C'est possible ! La bête est en kiosque depuis samedi mais vous pouvez en avoir un aperçu ici :
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lundi 7 décembre 2009
jeudi 3 décembre 2009
Le chômage, facteur de stabilisation en COIN ?
Nombre d’interventions politiques – mais aussi de travaux sur la contre-insurrection – mettent en évidence le fait que le chômage, et, plus largement, la pauvreté, constituerait un facteur nourrissant les insurrections. Cet axiome détermine ainsi nombre de politiques étrangères et de coopération au développement dans les pays européens et trouve des ramifications jusque dans les programmes de la Commission européenne.
La création d’emplois – généralement par les Etats sous perfusion des coalitions, les économies locales n’étant guère solvables – est également citée comme l’un des éléments des stratégies contre-insurrectionnelles. Généralement, l’idée est associée au fait que les populations les moins éduquées sont également les plus susceptibles de basculer dans la violence armée.
Or, si Marc Sageman avait déjà démontré que l’éducation ne constituait pas une parade contre le basculement dans le terrorisme, un rapport du National Bureau of Economic Research américain, Do Working Men Rebels ?, vient de montrer les limites de l’approche.
Sur base de l’expérience des Philippines et de l’Irak, un économiste, un colonel et un politologue ont ainsi montré que la corrélation « violence/inoccupation professionnelle » est fausse. Outre le fait que les salaires versés par les Etats peuvent ne pas être aussi élevés que les gains espérés par le combattant potentiel, les bakchichs payés aux civils pour obtenir des renseignements peuvent être plus faibles lorsque lesdits civils sont au chômage. Pour un montant donné, le nombre de renseignements reçus par les armées serait plus élevé.
D’autres facteurs entrent également en ligne de compte, notamment pour expliquer l’échec de la tactique britannique à Bassorah visant à la mise en place d’une myriade de projets professionnels, comme le fait qu’elles associent la population qui en bénéficie à l’adversaire, ce qui en ferait une cible. Une nouvelle illustration, en somme, de la nature paradoxale de la stratégie…
La création d’emplois – généralement par les Etats sous perfusion des coalitions, les économies locales n’étant guère solvables – est également citée comme l’un des éléments des stratégies contre-insurrectionnelles. Généralement, l’idée est associée au fait que les populations les moins éduquées sont également les plus susceptibles de basculer dans la violence armée.
Or, si Marc Sageman avait déjà démontré que l’éducation ne constituait pas une parade contre le basculement dans le terrorisme, un rapport du National Bureau of Economic Research américain, Do Working Men Rebels ?, vient de montrer les limites de l’approche.
Sur base de l’expérience des Philippines et de l’Irak, un économiste, un colonel et un politologue ont ainsi montré que la corrélation « violence/inoccupation professionnelle » est fausse. Outre le fait que les salaires versés par les Etats peuvent ne pas être aussi élevés que les gains espérés par le combattant potentiel, les bakchichs payés aux civils pour obtenir des renseignements peuvent être plus faibles lorsque lesdits civils sont au chômage. Pour un montant donné, le nombre de renseignements reçus par les armées serait plus élevé.
D’autres facteurs entrent également en ligne de compte, notamment pour expliquer l’échec de la tactique britannique à Bassorah visant à la mise en place d’une myriade de projets professionnels, comme le fait qu’elles associent la population qui en bénéficie à l’adversaire, ce qui en ferait une cible. Une nouvelle illustration, en somme, de la nature paradoxale de la stratégie…
Libellés :
Stratégie
mercredi 2 décembre 2009
Le BEM revient sur les aéronavales
Allez zou, un peu de lectures en plus : le dernier Bulletin d'Etudes de la Marine revient sur l'évolution des aéronavales, en particulier de la française. Publié déjà depuis un petit temps, il est à présent disponible en ligne.
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France,
Miam des livres,
Stratégie
mardi 1 décembre 2009
Journée d'étude sur l'Irak au CHPM suisse
Le Centre d'Histoire et de Prospective Militaire suisse organise le 5 décembre 2009 une journée d'étude sur la guerre d'Irak
5 décembre 2009
Centre Général Guisan, av. Général Guisan 117-119,
1009 Pully
Tél. +41(0)21 729 46 44 – Fax +41(0)21 729 46 88
chpm-pully@bluewin.ch / www.militariahelvetica.ch
Aspects politico-stratégiques
9h00 Introduction
par le Brigadier Michel Chabloz, Président du CHPM, le Col EMG William Gargiullo, chargé de Mission auprès du Centre de politique de Sécurité de Genève (GCSP), Pierre Streit, directeur scientifique du CHPM, et Hans-Willem Fluijt, membre du comité scientifique du CHPM
9h15 Strategic direction of U.S. Foreign Policy in the Middle East
par le Dr. Gustav Lindstrom, Course Director, European Training Course in Security Policy, GCSP, Genève
9h45 Questions
10h00 Renouveau chiite, mythe ou réalité ?
par le Col Bruno Carpaneto, Attaché de défense suisse, Ankara
10h30 Questions, puis pause
11h00 L’impact de la crise irakienne sur la scène régionale
par le Dr. Pierre Razoux, responsable de recherche au Collège de Défense de l’OTAN à Rome, spécialiste du Moyen-Orient et du Caucase
11h30 Questions
Aspects militaires
13h45 Quel rôle pour l'OTAN au Moyen Orient ?
par le Général de division Georges Lebel, Assistant Director for Cooperation and Regional Security, NATO International Military Staff, Bruxelles
14h15 Questions
14h30 Irak-les armées du chaos
par le Col Michel Goya, Directeur d’études « Nouveaux conflits » - Institut de recherche stratégique de l’Ecole militaire (IRSEM), Centre de recherche des Ecoles de Coëtquidan
15h00 Questions, puis pause
15h30 Entre adaptation et résignation. La guerre d'Irak et l'image des guerres futures : quelles leçons pour la « Transformation »?
par le Dr. Joseph Henrotin, chargé de recherche au Centre d'Analyse et de Prévision des Risques Internationaux (CAPRI), co-fondateur du RMES, rédacteur en chef de DSI, DSI-T et DSI HS
16h00 Questions
16h15 IED's effects and possible countermeasures
par Huub Keizers, Business Development Manager Protection, Munitions and Weapons, TNO Defence, Security and Safety, Pays-Bas
16h45 Questions
17h00 La question des pertes civiles et militaires et leurs effets psychologiques
par Hans-Willem Fluijt, membre du comité scientifique du CHPM
17h30 Questions, puis conclusion
5 décembre 2009
Centre Général Guisan, av. Général Guisan 117-119,
1009 Pully
Tél. +41(0)21 729 46 44 – Fax +41(0)21 729 46 88
chpm-pully@bluewin.ch / www.militariahelvetica.ch
Aspects politico-stratégiques
9h00 Introduction
par le Brigadier Michel Chabloz, Président du CHPM, le Col EMG William Gargiullo, chargé de Mission auprès du Centre de politique de Sécurité de Genève (GCSP), Pierre Streit, directeur scientifique du CHPM, et Hans-Willem Fluijt, membre du comité scientifique du CHPM
9h15 Strategic direction of U.S. Foreign Policy in the Middle East
par le Dr. Gustav Lindstrom, Course Director, European Training Course in Security Policy, GCSP, Genève
9h45 Questions
10h00 Renouveau chiite, mythe ou réalité ?
par le Col Bruno Carpaneto, Attaché de défense suisse, Ankara
10h30 Questions, puis pause
11h00 L’impact de la crise irakienne sur la scène régionale
par le Dr. Pierre Razoux, responsable de recherche au Collège de Défense de l’OTAN à Rome, spécialiste du Moyen-Orient et du Caucase
11h30 Questions
Aspects militaires
13h45 Quel rôle pour l'OTAN au Moyen Orient ?
par le Général de division Georges Lebel, Assistant Director for Cooperation and Regional Security, NATO International Military Staff, Bruxelles
14h15 Questions
14h30 Irak-les armées du chaos
par le Col Michel Goya, Directeur d’études « Nouveaux conflits » - Institut de recherche stratégique de l’Ecole militaire (IRSEM), Centre de recherche des Ecoles de Coëtquidan
15h00 Questions, puis pause
15h30 Entre adaptation et résignation. La guerre d'Irak et l'image des guerres futures : quelles leçons pour la « Transformation »?
par le Dr. Joseph Henrotin, chargé de recherche au Centre d'Analyse et de Prévision des Risques Internationaux (CAPRI), co-fondateur du RMES, rédacteur en chef de DSI, DSI-T et DSI HS
16h00 Questions
16h15 IED's effects and possible countermeasures
par Huub Keizers, Business Development Manager Protection, Munitions and Weapons, TNO Defence, Security and Safety, Pays-Bas
16h45 Questions
17h00 La question des pertes civiles et militaires et leurs effets psychologiques
par Hans-Willem Fluijt, membre du comité scientifique du CHPM
17h30 Questions, puis conclusion
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News en vrac
Diplomatie industrielle Vs. diplomatie classique ?
Indiqué à plusieurs reprises, l’intérêt russe pour les BPC français s’est confirmé lors d’une visite de quatre jours du Mistral à Saint Petersbourg. En plus de « porte ouvertes », le navire et son équipage ont effectué des exercices avec des hélicoptères Ka-27 et Ka-29 de la marine russe.
Mais – ce qui ne manquera pas d’exacerber les craintes des Etats baltes ou des Suédois à l’égard du regain d’activité de Moscou – les exercices ont également permis à un hélicoptère de combat Ka-52 de se poser sur le navire pour une simulation de ravitaillement. Certes l'hélicoptère est un prototype et n'est pas encore en service dans les forces russes, mais le symbole n'en demeure pas moins puissant. Diplomatie industrielle ou diplomatie tout cours, il va bien falloir choisir …
Mais – ce qui ne manquera pas d’exacerber les craintes des Etats baltes ou des Suédois à l’égard du regain d’activité de Moscou – les exercices ont également permis à un hélicoptère de combat Ka-52 de se poser sur le navire pour une simulation de ravitaillement. Certes l'hélicoptère est un prototype et n'est pas encore en service dans les forces russes, mais le symbole n'en demeure pas moins puissant. Diplomatie industrielle ou diplomatie tout cours, il va bien falloir choisir …
F-35 britanniques : pas d'accès aux codes-sources pour Londres...
Réponse du berger à la bergère après l’annonce britannique d’une réduction de commande de 88 F-35 Lightning II, les Etats-Unis ont indiqué, selon Reuters, que les Britanniques n’auraient pas accès (comme il était initialement prévu) aux codes-sources des logiciels informatiques.
En conséquence, toute entretien ou toute modernisation des appareils sera soumise aux ingénieurs américains, alors pourtant que Londres a payé plus qu’aucun autre pays afin d’être le seul partenaire dit du « Tier 1 ».
En conséquence, toute entretien ou toute modernisation des appareils sera soumise aux ingénieurs américains, alors pourtant que Londres a payé plus qu’aucun autre pays afin d’être le seul partenaire dit du « Tier 1 ».
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