Les discussions autour du niveau du budget de défense pour l’année 2010 aux Etats-Unis laissent émerger plusieurs tendances :
- Premièrement, Obama va effectivement augmenter le volume du budget, le faisant passer de 513 milliards de dollars pour 2009 à 534 milliards, proposant donc une augmentation de 4 %. On notera par ailleurs que la somme proposée est supérieure de 6,7 milliards aux estimations de l’administration Bush pour 2010.
- Or, et deuxièmement, les demandes du Pentagone pour 2010 étaient de 584 milliards – 50 de plus que ce que propose le nouveau président, donc – en dehors des budgets nécessaires à la conduite des opérations, qui relèvent d’une comptabilité séparée.
A cet égard, c’est une puissante lutte d’influence qui pourrait bien s’engager entre la Maison Blanche et le système militaro-industriel américain et ce alors qu’Obama a déjà concédé une augmentation. A ce jeu, les programmes suivants seraient significativement impactés :
- F-22 : arrêt de la production, maintien du niveau de 183 exemplaires ;
- F-35 : délais dans les achats, dimnution de la cible des commandes ;
- Future Combat System : fort ralentissement ;
- Défense ABM : annulation du programme KEI
vendredi 27 février 2009
mercredi 25 février 2009
Des gros bataillons aux logiques des corps expéditionnaires
Pour ceux intéressés par la question, Guillaume Lasconjarias donnera demain une conférence intitulée « Des gros bataillons aux logiques des corps expéditionnaires »
dans le cadre du séminaire "Révolutions militaires", à l'EHESS (17h à 19h au 105 Bd Raspail)
Le programme est alléchant :
À partir de la Révolution française se déploient sur les théâtres européens des gros bataillons qui se structurent et s’organisent autour de nouvelles échelles, la division ou le corps d’armée. Pourtant, dès la guerre d’Espagne (1808-1812) face à la guérilla espagnole, puis surtout, à partir des conquêtes de l’époque coloniale, ces organisations lourdes sont écartées au profit d’unités plus légères. Quelle est la logique qui sous-tend la constitution de ces corps ? Quelles leçons peut-on en tirer aujourd’hui, à l’heure où, paradoxalement, les conséquences de la chute du Pacte de Varsovie semblent avoir les mêmes bouleversements en termes d’organisation militaire.
dans le cadre du séminaire "Révolutions militaires", à l'EHESS (17h à 19h au 105 Bd Raspail)
Le programme est alléchant :
À partir de la Révolution française se déploient sur les théâtres européens des gros bataillons qui se structurent et s’organisent autour de nouvelles échelles, la division ou le corps d’armée. Pourtant, dès la guerre d’Espagne (1808-1812) face à la guérilla espagnole, puis surtout, à partir des conquêtes de l’époque coloniale, ces organisations lourdes sont écartées au profit d’unités plus légères. Quelle est la logique qui sous-tend la constitution de ces corps ? Quelles leçons peut-on en tirer aujourd’hui, à l’heure où, paradoxalement, les conséquences de la chute du Pacte de Varsovie semblent avoir les mêmes bouleversements en termes d’organisation militaire.
lundi 23 février 2009
Techno-guérilla : défrichage et genèses
Il y a des moments dans la vie d'un chercheur où il peut être pris d'une pulsion quasi-incontrôlable le poussant à la rédaction d'un petit quelque chose qui lui semblera malgré tout inachevé. Le phénomène est classique : bien que vous puissiez travailler sur une série de projets, un autre semble poindre à l'horizon d'une façon presque sourde et finit un beau jour par éclater.
Pour ma part, l'un de ces projets "furtifs" a démarré en 1998, il y a plus de 10 ans, lorsque j'ai entamé les recherches préliminaires devant mener à mon mémoire de fin d'études et à une belle brique de 201 p. poétiquement intitulée "Application des doctrines de défense défensive à la Pologne et à la Roumanie, faisabilité et implications".
Même si, rétrospectivement, le travail me semble manquer quelque peu de sel - malgré ses très honorables 172/200 et une invitation à le publier - j'y parlais pas mal de techno-guérilla. Brossolet et Afheldt n'en constituent qu'un des volets. Le SAS, un groupe d'étude allemand des années 80 et comptant de nombreux (et brillants) officiers a sans doute poussé le concept beaucoup plus loin. Bref, je m'étais bien amusé (de même que l'IRSD, qui m'avait donné un solide coup de main en testant sur CAX mes conceptions).
Mais l'occurrence de l'actuel débat "guerre de haute intensité/classique/symétrique/technologique" Vs. "guerre de basse intensité/asymétrique/irrégulière/non-technologique" m'a rappelé (avec deux conférences à l'EHESS et au château de Vincennes) à mes vieux démons de techno-guérillero. En fait, il n'y a pas de solution au débat susmentionné, simplement parce que la question qui le fonde est, si pas mal formulée, en tous cas pas la plus pertinente.
Le caractère de la guerre mute en permanence : c'est un caméléon nous apprend Clausewitz, l'adversaire ne se battra évidemment jamais comme nous entendons qu'il le fasse. Ca ne veut pas dire, évidemment, qu'il se cantonnera à une guerre asymétrique dont j'avais déjà critiqué dans les Cahiers du RMES le caractère parfois dénigrant pour l'adversaire - une source de bien de mauvaises perceptions.
C'est dans ce contexte que je me suis amusé à tester un des points faibles de la théorie de la défense défensive dans son versant "techno-guérilla" millésime "années 1980". En d'autres termes, comment un organisme étatique peut-il se réapproprier la techno-guérilla utilisée avec succès par un groupe non-étatique tel que le Hezbollah ? Est-ce seulement faisable, en particulier dans des conditions navales certes traitées par les auteurs dans les années 1980 mais toutefois de façon nettement moins approfondie qu'ils ne l'avaient fait du domaine terrestre ?
Et bien, je pense que oui. C'est non seulement faisable mais ce sera sans doute un des troisièmes termes à un débat "high/low ends" qui me semble un peu trop simpliste et qui pourrait conduire nos planifications de structures de forces vers la mauvaise direction. Un des résultats de mes cogitations vient d'être mis en ligne ici. C'est un peu long - 45 petites pages - mais, après 10 ans de percolation, il fallait bien se défouler un peu.
Pour ma part, l'un de ces projets "furtifs" a démarré en 1998, il y a plus de 10 ans, lorsque j'ai entamé les recherches préliminaires devant mener à mon mémoire de fin d'études et à une belle brique de 201 p. poétiquement intitulée "Application des doctrines de défense défensive à la Pologne et à la Roumanie, faisabilité et implications".
Même si, rétrospectivement, le travail me semble manquer quelque peu de sel - malgré ses très honorables 172/200 et une invitation à le publier - j'y parlais pas mal de techno-guérilla. Brossolet et Afheldt n'en constituent qu'un des volets. Le SAS, un groupe d'étude allemand des années 80 et comptant de nombreux (et brillants) officiers a sans doute poussé le concept beaucoup plus loin. Bref, je m'étais bien amusé (de même que l'IRSD, qui m'avait donné un solide coup de main en testant sur CAX mes conceptions).
Mais l'occurrence de l'actuel débat "guerre de haute intensité/classique/symétrique/technologique" Vs. "guerre de basse intensité/asymétrique/irrégulière/non-technologique" m'a rappelé (avec deux conférences à l'EHESS et au château de Vincennes) à mes vieux démons de techno-guérillero. En fait, il n'y a pas de solution au débat susmentionné, simplement parce que la question qui le fonde est, si pas mal formulée, en tous cas pas la plus pertinente.
Le caractère de la guerre mute en permanence : c'est un caméléon nous apprend Clausewitz, l'adversaire ne se battra évidemment jamais comme nous entendons qu'il le fasse. Ca ne veut pas dire, évidemment, qu'il se cantonnera à une guerre asymétrique dont j'avais déjà critiqué dans les Cahiers du RMES le caractère parfois dénigrant pour l'adversaire - une source de bien de mauvaises perceptions.
C'est dans ce contexte que je me suis amusé à tester un des points faibles de la théorie de la défense défensive dans son versant "techno-guérilla" millésime "années 1980". En d'autres termes, comment un organisme étatique peut-il se réapproprier la techno-guérilla utilisée avec succès par un groupe non-étatique tel que le Hezbollah ? Est-ce seulement faisable, en particulier dans des conditions navales certes traitées par les auteurs dans les années 1980 mais toutefois de façon nettement moins approfondie qu'ils ne l'avaient fait du domaine terrestre ?
Et bien, je pense que oui. C'est non seulement faisable mais ce sera sans doute un des troisièmes termes à un débat "high/low ends" qui me semble un peu trop simpliste et qui pourrait conduire nos planifications de structures de forces vers la mauvaise direction. Un des résultats de mes cogitations vient d'être mis en ligne ici. C'est un peu long - 45 petites pages - mais, après 10 ans de percolation, il fallait bien se défouler un peu.
Défense en France, l'Ifop fait le point
L’Ifop a réalisé en juillet dernier un sondage pour le moins interpellant sur le rapport qu’on les Français à leur défense, 7 ans après la fin du service national obligatoire. Et l’étude montre des résultats intéressants. Ainsi les personnes interrogées restent attachées à une dispersion des unités sur le territoire et maintiennent un lien fort à la notion de « ville de garnison » : 66 % se montrent hostiles à la refonte de la carte militaire, alors que 33 % soutiennent un regroupement des unités dans de plus grosses garnisons afin de réduire les coûts de fonctionnement.
Le service national, quant à lui, fait 75 % de nostalgiques dans la classe d’âge des 65 ans et plus, environ 2/3 des 35-49 ans le regrettant. Dans la classe des 25-34 ans, qui, en majorité, n’ont pas eu à l’effectuer, 49 % regrettent sa disparition. Chez les plus jeunes (18-24 ans), 28 % font de même.
Du point de vue des moyens cette fois, l’Ifop indique que 34 % des personnes interrogées estiment que le budget de défense est trop élevé (44 % pour les sympathisants de gauche, 21 % pour ceux de droite). Pour 41 % des répondants, le budget est adapté, tandis que 22 % estiment qu’il est insuffisant.
Du point de vue de la mission la plus prioritaire pour les forces armées, la défense du territoire national recueille 47 % des avis, la « stabilisation de certaines régions du monde » recueillant 38 % des préférences. Pour 50 % des personnes interrogées, la menace terroristes contre la France est « élevée » (64 % en octobre 2001).
Le « terrorisme international » est considéré par 66 % des personnes interrogées comme « le principal adversaire de la France dans le monde ». L’islamisme est cité à 45 %, soit 11 % de plus qu’en 2002. La prolifération nucléaire est qualifiée de menace pour 32 % des répondants.
Dans la hiérarchie des Etats, l’Ifop constate une nette progression de la Chine, considérée comme une menace par 28 % des personnes interrogée (contre 10 % en 2002), tandis que les Etats-Unis ne sont plus considérés comme une menace que par 14 % des répondants (contre… rien moins que 31 % en 2002). La Russie est quand à elle perçue comme une menace par 4 % des personnes interrogées.
Le service national, quant à lui, fait 75 % de nostalgiques dans la classe d’âge des 65 ans et plus, environ 2/3 des 35-49 ans le regrettant. Dans la classe des 25-34 ans, qui, en majorité, n’ont pas eu à l’effectuer, 49 % regrettent sa disparition. Chez les plus jeunes (18-24 ans), 28 % font de même.
Du point de vue des moyens cette fois, l’Ifop indique que 34 % des personnes interrogées estiment que le budget de défense est trop élevé (44 % pour les sympathisants de gauche, 21 % pour ceux de droite). Pour 41 % des répondants, le budget est adapté, tandis que 22 % estiment qu’il est insuffisant.
Du point de vue de la mission la plus prioritaire pour les forces armées, la défense du territoire national recueille 47 % des avis, la « stabilisation de certaines régions du monde » recueillant 38 % des préférences. Pour 50 % des personnes interrogées, la menace terroristes contre la France est « élevée » (64 % en octobre 2001).
Le « terrorisme international » est considéré par 66 % des personnes interrogées comme « le principal adversaire de la France dans le monde ». L’islamisme est cité à 45 %, soit 11 % de plus qu’en 2002. La prolifération nucléaire est qualifiée de menace pour 32 % des répondants.
Dans la hiérarchie des Etats, l’Ifop constate une nette progression de la Chine, considérée comme une menace par 28 % des personnes interrogée (contre 10 % en 2002), tandis que les Etats-Unis ne sont plus considérés comme une menace que par 14 % des répondants (contre… rien moins que 31 % en 2002). La Russie est quand à elle perçue comme une menace par 4 % des personnes interrogées.
DSIT n°16 en preview
Le prochain DSI-Technologies sera en kiosques et chez les marchands de journaux le 16 mars prochain et il vous réserve quelques bonnes surprises. A commencer par une longue interview de René Loire, l'ingénieur - à mon sens assez génial - qui avait en son temps conçu le "Frappeur", qualifié de "bâtiment missileur pour l'âge des réseaux". Si l'idée n'a guère accroché en France, elle l'a par contre fait aux Etats-Unis : de là a découlé l'Arsenal Ship puis la coûteuse antithèse des idées de R. Loire, le DDG-1000. Un excellent cas de sociologie des techniques.
Ne manquez pas non plus l'analyse des opérations israéliennes à Gaza. Pas mal de choses commencent à remonter à la surface, y compris les commentaires bien formés de P. Razoux ou S. Zuhur.
jeudi 19 février 2009
Ambiance en mer du Japon : les gardes côtes russes tirent sur un cargo
Les gardes-côtes russes ont ouvert ce week-end le feu sur le New Star, un bâtiment civil dont on pensait qu'il était avarié en mer du Japon à la suite d'une tempête ayant causé fait huit morts (sur les 16 de son équipage). Les autorités russes ont indiqué que le New Star était entré dans les eaux territoriales russes illégalement ce week-end.
"L'enquête sur ces tirs visant le navire étranger a été confiée au procureur militaire", a à l'agence Interfax indiqué Alexander Selentsov, un responsable du Parquet de Vladivostok. "Il a été plusieurs fois demandé au capitaine du New Star de s'arrêter par radio, par signaux lumineux, par des signaux de drapeau et des tirs de semonce", a-t-il ajouté.
M. Selentsov a indiqué que les gardes-côtes avaient reçu l'ordre "d'ouvrir le feu sur le navire" du Service fédéral de sécurité (FSB, ex-KGB), ajoutant que le bateau s'est arrêté après ces tirs.
Selon le quotidien Kommersant, le navire a essuyé 500 tirs et les marins interrogés par le journal ont indiqué que le bateau s'était retrouvé en difficulté en raison de ces coups de feu et non à cause de la tempête. Huit des membres d'équipage sont décédés au cours de l'incident, selon les agences russes.
"L'enquête sur ces tirs visant le navire étranger a été confiée au procureur militaire", a à l'agence Interfax indiqué Alexander Selentsov, un responsable du Parquet de Vladivostok. "Il a été plusieurs fois demandé au capitaine du New Star de s'arrêter par radio, par signaux lumineux, par des signaux de drapeau et des tirs de semonce", a-t-il ajouté.
M. Selentsov a indiqué que les gardes-côtes avaient reçu l'ordre "d'ouvrir le feu sur le navire" du Service fédéral de sécurité (FSB, ex-KGB), ajoutant que le bateau s'est arrêté après ces tirs.
Selon le quotidien Kommersant, le navire a essuyé 500 tirs et les marins interrogés par le journal ont indiqué que le bateau s'était retrouvé en difficulté en raison de ces coups de feu et non à cause de la tempête. Huit des membres d'équipage sont décédés au cours de l'incident, selon les agences russes.
Thales et Nexter travaillent sur une munition de précision métrique

C'est hier en soirée que l'on a appris que la DGA a notifié en décembre 2008 un Programme d'Etudes Amont (PEA) à Nexter Munitions (mandataire) et TDA, filiale de Thales.
Il porte sur l’étude et la réalisation d’un démonstrateur de Munitions d’artillerie à Précision Métrique (MPM - en photo, copyright Nexter). L'objectif de ce PEA est l’acquisition des briques technologiques à bas coût pour la navigation, le guidage, le pilotage, l'acquisition et la détection (détecteur semi actif laser), intégrables dans plusieurs types de munitions (120 mm mortier, artillerie de char, artillerie de 155 mm, roquettes GMLRS et roquettes de 68 mm pour hélicoptère).
Cette munition à guidage terminal SAL est destinée à être utilisée pendant des engagements opérationnels, en particulier en milieu urbain, et doit permettre de traiter, avec une précision métrique, des cibles ponctuelles et imbriquées. Ces dernières sont désignées, dans les dernières secondes du vol balistique, par un désignateur laser opéré par l’un des moyens d’observation (observateur au sol, aéronef…).
Pendant cette phase de désignation, l’autodirecteur va détecter la tâche rétrodiffusée par la cible, et fournir les informations au système de guidage qui élaborera les ordres de pilotage et assurer ainsi la précision métrique terminale. De plus, la désignation de la cible sera effectuée par le même type de désignateur, quelque soit la munition (artillerie, mortier, char…).
Les principaux objectifs opérationnels attendus sont l’amélioration de la précision, de limiter les effets collatéraux, de tirer trop près des troupes amies et d’alléger la logistique. Ce PEA se terminera à l'horizon 2012 par des tirs de démonstrations conduits en artillerie de 120 mm mortier.
mercredi 18 février 2009
Feeding the brain : Stratégique n°85 est en ligne
Paru en 2005, le 85ème numéro de Stratégique est à présent consultable en ligne intégralement et gratuitement. Bonne lecture !
lundi 16 février 2009
DSI Hors Série n°5 : le sommaire
EDITORIAL
DU CANON AU MISSILE
La défense sol-air : un siècle pour atteindre la maturité !
Stéphane FERRARD
Opération Cyclone : La sol-air « afghane » a fait reculer Moscou
Stéphane FERRARD
Quand la France « apprenait » la sol-air soviétique et la SEAD…
Pierre-Alain ANTOINE
Le SEAD/DEAD : un défi pour les aviations européennes
Olivier ZAJEC
L’hélicoptère face aux menaces « rustiques »
Frédéric LERT
SOL-AIR FRANCAISE
Rationalisation douloureuse pour la sol-air française
Jean-Louis PROME
L’armée de l’air prend les rênes de la défense sol-air
Jean-Louis PROME
L’EDSA 01.950 « Crau »
Véronique SARTINI
Sol-air courte portée : la « compétition » Thales/MBDA
Jean-Louis PROME
L’artillerie sol-air de l’armée de terre réduite au Mistral !
Jean-Louis PROME
A l’écoute de l’Ecole de l’artillerie de Draguignan
Véronique SARTINI
Et si les marins assuraient la couverture sol-air des biffins ?
Jean-Louis PROME
Afghanistan : le C-RAM à la française
Jean-Louis PROME
NOUVELLES REALITES
Quel avenir pour le laser sol-air israélo-américain ?
Jean-Louis PROME
Israël : des missiles face aux roquettes ?
Jérôme PALMADE
Le retour du canon dans la défense sol-air ?
Stéphane FERRARD
La menace des sol-air portables à l’égard des avions civils
Etienne DAUM & Valentin PICARD
L’US Army élargit sa défense antiaérienne
Frédéric ARAGON
Le triomphe du S-400 russe ?
Jérôme PALMADE
EXTENSION VERS L’ATBM
ABM et ATBM : quelles rationalités de (non)emploi ?
Joseph HENROTIN
L’Amérique mène le jeu en matière ABM
Jean-Philippe BAULON
Le système de Défense antimissiles AEGIS
Jeff KUETER
Les A(T)BM en Asie : la tentation de la prolifération
Joseph HENROTIN & Jérôme PALMADE
SAMP/T : la première brique ATBM de Paris !
Jean-Louis PROME
L’ATBM à l’échelle de l’OTAN : l’offre radar de Paris
Jean-Louis PROME
L’ONERA évoque les problématiques de l’ATBM
Entretien avec Antoine GUIGON
Collision du Triomphant et du Vanguard : la marine confirme
Selon la DICOD "Deux SNLE (sous-marin nucléaire lanceur d’engins), l'un français et l'autre britannique, conduisaient, il y a quelques jours, des patrouilles nationales de routine dans l’océan Atlantique. Ils sont entrés en contact brièvement à très basse vitesse alors qu'ils étaient en plongée. Il n'y a eu aucun blessé. Ni leurs missions de dissuasion ni la sûreté nucléaire n’ont été affectées. Comme annoncé dans le précédent communiqué du 6 février 2009, le Triomphant est rentré normalement à Brest".
Petit update la CBC (radio anglophone du Canada) vient de m'interroger sur la question, l'occasion de parler entraînement, procédures et difficultés du métier de sous-marinier.
Petit update la CBC (radio anglophone du Canada) vient de m'interroger sur la question, l'occasion de parler entraînement, procédures et difficultés du métier de sous-marinier.
DSI 46 en preview
On vous avait promis du solide et il arrive ;o) Le dossier du mois est consacré aux forces émiriennes et l'article principal a été rédigé par un des rares officers qui y a fait son école de guerre. Arabisant, il réside toujours sur place. En somme, de quoi donner le point de vue d'un insider pour le moins bien informé.
Scrountch (2) : Le Triomphant et le Vanguard entrent en collision
C'est la presse britannique qui le révèle, Le Triomphant et le Vanguard, deux SNLE, sont entrés en collision le 3 ou 4 février. D'après The Sun, les deux bâtiments ne menaient pas d'exercices ensemble. On ne connaît pas exactement les circonstances de la collision ni celles de leur proximité.
Selon un membre de la Royal Navy, "The potential consequences are unthinkable. It’s very unlikely there would have been a nuclear explosion (...) But a radioactive leak was a possibility. Worse, we could have lost the crew and warheads. That would have been a national disaster". Le Vanguard a été remorqué à Faslane tandis que Le Triomphant serait rentré à Brest "avec des dommages importants au dome sonar".
Je devrais passer sur France Info dans le courant de la journée.
Selon un membre de la Royal Navy, "The potential consequences are unthinkable. It’s very unlikely there would have been a nuclear explosion (...) But a radioactive leak was a possibility. Worse, we could have lost the crew and warheads. That would have been a national disaster". Le Vanguard a été remorqué à Faslane tandis que Le Triomphant serait rentré à Brest "avec des dommages importants au dome sonar".
Je devrais passer sur France Info dans le courant de la journée.
vendredi 13 février 2009
Un peu de lecture pour le week-end ?
Je viens de mettre en ligne le n°86-87 de Stratégique, qui reste la seule revue académique française en format "papier" consacrée aux études stratégiques. Ses textes sont parfois très longs, la plupart des articles passent cependant les 15-20 pages.
Le 86-87 était consacré, en l'occurrence, aux stratégies atlantiques et qui avait été produit en collaboration avec la fine équipe du RMES. A lire ici.
Le 86-87 était consacré, en l'occurrence, aux stratégies atlantiques et qui avait été produit en collaboration avec la fine équipe du RMES. A lire ici.
Le week-end à l'horizon...
... ou disons plutôt "presque à l'horizon". Le DSI de mars est pratiquement prêt et le DSI-T de mars avril réservera quelques bonnes surprises. Des remontées d'informations sur les opérations israéliennes à Gaza commencent à émerger. L'occasion d'attaquer la thématique à cheval sur les deux magazines.
En attendant, Jean-Louis Promé, qui est en charge des hors-série depuis quelques temps, m'indique que le n°5, consacré à la défense sol-air, ne tardera pas à être en kiosque, le 23 février pour être plus précis. La rédaction étant en réunion hier à Paris, il m'a montré le résultat de son travail. Et franchement, ça vaut la peine. De la Flak aux ABM en passant par les programmes russes, le SEAD/DEAD ou la prolifération des ATBM, Jean-Louis a accompli un travail exhaustif et minutieux : du très solide !
Quand à votre serviteur, il s'en retourne de ce pas ou presque à son prochain ouvrage. Grosso modo, 3 chapitres restent à écrire, les 8 premiers étant prêts. je pense qu'il devrait pouvoir atteindre les bacs d'ici juin. En attendant, ce soir, je figole sur les tendances et les constantes historiques en matière d'opérations navales majeures. Pas mal de choses ont été écrites sur le niveau opérationnel en stratégie navale et beaucoup reste à apprendre. Le champ est donc vaste. Anchors aweigh ;o)
En attendant, Jean-Louis Promé, qui est en charge des hors-série depuis quelques temps, m'indique que le n°5, consacré à la défense sol-air, ne tardera pas à être en kiosque, le 23 février pour être plus précis. La rédaction étant en réunion hier à Paris, il m'a montré le résultat de son travail. Et franchement, ça vaut la peine. De la Flak aux ABM en passant par les programmes russes, le SEAD/DEAD ou la prolifération des ATBM, Jean-Louis a accompli un travail exhaustif et minutieux : du très solide !
Quand à votre serviteur, il s'en retourne de ce pas ou presque à son prochain ouvrage. Grosso modo, 3 chapitres restent à écrire, les 8 premiers étant prêts. je pense qu'il devrait pouvoir atteindre les bacs d'ici juin. En attendant, ce soir, je figole sur les tendances et les constantes historiques en matière d'opérations navales majeures. Pas mal de choses ont été écrites sur le niveau opérationnel en stratégie navale et beaucoup reste à apprendre. Le champ est donc vaste. Anchors aweigh ;o)
La nouvelle AASM vole
Sagem et la DGA ont effectué avec succès, le 27 janvier 2009, le 1er tir d’essai d’une nouvelle version de l’Armement Air-Sol Modulaire (AASM) en configuration 125 kg (en photo, copyright DGA).
L’AASM 125 est constitué d’un corps de bombe de 125 kg (de type Mk81) sur lequel sont fixés des kits de guidage inertiel/GPS et d’augmentation de portée identiques à ceux de l’AASM 250 (munitions de 250 kg) en service opérationnel sur les Rafale des forces aériennes françaises. L'arme est la plus légère de la famille AASM.
L’AASM 125 apporte de nouvelles capacités opérationnelles : associés à la grande précision du guidage, les effets limités et la portée accrue permettent d’élargir la flexibilité opérationnelle du AASM et son spectre d’utilisation, notamment à des missions d’appui feu au plus près des troupes au sol, en limitant les risques de dommages collatéraux.
Le tir a été effectué depuis un Mirage 2000 N du Centre d’Essais en Vol (CEV) de la DGA. Il a été réalisé en haute altitude sur une cible située à plusieurs dizaines de kilomètres. Le guidage de l’AASM vers la cible s’est effectué à partir de son seul système inertiel.
mercredi 11 février 2009
Docs en stock : les interventions de la conférence de Munich
La Conférence annuelle sur la sécurité de Munich est "ze place to be" en matière de relations internationales. Evidemment, il ne faut jamais s'attendre à entendre des déclarations fracassantes ou y voir émerger des révolutions politiques. Toutefois, ces conférences sont très indicatives de l'ambiance sécuritaire internationale.
Or, les organisateurs ont eu la bonne idée de mettre en ligne les différentes interventions, comprenant notamment celles de Joseph "Soft Power" Nye ou du énéral Petraeus. A lire ici.
Or, les organisateurs ont eu la bonne idée de mettre en ligne les différentes interventions, comprenant notamment celles de Joseph "Soft Power" Nye ou du énéral Petraeus. A lire ici.
Libellés :
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Stratégie
mardi 10 février 2009
Détection avancée de missiles balistiques : SPIRALE décolle le 12 février
La DGA va lancer le 12 février les deux micro-satellites du démonstrateur pour l’alerte avancée SPIRALE (Système Préparatoire Infrarouge pour l’Alerte), système d’alerte spatiale visant à détecter le tir d’un missile balistique le plus tôt possible après son départ. EADS-Astrium, qui assure la maîtrise d'oeuvre, arrive donc doucement au terme du projet.
Comme les DSP et SBIRS américains, SPIRALE, qui utilise une plateforme Myriade, doit détecter la "plume" infrarouge des engins mis à feu. SPIRALE n'est cependant qu'un démonstrateur devant préparer le futur système d’alerte spatiale, qui serait disponible à l'horizon 2020.
Selon la DICOD, il va "collecter pendant une année une grande variété d’images infrarouges de la Terre afin d’évaluer les situations possibles de fausses alarmes générées par des phénomènes naturels (nuages ou montagnes enneigés éclairés par le soleil). Enfin, il doit permettre de modéliser et de proposer à la DGA d’ici octobre 2010 les premières caractéristiques du futur satellite (notamment la résolution et la sensibilité de la caméra infrarouge)".
Outre les développements français, seuls les Etats-Unis et la Russie (satellites Oko et Prognoz, toutefois peu opérationnels) disposent de systèmes similaires.
Comme les DSP et SBIRS américains, SPIRALE, qui utilise une plateforme Myriade, doit détecter la "plume" infrarouge des engins mis à feu. SPIRALE n'est cependant qu'un démonstrateur devant préparer le futur système d’alerte spatiale, qui serait disponible à l'horizon 2020.
Selon la DICOD, il va "collecter pendant une année une grande variété d’images infrarouges de la Terre afin d’évaluer les situations possibles de fausses alarmes générées par des phénomènes naturels (nuages ou montagnes enneigés éclairés par le soleil). Enfin, il doit permettre de modéliser et de proposer à la DGA d’ici octobre 2010 les premières caractéristiques du futur satellite (notamment la résolution et la sensibilité de la caméra infrarouge)".
Outre les développements français, seuls les Etats-Unis et la Russie (satellites Oko et Prognoz, toutefois peu opérationnels) disposent de systèmes similaires.
lundi 9 février 2009
Scrountch : le Port Royal échoué
Ca peut arriver (c'est même arrivé à Nimitz, avant qu'il ne connaisse une carrière pour le moins brillante) : les navires peuvent d'échouer. S'est, en l'occurrence, le cas du croiseur Aegis Port Royal (classe Ticonderoga), qui s'est échoué sur un banc de sable à proximité d'Honolulu, ne causant aucun blessé.
Un Raptor à Paris : c'est pour juin
Des responsables de Lockheed Martin ont indiqué que le F-22 Raptor sera présenté au public au cours du prochain Salon du Bourget, qui se tiendra en juin 2009.
vendredi 6 février 2009
Le chiffre du jour
21017,57 dollars : c'est le coût de l'installation d'un kit de surprotection sur un camion FMTV, calculé sur base du dernier contrat en la matière engrengé par BAE (107,357 millions pour des modifications à opérer sur 5 108 camions).
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