécial Euronaval : 6 pages comprenant un entretien avec le Chef d’Etat-Major de la Marine nationale, des articles sur la nouvelle frégate FM400, les solutions de tourelles téléopérées, les nouvelles solutions anti-piraterie, etc.
La guerre des mines made in USA, bientôt chez nous ?
Par Véronique Sartini, journaliste
Air
Red Flag 04-08 : examen de passage réussi pour le Rafale
Par Antoine Philippe, journaliste spécialiste des questions de défense
AGM-158 : le bout du tunnel ?
Par Philippe Langloit, chargé de recherche au CAPRI
Systèmes satellitaires ROEM. CERES sera-t-il européen ou français ?
Par Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de défense
Non-lethal airpower et paralysie stratégique : vers les lasers de haute puissance
Par Georges-Henri Bricet des Vallons, spécialiste des armes à létalité réduite (IPSE)
Just snipe it ! Le pod de désignation Sniper
Par Phililppe Langloit, chargé de recherche au CAPRI
Les mutations du bombardier
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
vendredi 31 octobre 2008
Petits retards possibles sur DSI 42
Strato-ton - Euronaval : ce à quoi vous avez échappé
jeudi 30 octobre 2008
Orizzonte : des Aster-15 pour la marine italienne
Il offrira, selon l'industriel, une autoprotection étendue et impliquera une amélioration du système de combat, permettant d'utiliser des missiles Aster-15 et -30 de façon combinée, à un coût limité (en fait, des améliorations portées aux logiciels).
Cette évolution aura des conséquences directes : la "bulle" de défense aérienne des frégates sera étendue à 70 km.
Fincantieri : un ravitailleur de 27 500 t. pour la marine indienne
Construit en Ligurie, le nouveau bâtiment sera livré en 2010 et aura unee longueur de 175 m, 25 m de large, un tirant d'air de 19 m et aura un déplacement de 27 500 t.p.c. pour une vitesse maximale de 20 noeuds (2 diesels de 10 000 kW). Le bâtiment sera équipé d'une plateforme hélicoptères et pourra accueillir 248 personnes.
Fincantieri va également effectuer une modernisation des deux patrouilleurs Vosper de 450 t.p.c. que compte la marine kenyanne.
MBDA s’intéresse à un futur antinavire léger
Lancement de la construction du premier OPV 70
Sopema maître des vibrations
Elbit présente le Silver Marlin
ESAX-2A, balise acoustique pour la localisation d’aéronefs coulés
Drones automatisés : une première mondiale pour DCNS et Schiebel
SeaRAM to sail with LCS
Phalanx upgrades
La bonne attitude avec le Mk.31
Les hommes à la mer ne le seront plus
Dans les domaines de la sécurité et de la sûreté, le Squid est destiné aux navires marchands et est mis à la mer via une grue. Il permet d’embarquer 10 personnes. Peu encombrante, elle ne nécessite pas d’entretien et a une durée de vie de 20 ans. Le CIVIS est sa version destinée à être utilisée depuis un hélicoptère. D’une masse de 52,6 kg, elle nécessite 2 révisions par période de 15 ans et peut emporter 10 personnes ou 1 500 kg. PORTSy est destiné au transfert de personnel depuis les plateformes offshore. D’une masse de moins de 53 kg, elle permet de transférer en toute sécurité jusque 15 personnes ou 1 500 kg, de jour comme de nuit.
Opérations amphibies : CNIM voit les choses en grand
Le second, le Multipurpose Projection Vessel est un bâtiment de débarquement plus grand, doté d’une plateforme pour hélicoptères et capable notamment de lancer des forces spéciales tout en mettant en œuvre, par exemple, un sonar. Le MPV, qui peut être armé, constitue ainsi une réponse aux opérations littorales et aux dangers qui leurs sont propres.
Le Daily n°3 est disponible !
mercredi 29 octobre 2008
Le PA2 frappé car difficilement exportable ?
Le McArthur de Blackwater dans le Golfe d’Aden
CMN doit relever des défis
CMN travaille aussi, actuellement, sur une étude papier, financée par un possible client export, concernant une corvette furtive de 600 tonnes (projet dérivé de la BR62S). Pour ce faire, CMN s’appuie sur les compétences en matière de furtivité de nombreuses PME françaises déjà fort concernées par les FREMM et Horizon. Tout l’armement missile (8 Mica VL en puits verticaux à l’avant, 4 Exocet placés dans les sabords avec trappe escamotable, lance-leurres Silena à l’avant) et la tourelle canon de 57 mm bénéficient d’un traitement de choc en matière de furtivité. Enfin côté français, CMN mise encore sur le nécessaire remplacement, probablement pas avant 2014, du parc des P400 et des divers types de patrouilleurs positionnés outre-mer. Le besoin porterait sur une vingtaine de bâtiments.
CMN entend proposer une variante améliorée de sa Vigilante 1400 (6 000 nautiques à 12 nœuds ; 25 nœuds en vitesse de pointe) avec une plate-forme et un hangar adaptés à la mise en œuvre – avec grille d’appontage mais sans système de manutention - d’un hélicoptère de la classe du Dauphin. Il est prévu de pouvoir mettre à l’eau les deux RIB latéraux par des mers de force 6.
JLP
TKMS : de nouvelles MEKO
La D 500 (134,3 m de long et 5 000 t. de déplacement, 125 membres d’équipage, vitesse de 31 nœuds, 4 000 nautiques à 18 nœuds) se veut antiaérienne. La D 600 (141,4 m de long, 6 500 t., équipage de 190 personnes, 30 nœuds, 5 500 nautiques à 18 nœuds) mise sur un armement plus large et sur une meilleure protection.
Atlas et le Sea Fox
L’Ifremer reçoit l’Haliotis
Alliance Fincantieri/Shiprepair NSL UK pour le MARS
Embrayages hydrauliques...
JLP
VAMPIR pour l'Australie
VS.
UUV : le Simba d'ECA
mardi 28 octobre 2008
Euronaval Show Daily 1 est disponible !
En direct d'Euronaval
D'abord, au niveau de l'armement : Rheinmetall propose le missile de croisière Delilah de l'israélien IMI en version lancée d'hélicoptère, ce qui semble correspondre à une demande de la marine allemande. D'autres propositions touchent au redisgn du canon de 76 mm Super Rapid. Ensuite, dans les propositions américaines de frégates et corvettes "recyclant" les NSC (National Security Cutter) et autres LCS. A suivre !
vendredi 24 octobre 2008
Euronaval : des nouveautés décoiffantes
Suivez ces évolutions en direct du salon avec les Show Dailies officiels, rédigés et préparés par la rédaction de DSI, de même qu'avec notre dispositif éditorial spécifique : le DSI d'octobre, le DSI-T n°13 de septembre-octobre et notre dernier hors-série, en kiosque dès lundi prochain. Plus techniques, plus denses et plus vivants que ceux de la génération précédente, ils sont aussi intégralement bilingue.
DSI 42, le sommaire

Agenda, carnet, nominations
Les contrats du mois - Veilles contre-terroristes - Veilles stratégiques : les 164 faits qui ont marqué l’actualité stratégique du mois
La chronique de Carl von C. : Recevoir la famille, c’est tout un art
Actualité
« Afghanistan : une autre stratégie est-elle possible ? »
Entretien avec Étienne de Durand, directeur du Centre des études de sécurité de l’IFRI (Institut Français des Relations Internationales)
« Afghanistan : quelles leçons de l’Irak ? »
Entretien avec Michel Goya, colonel, auteur de Irak. Les armées du chaos, Economica, Coll. « Stratégies et Doctrines », Paris, 2008
« Afghanistan : toujours pas assez de troupes »
Entretien avec à l’ambassadeur James Dobbins, Directeur de l’International Security and Defense Policy Center, National Security Research Division de la RAND Corporation, ancien assistant secrétaire d’État pour l’Europe et premier envoyé spécial de l’Administration Bush en Afghanistan.
Carte : L’ISAF en Afghanistan
Loi de finances 2009. Un budget sous la loupe
Par la rédaction
Géorgie : les sept questions du siècle
Par Carl von C., chroniqueur
Stratégie
Un concept pour l’armée de l’Air
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
Le Concept de l’armée de l’Air, une vision ouverte
Entretien avec le colonel Jean-Christophe Noel, rédacteur du Concept de l’armée de l’Air
Armées
L’Australian Army au défi des conflits hybrides. Les Aussies se transforment !
Par Jean-Jacques Mercier, expert en systèmes d’armes
Tableau de bord : l’Australian Army
Par Philippe Langloit, chargé de recherche au CAPRI
Unités
La Légion étrangère. Un système d’hommes
Par Véronique Sartini, journaliste
Encadré : L’identité déclarée
« Les légionnaires sont demandeurs de théâtres durs »
Entretien avec le général Louis Pichot de Champfleury, commandant la Légion étrangère
Encadré : Les régiments de la Légion
Carte : Les unités de la Légion en France
Encadré : Le code d’honneur du légionnaire
Technologie & Armement
Le Close Air Support, défi des forces aériennes modernes
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
Le Sukhoi 25 Frogfoot. Le Close Air Support vu de Russie
Par Stéphane Ferrard, journaliste spécialiste des questions de défense
L’A-10 Warthog : l’avion dont l’USAF n’a jamais voulu !
Par Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de défense
CAS : quel armement ?
Par Jean-Jacques Mercier, expert en systèmes d’armes et Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
Fiches techniques
Sukhoi Su-24 Fencer/ Les versions du Su-24
Frégates Type-54 et Type-054A/classes Jiangkai I et II/ Des Jiangwei aux Jiangkai, les dilemmes de la flotte chinoise de frégates
IMI Merkava IV/ Le Merkava, produit de la culture stratégique israélienne
Critiques de lecture
De la guerre ? Clausewitz et la pensée stratégique contemporaine, sous la direction de Laure Bardiès et Martin Motte
Clausewitz en France. Deux siècles de réflexion sur la guerre 1807-2007 de Benoît Durieux
Irak, les armées du chaos de Michel Goya
RAMSES 2009. Turbulences économiques et géopolitique planétaire, sous la direction de Thierry de Montbrial et Philippe Moreau Desfarges
Parameters, Vol. XXXVIII, n°2, Summer 2008.
Naval War College Review, Vol.61, n°3, Summer 2008
FT-02. Tactique générale de l’armée de Terre
jeudi 23 octobre 2008
Une petite nouvelle qui en dit long...
mercredi 22 octobre 2008
Ca y est, on l'a fait
Reste, bien entendu, les traditionnelles relectures puis, bien évidemment, Euronaval et ses 72 pages de Dailies, dont 41 sont prêtes.
L'occasion pour moi de donner un (très) grand coup de chapeau à l'exceptionnel professionnalisme de toute l'équipe, qui a magnifiquement tenu, malgré le stress et les difficultés inhérentes à un quadruple bouclage sur 6 semaines.
Bon, c'est pas tout ça, mais DSI 43 attend, tout de même ;o)
mardi 21 octobre 2008
Suivez Euronaval avec nous !
A nous de les relayer dans une formule plus complète que par le passé. Non seulement les Dailies seront intégralement bilingues FR/EN mais, de plus, ils seront également plus techniques. Et, last but not least, ils seront également accessibles par le web, de telle sorte à ce que ceux qui ne pourront pas passer puissent rester au courant. A suivre donc, tout prochainement !
lundi 20 octobre 2008
DSI 42 en preview
Nous avons voulu revenir sur la problématique de la stratégie qui y est appliquée. Ce qui nous a valu l'honneur de notamment recevoir James Dobbins, qui a non seulement été sous-secrétaire d'Etat américain mais qui a également été le premier émissaire de l'Administration US en Afghanistan, en 2001. Autrement dit, du solide : ce n'est pas parce que l'on est surchargé qu'il faut bâcler les choses !
DSI Hors-Série n°4 : le sommaire !

(3) Éditorial
Nouveaux horizons
(8-11) Piraterie, Livre blanc, surprise stratégique. Une actualité navale chargée
Entretien avec Hervé Coutau-Bégarie
(12-15) 50 ans d’opérations navales
Par Joseph Henrotin
(16-20) Porte-avions et grands bâtiments amphibies, capital-ships des marines modernes
Par Joseph Henrotin
(22-24) L’Europe, la sécurité et la mer
Par André Dumoulin
(26-29) Le point sur l’action de l’Etat en mer
Entretien avec le vice-amiral d’escadre Jean Tandonnet
(30-33) La gendarmerie maritime et la protection des eaux françaises
Entretien avec le colonel Georges Strub
Nouvelles stratégies
(36-39) La Marine nationale. Trente ans d’évolutions (1978- 2008)
Par Stéphane Ferrard
(40-42) Guerre des mines : vers l’abandon de la voie française ?
Par Joseph Henrotin
(44-46) Pacifique sud : la France, puissance inattendue du 21e siècle
Par Clémence Mallatrait
(47) Marine australienne : le tournant de la puissance
Par Jean-Jacques Mercier
(48-49) Quels défis pour l’US Navy ?
Entretien avec l’amiral Gary Roughead, Chief of Naval Operations de l’US Navy
(50-54) Où va la stratégie maritime américaine ?
Par Alain de Neve
(56-57) La marine italienne, une force d’avant-garde
Entretien avec l’amiral Paolo La Rosa, chef d’état-major de la marine italienne
(58-60) La Marina militare au 21e siècle : la méditerranée et plus encore
Par Philippe Langloit
Entretien avec Rahul Roy-Chaudhury
(64-67) La marine russe par ses bâtiments : une force déliquescente
Par Joseph Henrotin et Philippe Langloit
(68-71) Stratégie chinoise d’interdiction de l’espace maritime
Par Bernard D. Cole
(72) Marine sud-coréenne : l’arsenal d’un dragon
Par Jean-Jacques Mercier
(73) JMSDF : le soleil se lève sur la mer
Par Jean-Jacques Mercier
Nouvelles armes
(78-79) Du non létal au laser, vers une nouvelle révolution dans l’armement naval ?
Par Joseph Henrotin
(80-83) Menace sous les mers. Les torpilles plus redoutables que jamais
Par Stéphane Ferrard
(84-87) Missiles antinavires, surface-surface : état des lieux
Par Jean-Jacques Mercier
(88-90) Frapper la terre, la prolifération des missiles de croisière navals d’attaque terrestre
Par Philippe Langloit
(92-95) Opérations littorales : cultures, approches et options
Par Joseph Henrotin et Philippe Langloit
(96-98) Bibliothèque stratégique
vendredi 17 octobre 2008
Le programme ARH-70 Arapaho annulé
L’Armed Reconnaissance Helicopter de Bell, qui devait remplacer les OH-58 Kiowa en service depuis les années 1980 a été victime de ses surcoûts : initialement, son développement devait coûter 359 millions de dollars pour un coût unitaire de 8,56 millions, des sommes passées à respectivement 942 et 14,48 millions de dollars.
A ces surcoûts s’ajoutaient 4 ans de délais : devant entrer en service en 2009, il allait finalement l’être en 2013. Selon le directeur des opérations de l’US Army, une nouvelle compétition va être lancée afin de se doter d’un type de machine extrêmement sollicité dans les opérations irakiennes et afghanes.
jeudi 16 octobre 2008
DSI Hors-Série n°4 est sur les rotatives
A lire dès le 27 octobre !
Jean-Louis Promé nous rejoint
Auteur prolixe, il a une connaissance très profonde des questions techniques et militaires et une plume particulièrement agréable à lire autant que précise. C'est, je pense - mais c'est un avis personnel - l'un des meilleurs journalistes de défense français. Désormais, il prend en main les Hors-Série de DSI... je pense pour le plus grand plaisir de nos lecteurs !
mercredi 15 octobre 2008
La LPM 2009-2014 est prête
La loi doit être formellement adoptée lors du Conseil des ministres du 29 octobre pour être "déposée au Parlement dans la foulée (...) L'objectif est qu'elle puisse être connue des parlementaires avant l'examen du premier budget triennal de la Défense par l'Assemblée nationale, prévu le 7 novembre", a indiqué Cécile Fontaine, spécialiste "défense" à l'Elysée.
Son vote ne devrait néanmoins pas intervenir avant début 2009.
lundi 13 octobre 2008
Colloque Quelle politique de sécurité et de défense pour l'Europe ? Les enjeux de la présidence française de l'UE
La participation est gratuite mais une inscription préalable est obligatoire. Durant cette journée, plusieurs membres du RMES s’exprimeront sur la thématique: André Dumoulin, Alain De Neve et moi-même. Vous pouvez consulter le programme en cliquant ici. Un bulletin d’inscription peut être obtenu en cliquant sur ce lien.
Pour tout renseignement complémentaire (et pour réserver), prière d’adresser un message à Club.Participation-Progres@wanadoo.fr.
mercredi 8 octobre 2008
Clausewitz, toujours

Laure BARIES et Martin MOTTE (Dir). De la guerre ? Clausewitz et la pensée stratégique contemporaine, Coll. « Bibliothèque stratégique », Economica, Paris, 515 p.
Certains livres sont importants et d’autres très importants et celui-ci fait manifestement partie de la seconde catégorie. Représentant les actes du colloque de Coëtquidan d’octobre 2007, l’ouvrage présente une foule de contributions mettant en lumière toute l’actualité de Clausewitz.
On y trouvera ainsi des chapitres sur la pénétration de Clausewitz en France et aux Etats-Unis mais aussi sur l’utilité de sa pensée face à la guerre totale, au fait nucléaire ou au fait technologique. Si la guerre absolue y prend une part importante – le débat ne manquant pas d’être recadré à sa juste mesure, la guerre étant devenue « à but absolue », délaissant la « mobilisation absolue » - les thématiques plus orientées sur l’action ne sont pas oubliées.
C’est le cas des contributions portant sur la guerre révolutionnaire, la petite guerre ou son actualité dans le conflit irakien. Chaque texte est suivi de la retranscription des débats et des interactions ayant eu lieu avec la salle. Aussi, malgré le nombre des intervenants, le propos ne manque pas d’être clair et de laisser aux deux derniers contributeurs – Vincent Desportes et Hervé Coutau-Bégarie – montrer avec brio l’adaptation fondamentale du Prussien aux défis stratégiques du 21ème siècle.
A cet égard, l’ouvrage est non seulement indispensable mais marquera aussi de son empreinte, incontestablement, les études clausewitziennes, comme les ouvrages de Howard ou Paret avaient pu le faire en leur temps.
mardi 7 octobre 2008
Le CNO répond à nos questions
samedi 4 octobre 2008
Un peu de lecture
Par ailleurs, crouler sous le travail ne m'empêche pas de me faire un peu de saine lecture. Après avoir terminé ce grand classique qu'est Seapower and Strategy, je me suis attaqué aux actes du colloque de Coëtquidan, De La guerre ? Clausewitz et la pensée stratégique contemporaine, récemment paru chez Economica (Coll. Bibliothèque stratégique). Une compilation absolument brillante d'analyses très pertinentes. L'ouvrage vient juste de paraître.
A noter que Benoît Durieux vient également de faire paraître Clausewitz en France, 1807-2007, un massif ouvrage qui deviendra sans aucun doute incontourable. A suivre, Michel Goya et ses Armées du chaos, cette fois dans la collection Stratégies et doctrines.
Toujours afin d'égayer vos week-end d'automne, La technologie militaire en question est à présent disponible (notamment ici, à la Fnac pour la modeste somme de 25,65 Eur). J'ai reçu hier d'Economica mes "exemplaires d'auteur". Ils ont assuré, de même que le Dir-coll., un travail absolument remarquable.
jeudi 2 octobre 2008
Strato-ton : nous y sommes presque
Le prochain DSI avance à une vitesse impressionnante (n'oubliez pas de jeter un oeil sur nos articles de stratégie aérienne : il y a de la surprise dans l'air !), tout comme le prochain DSI-T (avec quelques solides articles sur l'emploi des lasers en stratégie aérienne, tous les détails de l'IPER du Charles de Gaulle et du RETEX de la guerre de Géorgie vue côté russe).
Et, petite surprise à lire aux environs du 22 octobre, un DSI Hors Série spécial "guerre navale", avec des articles non seulement inédits mais aussi une belle brochette d'invités de prestige (et là, je pèse mes mots - ce sera de l'inédit en France). Bref, tout ce qu'il faut savoir des grandes marines du monde, des points de vue géostratégiques et technologiques.
Et pour ceux qui passent par Euronaval, nous nous occupons aussi des Dailies. Et ce sera du brutal, on vous le promet.
Les Effects-Based Operations (EBO) : has been ?
Or, le concept n'est pas totalement stabilisé : il souffre de déficits conceptuels majeurs que j'avais eu notamment l'occasion d'examiner dans L'Airpower au 21ème siècle mais aussi dans mon petit dernier. La communauté doctrinale de l'US Air Force avait elle aussi émis certains doutes sur l'aspect "révolutionnaire" d'un concept qui, finalement, réinvente la roue : si ce n'est pas pour "générer des effets", à quoi sert une opération militaire ?
Or, il se trouve que ces déficits pourraient bien causer rien moins qu'un abandon du concept. Le général Mattis, à l'oeuvre au JFCOM et à l'ACT - les instances américaines et otaniennes de Transformation - a ainsi produit une note incendiaire à l'encontre du concept (merci à C. Wasinski pour le tuyau, creusé depuis lors !). Cette évolution suit en celà celles déjà observées au sein des forces, et tendant à une sortie des modèles techno-centrés, notamment au travers du dernier FM 3.0. On ne connaît pas encore les suites de cette note. Mais si Mattis s'énerve...
mardi 30 septembre 2008
Publication du concept de l'armée de l'Air
lundi 29 septembre 2008
DSI 41, octobre 2008 - le sommaire !
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Edito
Agenda
Veilles contre-terroristes
Les contrats du mois
Veilles stratégiques
La chronique de Carl von C
Politique de sécurité et de défense commune
La présidence française du Conseil et la PESD
Par André Dumoulin, Attaché à l’Ecole Royale Militaire
Stratégie
Georgie-Russie, guerre locale pour échiquier mondial
Par Alain De Neve, Galia Glume et Tanguy Struye de Swielande, membres du RMES
Les premières leçons d’une guerre du 21e siècle
Par la rédaction
Effectifs, OTAN, ABM… Un autre point de vue sur le Livre blanc
Entretien avec Yves Boyer, directeur adjoint de la FRS.
Les métamorphoses du Hezbollah
Entretien avec Jean-Loup Samaan, auteur des Métamorphoses du Hezbollah
Mahan et Corbett, deux visions de la stratégie navale
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
Armées
Les enjeux de la sécurité maritime de l’Inde
Entretien avec Rahul Roy-Chaudhury, chercheur à l’IISS, auteur de India’s Maritime Strategy
Quelle évolution pour l’Indian Navy ?
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
Tableau de bord : L’Indian Navy
Unités
Débusquer le monde du silence, discussion avec les marins de la frégate anti-sous-marine Montcalm
Par Véronique Sartini, journaliste
Armement
Sous-marins, une menace fantôme et proliférante
Par Joseph Henrotin, et Philippe Langloit, chargés de recherche au CAPRI
Des sous-marins furtifs et peu chers. La clé du succès rencontré par les Kilo russes
Par Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de défense
Les sous-marins diesel français 1945-2008
Par Stéphane Ferrard, journaliste spécialiste des questions de défense
Fiches techniques
Bréguet Atlantique 2/L’Atlantic(que), succès otanien pour la France
AOR classe Durance/AOR et AOE, clés de la projection maritime
Frégates classe Georges Leygues/L’ASM en France
Critiques de lectures
Sur la guerre et la conduite de la guerre. Œuvres posthumes de Carl von Clausewitz
L’art de la guerre en réseau de Djamel Metmati
Les Cahiers du RMES, Vol. 5, n°1