EADS Defence & Security (DS) et Thales ont été notifiés par la DGA du contrat de réalisation et de soutien de deux ensembles de MGP (Modules Géographiques Projetables), pour un montant de 26,1 millions d’euros, au profit du 28ème Groupe Géographique de l'armée de Terre. Cette opération, dont la maîtrise d’œuvre est confiée à EADS Defence & Security, vise au développement d’un système projetable et réactif en termes de production, d’entretien et de diffusion des informations de géographie militaire.
Les MGP permettent de fournir des données géographiques mises à jour sur le terrain aux forces opérationnelles terrestres à travers un guichet cartographique unique. En complément du programme DNG3D (Données Numériques Géographiques et 3 Dimensions), qui a développé en métropole des moyens de production de masse d’information géographique, les MGP sont destinés à l’enrichissement de données directement sur les théâtres extérieurs.
Ils permettent d’approvisionner une force opérationnelle terrestre en information géographique adaptée, de façon réactive et dans un délai compatible de celui des Opérations. Ils apportent, en outre, un appui spécialisé à l’État-major pour l’aide à la décision.
Un prototype sera livré d’ici à la fin de l’année et un ensemble de MGP devra être opérationnel pour être utilisé dans le cadre de la NATO Response Force en 2012.
Avec les MGP, c'est un véritable système de production de données qui va être mis en œuvre sur le théâtre. Des métiers jusqu'alors réservés à la métropole (gestionnaire de SIG, cartographe, contrôleur qualité, imprimeur) vont apparaître sur le théâtre mais avec des particularités liées au contexte d'emploi : espace confiné, travail sous stress, nombre important de données à stocker et à manipuler, capacité de reconfiguration.
Engagés au sein des éléments terrestres, ces modules seront au cœur du service d’alimentation en données géographiques pour assurer au plus près du besoin : le recueil de l'information géographique, la transformation des données sources, la gestion des produits et leur diffusion à l'attention des forces.
Plusieurs modules peuvent être déployés à divers endroits du théâtre d’opération. Chaque module est autonome et intègre l’ensemble du matériel nécessaire pour exercer sa mission (PCs, imprimantes, unités de stockage, etc.). Les données récoltées peuvent ensuite être synchronisées entre les différents modules et mises en cohérence pour éditer des cartes parfaitement à jour. Cette innovation va considérablement modifier l’appréhension de l’environnement par les forces opérationnelles, en leur permettant de constituer et gérer une base de connaissance géographique.
mercredi 21 avril 2010
mardi 20 avril 2010
Quelle posture stratégique pour la France ? Colloque
COLLOQUE IRSEM
Mardi 4 mai 2010
(Amphi des Vallières, Ecole militaire – 1, Place Joffre 75700 Paris SP07)
Après le Livre blanc : penser la posture stratégique de la France
Dans la Crise des fondements, Lucien Poirier soulignait l’existence d’une question ontologique sous-jacente à la rédaction de tout Livre blanc sur la défense : qu’est-ce que la France en tant qu’acteur politico-stratégique ? Autrement dit, définir le nouvel environnement ainsi que les nouveaux enjeux de sécurité aboutit à définir une représentation de ce qu’est le rôle de la France dans l’actuel système international. Le modèle des années 60 utilisait la figure des trois cercles pour ordonner les divers intérêts qui déterminaient le projet politique français : le cercle métropolitain (ou l’espace sanctuarisé), le cercle européen et le cercle « reste du monde ». Le modèle définissait un spectre d’enjeux, de menaces et de conflits de moins en moins intenses en fonction de l’éloignement du sanctuaire. Ce modèle n’était plus opératoire à l’heure du second Livre blanc de 1994. Il tend à s’étioler encore plus en 2008. Les fonctions retenues sont aujourd’hui au nombre de cinq : connaissance et anticipation, prévention, dissuasion, protection et intervention, actualisables tous les 4 ans. Comment la posture stratégique de la France a-t-elle été élaborée ? Quels sont les premiers enseignements que l’on peut retirer eu égard aux événements auxquels la France fut confrontée depuis 2008 ? Quels sentiers peut-on proposer ?
Programme de la journée
9h : Mot d’accueil
Frédéric Charillon, directeur de L’IRSEM
9h15-10h45 : Table ronde I
L’élaboration d’une posture stratégique : regards comparatifs sur les Livres blancs français
Modérateur : Marie-Christine Kessler, directrice de recherche émérite au CNRS
· Laurence Badel, professeur des Universités en Histoire contemporaine, Université de Strasbourg, membre de l’IUF,
· Eric de la Maisonneuve, Général (2S), président de la Société française de stratégie, Président de la Revue Agir
Pause
11h-12h30 : Table ronde II
Prospective et posture stratégique
Modérateur : Jean Dufourcq, directeur d’étude à l’Irsem
· Nicolas Tenzer, président de l’Initiative pour le développement de l’expertise française à l’international et en Europe (IDEFIE),
· Louis Gautier, professeur associé à l’Université Jean Moulin Lyon 3, chercheur au CLESID (sous réserve)
14h – 15h30 : Table ronde III
Des leçons apprises depuis 2008
Modérateur : Jean-Christophe Romer, directeur d’études à l’Irsem
· Etienne de Durand, directeur du Centre d’études de sécurité, IFRI,
· Colonel Michel Goya, directeur d’études à l’Irsem
Pause
15h45-17h15 : Table ronde IV
De nouvelles perspectives pour la posture stratégique française
Modérateur : Frédéric Ramel, directeur scientifique de l’Irsem
· Contre-amiral (2s) Jean Dufourcq, directeur d’études à l’Irsem, rédacteur en chef de la Revue défense nationale,
· Colonel Benoît Durieux, commandant du deuxième régiment d’Infanterie de Nîmes
17h15 : Conclusions
Vice-amiral d'escadre Richard Laborde, directeur de l’EMS et de l’IHEDN
Inscriptions : inscription.irsem(at)defense.gouv.fr
Mardi 4 mai 2010
(Amphi des Vallières, Ecole militaire – 1, Place Joffre 75700 Paris SP07)
Après le Livre blanc : penser la posture stratégique de la France
Dans la Crise des fondements, Lucien Poirier soulignait l’existence d’une question ontologique sous-jacente à la rédaction de tout Livre blanc sur la défense : qu’est-ce que la France en tant qu’acteur politico-stratégique ? Autrement dit, définir le nouvel environnement ainsi que les nouveaux enjeux de sécurité aboutit à définir une représentation de ce qu’est le rôle de la France dans l’actuel système international. Le modèle des années 60 utilisait la figure des trois cercles pour ordonner les divers intérêts qui déterminaient le projet politique français : le cercle métropolitain (ou l’espace sanctuarisé), le cercle européen et le cercle « reste du monde ». Le modèle définissait un spectre d’enjeux, de menaces et de conflits de moins en moins intenses en fonction de l’éloignement du sanctuaire. Ce modèle n’était plus opératoire à l’heure du second Livre blanc de 1994. Il tend à s’étioler encore plus en 2008. Les fonctions retenues sont aujourd’hui au nombre de cinq : connaissance et anticipation, prévention, dissuasion, protection et intervention, actualisables tous les 4 ans. Comment la posture stratégique de la France a-t-elle été élaborée ? Quels sont les premiers enseignements que l’on peut retirer eu égard aux événements auxquels la France fut confrontée depuis 2008 ? Quels sentiers peut-on proposer ?
Programme de la journée
9h : Mot d’accueil
Frédéric Charillon, directeur de L’IRSEM
9h15-10h45 : Table ronde I
L’élaboration d’une posture stratégique : regards comparatifs sur les Livres blancs français
Modérateur : Marie-Christine Kessler, directrice de recherche émérite au CNRS
· Laurence Badel, professeur des Universités en Histoire contemporaine, Université de Strasbourg, membre de l’IUF,
· Eric de la Maisonneuve, Général (2S), président de la Société française de stratégie, Président de la Revue Agir
Pause
11h-12h30 : Table ronde II
Prospective et posture stratégique
Modérateur : Jean Dufourcq, directeur d’étude à l’Irsem
· Nicolas Tenzer, président de l’Initiative pour le développement de l’expertise française à l’international et en Europe (IDEFIE),
· Louis Gautier, professeur associé à l’Université Jean Moulin Lyon 3, chercheur au CLESID (sous réserve)
14h – 15h30 : Table ronde III
Des leçons apprises depuis 2008
Modérateur : Jean-Christophe Romer, directeur d’études à l’Irsem
· Etienne de Durand, directeur du Centre d’études de sécurité, IFRI,
· Colonel Michel Goya, directeur d’études à l’Irsem
Pause
15h45-17h15 : Table ronde IV
De nouvelles perspectives pour la posture stratégique française
Modérateur : Frédéric Ramel, directeur scientifique de l’Irsem
· Contre-amiral (2s) Jean Dufourcq, directeur d’études à l’Irsem, rédacteur en chef de la Revue défense nationale,
· Colonel Benoît Durieux, commandant du deuxième régiment d’Infanterie de Nîmes
17h15 : Conclusions
Vice-amiral d'escadre Richard Laborde, directeur de l’EMS et de l’IHEDN
Inscriptions : inscription.irsem(at)defense.gouv.fr
lundi 19 avril 2010
Le F-35 peut-il nous apprendre à mieux communiquer ?
Alors, je ne suis pas spécifiquement un fan du F-35. Par contre, jetez un oeil sur cette vidéo et sur l'utilisation qui est faite du vecteur image. Fondamentalement, on n'y apprend rien de neuf. Mais les images sont jolies et ce qui touche à la vue est sans doute le grand media de notre civilisation - bien plus que l'ouïe. De quoi nous apprendre à mieux affiner nos stratégies d'influence ?
vendredi 16 avril 2010
Le X-37, petite révolution sur le pas de tir ?
Spéciale dédicace à Jean-Luc, c’est le 19 avril que devrait être été lancé pour la première fois la navette réutilisable X-37B OTV (Orbital Test Vehicle), depuis un lanceur Delta V de l’US Air Force. Lancé dans les années 1990, le programme a connu plusieurs rebondissements : un prototype d’une échelle inférieure (le X-40) a été testé en vol afin d’évaluer ses qualités aérodynamiques. Mais le programme avait ensuite été annulé, avant que la NASA ne le reprenne à son compte.
Ensuite abandonné, il a été poursuivi discrètement par l’Air Force, qui ambitionne d’en faire un véritable instrument de stratégie spatiale. Pratiquement, l’appareil est lancé par une fusée. Emportant son carburant, il est en mesure de mener des missions de plusieurs mois, tout en étant capable d’effectuer plusieurs changements d’orbite. Il revient ensuite sur Terre de façon automatique – comme durant le premier vol de la navette Buran – pour être remis en condition avant un nouveau vol.
Si le programme perdure, les missions dans lesquelles l’engin pourrait être engagé pourraient aller de la reconnaissance à la réparation de satellites en orbite. S’il ne semble plus en être question aujourd’hui – la Maison Blanche se positionnant contre l’arsenalisation de l’espace –, des schémas publiés dans les années 1990 le montraient larguant des munitions.
Or, derrière la posture déclaratoire de l’administration Obama, se cachent de réels problèmes : de plus en plus d’États disposent de capacités spatiales et certains, comme la Chine ou l’Inde, pourraient assez rapidement disposer de capacités antisatellites. Ce qui, en retour, pose la question de la disposition par les États-Unis de capacités similaires, domaine dans lequel le nouvel appareil pourrait avoir une utilité certaine, en bénéficiant d’une souplesse que les solutions utilisant des intercepteurs lancés depuis la Terre n’ont pas.
Toutefois, le système n’a pas encore été commandé et ses essais en vol ne font que commencer : seul l’avenir dira quelles sont les intentions américaines concernant le X-37.
Ensuite abandonné, il a été poursuivi discrètement par l’Air Force, qui ambitionne d’en faire un véritable instrument de stratégie spatiale. Pratiquement, l’appareil est lancé par une fusée. Emportant son carburant, il est en mesure de mener des missions de plusieurs mois, tout en étant capable d’effectuer plusieurs changements d’orbite. Il revient ensuite sur Terre de façon automatique – comme durant le premier vol de la navette Buran – pour être remis en condition avant un nouveau vol.
Si le programme perdure, les missions dans lesquelles l’engin pourrait être engagé pourraient aller de la reconnaissance à la réparation de satellites en orbite. S’il ne semble plus en être question aujourd’hui – la Maison Blanche se positionnant contre l’arsenalisation de l’espace –, des schémas publiés dans les années 1990 le montraient larguant des munitions.
Or, derrière la posture déclaratoire de l’administration Obama, se cachent de réels problèmes : de plus en plus d’États disposent de capacités spatiales et certains, comme la Chine ou l’Inde, pourraient assez rapidement disposer de capacités antisatellites. Ce qui, en retour, pose la question de la disposition par les États-Unis de capacités similaires, domaine dans lequel le nouvel appareil pourrait avoir une utilité certaine, en bénéficiant d’une souplesse que les solutions utilisant des intercepteurs lancés depuis la Terre n’ont pas.
Toutefois, le système n’a pas encore été commandé et ses essais en vol ne font que commencer : seul l’avenir dira quelles sont les intentions américaines concernant le X-37.
jeudi 15 avril 2010
DSI hors série n°11 - le sommaire !
En kiosque le 15 avril
Editorial
Problématiques et enjeux
La révolution sous-marine
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
Torpille ou missile pour frapper les navires ? Les sous-mariniers veulent les deux !
Par Jérôme Palmade, journaliste spécialiste des questions de défense
Encadré : La marine française renouvelle ses torpilles
Encadré : Le Pentagone privilégie l'évolution
Encadré : Yu-6: le rattrapage chinois?
Encadré : Le nec plus ultra allemand
Propulsion nucléaire ou Diesel ?
Par Stéphane Ferrard, journaliste spécialiste des questions de défense
Les SNA du pauvre ? Les sous-marins à propulsion anaérobie
Par Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de défense
Damn, the topedoes ! Les systèmes de contre-mesures antitorpilles
Par Emmanuel Vivenot, journaliste spécialiste des questions de défense
Carte : les sous-marins dans le monde
Quel emploi pour les sous-marins d’attaque aujourd’hui ?
Par le capitaine de frégate Alban Lapointe, commandant de sous-marin, stagiaire au Collège Interarmées de Défense
Les sous-marins doivent communiquer…mais sans se rendre vulnérables!
Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de défense
De l’emploi opérationnel du sous-marin
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
Encadré : Les sous-marins au cœur de la guerre des Malouines
Encadré : Vu d’un ancien
Et si jamais... Le sauvetage des sous-marins
Par Véronique Sartini, journaliste
Sous-marins en France
Du sous-marin, de ses doctrines d’emploi et de la puissance
Questions à l’amiral François de Lastic commandant le Centre d’Enseignement Supérieur de la Marine.
Classe Suffren. Le point
Par Véronique Sartini, journaliste
SNLE : la dissuasion au quotidien.
Par Frédéric Lert, journaliste spécialiste des questions de défense
Encadré : Une fois le goulet de Brest franchi...
Crédibilité, invulnérabilité. Deux mots qui pèsent lourd
Entretien avec le vice-amiral d’escadre Jean-François Baud, commandant la Force Océanique Stratégique
Les sous-marins dans le monde
Les forces sous-marines américaines en 2010
Par Alexandre Sheldon-Duplaix, chargé de recherche et de conférence, service historique de la défense
Moscou face à ses forces sous-marines
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
Europe du Nord : le sous-marin des mers fermées
Par Philippe Langloit, chargé de recherche au CAPRI
Encadré : Les Pays Bas
Encadré : L’Allemagne
Encadré : La Grande-Bretagne
Encadré : La Norvège
Encadré : La Suède
Encadré : La Pologne
Asie du Sud-Est et Océanie : la prolifération
Par Jean-Jacques Mercier, spécialiste des questions de défense
Encadré : L’Australie
Encadré : Le Pakistan
Encadré : L’Inde
Encadré : Singapour
Brasilia veut son SNA. Paris accepte de l'aider
Par Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de défense
Asie du Nord-Est. La Chine affiche de sérieuses ambitions
Par Jérôme Palmade, journaliste spécialiste des questions de défense
Encadré : Les Etats-Unis
Encadré : La Chine
Encadré : La Russie
Encadré : Le Japon
Encadré : La Corée du Nord
Encadré : La Corée du Sud
Le paradoxe méditerranéen
Par Jean-Jacques Mercier, expert en systèmes d’armes
Encadré : L’Espagne
Encadré : L’Italie
Encadré : La Turquie
Encadré : Israël
Le sous-marin dans le futur. Petit essai de prospective
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
Problématiques et enjeux
La révolution sous-marine
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
Torpille ou missile pour frapper les navires ? Les sous-mariniers veulent les deux !
Par Jérôme Palmade, journaliste spécialiste des questions de défense
Encadré : La marine française renouvelle ses torpilles
Encadré : Le Pentagone privilégie l'évolution
Encadré : Yu-6: le rattrapage chinois?
Encadré : Le nec plus ultra allemand
Propulsion nucléaire ou Diesel ?
Par Stéphane Ferrard, journaliste spécialiste des questions de défense
Les SNA du pauvre ? Les sous-marins à propulsion anaérobie
Par Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de défense
Damn, the topedoes ! Les systèmes de contre-mesures antitorpilles
Par Emmanuel Vivenot, journaliste spécialiste des questions de défense
Carte : les sous-marins dans le monde
Quel emploi pour les sous-marins d’attaque aujourd’hui ?
Par le capitaine de frégate Alban Lapointe, commandant de sous-marin, stagiaire au Collège Interarmées de Défense
Les sous-marins doivent communiquer…mais sans se rendre vulnérables!
Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de défense
De l’emploi opérationnel du sous-marin
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
Encadré : Les sous-marins au cœur de la guerre des Malouines
Encadré : Vu d’un ancien
Et si jamais... Le sauvetage des sous-marins
Par Véronique Sartini, journaliste
Sous-marins en France
Du sous-marin, de ses doctrines d’emploi et de la puissance
Questions à l’amiral François de Lastic commandant le Centre d’Enseignement Supérieur de la Marine.
Classe Suffren. Le point
Par Véronique Sartini, journaliste
SNLE : la dissuasion au quotidien.
Par Frédéric Lert, journaliste spécialiste des questions de défense
Encadré : Une fois le goulet de Brest franchi...
Crédibilité, invulnérabilité. Deux mots qui pèsent lourd
Entretien avec le vice-amiral d’escadre Jean-François Baud, commandant la Force Océanique Stratégique
Les sous-marins dans le monde
Les forces sous-marines américaines en 2010
Par Alexandre Sheldon-Duplaix, chargé de recherche et de conférence, service historique de la défense
Moscou face à ses forces sous-marines
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
Europe du Nord : le sous-marin des mers fermées
Par Philippe Langloit, chargé de recherche au CAPRI
Encadré : Les Pays Bas
Encadré : L’Allemagne
Encadré : La Grande-Bretagne
Encadré : La Norvège
Encadré : La Suède
Encadré : La Pologne
Asie du Sud-Est et Océanie : la prolifération
Par Jean-Jacques Mercier, spécialiste des questions de défense
Encadré : L’Australie
Encadré : Le Pakistan
Encadré : L’Inde
Encadré : Singapour
Brasilia veut son SNA. Paris accepte de l'aider
Par Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de défense
Asie du Nord-Est. La Chine affiche de sérieuses ambitions
Par Jérôme Palmade, journaliste spécialiste des questions de défense
Encadré : Les Etats-Unis
Encadré : La Chine
Encadré : La Russie
Encadré : Le Japon
Encadré : La Corée du Nord
Encadré : La Corée du Sud
Le paradoxe méditerranéen
Par Jean-Jacques Mercier, expert en systèmes d’armes
Encadré : L’Espagne
Encadré : L’Italie
Encadré : La Turquie
Encadré : Israël
Le sous-marin dans le futur. Petit essai de prospective
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
mardi 13 avril 2010
Avions de combat : le chantier de la sixième génération est lancé
L'Air Combat Command de l'US Air Force n'a pas encore reçu ses premiers F-35 qu'il travaille déjà à la génération suivante. Ayant mis en place un "Bureau de la sixième génération", il pose les premières balises de ce que devrait être l'aviation de combat dans les années 2040-2050.
En l'occurrence, le maître-mot pour l'heure touche à la furtivité : celle des appareils certes mais également celle de leurs transmissions. Les liaisons de données sont devenues un facteur crucial dans le combat aérien contemporain mais opérer au sein d'environnements denses en menaces SAM dont la portée comme les moyens de détection ne cessent de s'étoffer va impliquer, pour les Américains, d'obtenir un niveau de discrétion inédit et dans toutes les dimensions. Les recherches portent également sur l'investissement de nouvelles portions du spectre électromagnétique, ambitionnant d'utiliser un système comme la Liaison-16 afin de diffuser des émissions radars à faible probabilité d'interception.
De même, l'attaque électronique (brouillage offensif) ne serait plus limité à des appareils spécialisés - comme l'EA-18G Growler - mais équiperait tous les appareils, tout comme les capacités d'attaque de réseau (dont un système comme le Sutter, qui aurait permis aux Israéliens de pénétrer les réseaux radar syriens en 2007). Les capacités de frappe électromagnétique - via des impulsions électromagnétiques - seraient également mobilisées.
Reste que si ces développements sacrent la place prise par l'avionique dans la conception des appareils modernes, la plateforme n'étant plus guère qu'un "ascenseur à capacités", de telles conceptions posent question. Quel pourrait donc être le coût de ces appareils "de sixième génération", alors même que les forces aériennes occidentales voient leur nombre d'appareil en ligne fondre ? Des percées sont-elles à ce point attendues dans le domaine électromagnétique (et dans la gestion des interférences qui vont de pair) ?
Par ailleurs, la terminologie même d'une "sixième génération" pose question : fondamentalement, elle ne ferait que pousser un peu plus loin les logiques déjà à l'œuvre dans la cinquième sans véritablement introduire les ruptures que l'on avait pu observer avec la généralisation de la furtivité dans les design, l'utilisation de radars AESA ou encore les capacités de supercroisière.
En l'occurrence, le maître-mot pour l'heure touche à la furtivité : celle des appareils certes mais également celle de leurs transmissions. Les liaisons de données sont devenues un facteur crucial dans le combat aérien contemporain mais opérer au sein d'environnements denses en menaces SAM dont la portée comme les moyens de détection ne cessent de s'étoffer va impliquer, pour les Américains, d'obtenir un niveau de discrétion inédit et dans toutes les dimensions. Les recherches portent également sur l'investissement de nouvelles portions du spectre électromagnétique, ambitionnant d'utiliser un système comme la Liaison-16 afin de diffuser des émissions radars à faible probabilité d'interception.
De même, l'attaque électronique (brouillage offensif) ne serait plus limité à des appareils spécialisés - comme l'EA-18G Growler - mais équiperait tous les appareils, tout comme les capacités d'attaque de réseau (dont un système comme le Sutter, qui aurait permis aux Israéliens de pénétrer les réseaux radar syriens en 2007). Les capacités de frappe électromagnétique - via des impulsions électromagnétiques - seraient également mobilisées.
Reste que si ces développements sacrent la place prise par l'avionique dans la conception des appareils modernes, la plateforme n'étant plus guère qu'un "ascenseur à capacités", de telles conceptions posent question. Quel pourrait donc être le coût de ces appareils "de sixième génération", alors même que les forces aériennes occidentales voient leur nombre d'appareil en ligne fondre ? Des percées sont-elles à ce point attendues dans le domaine électromagnétique (et dans la gestion des interférences qui vont de pair) ?
Par ailleurs, la terminologie même d'une "sixième génération" pose question : fondamentalement, elle ne ferait que pousser un peu plus loin les logiques déjà à l'œuvre dans la cinquième sans véritablement introduire les ruptures que l'on avait pu observer avec la généralisation de la furtivité dans les design, l'utilisation de radars AESA ou encore les capacités de supercroisière.
jeudi 8 avril 2010
NPR et évolution (?) de la stratégie nucléaire américaine
Récemment présentée au public, la nouvelle édition de la Nuclear Posture Review américaine, a été publiée dans un contexte très spécifique - la signature à Prague du nouveau traité START avec la Russie et une grande conférence sur la question nucléaire à Washington - la nouvelle NPR n'induit guère de changements dans la ligne stratégique américaine. Fondamentalement, le principe de la dissuasion reste cardinal.
Le non-emploi d'armes nucléaires contre des Etats qui n'en sont pas dotés et qui sont membres du Traité de Non-Prolifération (TNP) reste une constante - là où la plupart des médias ont parlé, de façon inappropriée, de "restriction d'emploi" - considérée comme faisant partie de la pratique politique (et non de la doctrine) depuis les années 1990.
Il n'est plus officiellement question d'employer des armes nucléaires en représailles à une attaque chimique ou biologique. Par contre, cette "option de révision" pourrait être levée en cas de nécessité - la nuance, comparativement à la position de l'administration Bush, est donc assez mince.
Assez logiquement au vu des différentes éditions des Quadriennal Defense Review, la possibilité du terrorisme nucléaire est évoquée à 35 reprises dans le document, la prévention, la coopération multilatérale (dont la Global Initiative to Combat Nuclear Terrorism), le programme Nunn-Lugar, étant notamment mises en avant afin de limiter le risque. Sur le plan des moyens, en continuité avec les administrations précédentes, aucun nouveau type d'arme nucléaire ne sera conçu, priorité étant donnée à l'entretien des capacités actuelles.
Toutefois, les vecteurs sont considérés comme devant être modernisés et le nouveau programme de sous-marin nucléaire lanceur d'engins, dont le premier exemplaire doit remplacer les Ohio, est confirmé. Face au terrorisme nucléaire, les mesures de Homeland Security (dont la Container Security Initiative) sont mises en avant.
La NPR revient également sur la question de la présence d'armes nucléaires américaines en Europe, indiquant qu'elles contribuent à la sécurité des pays-membres de l'OTAN et à la cohésion de cette dernière. Tout en indiquant qu'il s'agit d'armes "non-stratégiques" - alors pourtant que le document indique plus haut que les armes nucléaires ne seraient utilisées que dans des situations exceptionnelles - le document se positionne également à leur égard.
En l'occurrence, si le futur de leur maintien en Europe est lié, selon le Pentagone, aux décisions qui seront prises dans le cadre du prochain Concept stratégique de l'Alliance, il est clairement indiqué que le F-35 disposera effectivement d'une capacité nucléaire. Dans le même temps, la possibilité de projeter sur un théâtre - en Europe, en Asie ou au Moyen Orient - des armes nucléaires est maintenue.
Le non-emploi d'armes nucléaires contre des Etats qui n'en sont pas dotés et qui sont membres du Traité de Non-Prolifération (TNP) reste une constante - là où la plupart des médias ont parlé, de façon inappropriée, de "restriction d'emploi" - considérée comme faisant partie de la pratique politique (et non de la doctrine) depuis les années 1990.
Il n'est plus officiellement question d'employer des armes nucléaires en représailles à une attaque chimique ou biologique. Par contre, cette "option de révision" pourrait être levée en cas de nécessité - la nuance, comparativement à la position de l'administration Bush, est donc assez mince.
Assez logiquement au vu des différentes éditions des Quadriennal Defense Review, la possibilité du terrorisme nucléaire est évoquée à 35 reprises dans le document, la prévention, la coopération multilatérale (dont la Global Initiative to Combat Nuclear Terrorism), le programme Nunn-Lugar, étant notamment mises en avant afin de limiter le risque. Sur le plan des moyens, en continuité avec les administrations précédentes, aucun nouveau type d'arme nucléaire ne sera conçu, priorité étant donnée à l'entretien des capacités actuelles.
Toutefois, les vecteurs sont considérés comme devant être modernisés et le nouveau programme de sous-marin nucléaire lanceur d'engins, dont le premier exemplaire doit remplacer les Ohio, est confirmé. Face au terrorisme nucléaire, les mesures de Homeland Security (dont la Container Security Initiative) sont mises en avant.
La NPR revient également sur la question de la présence d'armes nucléaires américaines en Europe, indiquant qu'elles contribuent à la sécurité des pays-membres de l'OTAN et à la cohésion de cette dernière. Tout en indiquant qu'il s'agit d'armes "non-stratégiques" - alors pourtant que le document indique plus haut que les armes nucléaires ne seraient utilisées que dans des situations exceptionnelles - le document se positionne également à leur égard.
En l'occurrence, si le futur de leur maintien en Europe est lié, selon le Pentagone, aux décisions qui seront prises dans le cadre du prochain Concept stratégique de l'Alliance, il est clairement indiqué que le F-35 disposera effectivement d'une capacité nucléaire. Dans le même temps, la possibilité de projeter sur un théâtre - en Europe, en Asie ou au Moyen Orient - des armes nucléaires est maintenue.
Libellés :
Dissuasion,
Etats-Unis,
OTAN savoir...
mardi 6 avril 2010
« Lorsque le ciel se rapproche du sol : le retour de la guerre »
Jeudi 15 avril 2010 : Gérard Dubey, MCF à l’Institut Telecom, membre du Centre d’Étude des Techniques des Connaissances et des Pratiques (université Paris I), et Caroline Moricot, MCF à l’université Paris I, membre du CETCOPRA :
« Lorsque le ciel se rapproche du sol : le retour de la guerre »
En Afghanistan, les sociétés de l’information se trouvent brutalement confrontées aux limites du principe de fluidité sur lequel repose leur maîtrise du monde. La confusion entre combattants et non-combattants, l’imbrication des amis et des ennemis, l’omniprésence d’une menace difficile à identifier, renvoient à une tout autre « grammaire de la guerre ». Pour l’arme aérienne, cela signifie d’autres manières de faire. L’imbrication avec les forces au sol oblige par exemple à réviser les tactiques de combat en réactualisant parfois d’anciennes figures. La nécessité de se rapprocher le plus près possible des combattants exige de revenir à certaines aptitudes de base du pilotage. C’est le cas de la tactique du show of force qui consiste à descendre à grande vitesse (900 km/h) depuis un point invisible avant de dégager face au soleil. C’est ce retournement que nous proposons d’interroger sur la base d’un travail d’enquête socio-anthropologique dans les escadrons de chasse de l’armée de l’Air française.
Séminaire pluridisciplinaire IRSEM – EHESS
« Mutations et révolutions militaires »
Co-animé par André Brigot, Laurent Henninger et Maurice Ronai
Les séances se tiennent de 17 h à 19 h à la Maison des Sciences de l’Homme,
54 boulevard Raspail, 75006 Paris ; salle 242, 2e étage
(Attention : contrairement aux années précédentes, nous ne sommes plus au 105 boulevard Raspail…)
« Lorsque le ciel se rapproche du sol : le retour de la guerre »
En Afghanistan, les sociétés de l’information se trouvent brutalement confrontées aux limites du principe de fluidité sur lequel repose leur maîtrise du monde. La confusion entre combattants et non-combattants, l’imbrication des amis et des ennemis, l’omniprésence d’une menace difficile à identifier, renvoient à une tout autre « grammaire de la guerre ». Pour l’arme aérienne, cela signifie d’autres manières de faire. L’imbrication avec les forces au sol oblige par exemple à réviser les tactiques de combat en réactualisant parfois d’anciennes figures. La nécessité de se rapprocher le plus près possible des combattants exige de revenir à certaines aptitudes de base du pilotage. C’est le cas de la tactique du show of force qui consiste à descendre à grande vitesse (900 km/h) depuis un point invisible avant de dégager face au soleil. C’est ce retournement que nous proposons d’interroger sur la base d’un travail d’enquête socio-anthropologique dans les escadrons de chasse de l’armée de l’Air française.
Séminaire pluridisciplinaire IRSEM – EHESS
« Mutations et révolutions militaires »
Co-animé par André Brigot, Laurent Henninger et Maurice Ronai
Les séances se tiennent de 17 h à 19 h à la Maison des Sciences de l’Homme,
54 boulevard Raspail, 75006 Paris ; salle 242, 2e étage
(Attention : contrairement aux années précédentes, nous ne sommes plus au 105 boulevard Raspail…)
jeudi 1 avril 2010
mercredi 31 mars 2010
DSI n°58 - avril 2010 - Le sommaire !

Sommaire DSI n°58 – avril 2010
Editorial
Agenda et nominations
Veilles contre-terroristes
Contrats du mois
Veilles stratégiques
La chronique de Carl von C. : « Le bateau qui fait « boum » »
Sur le vif
« L’union fait la force » : une nécessité devenue dogme
Par le capitaine de corvette Philippe Kossowski, stagiaire de la promotion « Maréchal Lyautey » du Colège Interarmées de Défense
Afghanistan : Faut-il brûler Galula ?
Par Fabrice Ribere, expert en questions de défense
Stratégie
La guerre des Malouines ( 5 avril – 7 juillet 1982)
Par le Capitaine de corvette Joffrey Guerry, stagiaire de la promotion « Maréchal Lyautey » du Collège Interarmées de Défense
Le quart d’heure balistique
Par le capitaine de corvette Guillaume Garnoix, stagiaire de la promotion « Maréchal Lyautey » au Collège Interarmées de Défense.
De nouvelles armes absolues ? Le bel avenir du concept de dissuasion
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
CAS en Afghanistan. L’obligation d’une approche plus optimisée
Entretien avec Thierry Brignon, lieutenant-colonel, fusilier commando de l’air
Armées
ROK Army. Modernisation en profondeur au pays du matin calme
Par Philippe Langloit, chargé de recherche au CAPRI
Tableau de bord : les forces terrestres sud-coréennes
Par Philippe Langloit, chargé de recherche au CAPRI
Unités
Afghanistan. La « générale » se passe à Canjuers
Par Véronique Sartini, journaliste
Donner les moyens de vaincre au combat
Entretien avec le colonel Richard Lakin, chef de corps du 1er RCA
Le parc d’entraînement de Canjuers. L’urgence opérationnelle a pris le pas
Par Véronique Sartini, journaliste
Technologie
Terminator versus talibans. Ou savoir verser le sang pour se défendre
Par le chef de bataillon Cédric Fayeaux, stagiaire de la promotion « Maréchal Lyautey » du Colège Interarmées de Défense
Chasseurs de cinquième génération. Ou en est le PAK FA indien ?
Par Emmanuel Vivenot, journaliste spécialiste des questions de défense
Les fantassins du futur belge et néerlandais
Par Emmanuel Vivenot, journaliste spécialiste des questions de défense
Encadré : le VOSS
Fiches techniques
Bell Helicopter/Textron AH-1Z Viper/ Le paradoxe de la doctrine des Marines en matière d’hélicoptères
Char léger PT-76/Le renouveau du char léger au sein de l’armée rouge
Corvette classe Steregushiy/ Quelle marine russe pour 2020 ?
Lance-grenades automatique Mk19 Mod. 3/Une arme de saturation
Enquête
Lutte ASM. La marine française dans le trio de tête mondial
Par Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de défense
Encadré : l’hélicoptère ennemi mortel du sous-marin !
Des sous-marins français à l’ouïe de plus en plus fine !
Par Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de défense
Les ATL-2 vont retrouver la pleine forme ASM
Par Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de défense
Thales n°1 mondial pour l’exportation des sonars
Entretien avec Philippe Portalier, directeur de la stratégie pour la lutte sous la mer chez Thales Underwater Systems
Critiques de lectures
Res Militaris. De l’emploi des forces armées au XXIe siècle de Michel Goya
Les cycles de Mars. Révolutions militaires et édification étatique de la Renaissance à nos jours de Michael Fortmann
Haute-Silésie 1920-1922. Laboratoire des « leçons oubliées » de l’armée française et perceptions nationales de Rémy Porte
Weapons of Choice. The Development of Precision Guided Munitions de Paul G. Gillepsie
Pakistan’s Nuclear Future: Reining in the Risk de Henri Sokolski (Ed.)
Security in Iraq. A Framework for Analysing Emergent Threats as US Forces Leave de David C. Gompert, Terrence K. Kelly, Jessica Watkins
La stratégie spatiale militaire chinoise de Alain De Neve
Armes de précision du monde de Philippe Poulet
Armes d’assaut du monde de Philippe Poulet
Agenda et nominations
Veilles contre-terroristes
Contrats du mois
Veilles stratégiques
La chronique de Carl von C. : « Le bateau qui fait « boum » »
Sur le vif
« L’union fait la force » : une nécessité devenue dogme
Par le capitaine de corvette Philippe Kossowski, stagiaire de la promotion « Maréchal Lyautey » du Colège Interarmées de Défense
Afghanistan : Faut-il brûler Galula ?
Par Fabrice Ribere, expert en questions de défense
Stratégie
La guerre des Malouines ( 5 avril – 7 juillet 1982)
Par le Capitaine de corvette Joffrey Guerry, stagiaire de la promotion « Maréchal Lyautey » du Collège Interarmées de Défense
Le quart d’heure balistique
Par le capitaine de corvette Guillaume Garnoix, stagiaire de la promotion « Maréchal Lyautey » au Collège Interarmées de Défense.
De nouvelles armes absolues ? Le bel avenir du concept de dissuasion
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
CAS en Afghanistan. L’obligation d’une approche plus optimisée
Entretien avec Thierry Brignon, lieutenant-colonel, fusilier commando de l’air
Armées
ROK Army. Modernisation en profondeur au pays du matin calme
Par Philippe Langloit, chargé de recherche au CAPRI
Tableau de bord : les forces terrestres sud-coréennes
Par Philippe Langloit, chargé de recherche au CAPRI
Unités
Afghanistan. La « générale » se passe à Canjuers
Par Véronique Sartini, journaliste
Donner les moyens de vaincre au combat
Entretien avec le colonel Richard Lakin, chef de corps du 1er RCA
Le parc d’entraînement de Canjuers. L’urgence opérationnelle a pris le pas
Par Véronique Sartini, journaliste
Technologie
Terminator versus talibans. Ou savoir verser le sang pour se défendre
Par le chef de bataillon Cédric Fayeaux, stagiaire de la promotion « Maréchal Lyautey » du Colège Interarmées de Défense
Chasseurs de cinquième génération. Ou en est le PAK FA indien ?
Par Emmanuel Vivenot, journaliste spécialiste des questions de défense
Les fantassins du futur belge et néerlandais
Par Emmanuel Vivenot, journaliste spécialiste des questions de défense
Encadré : le VOSS
Fiches techniques
Bell Helicopter/Textron AH-1Z Viper/ Le paradoxe de la doctrine des Marines en matière d’hélicoptères
Char léger PT-76/Le renouveau du char léger au sein de l’armée rouge
Corvette classe Steregushiy/ Quelle marine russe pour 2020 ?
Lance-grenades automatique Mk19 Mod. 3/Une arme de saturation
Enquête
Lutte ASM. La marine française dans le trio de tête mondial
Par Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de défense
Encadré : l’hélicoptère ennemi mortel du sous-marin !
Des sous-marins français à l’ouïe de plus en plus fine !
Par Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de défense
Les ATL-2 vont retrouver la pleine forme ASM
Par Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de défense
Thales n°1 mondial pour l’exportation des sonars
Entretien avec Philippe Portalier, directeur de la stratégie pour la lutte sous la mer chez Thales Underwater Systems
Critiques de lectures
Res Militaris. De l’emploi des forces armées au XXIe siècle de Michel Goya
Les cycles de Mars. Révolutions militaires et édification étatique de la Renaissance à nos jours de Michael Fortmann
Haute-Silésie 1920-1922. Laboratoire des « leçons oubliées » de l’armée française et perceptions nationales de Rémy Porte
Weapons of Choice. The Development of Precision Guided Munitions de Paul G. Gillepsie
Pakistan’s Nuclear Future: Reining in the Risk de Henri Sokolski (Ed.)
Security in Iraq. A Framework for Analysing Emergent Threats as US Forces Leave de David C. Gompert, Terrence K. Kelly, Jessica Watkins
La stratégie spatiale militaire chinoise de Alain De Neve
Armes de précision du monde de Philippe Poulet
Armes d’assaut du monde de Philippe Poulet
jeudi 25 mars 2010
Les archives Nafziger sur le net
Et non, pas de choses croustillantes sur la vie cachée de Paris Hilton : juste quelque chose de beaucoup plus intéressant relevé par Laurent. En l'occurrence, un travail gigantesque de recoupement d'ordres de bataille mené le capitaine Nafziger et à présent librement disponible sur le site du CARL : à lire ici. Titanesque : 7 985 ORBATs allant du 16ème siècle à la fin de la 2ème Guerre mondiale.
mardi 23 mars 2010
L'ASM français à l'honneur

Ca y est, il est presque sur les rotatives : le prochain DSI sera pour partie consacré aux évolutions de la lutte ASM en France mais comprendra également un reportage sur la FOB de Canjuers, l'évolution des forces terrestres sud-coréennes, des questionnements sur le concept de dissuasion ou encore une excellente interview du LCL Brignon sur les problématiques touchant au domaine TACP/JTAC.
FRES Scout : GD et l'Ascod l'emportent
Le MoD britannique a finalement tranché : dans le cadre du programme FRES Scout (remplacement des véhicules de reconnaissance Scimitar), c'est l'Ascod de General Dynamics qui l'emporte sur le CV90 de BAE Hagglünds.
L'Ascod est actuellement en service en Espagne (Pizarro) et en Autriche (Ulan) et verra une mise à niveau de son châssis, de même que l'intégration d'une tourelle de 40 mm à munitions téléscopiques (développée entre autres par Nexter), Lockheed Martin s'occupant de l'intégration. Sa masse passera à 42 tonnes.
Le contrat a sa petite importance : à terme, il s'agit de 600 véhicules pour environ 2 milliards de livres.
L'Ascod est actuellement en service en Espagne (Pizarro) et en Autriche (Ulan) et verra une mise à niveau de son châssis, de même que l'intégration d'une tourelle de 40 mm à munitions téléscopiques (développée entre autres par Nexter), Lockheed Martin s'occupant de l'intégration. Sa masse passera à 42 tonnes.
Le contrat a sa petite importance : à terme, il s'agit de 600 véhicules pour environ 2 milliards de livres.
lundi 22 mars 2010
Prix d'histoire militaire 2009
Le prix d'histoire militaire 2009 sera remis le 24 mars à :
- Nicolas Cadet pour sa thèse de doctorat « Un paradis habité par des diables : la guerre de Calabre de 1806-1807. Expérience combattante et violence de guerre sous le Premier Empire », soutenue à l’école des hautes études en sciences sociales (EHESS) sous la direction du professeur Stéphane Audoin-Rouzeau
- Benoist Bihan (que les lecteurs de DSI connaissent maintenant bien) pour son mémoire de master « Le renouveau de la cavalerie dans les armées occidentales à l'époque moderne. Le cas du développement des unités de hussards en France 1693-1763 », soutenu à l'université de Paris I Panthéon-Sorbonne sous la direction de Bernard Gainot.
Félicitations !
- Nicolas Cadet pour sa thèse de doctorat « Un paradis habité par des diables : la guerre de Calabre de 1806-1807. Expérience combattante et violence de guerre sous le Premier Empire », soutenue à l’école des hautes études en sciences sociales (EHESS) sous la direction du professeur Stéphane Audoin-Rouzeau
- Benoist Bihan (que les lecteurs de DSI connaissent maintenant bien) pour son mémoire de master « Le renouveau de la cavalerie dans les armées occidentales à l'époque moderne. Le cas du développement des unités de hussards en France 1693-1763 », soutenu à l'université de Paris I Panthéon-Sorbonne sous la direction de Bernard Gainot.
Félicitations !
Quelques nouvelles de l'ISC
Mon passage à Paris m'a permis de faire le plein d'infos mais aussi d'ouvrages. D'où deux petites nouvelles - qui ont leur importance.
D'une part, l'Institut de Stratégie Comparée (ISC), l'Institut d'Histoire des Conflits Contemporains (IHCC) et la Commission Française d'Histoire Militaire (CFHM) sont engagés dans un processus de fusion, qui devrait déboucher prochainement sur l'Institut de Stratégie et des Conflits - Commission Française d'Histoire Militaire (ISC-CFHM).
La nouvelle n'est pas mince : au total, le nouvel organisme représente 650 publications, soit plus de 10 000 pages. C'est, tout simplement, le plus gros pôle éditorial de France en études stratégiques et en histoire militaire.
A propos de publications, justemment, vous vous souviendrez peut-être que le numéro quadruple de Stratégique dédié aux stratégies irrégulières était tombé en rupture de stock. Alors, pas de nouveau tirage mais un ouvrage, qui reprend les contributions du Stratégique, de même que des articles inédits - soit 43 contributions au total. Vous pouvez le commander ici.
Signalons également la parution d'un nouveau numéro (97-98), consacré à Clausewitz et permettant de publier un très intéressant texte d'Herbert Rosinski sur la structure de la stratégie. Bref, à vos bibliothèques. Bonne lecture !
D'une part, l'Institut de Stratégie Comparée (ISC), l'Institut d'Histoire des Conflits Contemporains (IHCC) et la Commission Française d'Histoire Militaire (CFHM) sont engagés dans un processus de fusion, qui devrait déboucher prochainement sur l'Institut de Stratégie et des Conflits - Commission Française d'Histoire Militaire (ISC-CFHM).
La nouvelle n'est pas mince : au total, le nouvel organisme représente 650 publications, soit plus de 10 000 pages. C'est, tout simplement, le plus gros pôle éditorial de France en études stratégiques et en histoire militaire.
A propos de publications, justemment, vous vous souviendrez peut-être que le numéro quadruple de Stratégique dédié aux stratégies irrégulières était tombé en rupture de stock. Alors, pas de nouveau tirage mais un ouvrage, qui reprend les contributions du Stratégique, de même que des articles inédits - soit 43 contributions au total. Vous pouvez le commander ici.
Signalons également la parution d'un nouveau numéro (97-98), consacré à Clausewitz et permettant de publier un très intéressant texte d'Herbert Rosinski sur la structure de la stratégie. Bref, à vos bibliothèques. Bonne lecture !
Libellés :
France,
Miam des livres,
Stratégie
samedi 20 mars 2010
Belgique-Côte d'Ivoire : le match
Ou quant un canular téléphonique se fait révélateur de l'hybridation entre bureaucratie tâtillone et nationalisme. A écouter ici.
Clés géo-linguistiques :
Dilbeek - municipalité flamande ne bénéficiant pas du régime de facilité linguistique (pour résumer - éternel pardon à mon prof. de droit constitutionnel - bilinguisme des fonctionnaires, dans ce contexte)
Ja - oui
Nee - non
Ik magt niet - Je ne peux pas
Clés géo-linguistiques :
Dilbeek - municipalité flamande ne bénéficiant pas du régime de facilité linguistique (pour résumer - éternel pardon à mon prof. de droit constitutionnel - bilinguisme des fonctionnaires, dans ce contexte)
Ja - oui
Nee - non
Ik magt niet - Je ne peux pas
vendredi 19 mars 2010
DSI, c'est pas mal pour faire des livres...
C'est ce que me montrent plusieurs auteurs, dans leurs ouvrages, lorsqu'ils citent l'un ou l'autre article qui aurait retenu leur attention. Pour un auteur, c'est sain de citer ses sources - mes notes de bas de page sont d'ailleurs une source de migraine de nombre de mes éditeurs - et ça permet de rendre à César ce qui lui appartient, ce qui n'est jamais qu'une preuve d'honnêteté avant d'être l'une des caractéristiques d'un travail scientifique.
Edit du samedi matin : on me pose la question de savoir ce que recouvre exactement le "pompage" en question. En fait, ce n'est pas du plagiat stricto sensu (soit un copié-collé exact sans citation de l'auteur) ; il s'agit plutôt de paraphrase qui n'est pas systématique (de facto, je n'ai lu que 15-20 pages environ - mais j'y ai trouvé trois occurrences qui m'ont fait sursauter) mais qui tend, par la structure des phrases et l'usage de synonymes, à rappeler de façon troublante ce qui a été écrit par quelqu'un d'autre. En somme, c'est l'idée qui est copiée sans citation plus que le texte.
Toutefois, il y a des limites à l'exercice, notamment lorsqu'un historien militaire publie un ouvrage sur l'Afghanistan et pompe allègrement sur les contributions parues dans nos pages, sans même citer une fois les auteurs les ayant produites, alors pourtant que la structure de l'ouvrage fait appel à un système de référence. On peut ne pas aimer DSI - après tout, on ne peut pas aimer tout le monde, dit un adage qui montre surtout le rôle des préconceptions mal attifées.
Mais de là à, en tant qu'académique, ne pas avoir le respect le plus élémentaire à l'égard des auteurs qui vont publier (dans quelque support que ce soit, d'ailleurs), ça me dépasse. Bien malheureusement, je pense qu'il s'agit là d'une tendance lourde qu'il convient de combattre avec la plus grande énergie.
Edit du samedi matin : on me pose la question de savoir ce que recouvre exactement le "pompage" en question. En fait, ce n'est pas du plagiat stricto sensu (soit un copié-collé exact sans citation de l'auteur) ; il s'agit plutôt de paraphrase qui n'est pas systématique (de facto, je n'ai lu que 15-20 pages environ - mais j'y ai trouvé trois occurrences qui m'ont fait sursauter) mais qui tend, par la structure des phrases et l'usage de synonymes, à rappeler de façon troublante ce qui a été écrit par quelqu'un d'autre. En somme, c'est l'idée qui est copiée sans citation plus que le texte.
Vous me direz que ce n'est pas la première fois qu'un auteur a une idée similaire à celle de quelqu'un d'autre - à la relecture de Seapower, j'ai d'ailleurs eu la blague, qui sera dûment rectifiée. C'est vrai. Mais parfois, c'est troublant.
Back online...
Me voilà de retour, au terme de deux semaines en tant que directeur d'un "MAP" (Module d'Approfondissement) au sein du CID. But de la manoeuvre, faire réfléchir - et enseigner - à 13 gaillards que je salue au passage les subtilités des rapports entre technologie et stratégie.
Des apports brillants, d'autres un peu plus conventionnels (ce qui ne les empêche pas d'être corrects), quelques présentations déjà passées au rang de légendes (spéciale dédicace à Laurent et Benoist), bref, un très chouette moment plein d'enseignements et... deux semaines de rencontres. Fatiguant mais d'une façon très saine : ça fait du bien.
Pour autant, DSI ne passe certainement pas à la trappe : les derniers ajustements sont en cours et le petit suivant devrait réserver quelques (bonnes) surprises. De quoi nourrir la réflexion de tout un chacun. Et avec aussi un hors série qui ne tardera pas à quitter nos PC pour rejoindre les kiosques (normalement, le 15 du mois prochain).
lundi 8 mars 2010
Nous y voilà
Le nouveau site de DSI est en ligne. En plus d'infos sur les sommaires, vous pourrez y trouver ous les mois un article issu de notre édition papier. Bon surf !
mardi 2 mars 2010
Parution de "La résilience dans l'antiterrorisme. Le dernier bouclier"

J'ai le plaisir de vous annoncer la parution de La résilience dans l'anti-terrorisme. Le dernier bouclier, aux éditions L'Esprit du Livre. C'est la première fois que le concept de résilience, aux sens sociologique et stratégique, est appliqué dans un ouvrage en français.
Il s'agit ici, en l'occurrence, de dresser la carte des modes de fonctionnement du concept, de ce qu'il recouvre, mais également de voir quelles sont ses interprétations, ses applications et ses limites, en France comme en Belgique (vous pouvez consulter la table des matières ici).
Ceux qui me connaissent peuvent redouter une grosse brique. Et bien non, pour une fois, je me suis limité à 132 pages, en alternant théorie et pratique (comme toujours, me direz-vous). Et pour le coup, l'ouvrage, que vous pouvez commander ici, a un prix modique (16 Eur).
Libellés :
Miam des livres,
Résilience,
Stratégie,
Terrorisme
4 Mistral pour la Russie et du gaz russe pour la France
C’est le 1er mars, au cours de la visite de 3 jours du président russe Dmity Medvedev en France, que plusieurs avancées ont été faites sur le développement des relations franco-russes.
Premièrement, GDF prendra 9 % des actions du gazoduc Nordstream de Gazprom, de sorte que la France recevra 1,5 milliard de mètres cubes de gaz russe à partir de 2015.
Par ailleurs, Nicolas Sarkozy a confirmé que la France était engagée dans « des négociations exclusives » sur la vente de 4 BPC Mistral à la Russie, dont deux seraient construits en France, les deux autres l'étant en Russie.
La Lettonie, la Lituanie et la Pologne ont par ailleurs exprimé leur inquiétude à l’endroit de la vente.
Premièrement, GDF prendra 9 % des actions du gazoduc Nordstream de Gazprom, de sorte que la France recevra 1,5 milliard de mètres cubes de gaz russe à partir de 2015.
Par ailleurs, Nicolas Sarkozy a confirmé que la France était engagée dans « des négociations exclusives » sur la vente de 4 BPC Mistral à la Russie, dont deux seraient construits en France, les deux autres l'étant en Russie.
La Lettonie, la Lituanie et la Pologne ont par ailleurs exprimé leur inquiétude à l’endroit de la vente.
Libellés :
Armement,
France,
Géopolitique,
Russie
lundi 1 mars 2010
DSI n°57 : le sommaire !
Sommaire DSI n°57Mars 2010
Edito
Agenda et nominations
Veilles contre-terroristes
Industrie française
Les contrats du mois
Veilles stratégiques
La chronique de Carl von C. : « Atomic Atomium »
Stratégie
Chronique : masse critique
Par Benoist Bihan
Résilience en France : quelques clés
Entretien avec Joseph Henrotin, docteur en sciences politiques et chargé de recherche au CAPRI, auteur de La résilience dans l’antiterrorisme. Le dernier bouclier, L’Esprit du Livre, 2010.
Le « paradigme ROVER » : paradoxes de la standardisation en coalition
Par Olivier Zajec, directeur adjoint du pôle « prospective stratégique » de la CEIS
Qu’est-ce que la diplomatie aérienne ?
Par le lieutenant-colonel Jérôme de Lespinois, directeur scientifique de la Fondation Saint-Cyr
SACT au travail. Les chantiers de la Transformation dans l’OTAN
Entretien avec le général Stéphane Abrial, général commandant l’Allied Command Transformation (SACT)
Armées
La marine grecque à un tournant historique
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
Encadré. FREMM grecques : puissantes
Encadré. La classe Roussen
Encadré : La bataille de Pentemilli
Tableau de bord : la marine grecque
Par Philippe Langloit, chargé de recherche au CAPRI
Unités
Le 1er RPIMa. Les forces spéciales « canal historique »
Par Véronique Sartini, journaliste
Encadré. Les groupes RAPAS
Encadré. La patrouille SAS.
La BFST. Le grand frère
Par Véronique Sartini, journaliste
Encadré. Moyens aéromobiles de la brigade en 2010
Il est heureux que les gens « piaffent ». C’est sain et normal
Entretien avec le général de brigade Hugues Delort-Laval, commandant la BFST (Brigade des Forces Spéciales Terre)
Encadré. Le Centre de Tir Adapté (CTA). Le « studio » des forces spéciales
Encadré. Le « Frigo » ou CPM (Centre de Préparation de Mission)
Technologies
La technologie en contre-insurrection
Par Sophie Lefeez, membre de l’Association Nationale des Auditeurs Jeunes de l’IHEDN (ANAJ)
Pour un recours à la technologie, contre le dogme de l’uniformisation
Par le commandant François Tricot, Stagiaire de la promotion Maréchal Lyautey du Collège Interarmées de Défense
La robotisation des systèmes aériens. La réflexion du CICDE
Par le lieutenant-colonel Emmanuel Gaillard, officier projet, Centre Interarmées de Concepts, Doctrines et Expérimentations (CICDE)
Intelligence artificielle et éthique
Entretien avec Noël Sharkey, professeur d’intelligence artificielle à l’Université de Sheffield
Un marché pour les radars maritimes à onde de surface ? Thales et l'ONERA y croient.
Par Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de défense
Fiches techniques
Véhicule Blindé Moyen Freccia/Le Freccia, Paré pour le XXI e siècle
Kawasaki C-2/ Le Japon sur la voie de la projection
Corvette classe Göteborg/De la guérilla côtière aux opérations extérieures
Mitrailleuse lourde Browning M-2
Enquête
Faire mieux avec moins ! Le MCO Aéronautique se réforme en continu…
Par Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de défense
L'armée de l'Air au top avec ATAMS. La « révolution » du MCO Aéronautique en temps réel !
Entretien avec le général de brigade aérienne Alain Pizel, commandant de la brigade Tech-Log du Commandement du soutien des forces aériennes (CSFA)
Encadré : L'armée de l'Air met en place ses ESTA
La SIMMAD sur le chemin de la réforme. L'acteur central du MCO Aéronautique
Par Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de défense
Le SIAé poursuit sa réforme…et récupère des personnels des forces
Par Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de défense
La mission MMAé. Initiateur de réforme et « poil à gratter » du MCO Aéronautique!
Entretien avec le contrôleur général des armées Louis-Alain Roche (IGA hors classe), Chef de la mission MMAé (Modernisation du MCO Aéronautique)
Critiques de lectures
L’enjeu afghan. La défaite interdite d’Olivier Hubac et Matthieu Anquez
L’Amérique solitaire ? Les alliances militaires dans la stratégie des Etats-Unis de Hervé Coutau-Bégarie
Perspectives tactiques de Guy Hubin
vendredi 26 février 2010
Discours musclé de Robert Gates à la NDU
S’exprimant dans une conférence tenue le 23 février à la National Defence University de Washington, le secrétaire américain à la défense, Robert Gates, a indiqué que les Etats européens membres de l’OTAN ont sous-financé l’organisation durant la dernière décennie, le fait que nombre d’Etats n’ont pas remplis leurs objectifs budgétaires étant selon lui le symptôme de la façon dont les Etats perçoivent et traitent les menaces.
Selon lui, le climat politique et culturel en Europe – où selon lui, « de larges pans du public et de la classe politique ont une aversion pour la force militaire et les risques qui vont avec » - est tel que la crédibilité de l’article 5 doit être remise en question, indiquant au surplus que c’est un aspect de l’identité de l’OTAN que le nouveau Concept stratégique devra restaurer.
Toujours pour lui, « la démilitarisation de l’Europe (…) qui fut une bénédiction au XXe siècle, est devenue un obstacle à la réalisation d'une sécurité réelle et d'une paix durable au XXIe siècle ». Dans un discours pour le moins musclé, il ajoutera que « tant que le Concept stratégique ne déclenchera pas les changements opérationnels et institutionnels tels que ceux que je viens de mentionner, il (le Concept) ne vaudra pas le papier sur lequel il est publié ».
Selon lui, le climat politique et culturel en Europe – où selon lui, « de larges pans du public et de la classe politique ont une aversion pour la force militaire et les risques qui vont avec » - est tel que la crédibilité de l’article 5 doit être remise en question, indiquant au surplus que c’est un aspect de l’identité de l’OTAN que le nouveau Concept stratégique devra restaurer.
Toujours pour lui, « la démilitarisation de l’Europe (…) qui fut une bénédiction au XXe siècle, est devenue un obstacle à la réalisation d'une sécurité réelle et d'une paix durable au XXIe siècle ». Dans un discours pour le moins musclé, il ajoutera que « tant que le Concept stratégique ne déclenchera pas les changements opérationnels et institutionnels tels que ceux que je viens de mentionner, il (le Concept) ne vaudra pas le papier sur lequel il est publié ».
mardi 23 février 2010
A l'assaut des bibliothèques
Déjà eu envie de revenir sur Makers of modern strategy, les différentes éditions de la Revue militaire belge, d'avoir accès aux ouvrages de W. Murray ? De vous manger des évaluations de centaines de pages sur une force armée ? D'explorer le concept d'art opératif dans son acception soviétique en comparant les positions d'une dizaine d'auteurs (spéciale dédicace à Laurent, Michel et Benoist) ?
Non ? Dommage, c'est comme ça que les études stratégiques avancent.
Oui ? Alors, Google à ce qu'il faut : le Google books. Une quantité "maousse" d'ouvrages certes qualifiés d'accès limités mais qui, concrètement, nous dévoilent plus de 80 % de leurs pages. Evidemment, on ne peut pas imprimer - on oublie tellement que les livres méritent aussi quelques euros.
Mais au moins, on peut entrevoir de petits trésors de réflexion... Bête exemple, la recherche sur "operational art". A déguster. Bon appétit tout le monde et pensez quand même à aller dormir ;o)
Non ? Dommage, c'est comme ça que les études stratégiques avancent.
Oui ? Alors, Google à ce qu'il faut : le Google books. Une quantité "maousse" d'ouvrages certes qualifiés d'accès limités mais qui, concrètement, nous dévoilent plus de 80 % de leurs pages. Evidemment, on ne peut pas imprimer - on oublie tellement que les livres méritent aussi quelques euros.
Mais au moins, on peut entrevoir de petits trésors de réflexion... Bête exemple, la recherche sur "operational art". A déguster. Bon appétit tout le monde et pensez quand même à aller dormir ;o)
Armée de Terre : les Javelin arrivent
Le comité ministériel d’investissements du 22 février aura permis de trancher : la France va, selon le ministre Hervé Morin, acheter 260 missiles Javelin et 76 postes de tirs pour un montant de 70 millions de dollars. La commande sera effectuée via le système des Foreign Military Sales mais s’établit en dessous des 380 missiles évoqués par le chef d’état-major. La commande ne semble toutefois pas avoir été formellement passée.
lundi 22 février 2010
L'ABL et ses succès - interview
Allez zou, le résultat de mon interview sur RFI à propos de la double interception réalisée par l'ABL... mais boudjou que c'est court. A écouter ici.
Le 1er RPIMa à l'honneur...

... dans le prochain DSI, en l'occurrence en kiosque dès le 1er mars. Jetez également un oeil au reste du programme : technologie et contre-insurrection, radars à ondes de surface, MCO aéronautique, utilisation du système ROVER, évolutions de la marine grecque ou encore principes de la diplomatie aérienne sont au programme.
vendredi 19 février 2010
Ne dites plus "chasseurs ardennais"...
... Mais "4ème bataillon médian". Le changement de nom est la résultante de la nouvelle réforme de l'armée. Pour répondre à l'ami qui me posait la question cette après-midi, juste 2-3 considérations, parce que pas mal de lectures m'attendent dont la fin de l'excellent dernier ouvrage de Michel Goya) :
- Moi qui ait été Libramontois quelques années, j'aime les Chasseurs. Pour moi, ils représentent l'un des exemples les plus aboutis de ce qu'une infanterie non-SOF peut être capable de faire. La distance est-elmle donc si importante entre Evere et Marche que l'état-major ait perdu toute perception du concept de spécificité ?
- ce changement va affecter le moral et les traditions. On peut au moins espérer qu'il devienne "4ème médian/chasseurs ardennais" ou quelque chose comme ça, s'il faut céder au dogmatisme "néo/techno/nihilo doctrinal" ;
- Affecter ainsi de solides traditions (lesquelles, n'en déplaisent à certain, jouent leur petit rôle sur la façon dont les alliés de la Belgique perçoivent cette dernière), c'est inutile, zen particulier quand tant de travail reste à faire.
- In fine, je ne vois pas véritablement où va cette réforme. Ce dont l'armée a besoin, c'est d'investissements et de changements de fond, pas de changements de forme qui peuvent certes répondre à certains agendas politiques (la liquidation d'une certaine "Belgique de papa") mais qui ne répondent pas aux vraies questions (quelles missions ? Avec qui ? Quels adversaires ? Quelles morphologie des ops ? Quels paradigmes ?), qui me semblent autrement plus intéressantes... et plus importantes.
D'accord, depuis quelques billets, je fais très "conservateur". Mais là où Flahaut avait voulu supprimer les paras (et où j'étais intervenu quelques fois dans la presse en leur faveur), je ne vois pas véritablement en quoi l'entreprise de démentèlement des forces à changé. Du moins, je le vois de moins en moins.
Bon, maintenant, j'ai du travail ;o)
- Moi qui ait été Libramontois quelques années, j'aime les Chasseurs. Pour moi, ils représentent l'un des exemples les plus aboutis de ce qu'une infanterie non-SOF peut être capable de faire. La distance est-elmle donc si importante entre Evere et Marche que l'état-major ait perdu toute perception du concept de spécificité ?
- ce changement va affecter le moral et les traditions. On peut au moins espérer qu'il devienne "4ème médian/chasseurs ardennais" ou quelque chose comme ça, s'il faut céder au dogmatisme "néo/techno/nihilo doctrinal" ;
- Affecter ainsi de solides traditions (lesquelles, n'en déplaisent à certain, jouent leur petit rôle sur la façon dont les alliés de la Belgique perçoivent cette dernière), c'est inutile, zen particulier quand tant de travail reste à faire.
- In fine, je ne vois pas véritablement où va cette réforme. Ce dont l'armée a besoin, c'est d'investissements et de changements de fond, pas de changements de forme qui peuvent certes répondre à certains agendas politiques (la liquidation d'une certaine "Belgique de papa") mais qui ne répondent pas aux vraies questions (quelles missions ? Avec qui ? Quels adversaires ? Quelles morphologie des ops ? Quels paradigmes ?), qui me semblent autrement plus intéressantes... et plus importantes.
D'accord, depuis quelques billets, je fais très "conservateur". Mais là où Flahaut avait voulu supprimer les paras (et où j'étais intervenu quelques fois dans la presse en leur faveur), je ne vois pas véritablement en quoi l'entreprise de démentèlement des forces à changé. Du moins, je le vois de moins en moins.
Bon, maintenant, j'ai du travail ;o)
Désarmement nucléaire en Belgique : pourquoi Claes, Verhofstad, Dehaene et Michel se trompent
Un ancien Secrétaire général de l'OTAN, deux anciens premiers ministres et un Commissaire européen signent aujourd'hui dans Le Soir une opinion intitulée "Vers un désarmement nucléaire" et faisant le point sur les efforts en matière de désarmement nucléaire avant de plaider pour un retrait des armes nucléaires US en Belgique - dans la foulée du sénateur Philippe Mahoux et alors que se tiennent au Sénat une série d'auditions à huis clot sur la question, où votre serviteur fait d'ailleurs un petit exposé le 25 février.
La lecture de cette carte blanche ayant le côté asesptisé des opinions préparées par les cabinets ne manque cependant pas de surprendre. Au rang des raisons légitimant le retrait des armes nucléaires en Belgique, les signataires indiquent "Les armes nucléaires tactiques américaines en Europe ont perdu toute importance militaire. Leur intérêt politique résiduel – comme symbole du lien transatlantique – est largement insuffisant pour justifier leur présence, sachant que cette présence continue de signifier pour le reste du monde que ces armes nucléaires sont une « nécessité »".
Parue le jour même où Le Monde publiait un article intitulé "Désarmement nucléaire, les obstacles s'accumulent", l'opinion a de quoi surprendre. D'une part, le distinguo entre niveaux d'engagement tactique et stratégique s'est effondré : toute arme nucléaire, de par ce qu'elle représente et par les destructions qu'elle peut causer est devenue de facto stratégique. Dans un tel cadre, l'importance politique des armes est tout le contraire d'un résidu...
On ajoutera que le monde n'a pas besoin des armes "otaniennes" pour comprendre la "nécessité" de l'armement nucléaire. La tendance lourde est à la prolifération, en dépit des efforts des uns et des autres. Malheureusement, en politique internationale, "donner le bon exemple" est bien souvent contre-productif. Quand bien même toutes les armes américaines seraient retirées d'Europe, ce serait une illusion grave que de croire que les programmes pakistanais, chinois, indiens, nord-coréens, iraniens en seraient affectés.
Au-delà, "l'objectif zéro" en matière nucléaire militaire me semble être naïf. Petite anecdote, j'assistais - en 2004, je pense - à une réunion du Parlement où s'exprimait un sénateur américain partisan du "global zero", qui entraîna à sa suite les députés présents. Son discours me sembalit toutefois ambigu, aussi avais-je demandé si la mesure concernerait aussi les Etats-Unis. Suite à quoi sa réponse fut on ne peut plus claire : "non, pas tout de suite". Quelques députés avaient tiqué. Rare étaient ceux qui avaient compris que tant qu'une seule puissance disposeraient du nucléaire, les autres chercheraient également à l'avoir.
Reste aussi un autre point, faisant référence aux relations transtlantiques. Pour Bruxelles, la disposition d'armes US sur son territoire impliquait une attention plus soutenue de Washington, attention que les seuls (maigres) investissements belges dans le militaire conventionnel n'attirent guère. Cette dimension me semble déconsidérée dans l'opinion publiée, alors pourtant que ce poids politique gagné ne mange guère de pain.
Mais force est aussi de constater que les quatre signataires ont fait peu pour renforcer la position belge sur l'échiquier des forces OTAN : après avoir lancé la réforme de l'armée en 1999, le gouvernement duquel Guy Verhofstadt et Louis Michel ont fait partie n'a pas honoré ses engagements en matière d'investissements...
La lecture de cette carte blanche ayant le côté asesptisé des opinions préparées par les cabinets ne manque cependant pas de surprendre. Au rang des raisons légitimant le retrait des armes nucléaires en Belgique, les signataires indiquent "Les armes nucléaires tactiques américaines en Europe ont perdu toute importance militaire. Leur intérêt politique résiduel – comme symbole du lien transatlantique – est largement insuffisant pour justifier leur présence, sachant que cette présence continue de signifier pour le reste du monde que ces armes nucléaires sont une « nécessité »".
Parue le jour même où Le Monde publiait un article intitulé "Désarmement nucléaire, les obstacles s'accumulent", l'opinion a de quoi surprendre. D'une part, le distinguo entre niveaux d'engagement tactique et stratégique s'est effondré : toute arme nucléaire, de par ce qu'elle représente et par les destructions qu'elle peut causer est devenue de facto stratégique. Dans un tel cadre, l'importance politique des armes est tout le contraire d'un résidu...
On ajoutera que le monde n'a pas besoin des armes "otaniennes" pour comprendre la "nécessité" de l'armement nucléaire. La tendance lourde est à la prolifération, en dépit des efforts des uns et des autres. Malheureusement, en politique internationale, "donner le bon exemple" est bien souvent contre-productif. Quand bien même toutes les armes américaines seraient retirées d'Europe, ce serait une illusion grave que de croire que les programmes pakistanais, chinois, indiens, nord-coréens, iraniens en seraient affectés.
Au-delà, "l'objectif zéro" en matière nucléaire militaire me semble être naïf. Petite anecdote, j'assistais - en 2004, je pense - à une réunion du Parlement où s'exprimait un sénateur américain partisan du "global zero", qui entraîna à sa suite les députés présents. Son discours me sembalit toutefois ambigu, aussi avais-je demandé si la mesure concernerait aussi les Etats-Unis. Suite à quoi sa réponse fut on ne peut plus claire : "non, pas tout de suite". Quelques députés avaient tiqué. Rare étaient ceux qui avaient compris que tant qu'une seule puissance disposeraient du nucléaire, les autres chercheraient également à l'avoir.
Reste aussi un autre point, faisant référence aux relations transtlantiques. Pour Bruxelles, la disposition d'armes US sur son territoire impliquait une attention plus soutenue de Washington, attention que les seuls (maigres) investissements belges dans le militaire conventionnel n'attirent guère. Cette dimension me semble déconsidérée dans l'opinion publiée, alors pourtant que ce poids politique gagné ne mange guère de pain.
Mais force est aussi de constater que les quatre signataires ont fait peu pour renforcer la position belge sur l'échiquier des forces OTAN : après avoir lancé la réforme de l'armée en 1999, le gouvernement duquel Guy Verhofstadt et Louis Michel ont fait partie n'a pas honoré ses engagements en matière d'investissements...
jeudi 18 février 2010
L'armée de l'Air va recevoir de nouvelles AASM
Fin décembre 2009, la DGA a notifié à la société Sagem DS un contrat d’acquisition de 680 kits d’armement air-sol modulaire (AASM). Cela porte à 1 424 le nombre total de kits AASM commandés à ce jour pour équiper les Rafale de l’armée de l’Air et de la Marine.
L’AASM est constitué d’un kit de guidage et d’un kit d’augmentation de portée se montant sur des corps de bombe standard. Cet ensemble permet de tirer à distance de sécurité de la cible (plus de 50 km), dans toutes les conditions météorologiques, de jour comme de nuit. En dotation depuis 2007 dans les forces aériennes françaises, la version à guidage inertiel/GPS de l’AASM a été utilisée avec succès, à plusieurs reprises, en Afghanistan.
L’AASM est constitué d’un kit de guidage et d’un kit d’augmentation de portée se montant sur des corps de bombe standard. Cet ensemble permet de tirer à distance de sécurité de la cible (plus de 50 km), dans toutes les conditions météorologiques, de jour comme de nuit. En dotation depuis 2007 dans les forces aériennes françaises, la version à guidage inertiel/GPS de l’AASM a été utilisée avec succès, à plusieurs reprises, en Afghanistan.
mercredi 17 février 2010
Malouines: tensions ré-émergentes
Selon le Times, l’Argentine s’engage dans une politique de prise de contrôle du trafic entre les îles Malouines/Falklands et le continent, se positionnant ainsi de façon à pouvoir mener un véritable blocus.
C’est la conséquence d’un décret promu par la présidence de Buenos Aires, selon lequel tout navire naviguant dans les eaux revendiquées par l’Argentine doit avoir un permis donné par Buenos Aires.
Ce mouvement argentin intervient après l’envoi par la Grande-Bretagne d’une plateforme de prospection pétrolière – la zone pouvant contenir des gisements estimés à 60 milliards de barils (à titre de comparaison, la mer du Nord a produit jusqu’ici 40 milliards de barils).
Pour l’heure, un destroyer, 300 soldats et 4 Eurofighter sont présents aux Malouines, un responsable britannique indiquant qu’en 1982, seuls 50 Royal Marines étaient présents dans les îles. Les Malouines ont été occupées par la Grande-Bretagne depuis 1833 et sont depuis lors revendiquées par l’Argentine.
Au final, force est également de constater que l’affaire tombe bien pour la Royal Navy qui se bat toujours pour avoir deux porte-avions, soit des bâtiments sans lesquels l’opération Corporate, en 1982, eut été impossible.
C’est la conséquence d’un décret promu par la présidence de Buenos Aires, selon lequel tout navire naviguant dans les eaux revendiquées par l’Argentine doit avoir un permis donné par Buenos Aires.
Ce mouvement argentin intervient après l’envoi par la Grande-Bretagne d’une plateforme de prospection pétrolière – la zone pouvant contenir des gisements estimés à 60 milliards de barils (à titre de comparaison, la mer du Nord a produit jusqu’ici 40 milliards de barils).
Pour l’heure, un destroyer, 300 soldats et 4 Eurofighter sont présents aux Malouines, un responsable britannique indiquant qu’en 1982, seuls 50 Royal Marines étaient présents dans les îles. Les Malouines ont été occupées par la Grande-Bretagne depuis 1833 et sont depuis lors revendiquées par l’Argentine.
Au final, force est également de constater que l’affaire tombe bien pour la Royal Navy qui se bat toujours pour avoir deux porte-avions, soit des bâtiments sans lesquels l’opération Corporate, en 1982, eut été impossible.
mardi 16 février 2010
Le rayon de la mort a frappé : deux missiles au tapis
On a appris le 11 février que le laser aéroporté de défense antimissile YABL-1A a, pour la première fois, effectué deux interceptions en vol de deux engins balistiques, en moins d’une heure. La séquence détection-poursuite-destruction, intégralement réalisée en vol, a donc été validée. Reste que le programme est toujours, poiur l'heure, qualifié de démonstrateur.
L'occasion pour moi de revenir, à l'invitation d'Olivier Fourt, sur cette question dans l'émission "Ligne de défense", sur RFI, dimanche prochain à 12h30. L'émission sera disponible en podcast ici.
L'occasion pour moi de revenir, à l'invitation d'Olivier Fourt, sur cette question dans l'émission "Ligne de défense", sur RFI, dimanche prochain à 12h30. L'émission sera disponible en podcast ici.
Olivier Entraygues sur la toile
Pas mal de lecteurs m'avaient demandé où l'on pouvait trouver les ouvrages d'Olivier Entraygues. Je les lui transférais, évidemment, mais le plus simple est encore d'aller jeter un oeil sur sa tanière, où vous trouverez au surplus les articles qu'il a publié dans le DSI. C'est ici que ça se passe.
lundi 15 février 2010
Un petit clin d'oeil...
à Alain, que vous avez certainement déjà lu et qui se trouvait dans les trains entrés en collision ce matin près de Halle. Il s'en est sorti. Il a eu plus de chance qu'une vingtaine de personnes, qui ont trouvé la mort... Allez mon canard, on t'aime !
Vers une armée européenne ? Séminaire "penser la guerre"
La troisième séance du séminaire "Penser la guerre" aura lieu mardi 16 février de 19h à 21h à l'EHESS (105, bd. Raspail Paris 6e) en salle 4.
Le thème de cette séance sera : "Vers une armée européenne ?", avec Delphine Deschaux-Beaume, docteure en science politique et enseignante à Sciences-Po Grenoble, et Yves Boyer, directeur-adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique et professeur à l'Ecole Polytechnique. Tous deux sont spécialistes de la Politique européenne de sécurité et de défense (PESD).
Le séminaire est ouvert à tous, sans inscription préalable.
Le thème de cette séance sera : "Vers une armée européenne ?", avec Delphine Deschaux-Beaume, docteure en science politique et enseignante à Sciences-Po Grenoble, et Yves Boyer, directeur-adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique et professeur à l'Ecole Polytechnique. Tous deux sont spécialistes de la Politique européenne de sécurité et de défense (PESD).
Le séminaire est ouvert à tous, sans inscription préalable.
Une révolution militaire au carrefour ? Les armées européennes face à l’indécision des guerres du XVIIIe siècle
Benoist Bihan donnera le 18 février à l'EHESS une conférence sur le thème : « Une révolution militaire au carrefour ? Les armées européennes face à l’indécision des guerres du XVIIIe siècle »
« L’histoire de l’art de la guerre au XVIIIe siècle en Europe de l’Ouest pourrait se résumer aux tentatives de surmonter l’indécision de conflits caractérisés par ce qui fut qualifié de ‘blocage tactique’, à savoir l’impossibilité de remporter des succès décisifs sur le champ de bataille. Confrontées à ce problème, les armées des grandes puissances européennes se sont vues contraintes de trouver, parfois en cours de conflit, des moyens de dépasser le blocage tactique. Avant que le modèle de guerre napoléonien, héritier des penseurs militaires de la seconde moitié du XVIIIe siècle – Guibert, Bourcet, Frédéric II – ne s’impose définitivement, diverses approches se sont succédées qui toutes visaient à résoudre la question du blocage tactique. Les guerres du siècle des Lumières peuvent ainsi être considérées comme autant de laboratoires d’une révolution de l’art de la guerre en train de s’opérer, et offrent une opportunité exceptionnelle de réfléchir sur les processus de transformation des outils militaires et de leurs modes d’action. »
Les séances se tiennent de 17 h à 19 h à la Maison des Sciences de l’Homme,
54 boulevard Raspail, 75006 Paris ; salle 242, 2e étage
(Attention : contrairement aux années précédentes, nous ne sommes plus au 105 boulevard Raspail…)
« L’histoire de l’art de la guerre au XVIIIe siècle en Europe de l’Ouest pourrait se résumer aux tentatives de surmonter l’indécision de conflits caractérisés par ce qui fut qualifié de ‘blocage tactique’, à savoir l’impossibilité de remporter des succès décisifs sur le champ de bataille. Confrontées à ce problème, les armées des grandes puissances européennes se sont vues contraintes de trouver, parfois en cours de conflit, des moyens de dépasser le blocage tactique. Avant que le modèle de guerre napoléonien, héritier des penseurs militaires de la seconde moitié du XVIIIe siècle – Guibert, Bourcet, Frédéric II – ne s’impose définitivement, diverses approches se sont succédées qui toutes visaient à résoudre la question du blocage tactique. Les guerres du siècle des Lumières peuvent ainsi être considérées comme autant de laboratoires d’une révolution de l’art de la guerre en train de s’opérer, et offrent une opportunité exceptionnelle de réfléchir sur les processus de transformation des outils militaires et de leurs modes d’action. »
Les séances se tiennent de 17 h à 19 h à la Maison des Sciences de l’Homme,
54 boulevard Raspail, 75006 Paris ; salle 242, 2e étage
(Attention : contrairement aux années précédentes, nous ne sommes plus au 105 boulevard Raspail…)
vendredi 12 février 2010
QDR 2010
Publiée tous les quatre ans, la Quadriennal Defense Review est l’un des documents majeurs de la politique de défense américaine : c’est elle qui définit les orientations prises par le Pentagone. C'est d'ailleurs étonnant que personne n'en parle...
Considérée comme « de temps de guerre », cette QDR définit deux grands objectifs : « Premièrement, continuer à rééquilibrer les capacités des forces armées américaines pour leur permettre de remporter les guerres actuelles, tout en se dotant des capacités requises pour faire face aux menaces futures. Deuxièmement, continuer à réformer les institutions et les procédures du Département pour mieux satisfaire aux besoins urgents des combattants ; acquérir des armes qui soient utilisables, réellement nécessaires et de prix raisonnable ; et veiller à ce que l’argent des contribuables soit dépensé sagement et judicieusement ».
Notez la thématique du rééquilibrage : en gros, il s'agit de la jouer "real full spectrum" et de réorienter une partie du dispositif sur les missions COIN (les forces spéciales sont d'ailleurs chouchoutées par cette QDR qui établit le niveau de 660 équipes comme objectif). Rien de bien neuf en réalité : il s'agit de la transcription de la position de Robert Gates, que le général Desportes avait analysé dans DSI il y a quelques mois.
Parmi les objectifs classiques – gagner les guerres d’aujourd’hui, y compris en contre-insurrection, prévenir les conflits, être capable de combattre dans une large gamme d’opérations, prévenir la prolifération d’armes de destruction massives ou encore utiliser efficacement le cyberespace – le lecteur remarquera qu’« empêcher et vaincre les agressions dans contextes d’anti-accès » est devenu l’un des défis recherchés.
Concrètement, la rhétorique fait assez clairement allusion à la Chine (même si elle n’est pas nommément citée) et au développement de ses capacités navales. Les capacités de frappe à longue distance mais aussi la préservation des capacités spatiales US sont vues, dans ce cadre, comme nécessaires.
Les relations internationales de défense sont également vues comme prioritaires, imposant notamment de nouveaux mécanismes permettant de transférer rapidement des technologies critiques aux Etats alliés. Le personnel militaire fait également l’objet d’une grande attention, tout comme – ce n’est pas une surprise – la réforme des procédures d’achat.
Considérée comme « de temps de guerre », cette QDR définit deux grands objectifs : « Premièrement, continuer à rééquilibrer les capacités des forces armées américaines pour leur permettre de remporter les guerres actuelles, tout en se dotant des capacités requises pour faire face aux menaces futures. Deuxièmement, continuer à réformer les institutions et les procédures du Département pour mieux satisfaire aux besoins urgents des combattants ; acquérir des armes qui soient utilisables, réellement nécessaires et de prix raisonnable ; et veiller à ce que l’argent des contribuables soit dépensé sagement et judicieusement ».
Notez la thématique du rééquilibrage : en gros, il s'agit de la jouer "real full spectrum" et de réorienter une partie du dispositif sur les missions COIN (les forces spéciales sont d'ailleurs chouchoutées par cette QDR qui établit le niveau de 660 équipes comme objectif). Rien de bien neuf en réalité : il s'agit de la transcription de la position de Robert Gates, que le général Desportes avait analysé dans DSI il y a quelques mois.
Parmi les objectifs classiques – gagner les guerres d’aujourd’hui, y compris en contre-insurrection, prévenir les conflits, être capable de combattre dans une large gamme d’opérations, prévenir la prolifération d’armes de destruction massives ou encore utiliser efficacement le cyberespace – le lecteur remarquera qu’« empêcher et vaincre les agressions dans contextes d’anti-accès » est devenu l’un des défis recherchés.
Concrètement, la rhétorique fait assez clairement allusion à la Chine (même si elle n’est pas nommément citée) et au développement de ses capacités navales. Les capacités de frappe à longue distance mais aussi la préservation des capacités spatiales US sont vues, dans ce cadre, comme nécessaires.
Les relations internationales de défense sont également vues comme prioritaires, imposant notamment de nouveaux mécanismes permettant de transférer rapidement des technologies critiques aux Etats alliés. Le personnel militaire fait également l’objet d’une grande attention, tout comme – ce n’est pas une surprise – la réforme des procédures d’achat.
Robotique : une journée d'étude pour faire le point
Allez hop, à vos agendas : le CREC St Cyr organise le 8 mars à l'Ecole militaire (amphi Desvallières) une journée d'études sur la robotisation du champ de bataille, avec trois grandes thémas :
- Les robots sur le champ de bataille : retours d'expérience
- Perspectives technologiques et industrielles
- La Défense française face à la robotisation du champ de bataille
Alors, c'est ouvert, c'est gratuit (bande de veinards) mais il faut réserver : y'en aura pas pour tout le monde. Bref, programme et renseignements ici.
- Les robots sur le champ de bataille : retours d'expérience
- Perspectives technologiques et industrielles
- La Défense française face à la robotisation du champ de bataille
Alors, c'est ouvert, c'est gratuit (bande de veinards) mais il faut réserver : y'en aura pas pour tout le monde. Bref, programme et renseignements ici.
jeudi 11 février 2010
A propos des chars...
Je m'en rends compte maintenant mais Alex me posait une question : "que pensez-vous de la déclaration de De Crem selon laquelle "Si j’avais succombé aux réflexes corporatistes de l’armée, j’aurais investi dans les chars Léopard qui n’ont plus qu’une seule utilité : défiler le 21 juillet sur la Place royale. Mais avec lesquels on n’est rien à l’étranger en opération".
Et bien, ma réponse est très simple : le marché des chars de combat représente jusqu'en 2018 environ 6 500 engins neufs de par le monde à en croire les analyses US, principalement en Asie, ce qui est historiquement assez bas, c'est vrai.
Mais c'est une menace, à long terme - et tout militaire sait qu'on démentèle bien plus vite qu'on ne (ré)acquiert les savoirs-faire. Cette menace se double du fait que le char n'est plus seulement utilisé pour combattre d'autres chars : les Canadiens et quelques autres en Afghanistan le savent bien. Les derniers concepts d'emploi parus ici et là le montrent bien.
Donc, au risque d'une analyse pour le moins légère (ce qui n'exclut pas le bon sens), si nous sommes le seul pays européen de taille moyenne (la Slovénie ou l'Estonie sont des petits pays, pas une Belgique qui a autant d'habitants ou à peu près que la Grèce ou la Suède) à abandonner les chars, que l'on m'explique pourquoi les autres pays de taille moyenne les conservent, alors qu'ils sont tous affectés par des réductions budgétaires. Les réflexes corporatistes ?
Non, je ne crois pas. Une bonne analyse prospective, j'y crois plus.
Nb : petit addendum en forme de sourire : lorsqu'il a annulé les ubuesques AIV/90 mm, De Crem a justifié sa décision parce qu'il s'agissait de gravir le Mont Ventoux avec un tricycle. Et bien, je crains qu'il ne faille gravir ledit mont à plat-ventre !
Et bien, ma réponse est très simple : le marché des chars de combat représente jusqu'en 2018 environ 6 500 engins neufs de par le monde à en croire les analyses US, principalement en Asie, ce qui est historiquement assez bas, c'est vrai.
Mais c'est une menace, à long terme - et tout militaire sait qu'on démentèle bien plus vite qu'on ne (ré)acquiert les savoirs-faire. Cette menace se double du fait que le char n'est plus seulement utilisé pour combattre d'autres chars : les Canadiens et quelques autres en Afghanistan le savent bien. Les derniers concepts d'emploi parus ici et là le montrent bien.
Donc, au risque d'une analyse pour le moins légère (ce qui n'exclut pas le bon sens), si nous sommes le seul pays européen de taille moyenne (la Slovénie ou l'Estonie sont des petits pays, pas une Belgique qui a autant d'habitants ou à peu près que la Grèce ou la Suède) à abandonner les chars, que l'on m'explique pourquoi les autres pays de taille moyenne les conservent, alors qu'ils sont tous affectés par des réductions budgétaires. Les réflexes corporatistes ?
Non, je ne crois pas. Une bonne analyse prospective, j'y crois plus.
Nb : petit addendum en forme de sourire : lorsqu'il a annulé les ubuesques AIV/90 mm, De Crem a justifié sa décision parce qu'il s'agissait de gravir le Mont Ventoux avec un tricycle. Et bien, je crains qu'il ne faille gravir ledit mont à plat-ventre !
mardi 9 février 2010
Jusque 4 Mistral commandés par la Russie ?
Finalement, la France a autorisé l’exportation d’un BPC de classe Mistral en Russie. Problème : Moscou en veut trois autres, de sorte qu’elle a transmit à la DGA une demande d’autorisation d’exportation supplémentaires. Mais la négociation ne manque pas de faire des vagues. Le secrétaire américain à la Défense a indiqué lors de sa rencontre avec Hervé Morin, le 8 février, a diplomatiquement indiqué qu’un bon échange de vues avait été mené. Au même moment toutefois, le porte-parole du Pentagone indiquait que « nos amis et alliés en Europe centrale sont clairement nerveux, en particulier la Géorgie… avec de bonnes raisons ».
A vrai dire, face à l'état des finances russes, je me demande si les demandes russes pour 3 autres navires ne relèvent pas d'une mise sous pression politique de la France, à peine rentrée dans l'OTAN. En somme, une stratégie d'affaiblissement indirect. En tout état de cause, le contrat sur le premier bâtiment pourrait être signé lors de la venue à Paris du Président russe, le 2 mars.
Addendum : Le ministre des affaires étrangères et de la défense lituanien s’est montré tout aussi réservé : sans condamner la vente, il espère que la Russie saura se montrer digne de la confiance que la France lui accorde. Son conseiller juridique indiquait quant à lui que la vente pourrait « violer le principe de solidarité entre Etats membres » de l’Union européenne.
Re-addendum : un camarade me demandait en quoi il y aurait test de la part de la Russie, via les 3 Mistral en plus. Simple : il s'agirait de déterminer si la France est le "mailon faible" de la solidarité otanienne. Bon, ce n'est qu'une hypothèse mais, au vu de la confusion autour des réelles intentions russes de passer à l'acte sur les trois autres navires et connaissant l'amour qu'a le Kremlin pour les échecs, ça laisse imaginer un certain nombre de choses...
A vrai dire, face à l'état des finances russes, je me demande si les demandes russes pour 3 autres navires ne relèvent pas d'une mise sous pression politique de la France, à peine rentrée dans l'OTAN. En somme, une stratégie d'affaiblissement indirect. En tout état de cause, le contrat sur le premier bâtiment pourrait être signé lors de la venue à Paris du Président russe, le 2 mars.
Addendum : Le ministre des affaires étrangères et de la défense lituanien s’est montré tout aussi réservé : sans condamner la vente, il espère que la Russie saura se montrer digne de la confiance que la France lui accorde. Son conseiller juridique indiquait quant à lui que la vente pourrait « violer le principe de solidarité entre Etats membres » de l’Union européenne.
Re-addendum : un camarade me demandait en quoi il y aurait test de la part de la Russie, via les 3 Mistral en plus. Simple : il s'agirait de déterminer si la France est le "mailon faible" de la solidarité otanienne. Bon, ce n'est qu'une hypothèse mais, au vu de la confusion autour des réelles intentions russes de passer à l'acte sur les trois autres navires et connaissant l'amour qu'a le Kremlin pour les échecs, ça laisse imaginer un certain nombre de choses...
DSI HS n°10 - spécial robotique militaire
Editorial
Les fondamentaux
Quelques élémentaires de la robotique militaire
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
Guerre, système international et robotisation
Jean-Paul Hanon, Chercheur en relations internationales au CREC St Cyr ; maître de conférence à Sciences Po’ Paris.
Encadré : Innovation militaire et changement des rapports de force internationaux : le cas du GPS
Encadré : Robotique : quel leadership international ?
Systèmes autonomes : enjeux technologiques
Entretien avec Bernard Pikeroen, Directeur du groupe de recherche Sciences et Techniques de l’Information, Thales Research & Technology.
Robotique militaire : mode d’emploi
Par Jean-Jacques Mercier, spécialiste des questions de défense
Extrapolations. La robotisation de l’espace de bataille nous promet-elle une nouvelle révolution dans les affaires militaires ?
Par Christian Malis, normalien, docteur habilité en histoire, professeur associé à Saint Cyr
Intelligence artificielle et robotique
Entretien avec Noel Sharkey, professeur de robotique et d’intelligence artificielle à l’université de Sheffield
Quand la machine s’éveillera
Par le colonel Michel Goya, directeur d’études à l’IRSEM, titulaire de la chaire d'action terrestre de Saint-Cyr-Coëtquidan
Peut-on mener avec des robots une autre guerre que la guerre totale ?
Par Henri Hude, docteur ès lettres, directeur du pôle éthique et déontologie, CREC Saint Cyr
Encadré : Isaac Asimov et les trois lois de la robotique
Encadré : Robotique pression psychologique : le point de vue américain
La robotisation du champ de bataille : enjeux et défis juridiques
Par le lieutenant-Colonel Philippe Frin, enseignant-chercheur, spécialiste de droit des conflits armés, Ecoles de Saint-Cyr Coëtquidan, chargé d’enseignement à Sciences Po’ et Ronan Doaré, maître de conférences de droit public, directeur du Centre de Recherche des Ecoles de Saint-Cyr Coëtquidan
Encadré : des juristes au combat : le cas américain
France
France : une robotique de retard ?
Par Philippe Langloit, chargé de recherche au CAPRI
Encadré : Air, terre et mer
Robotique en France : la « feuille de route » de la DGA
Entretien avec Aurélien Godin, architecte « systèmes robotisés terrestres », DGA
Encadré : Les PEA en robotique de la DGA
UAV : cible SDM
Entretien avec Jean-François Henrio, directeur des systèmes de mission aéroportés, Thales
Drones navals : vers le travail en essaims
Entretien avec Thierry Brizard, directeur technique de la division navale, Thales
Encadré : Perspectives et orientations prospectives
Par Joël Morillon
Encadré : Ixsea et Sirenha
Talarion. Les MALE ambitions d'EADS
Par Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de défense
Encadré : Harfang: comment éviter la rupture capacitaire ?
Encadré : Un Talarion dépendant de Washington ?
Sagem DS : du Sperwer au Patroller
Par Jean-Jacques Mercier, expert en systèmes d’armes
Encadré : SilMach et les concepts avancés
ECA : vers le succès commercial ?
Par Philippe Langloit, chargé de recherche au CAPRI
Bertin : en attendant les drones
Par Jean-Jacques Mercier, expert en questions de défense
Encadré. Tecknisolar ou la quête de l’endurance ultime
Les drones à voilure tournante, une réponse aux besoins tactiques ?
Par Lionel Chauprade, journaliste aéronautique, officier de réserve (ORSEM) dans l'armée de Terre
A l’étranger
Les fondamentaux
Quelques élémentaires de la robotique militaire
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
Guerre, système international et robotisation
Jean-Paul Hanon, Chercheur en relations internationales au CREC St Cyr ; maître de conférence à Sciences Po’ Paris.
Encadré : Innovation militaire et changement des rapports de force internationaux : le cas du GPS
Encadré : Robotique : quel leadership international ?
Systèmes autonomes : enjeux technologiques
Entretien avec Bernard Pikeroen, Directeur du groupe de recherche Sciences et Techniques de l’Information, Thales Research & Technology.
Robotique militaire : mode d’emploi
Par Jean-Jacques Mercier, spécialiste des questions de défense
Extrapolations. La robotisation de l’espace de bataille nous promet-elle une nouvelle révolution dans les affaires militaires ?
Par Christian Malis, normalien, docteur habilité en histoire, professeur associé à Saint Cyr
Intelligence artificielle et robotique
Entretien avec Noel Sharkey, professeur de robotique et d’intelligence artificielle à l’université de Sheffield
Quand la machine s’éveillera
Par le colonel Michel Goya, directeur d’études à l’IRSEM, titulaire de la chaire d'action terrestre de Saint-Cyr-Coëtquidan
Peut-on mener avec des robots une autre guerre que la guerre totale ?
Par Henri Hude, docteur ès lettres, directeur du pôle éthique et déontologie, CREC Saint Cyr
Encadré : Isaac Asimov et les trois lois de la robotique
Encadré : Robotique pression psychologique : le point de vue américain
La robotisation du champ de bataille : enjeux et défis juridiques
Par le lieutenant-Colonel Philippe Frin, enseignant-chercheur, spécialiste de droit des conflits armés, Ecoles de Saint-Cyr Coëtquidan, chargé d’enseignement à Sciences Po’ et Ronan Doaré, maître de conférences de droit public, directeur du Centre de Recherche des Ecoles de Saint-Cyr Coëtquidan
Encadré : des juristes au combat : le cas américain
France
France : une robotique de retard ?
Par Philippe Langloit, chargé de recherche au CAPRI
Encadré : Air, terre et mer
Robotique en France : la « feuille de route » de la DGA
Entretien avec Aurélien Godin, architecte « systèmes robotisés terrestres », DGA
Encadré : Les PEA en robotique de la DGA
UAV : cible SDM
Entretien avec Jean-François Henrio, directeur des systèmes de mission aéroportés, Thales
Drones navals : vers le travail en essaims
Entretien avec Thierry Brizard, directeur technique de la division navale, Thales
Encadré : Perspectives et orientations prospectives
Par Joël Morillon
Encadré : Ixsea et Sirenha
Talarion. Les MALE ambitions d'EADS
Par Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de défense
Encadré : Harfang: comment éviter la rupture capacitaire ?
Encadré : Un Talarion dépendant de Washington ?
Sagem DS : du Sperwer au Patroller
Par Jean-Jacques Mercier, expert en systèmes d’armes
Encadré : SilMach et les concepts avancés
ECA : vers le succès commercial ?
Par Philippe Langloit, chargé de recherche au CAPRI
Bertin : en attendant les drones
Par Jean-Jacques Mercier, expert en questions de défense
Encadré. Tecknisolar ou la quête de l’endurance ultime
Les drones à voilure tournante, une réponse aux besoins tactiques ?
Par Lionel Chauprade, journaliste aéronautique, officier de réserve (ORSEM) dans l'armée de Terre
A l’étranger
La robotique, acteur de la contre-insurrection ?
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
Robotique et adversaires irréguliers : du bricolage à la bataille des narrations
Entretien avec Peter W. Singer, senior fellow à la Brookings Institution (Washington), auteur de Wired for War. The Robotics Revolution and the 21st Century Warfare
Le développement des systèmes militaires inhabités aux Etats-Unis : entre rationalité et rationalisation
Par Alain De Neve, doctorant en sciences politiques à l’Université catholique de Louvain (Centre d’Etudes des Crises et Conflits Internationaux) et membre du Réseau Multidisciplinaire d’Etudes Stratégiques (RMES – http://www.rmes.be).
Drones 2025 : La relève de la garde
Par le capitaine Grégory Boutherin, Centre de recherche de l’armée de l’air (CReA/EOAA) et Christophe Pajon, enseignant chercheur au Centre de recherche de l’armée de l’air (CReA/EOAA).
Robotique en Europe : tendances d’un horizon s’élargissant
Par Philippe Langloit, chargé de recherche au CAPRI
Robotique militaire : le retour d’expérience israélien
Par Philippe Langloit, chargé de recherche au CAPRI
Carte : Les drones MALE et HALE dans le monde
La prolifération robotique dans le monde
Par Olivier Zajec, Directeur adjoint, pôle prospective stratégique, CEIS
vendredi 5 février 2010
Comment 20 ans de désinvestissements ont abouti au pire échec de l'armée belge depuis 1940
En 1940, les Belges se sont, grosso modo, vaillament battus. Une compagnie de réserve des chasseurs ardennais a bloqué plusieurs heures quelques divisions allemandes. On s'est fait avoir, mais avec une certaine fierté, tout de même - si ce n'est une suite d'erreurs stratégiques qui me rappellent pourquoi j'ai décidé de consacrer ma carrière aux questions de défense et en particulier à leur versant doctrinal.
Mais la petite dernière vaut tout les anéantissements du monde : une équipe de "bomspotters" antinucléaires a réussi à pénétrer l'enceinte de la base de Kleine Brogel, diffusant des images prises à l'intérieur de hangarettes (vides, en l'occurrence). Au sein de la base, ils semblent s'être approchés des WS3, les bunkers où sont stockés les armes nucléaires US sous régime de double clé.
En bref, les activistes se sont promenés en plein milieu de la première base aérienne du pays pendant une heure, d'après les journaux télévisés. La réponse du ministère de la défense est aussi étonnante que lapidaire : en substance, "la base a un périmètre de 16 km et il n'est pas possible de tout surveiller".
Comme il doit y avoir un ange gardien pour les idiots, on avait ici affaire à des activistes, non-violents par définition - à l'exception peut être de l'un ou l'autre FOD laissé sur les taxiways - et non à des gens autrement plus mal intentionnés. Heureusement : le soldat allant à la rencontre des activistes n'avait pas son arme chargée.
Ne nous voilons pas la face : malgré les démentis du Mindef, c'est un échec particulièrement grave pour la Défense, la pire claque, sans doute, depuis 1940. Le Rwanda et ses 10 paras sont attribuables au politique, ici, nous avons affaire à autre chose. Pour deux trois incidents de moindre ampleur, le secrétaire à l'Air force américaine a volé à la porte.
Mais, derrière ma sourde colère (qui doit être partagée : je connais bon nombre de gars dans les forces qui ont dû tomber de leur chaise), quelle est la part de la défense dans cette affaire ? Il faut ici recontextualiser : à force de casser les budgets, de tout réduire, de ne pas protester, le politique n'a-t-il pas une part de responsabilité ? A force de se désintéresser de ce qui fait la moëlle de sa fonction - la base du contrat social, c'est précisément la sécurité - était-ce vraiment inévitable ?
L'adaptation "aux bouts de ficelle" des forces à ses limites... Pas la responsabilité du politique.
Mais la petite dernière vaut tout les anéantissements du monde : une équipe de "bomspotters" antinucléaires a réussi à pénétrer l'enceinte de la base de Kleine Brogel, diffusant des images prises à l'intérieur de hangarettes (vides, en l'occurrence). Au sein de la base, ils semblent s'être approchés des WS3, les bunkers où sont stockés les armes nucléaires US sous régime de double clé.
En bref, les activistes se sont promenés en plein milieu de la première base aérienne du pays pendant une heure, d'après les journaux télévisés. La réponse du ministère de la défense est aussi étonnante que lapidaire : en substance, "la base a un périmètre de 16 km et il n'est pas possible de tout surveiller".
Comme il doit y avoir un ange gardien pour les idiots, on avait ici affaire à des activistes, non-violents par définition - à l'exception peut être de l'un ou l'autre FOD laissé sur les taxiways - et non à des gens autrement plus mal intentionnés. Heureusement : le soldat allant à la rencontre des activistes n'avait pas son arme chargée.
Ne nous voilons pas la face : malgré les démentis du Mindef, c'est un échec particulièrement grave pour la Défense, la pire claque, sans doute, depuis 1940. Le Rwanda et ses 10 paras sont attribuables au politique, ici, nous avons affaire à autre chose. Pour deux trois incidents de moindre ampleur, le secrétaire à l'Air force américaine a volé à la porte.
Mais, derrière ma sourde colère (qui doit être partagée : je connais bon nombre de gars dans les forces qui ont dû tomber de leur chaise), quelle est la part de la défense dans cette affaire ? Il faut ici recontextualiser : à force de casser les budgets, de tout réduire, de ne pas protester, le politique n'a-t-il pas une part de responsabilité ? A force de se désintéresser de ce qui fait la moëlle de sa fonction - la base du contrat social, c'est précisément la sécurité - était-ce vraiment inévitable ?
L'adaptation "aux bouts de ficelle" des forces à ses limites... Pas la responsabilité du politique.
mercredi 3 février 2010
Premier vol du C-2
mardi 2 février 2010
Robotique militaire : le CREC Saint Cyr et DSI font le point
Jusqu’ici, la question n’avait pas encore fait l’objet, en France, d’une publication qui lui soit consacrée, mais la robotique militaire – le développement de l’emploi de robots dans les domaines terrestre, aérien, naval – est certainement l’un des domaines les plus emblématiques de l’évolution contemporaine des armées, mêlant fantasmes technologiques et authentiques mutations. Pour en faire la part, le Centre de Recherche des Écoles de Saint-Cyr Coëtquidan (CREC) et DSI se sont associés dans le cadre de ce numéro hors série. Ce n’est pas un état de l’art, car ce serait une gageure que de vouloir en cent pages résumer une évolution protéiforme et les multiples questions qu’elle suscite. Il s’agit plutôt de dresser ici la cartographie des principaux enjeux, qui s’annoncent considérables. Dans un contexte de déclin régulier des effectifs et de croissance continue du coût unitaire des plates-formes habitées, les robots vont devenir au sein des forces armées des compagnons nombreux, quotidiens, associés à de plus en plus de tâches. Que les choix – politiques, technologiques, tactiques – effectués soient les bons et alors la robotique sera un puissant levier d’efficacité. Dans le cas contraire nous pourrions nous trouver, comme l’indique Peter Singer dans ces pages, avec l’équivalent moderne de la Ligne Maginot. L’enjeu est donc bien réel et concerne non seulement les armées, mais également les chercheurs, les industriels et les décideurs de haut niveau. C’est aussi un enjeu global, qui dépasse de loin le strict cadre militaire : la robotique marche sur deux jambes, civile et militaire, et déjà s’immisce dans nos vies quotidiennes.
Nous avons découpé ce numéro hors série en trois grands chapitres. Le premier est consacré aux fondamentaux de la question : contexte sociétal, géopolitique et relations de puissance, insertion dans les dispositifs militaires et impact sur eux de la robotique, défis technologiques, droit, éthique. Le deuxième chapitre est consacré au cas français : si le nombre de robots, qu’ils soient terrestres, aériens ou navals est encore faible dans nos armées, les solutions ne manquent pourtant pas. Non seulement les militaires français réfléchissent à la question mais, au surplus, industriels et chercheurs ont déjà largement défriché de nombreuses pistes. Et ce ne sera pas une moindre surprise pour nos lecteurs que de découvrir ici que la France, en ayant investi dans les trois domaines terrestres, aériens et navals, est incontestablement le leader européen de la robotique. Le troisième et dernier chapitre est quant à lui consacré à la question robotique dans le monde, ainsi qu’aux retours d’expérience qui commencent à affluer. Sont entre autres abordées les politiques américaines et israéliennes, la « prolifération » robotique, l’emploi en contre-insurrection ou encore les possibilités d’utilisation de robots par des irréguliers. De quoi, peut-être, ouvrir les yeux sur une révolution technologique et convier à réfléchir aux conditions de son éventuel élargissement en révolution militaire.
Joseph Henrotin et Christian Malis
Nous avons découpé ce numéro hors série en trois grands chapitres. Le premier est consacré aux fondamentaux de la question : contexte sociétal, géopolitique et relations de puissance, insertion dans les dispositifs militaires et impact sur eux de la robotique, défis technologiques, droit, éthique. Le deuxième chapitre est consacré au cas français : si le nombre de robots, qu’ils soient terrestres, aériens ou navals est encore faible dans nos armées, les solutions ne manquent pourtant pas. Non seulement les militaires français réfléchissent à la question mais, au surplus, industriels et chercheurs ont déjà largement défriché de nombreuses pistes. Et ce ne sera pas une moindre surprise pour nos lecteurs que de découvrir ici que la France, en ayant investi dans les trois domaines terrestres, aériens et navals, est incontestablement le leader européen de la robotique. Le troisième et dernier chapitre est quant à lui consacré à la question robotique dans le monde, ainsi qu’aux retours d’expérience qui commencent à affluer. Sont entre autres abordées les politiques américaines et israéliennes, la « prolifération » robotique, l’emploi en contre-insurrection ou encore les possibilités d’utilisation de robots par des irréguliers. De quoi, peut-être, ouvrir les yeux sur une révolution technologique et convier à réfléchir aux conditions de son éventuel élargissement en révolution militaire.
Joseph Henrotin et Christian Malis
vendredi 29 janvier 2010
Le PAK-FA a effectué son premier vol
Des essais de roulage avaient été effectués en décembre (voir DSI n°56) et, à vrai dire, les experts croyaient peu à des premiers essais en janvier 2010. Mais, manifestement, c'est fait : Sukhoi a fait voler son PAK-FA, qualifié "de 5ème génération". Concrètement, une telle appellation implique de la furtivité (et le design ne suffit pas et j'ay cru voir sur cette vidéo quelques boulons qui pourraient faire toute la différence) mais aussi une avionique à la hauteur (radar AESA, suite ESM, etc.).
En ce sens, ce premier essai pourrait surtout n’être destiné qu’à valider la formule aérodynamique retenue (qui n’est d’ailleurs pas sans rappeler certains atours de la famille Flanker ou de l'YF-23, pour ceux qui s'en souviennent). La Russie compte mettre ses premiers PAK en service après 2015, l’Inde devant également bénéficier d’une version locale, Delhi semblant avoir participé au financement.
Edit : je viens de voir le post de JDM sur la question. Bon, ben on ne peut pas toujours être premier ;o)
Re-Edit : quelques questions via mails montrent une certaines inquiétude sur les capacités russes. Alors, sans vouloir déprécier Moscou quelques éléments sont à rappeler, histoire de remettre les choses en perspective et relativiser un certain vent de panique que l'on sent poindre :
- Premièrement, le nombre de composants à fabriquer sur la famille Flanker est si faible que c'est... un chaudronnier qui s'occupe des canopy.
- En matière d'électronique : souvenez-vous des performances serbes en 99 ou érythréennes en 2000 : tous au tapis ou presque. Quant aux Ethiopiens (Su-27), leurs tirs en limite de portée ou même à 80 % de cette limite ont tous été des échecs. Certes, c'était il y a plus de 10 ans mais d'un point de vue logiciel et CME, ils sont toujours à la traîne. Les résultats des radars européens sont, globalement, meilleurs.
- Souvenez vous qu'au Bourget 2007, le plus beau commentaire à la délégation russe concernait son aptitude à changer des moteurs en moins d'une nuit. Ca peut être une belle performance, mais ça traduit surtout un certain manque de maîtrise 1) du pilote (ah, ça, quand on veut faire son show...) 2) mais aussi des motoristes... Cramer un moteur parce qu'on a fait deux vols en dehors des enveloppes - ce pourquoi le combat aérien reste un job d'exception - ça ne fait pas très sérieux...
- Ok, ils ont fait un avion qui a un look "moderne". Et alors ? Son design est optimisé pour le combat tournoyant et il aura sans doute de très belles capacités en la matière. Mais est-ce bien la question aujourd'hui ? Même les pilotes de F-22 l'indiquent, aujourd'hui, ne serait-ce que pour optimiser les avantages conférés par la furtivité, il faut travailler en stand-off. Après, bien manoeuvrer, c'est indispensable pour traiter une probabilité de type de combat qui doit s'élever à 10 % - et bien des pilotes me diront que je suis généreux.
Alors, quid du Raptorski ? Il n'y a pas de déteminisme historique comme il n'y en a pas de technique et personne ne dispose de boule de crystal. Soyons prudents, attendons de voir ce que la bête a dans le ventre comme dans les processeurs. Après tout, nous venons d'assister à ce qui s'apparente, grosso modo, au premier vol (quasiment en direct, notez le, ce qui a une signification politique en soi) du Rafale A - et vous connaissez la suite de l'histoire.
En ce sens, ce premier essai pourrait surtout n’être destiné qu’à valider la formule aérodynamique retenue (qui n’est d’ailleurs pas sans rappeler certains atours de la famille Flanker ou de l'YF-23, pour ceux qui s'en souviennent). La Russie compte mettre ses premiers PAK en service après 2015, l’Inde devant également bénéficier d’une version locale, Delhi semblant avoir participé au financement.
Edit : je viens de voir le post de JDM sur la question. Bon, ben on ne peut pas toujours être premier ;o)
Re-Edit : quelques questions via mails montrent une certaines inquiétude sur les capacités russes. Alors, sans vouloir déprécier Moscou quelques éléments sont à rappeler, histoire de remettre les choses en perspective et relativiser un certain vent de panique que l'on sent poindre :
- Premièrement, le nombre de composants à fabriquer sur la famille Flanker est si faible que c'est... un chaudronnier qui s'occupe des canopy.
- En matière d'électronique : souvenez-vous des performances serbes en 99 ou érythréennes en 2000 : tous au tapis ou presque. Quant aux Ethiopiens (Su-27), leurs tirs en limite de portée ou même à 80 % de cette limite ont tous été des échecs. Certes, c'était il y a plus de 10 ans mais d'un point de vue logiciel et CME, ils sont toujours à la traîne. Les résultats des radars européens sont, globalement, meilleurs.
- Souvenez vous qu'au Bourget 2007, le plus beau commentaire à la délégation russe concernait son aptitude à changer des moteurs en moins d'une nuit. Ca peut être une belle performance, mais ça traduit surtout un certain manque de maîtrise 1) du pilote (ah, ça, quand on veut faire son show...) 2) mais aussi des motoristes... Cramer un moteur parce qu'on a fait deux vols en dehors des enveloppes - ce pourquoi le combat aérien reste un job d'exception - ça ne fait pas très sérieux...
- Ok, ils ont fait un avion qui a un look "moderne". Et alors ? Son design est optimisé pour le combat tournoyant et il aura sans doute de très belles capacités en la matière. Mais est-ce bien la question aujourd'hui ? Même les pilotes de F-22 l'indiquent, aujourd'hui, ne serait-ce que pour optimiser les avantages conférés par la furtivité, il faut travailler en stand-off. Après, bien manoeuvrer, c'est indispensable pour traiter une probabilité de type de combat qui doit s'élever à 10 % - et bien des pilotes me diront que je suis généreux.
Alors, quid du Raptorski ? Il n'y a pas de déteminisme historique comme il n'y en a pas de technique et personne ne dispose de boule de crystal. Soyons prudents, attendons de voir ce que la bête a dans le ventre comme dans les processeurs. Après tout, nous venons d'assister à ce qui s'apparente, grosso modo, au premier vol (quasiment en direct, notez le, ce qui a une signification politique en soi) du Rafale A - et vous connaissez la suite de l'histoire.
DSI n°56, février 2010
En kiosque dès le 1er février
Edito
Agenda et nominations
Veilles contre-terroristes
Industrie française
Les contrats du mois
Veilles stratégiques
La chronique de Carl von C. : « Du danger du déterminisme historique »
Sur le Vif
Agenda et nominations
Veilles contre-terroristes
Industrie française
Les contrats du mois
Veilles stratégiques
La chronique de Carl von C. : « Du danger du déterminisme historique »
Sur le Vif
Afghanistan : quel adversaire combattons-nous aujourd'hui ?
Par Olivier Hubac et Matthieu Anquez, CEIS et auteurs de L'enjeu afghan, la défaite interdite (André Versailles, 2010)
La rébellion houthiste, point de fixation dans l’arrière cour de l’Arabie Saoudite
Par Laurent Amelot, enseignant à l’Institut d’Etude des Relations Internationales (ILERI)
Stratégie
Chronique : Stratégie des moyens
Par Benoist Bihan
Victoire en Kapisa. Des limites de l’approche linéaire en contre-rébellion
Par le lieutenant-colonel Hervé Pierre
Grandes et petites guerres : la vraie distinction
Par le chef de bataillon Nicolas Delort
Rendre son utilité à la force
Par le chef de bataillon Christophe Richard, stagiaire de la promotion « Maréchal Lyautey » du Collège Interarmées de Défense.
Armées
La Syrie contemporaine : une puissance régionale fragile ?
Par Xavier Hautcourt
Encadré : Succès antichars au Liban
Les trois vies stratégiques de la Syrie
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
Encadré : Le poing blindé
Tableau de bord : la force aérienne syrienne
Par Philippe Langloit, chargé de recherche au CAPRI
Unités
Le GPD Méditerranée. Révolution en vue pour les plongeurs démineurs
Par Véronique Sartini, journaliste
La rupture SLAMF
Entretien avec le capitaine de frégate Jean-Marie Rey, en charge du programme SLAMF (Système de Lutte Anti Mines du Futur)
Encadré : Les « Mousquemers », pères des plongeurs démineurs
Encadré : Les équipements de plongée
Technologies
Porte-avions : la continuité russe
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
Drones SIDM : les retours d’expérience
Par Frédéric Lert, journaliste spécialiste des questions de défense
Fiches techniques
Véhicule Blindé Moyen Freccia/Le Freccia, Paré pour le XXI e siècle
Northrop Grumman RQ-4 Global Hawk
SSGN Oscar II
FN Herstal SCAR
Enquête
Exit la DCMAT…vive les SIMMT et SMITer ! Le big-bang du MCO de l’armée de Terre
Par Jean-Louis Promé
Encadré : Moins de mécanos dans les régiments!
Encadré : Des effectifs encore à diminuer!
Une ambition pour le MCO terrestre: l'optimisation de la performance
Entretien avec le général de corps d'armée Jean-Tristan Verna, Directeur central du Matériel et futur Directeur désigné de la SIMMT en cours de création
La PEGP se met en place. Un réel tournant pour l'armée de Terre
Par Jean-Louis Promé
OPEX: des compétences à préserver
Par Jean-Louis Promé
Encadré : Le VAB ELI bientôt en Afghanistan
Critiques de lectures
Berlin. Les offensives géantes de l’armée rouge. Vistule-Oder-Elbe (12 janvier-9 mai 1945) de Jean Lopez
Understanding the Role of Deterrence in Counterterrorism Security de Andrew R. Morral et Brian A. Jackson
Naval War College Review, Winter 2010.
Robotique : Big Dog s'amuse...
Je suis dans une phase très "robotique" ces derniers temps et comme vous le savez, à l'instar de Carl, je les aime vivants comme morts (cuits à point avec une bonne sauce, évidemment). Là, mon four risque d'avoir quelques difficultés :
jeudi 28 janvier 2010
Evaluation de la PLAN par l'ONI
L’Office of Naval Intelligence de la marine américaine a posté sur internet, par mégarde (encore que...), une évaluation des capacités de la marine chinoise, que la Federation of American Scientists s’est empressée de télécharger.
Datant d’août 2009, le rapport de 51 pages est intitulé La PLAN. Une marine moderne avec des caractéristiques chinoises. Revenant sur les tendances et les constantes historiques de la PLAN, il évalue le commandement, les objectifs de sécurité nationale, les équipages et les nouvelles capacités.
Le document note que ses capacités de projection se sont accrues de 67 % depuis les années 1990 et que les capacités de guerre en surface se sont accrues de plus de 400 %. Les capacités antiaériennes se sont également étoffées. La maîtrise des opérations par la marine – disposer de navires n’est pas tout – s’est également accrue, les auteurs du rapport insistant sur le fait que la Chine n’entend pas développer de présence navale globale.
Bref, jetez un oeil.
Datant d’août 2009, le rapport de 51 pages est intitulé La PLAN. Une marine moderne avec des caractéristiques chinoises. Revenant sur les tendances et les constantes historiques de la PLAN, il évalue le commandement, les objectifs de sécurité nationale, les équipages et les nouvelles capacités.
Le document note que ses capacités de projection se sont accrues de 67 % depuis les années 1990 et que les capacités de guerre en surface se sont accrues de plus de 400 %. Les capacités antiaériennes se sont également étoffées. La maîtrise des opérations par la marine – disposer de navires n’est pas tout – s’est également accrue, les auteurs du rapport insistant sur le fait que la Chine n’entend pas développer de présence navale globale.
Bref, jetez un oeil.
mercredi 27 janvier 2010
Peter Singer en live
Vous vous souviendrez sans doute de son interview dans le dernier DSI, Peter Singer est l'un des meilleurs stratégistes aillant travaillé sur la robotique militaire ces derniers temps. On aura d'ailleurs l'occasion de le recroiser dans nos pages - mais la question est encore "secret défense". D'ici là, une de ses interventions sur la question :
Laser aéroporté : le test du 10 janvier
Manifestement, les dispositifs de suivi de cible semblent fonctionner : l'YABL-1A effectue ici une frappe sur une cible statique au sol alors qu'il est lui-même en vol.
mardi 26 janvier 2010
DSI 56 : MCO, plongeurs démineurs, aéronavale russe, Syrie et Yemen au programme
La nouvelle formule du DSI impose un travail assez conséquent mais le résultat est payant. Conséquence, plus de "maniabilité" dans les sujets, ce qui permet de passer, dans le prochain numéro, d'une analyse en profondeur de la rebéllion houthiste au Yemen à la politique de défense syrienne et aux évolutions profondes du MCO dans l'armée de Terre. A lire d'ici quelques jours ;o)
lundi 25 janvier 2010
Voler en Afghanistan : petit CR
Jetez un coup d'oeil à cet article de La Libre, paru ce matin : un ancien commandant de détachement de la FAé y donne ses impressions sur ses quatre mois à Kandahar. Assez rare pour être souligné !
mercredi 20 janvier 2010
Alain De Neve sur les nanotechnos - séminaire EHESS/IRSEM
Dans le cadre du séminaire pluridisciplinaire dédié aux "Mutations et révolutions militaires" co-organisé par l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) et l'Institut de Recherche Stratégique de l'Ecole Militaire (IRSEM), Alain De Neve donnera, demain jeudi 21 janvier à la Maison des Sciences de l'Homme (54 boulevard Raspail à Paris), une conférence sur le thème "Nanotechnologies et révolution dans les affaires militaires – Entre promesses technologiques et technologies de la promesse".
Un djihadiste belge au Pakistan
Un reportage de la chaîne privée RTL-TVI diffusé avant-hier soir a montré un djihadiste converti belge qui s'est prêté au jeu de l'interview. Sur le fond, la rhétorique est classique - avec une pointe de légitimation de son combat par la question du voile à l'école - et l'opération de communication aura été excellente pour lui et son groupe.
Si c'est l'occasion Simon Petermann et pour moi d'intervenir sur la même chaîne aujourd'hui à 12h40 (je tâcherai de mettre le lien), comment considérer l'opportunité accordée à la journaliste ?
- Premièrement, il s'agit de communiquer à bon compte. Comme le type l'indique lui-même, Youtube et le Web 2.0. permettent de recruter, d'orienter voire de former (ce qui renforce les questionnements sur un "djihad 2.0"). Mais, ajouterait-on, rien de tel qu'un journal télévisé pour toucher des centaines de milliers de gens en même temps ;
- Deuxièmement, les toucher pas tant pour les inciter à rejoindre le djihad (quoique...) que pour influencer leur perception de l'adversaire, en le faisant passer pour totalement déterminé. Et ce, alors même que la Belgique est extrêmement vulnérable au "zéro mort" et qu'un round de discussions vient de s'achever entre les Etats-Unis et Bruxelles sur l'envoi de renforts en Afghanistan ;
- Troisièmement, renforcer la culture de la peur dans laquelle nous sommes immergés : j'y reviens de façon plus complète dans mon ouvrage sur la résilience (il ne faut pas trop demander à un blog, non plus !) mais la Belgique a un sérieux problème avec le concept même d'intégration et l'insistance sur la question de l'école n'est pas innocente. Il s'agit, dans cette optique, de renforcer la méfiance et la suspicion, susciter la peur sans même que des attentats ne soient commis. Le summum de l'économie des forces ;
On ajoutera que l'emploi de la télé n'est pas innocent. Gino Verleye a bossé là-dessus et j'y reviens dans "résilience" mais, fondamentalement, certains médias, lorsqu'ils sont mal employés sont plus susceptibles d'inspirer la peur - et la TV est en tête de peloton. En fait, dans certains cas, l'afflux d'information produit les effets inverses recherchés en "résilience construite" : l'angoisse plus que la réduction préemptive des effets de surprise. Seule compensation à ce phénomène d'inversion, la nécessité de remise en perspective et l'éducation des téléspectateurs à la prise en compte de ce type d'information. En Belgique, nous n'y sommes toujours pas.
Un responsable de l'Organe de Coordination et de l'analyse de la Menace indiquait hier ne pas bien comprendre pourquoi un djihadiste communiquait maintenant. Et bien, c'est très simple : parce qu'en l'occurrence, pour le djihadiste en question, ça ne mange pas de pain et ça crée des effets.
Dernière petite remarque, le parquet à beau déclarer qu'une enquête sur le type en question a été ouverte, nos institutions ne semblent toujours pas avoir compris qu'un terroriste n'agit pas dans une rationalité d'ordre criminelle mais bien d'ordre stratégique. Dans un tel cadre, toutes les options sont ouvertes et inviter une journaliste à prendre le thé, c'est du pain béni. Djihadiste 1 - Belgique 0.
Si c'est l'occasion Simon Petermann et pour moi d'intervenir sur la même chaîne aujourd'hui à 12h40 (je tâcherai de mettre le lien), comment considérer l'opportunité accordée à la journaliste ?
- Premièrement, il s'agit de communiquer à bon compte. Comme le type l'indique lui-même, Youtube et le Web 2.0. permettent de recruter, d'orienter voire de former (ce qui renforce les questionnements sur un "djihad 2.0"). Mais, ajouterait-on, rien de tel qu'un journal télévisé pour toucher des centaines de milliers de gens en même temps ;
- Deuxièmement, les toucher pas tant pour les inciter à rejoindre le djihad (quoique...) que pour influencer leur perception de l'adversaire, en le faisant passer pour totalement déterminé. Et ce, alors même que la Belgique est extrêmement vulnérable au "zéro mort" et qu'un round de discussions vient de s'achever entre les Etats-Unis et Bruxelles sur l'envoi de renforts en Afghanistan ;
- Troisièmement, renforcer la culture de la peur dans laquelle nous sommes immergés : j'y reviens de façon plus complète dans mon ouvrage sur la résilience (il ne faut pas trop demander à un blog, non plus !) mais la Belgique a un sérieux problème avec le concept même d'intégration et l'insistance sur la question de l'école n'est pas innocente. Il s'agit, dans cette optique, de renforcer la méfiance et la suspicion, susciter la peur sans même que des attentats ne soient commis. Le summum de l'économie des forces ;
On ajoutera que l'emploi de la télé n'est pas innocent. Gino Verleye a bossé là-dessus et j'y reviens dans "résilience" mais, fondamentalement, certains médias, lorsqu'ils sont mal employés sont plus susceptibles d'inspirer la peur - et la TV est en tête de peloton. En fait, dans certains cas, l'afflux d'information produit les effets inverses recherchés en "résilience construite" : l'angoisse plus que la réduction préemptive des effets de surprise. Seule compensation à ce phénomène d'inversion, la nécessité de remise en perspective et l'éducation des téléspectateurs à la prise en compte de ce type d'information. En Belgique, nous n'y sommes toujours pas.
Un responsable de l'Organe de Coordination et de l'analyse de la Menace indiquait hier ne pas bien comprendre pourquoi un djihadiste communiquait maintenant. Et bien, c'est très simple : parce qu'en l'occurrence, pour le djihadiste en question, ça ne mange pas de pain et ça crée des effets.
Dernière petite remarque, le parquet à beau déclarer qu'une enquête sur le type en question a été ouverte, nos institutions ne semblent toujours pas avoir compris qu'un terroriste n'agit pas dans une rationalité d'ordre criminelle mais bien d'ordre stratégique. Dans un tel cadre, toutes les options sont ouvertes et inviter une journaliste à prendre le thé, c'est du pain béni. Djihadiste 1 - Belgique 0.
mardi 19 janvier 2010
BEM version papier : nouveau tirage
Le CESM m'indique que le dernier Bulletin d'Etudes de la Marine, consacré aux aéronavales, peut être commandé gratuitement à l'adresse. Il peut en outre être lu en ligne tout aussi gratuitement (bande de veinards).
lundi 18 janvier 2010
Sous le sapin (ou presque) : 60 Rafale
Dassault a reçu, le 31 décembre 2009, une nouvelle commande, portant sur 60 Rafale (10 pour la Marine, 50 pour l’armée de l’Air), tandis qu’une option porte sur la mise au standard F3 des F-1 que la Marine avait placé sous cocon.
Au total, 180 Rafale ont donc été, jusqu'ici, commandés. Si 82 (54 pour l’armée de l’Air, 28 pour la Marine) ont été livrés à la fin décembre, 3 au total ont été perdus. Les nouveaux appareils seront livrés à partir de 2015 avec leur antenne radar active, de même qu’une suite d’autoprotection améliorée. Des contrats portant sur la motorisation ont été passés avec la Snecma, de même qu’avec MBDA pour des armements.
Au total, 180 Rafale ont donc été, jusqu'ici, commandés. Si 82 (54 pour l’armée de l’Air, 28 pour la Marine) ont été livrés à la fin décembre, 3 au total ont été perdus. Les nouveaux appareils seront livrés à partir de 2015 avec leur antenne radar active, de même qu’une suite d’autoprotection améliorée. Des contrats portant sur la motorisation ont été passés avec la Snecma, de même qu’avec MBDA pour des armements.
dimanche 17 janvier 2010
Parlons résilience
Pour les lecteurs belges, Le Vif/L'express m'a fait les honneurs d'une interview dans sa dernière livraison, après lecture de mon prochain ouvrage. L'occasion, pour le coup, d'aborder une série de thématique inhérentes à la résilience mais aussi à l'antiterrorisme, d'une façon plus générale.
Bon, fondamentalement, résumer deux bonnes heures de discussions en trois pages n'a pas dû être évident et pour le coup, la question de la résilience et de ses applications n'est pas totalement vidée. Mais quelques idées en plus sont jetées sur le papier. Après tout, toute idée ne se forge que dans le temps...
Bon, fondamentalement, résumer deux bonnes heures de discussions en trois pages n'a pas dû être évident et pour le coup, la question de la résilience et de ses applications n'est pas totalement vidée. Mais quelques idées en plus sont jetées sur le papier. Après tout, toute idée ne se forge que dans le temps...
mercredi 13 janvier 2010
Antimissiles chinois : et alors ?
Selon l’agence de presse Xinhua, la Chine a réussi l’interception à mi-course d’un missile balistique. Le Pentagone a confirmé le lancement de deux missiles depuis des positions distinctes, de même qu’une explosion exo-atmosphérique. On ne connaît toutefois pas ni le type de missile-cible lancé, ni le type de missile intercepteur. Alors, qu'en penser ?
D'une part, que tout cela manque quelque peu de précision et qu'avant d'en appeler à une défense ABM française ou européenne, il convient de réfléchir, plus qu'à se lancer dans un mimétisme de mauvais allois par les temps budgétaires qui courent. D'autre part que tout cela n'a rien de bien neuf. Dans Chinese Views of Future Warfare, publié tout de même il y a plus de 15 ans, des généraux chinois allaient dans ce sens, comme dans celui d'une militarisation de l'espace.
Alors, cet essai ? Et bien, les Américains travaillent à la question depuis les années 60-70 (je renvoie à cette référence qu'est la brique de J-P. Baulon) et ne sont toujours pas certains d'avoir un système ABM extra-atmosphérique étanche. Si le SM-3 est indubitablement efficace, le vrai parapluie n'est pas pour demain. Et toute personne travaillant sur la question vous indiquera qu'un test ABM réussi dépend d'abord et avant tout des paramètres de l'essai : en clair, ça peut être facile de marquer des points dans le domaine politico-pcychologique, mais c'est souvent plus dur d'assumer dans tous les cas de figure.
La Chine promet beaucoup et est une habituée des longues marches. Mais avant d'hurler dans les couloirs à une nouvelle guerre froide ultra-technologique, on devrait également se souvenir que Pékin reste à la traîne sur bon nombres de technologies plus facilement maîtrisables que les systèmes ABM. Cela vaut pour les réacteurs d'avions de combat, les radars en passant par les missiles antinavires ou le fait d'avoir une nouvelle génération de sous-marins capable de faire moins de bruit que les sous-marins soviétiques des années 1980 - ce qui n'est toujours pas le cas...
D'une part, que tout cela manque quelque peu de précision et qu'avant d'en appeler à une défense ABM française ou européenne, il convient de réfléchir, plus qu'à se lancer dans un mimétisme de mauvais allois par les temps budgétaires qui courent. D'autre part que tout cela n'a rien de bien neuf. Dans Chinese Views of Future Warfare, publié tout de même il y a plus de 15 ans, des généraux chinois allaient dans ce sens, comme dans celui d'une militarisation de l'espace.
Alors, cet essai ? Et bien, les Américains travaillent à la question depuis les années 60-70 (je renvoie à cette référence qu'est la brique de J-P. Baulon) et ne sont toujours pas certains d'avoir un système ABM extra-atmosphérique étanche. Si le SM-3 est indubitablement efficace, le vrai parapluie n'est pas pour demain. Et toute personne travaillant sur la question vous indiquera qu'un test ABM réussi dépend d'abord et avant tout des paramètres de l'essai : en clair, ça peut être facile de marquer des points dans le domaine politico-pcychologique, mais c'est souvent plus dur d'assumer dans tous les cas de figure.
La Chine promet beaucoup et est une habituée des longues marches. Mais avant d'hurler dans les couloirs à une nouvelle guerre froide ultra-technologique, on devrait également se souvenir que Pékin reste à la traîne sur bon nombres de technologies plus facilement maîtrisables que les systèmes ABM. Cela vaut pour les réacteurs d'avions de combat, les radars en passant par les missiles antinavires ou le fait d'avoir une nouvelle génération de sous-marins capable de faire moins de bruit que les sous-marins soviétiques des années 1980 - ce qui n'est toujours pas le cas...
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