jeudi 1 juillet 2010

PSDC : quelques réflexions sur le séminaire tenu à Salon de Provence

L'évolution de la politique de Sécurité et de Défense Commune (PSDC) a fait l'objet, fin mai, d'un séminaire du Centre de Recherche de l'Ecole de l'Air (CREA) et du GERI (Groupe d'Etudes en Relations Internationales) sur la base de Salon de Provence. C'était, pour les organisateurs, l'occasion d'aborder sous des angles très divers et sans tabous une politique à la fois complexe mais, également, qui continue d'agréger les espoirs.

Avec l'adoption du traité de Lisbonne, la PSDC se voit sortir de l'ornière dans laquelle le référendum irlandais l'avais placé. Reste, pour autant, qu'une impulsion majeure en matière de politique de défense européenne se fait toujours attendre. Après la présidence espagnole du Conseil de l'Union européenne (CUE), celle de la Belgique, pourtant traditionnellement en point en matière de construction européenne, n'augure pas de véritables avancées. Il s'agit surtout de poursuivre les efforts entamés par d'autres, de continuer à essayer de convaincre les Britanniques de la nécessité d'un véritable quartier-général européen (Londres semble s'orienter vers cette idée mais, nuance de taille, la composante civile y serait particulièrement prégnante). Bruxelles chercherait également à mettre en évidence l'option de "spécialisation" qu'elle a choisi pour ses forces, abandonnant certains pans de ses capacités - une idée qui n'est pas nécessairement partagée par plusieurs états-majors pour des raisons que l'on comprendra.

Il s'agirait également pour la Belgique de mettre en place la méthode de mise en œuvre de la Coopération Structurée Permanente (CSP), qui autorise les Etats qui le désirent à renforcer leur coopération dans l'un ou l'autre domaine. Nouveauté permise par le traité de Lisbonne, la défense peut faire l'objet d'une CSP, ne manquant de poser problème. Deux grandes catégories de positions peuvent, en effet, être schématisées. Soit la CSP est dite inclusive, cherchant à rassembler le maximum d'Etats ; soit elle est exclusive et dresse des critères d'adhésion permettant d'engerber que les Etats le plus soucieux de leur défense. A ce stade, la question est évidemment de savoir quels sont les critères d'adhésion retenus. Or, la part de la défense dans le PIB (domaine où la France est 3ème et la Belgique… 23ème) a d'abord été pressentie comme principal référent méthodologique mais l'impact de la crise est tel que ce critère pourrait ne plus être pertinent. In fine, première crainte, une définition trop rapide des critères de mise en place de la CSP dans un sens trop inclusif dupliquerait la situation actuelle entre Etats "moteurs" et "free-riders" et ne permettrait pas d'accélérer l'Europe de la défense.

Une deuxième crainte ne s'entrevoit qu'en creux, lorsqu'il est question d'aborder la question de la coopération entre l'Union européenne et l'ONU en matière de gestion de crise. Si les expériences passées (à l'instar d'Artémis, au Congo, ou EUFOR-Tchad) ont bien été mises en évidence, comme le principe du "bridging" (selon lequel l'UE lance une opération avant de transmettre sa continuation à une force de l'ONU) l'analyste discerne rapidement une immaturité institutionnelle. La plupart des intervenants ont ainsi pointé du doigt la grande complexité des relations entre les Etats et les institutions mais aussi entre les institutions elles-mêmes - alors même que des instruments mis en place ne sont pas utilisés -, ce qui tend à focaliser l'attention des opérationnels. En retour, ces difficultés tendent à totalement occulter les aspects militaires des opérations mises en place, à commencer par la relation à l'adversaire. Ces dernières semblent comme laissées au militaire, dans une optique de nature tactique, alors que la question est évidemment plus complexe : que faire dans l'hypothèse d'une brusque montée en puissance d'un adversaire, qui débouche sur une bataille en bonne et due forme ? Le manque d'une véritable culture militaire n'apparaît pas comme réellement problématique dès lors que l'Union s'engage sur des zones "tièdes" ou "froides" et qu'aucun incident majeur - comprendre, une bataille - ne s'est encore produite. Cependant, à rester cantonnée dans cette vision, aucune véritable Europe de la défense ne peut émerger.

La troisième crainte touche à la question de l'approche globale. Il était symptomatique d'entendre un intervenant parler des Etats-Unis comme d'une superpuissance mais de l'Union européenne comme d'une "puissance globale" - en quelque sorte, rhétoriquement démilitarisée - d'autres revenant sur "l'approche globale" par trop démilitarisante, elle aussi. De facto, sur 24 opérations menées par l'Union européenne, 7 sont véritablement d'ordre militaire. Aussi, que ce soit dans la perception que les Etats-membres ont de l'Union ou que ce soit au niveau de la perception que l'OTAN a de l'Union, une crainte de voir de voir l'UE se transformer en fournisseur de composantes civiles - laissant à l'OTAN les opérations militaires - reste perceptible. On a, ici, affaire à un paradoxe typiquement européen : le gros des forces OTAN sont, de fait, européennes. Certaines prévisions laissent entrevoir, vers 2020-25, la possibilité que les membres de l'Union disposent de plus d'avions de combat et de navires de surface que les Etats-Unis et le budget de défense de ces Etats, une fois combiné, est le deuxième du monde. A ce stade, on sent poindre comme une inquiétude à avoir à mener seuls des opérations militaires de grande envergure en n'étant plus encadré par Washington.

Au-delà, c'est aussi toute la question de la valeur de l'approche globale, telle qu'elle est connotée à l'UE comme à l'OTAN, qui émerge : concept large, sans réelle valeur doctrinale, il chercherait à faire comprendre que les opérations d'aujourd'hui ne sont plus uniquement militaires mais impliquent des composantes civiles, de stabilisation ou encore de reconstruction. Or, c'est bien l'une des grandes valeurs de l'histoire militaire que de démontrer que cette "découverte" n'est en rien une nouveauté. Il suffit pour s'en convaincre de (re)lire cette somme qu'est Stratégies irrégulières pour voir que la compréhension de la nature multidimensionnelle, en mille-feuilles, de la guerre, n'a pas attendu le 21ème siècle. Aussi, derrière l'anachronisme historique que représente l'approche globale se pose une autre question : la PSDC n'a-t-elle pas été laissée trop longtemps aux mains des spécialistes des Security Studies, intellectuellement insuffisament armés, et pas suffisamment à celles des spécialistes des études stratégiques ?

jeudi 24 juin 2010

blog-u-tations

Vous l'aurez remarqué, ce blog tourne un peu au ralenti ces derniers temps. La faut au temps, justemment, celui qui manque parce qu'on a bossé sur pas mal de choses (allez, petit scoop, un deuxième "mook" est en préparation et... bibi s'est replongé avec délectation dans l'une des ses matières de prédilections) et que tenir la barre minimale des deux à trois heures de lecture professionnelle par jour nécessite parfois de rogner quelque peu sur l'entretien du blog.

Dans le même temps, ce brave blog (qui vient de fêter ses trois ans, tout de même) à rempli l'une de ses fonctions : essayer de tenir au courant les lecteurs de DSI des dernières parutions et chercher à faire passer quelques brèves d'information. Entre temps, www.dsi-presse.com est arrivé (il compte tout de même près de 300 pages, ce qui n'est pas mal pour moins d'un mois d'existence) et je vous incite à aller y farfouiller. Toutes nos critiques de lectures sont dessus, ce qui tombe à point pour les vacances (vous pensez qu'un blog remplace une saine lecture ? Vous avez le sens de l'humour et votre netbook est menacé d'ensablement ;o)

Ce blog redevient donc un carnet de notes, de réflexions, d'avis tout à fait personnels et qui sont à peu près tout sauf académique (on peut se gausser de l'académisme mais une méthodologie solide est la meilleure chose qui puisse arriver à un chercheur), bref, un véritable blog. Pour les brèves et les news, dsi-presse est là pour ça, pour des réflexions un peu plus "freestyle", vous êtes toujours les bienvenus.

NB : j'insiste mais... tout commentaire anonyme est impitoyablement tchétchénisé, selon l'expression de Carl...

Deux remarques sur "l'affaire McChrystal"

C'était la grande nouvelle de la soirée d'hier, B. Obama a débarqué McChrystal du commandement des opérations en Afghanistan, suite à la parution d'un article dans Rolling Stone - article que l'on peut par ailleurs lire ici et qui ne manque pas de m'inspirer 2-3 commentaitres.

Premièrement, sur le contrôle civil des militaires. Il est certes très spécifique aux Etats-Unis (pas mal d'ouvrages ont exploré la question) mais, au-delà, c'est bien la question de la liberté du militaire dont il est question. Les remarques de MC sur sa rencontre avec un ministre sont clairement inappropriées (que le premier militaire n'ayant jamais pesté contre le politique me jette son chargeur) et son dédain de Paris lui est personnel. Finalement, nous avons tous nos villes préférées. Sans vouloir lui trouver d'excuse, le type est sous pression, à "de la gueule" et c'est précisément ce qu'on lui demande.

D'un autre côté, si un militaire est soumis aux décisions politiques, sa liberté de penser (quoiqu'il puisse penser, même si cela pose un problème au politique) est quelque chose de déterminant : c'est aussi pour cela qu'on le paie et pas pour jouer au gars qui ira dans le sens du politique s'il sait que ce dernier se trompe. Cette dernière tendance a toujours existé dans les armées et touche également les armées européennes. Mais c'est ainsi que l'on perd les guerres, en particulier lorsque le politique est de moins en moins conscient des potentialités comme des limites de l'instrument militaire. A ce stade, trouver de nouveaux type de relations politico-militaires, où le premier considère réellement le deuxième comme un conseiller, va être déterminant pour l'avenir même des armées.

Pour suivre le journaliste, blâmer MC pour avoir choqué des alliés en Afghanistan ne devrait pas retomber sur le dos du général... mais bien sur celui des alliés : le type est là pour obtenir du succès et la collection de caveats des alliés n'est pas sans poser problème. Lui imputer par ailleurs le retrait néerlandais et la démission du président allemand, c'est encore autre chose - le journaliste n'a manifestement pas bien étudié la question.

Deuxième remarque sur la COIN, cette fois. La question fait débat aussi en France où elle serait opposée à la guerre régulière. Première sous-observation, la guerre régulière n'est que marginalement (même de nos jours - regardez avec quoi la guerre de Géorgie a été gagnée) une guerre de haute technologie. Faire de ces deux catégories des synonymes démontre que l'on connait mal ses classiques.

Deuxième sous-observation, "LA COIN", sous-entendue comme une doctrine unique, n'existe pas. De Lyautey à Gallula ou à Calwell, personne n'a de recette miracle et, surtout, ses interprétations sont très variées. Jetez un oeil à DSI : ces 4 dernières années, des auteurs reviennent fréquemment sur la question et leurs interprétations sont parfois très différentes. En poussant plus loin, on pourrait même poser que "LA COIN" n'a de sens que dans un cours de première année de sciences po' ou... si l'on veut disqualifier la gamme de concepts qu'elle recèle.

On peut aussi se poser la question de savoir par quoi remplacer "LA COIN" : raser des villes et des villages ? Prendre l'ensemble de l'Afghanistan à coups de brigades blindées, comme on l'aurait fait lors d'une contre-attaque contre telle ou telle brigade soviétique pénétrant en Allemagne ? Refuser un ordre du politique demandant une intervention au motif que l'on n'est pas adapté ? Refuser de s'adapter, à cet égard, c'est aussi la mort d'armées qui, historiquement, ne sont pas là pour mener des opérations que certains considèrent comme étant "idéales" (aucune, d'ailleurs, ne l'est) : la guerre, c'est sale et darwinien. Le plus adapté l'emporte.

Maintenant, comparons cela à ce qu'en dit Rolling Stone : "From the start, McChrystal was determined to place his personal stamp on Afghanistan, to use it as a laboratory for a controversial military strategy known as counterinsurgency. COIN, as the theory is known, is the new gospel of the Pentagon brass, a doctrine that attempts to square the military's preference for high-tech violence with the demands of fighting protracted wars in failed states. COIN calls for sending huge numbers of ground troops to not only destroy the enemy, but to live among the civilian population and slowly rebuild, or build from scratch, another nation's government".

Ah bon ?

dimanche 13 juin 2010

Histoire & Stratégie n°1 dans les kiosques

Le concept pourrait êter qualifié de "Mook" (compression de "magazine" et de "book") : le premier Histoire et Stratégie est dans les kiosques. Il permet à un auteur, spécialiste de son sujet, de rédiger une monographie illustrée, sur un thème touchant à l'histoire militaire ou à la stratégie.

Pour en finaliser moi-même un, le nombre de signes est équivalent à celui d'un "Que sais-je" mais son type de mise en page rend la chose moins aride qu'un ouvrage "spécialisé". En tout état de cause, Stéphane Ferrard attaque en histoire militaire sur l'évolution des blindés français.

Les H&S paraîtront tous les deux mois et, comme vous l'aurez compris, la tonalité sera plus stratégique. Pour le reste, laissons encore un peu de mystère ;o)

mardi 8 juin 2010

Défense antimissiles de territoire : 200 millions, vraiment ?

Début mai, le Secrétaire général de l'OTAN a abordé la question du développement de systèmes antimissiles de défense du territoire par l'Alliance atlantique, avançant qu'elles nécessiteraient un total de 200 millions d'euros sur 10 ans, à répartir entre les 28 pays membres - soit environ 714 000 Euros par an et par pays.

Un système de protection du territoire semble, de la sorte, très abordable. Cependant, des analystes ont également questionné la pertinence de ces chiffres. Pour reprendre les estimations faites en 2007 par le directeur général de la Missile Defence Agency américaine, couvrir de 40 à 60 % du territoire européen nécessiterait de disposer en permanence de 10 croiseurs Aegis en patrouille dans les eaux européennes, d'autres étant en transit.

Equipés de 400 missiles SM-3 (dont 200 en position et 200 sur les bâtiments effectuant leurs transits), le système nécessiterait 17 milliards de dollars (coûts d'acquisition) et, annuellement, 600 millions (coûts d'opération). Autre option, le positionnement en Europe de 80 batteries de missiles THAAD (aux capacités limitées en matière de défense du territoire) impliquerait des coûts d'acquisition de 40 milliards et des coûts annuels d'opération de 2,4 milliards de dollars.

Cette fois, c'est la bonne

A peine mis en ligne, le site de DSI avait connu quelques petits ennuis mais sans doute faut-il y voir un bon signe : tout fonctionne à présent parfaitement. Ce qui devrait nous permettre d'en faire une véritable plateforme multimédias... d'ailleurs en cours de montée en puissance. Tout se passe . Bonne lecture !

mardi 1 juin 2010

Quel avenir pour les blindés ?



C'est la question à laquelle nous tenterons d'offrir quelques pistes de réponse à nos lecteurs - dans un contexte évidemment marqué par Eurosatory. Rendez-vous donc, logiquement, le 10 juin dans vos kiosques !

NB : sans vouloir faire mon commercial à deux balles, l'abonnement aux hors-série vous coûtera 40 Eur contre 65,7 si vous le prenez en kiosque...

Assaut sur la flotille humanitaire : quelles rationalités ?



Face à la déferlante médiatique autour de la prise de la flotille humanitaire par la marine israélienne, plusieurs amis me demandent mon avis. Juste deux-trois commentaires donc. Premièrement, prenons du recul : personne ne dispose d'éléments permettant réellement d'avoir une vision globale de ce qui s'est passé. Le type de vidéos que vous pouvez voir ci-dessus est sans doute un indice de ce qui a pu conduire les Israéliens à engager. Toutefois, face à de tels événements, il est nécessaire de comprendre que les deux parties en cause ont des intérêts dans l'affaire.

Deuxièmement, je ne peux m'empêcher de penser que lancer une flotille de navires à travers les lignes d'un blocus est extrêmement risqué. Que ce blocus soit légitime ou non n'est pas, ici, la question : mes camarades spécialistes du droit international sont bien plus compétents que moi en la matière. Ce qui m'intéresse, ce sont les conséquences tactiques découlant de la mise en place d'un blocus. Ici, les organisateurs de la flotille ne pouvaient que s'attendre à être arraisonnés, par quelque moyen que ce soit. Pourquoi, dès lors, avoir embarqué des femmes et des enfants ? Pourquoi, surtout, avoir utilisé des objets contondants contre les soldats ? Perte de contrôle de militants plus échauffés ? Intention délibérée ? Incident provoqué par les Israéliens ? Là encore, nous ne savons rien et seule une enquête en bonne et due forme pourra révéler l'enchaînement des événements.

Troisièmement, je suis toujours fasciné par la dimension médiatique de la guerre contemporaine. Sur les télévisions belges, une bonne partie des journaux télévisés se sont focalisé sur la question hier soir. C'est à comparer avec la couverture offerte sur le naufrage du Cheonan sud-coréen, comparativement anorexique alors qu'elle se produit dans un contexte autrement plus dangereux. Comprenez moi bien : je ne cherche aucunement à relativiser les 9-10 morts d'hier.

Par contre, je me pose la question de l'émergence d'une nouvelle forme de martyr, une sorte de "kamikazat médiatique", sachant qu'en embarquant des Européens et des journalistes à bord, vous décuplez la probabilité de couverture de l'événement et que la morphologie du conflit israélo-palestinien fait une bonne place aux stratégies d'influence des deux camps.

Conf' en ligne : vie et mort des alliances

Laurent me signale une initiative fort sympathique démontrant qu'on n'arrête décidément pas la vague multimédia : trois conférences du cycle annuel "vie et mort des alliances" sont en ligne sur le site de France Culture. A écouter ici.

DSI n°60 : le sommaire


Défense & Sécurité Internationale n°60, juin 2010
En kiosque dès le 3 juin
Editorial
Agenda et nominations
Contrats du mois
Veilles contre-terroristes
Industrie française
Veilles stratégiques
La chronique de Carl von C. : "Antimissile, tu perds ton sang froid (air connu)"

Sur le vif

Le droit des conflits armés et la sécurité humaine. Retour sur un séminaire des écoles d'officiers de l'armée de l'Air
Par le général de brigade aérienne Denis Mercier, commandant les écoles d'officiers de l'armée de l'Air

"La guerre américaine" : de la privatisation à la mercenarisation du champ de bataille
Entretien avec Georges-Henri Bricet des Vallons, expert en questions de défense (Institut Choiseul)

L’assistance militaire à des forces armées étrangères. Une remise en perspective de la réflexion américaine
Par Olivier Zajec, Directeur adjoint, pôle prospective stratégique, CEIS

Stratégie

Chronique : Leadership stratégique
Par Benoist Bihan, doctorant en histoire

« Si vis vitam, para mortem » Redonner un sens au sacrifice du soldat
Par le capitaine (air) Emmanuel Goffi

Entre NPR 2010 et START, les interrogations demeurent
Par André Dumoulin, attaché à l'Ecole Royale Militaire (Bruxelles), chargé de cours associé à l'Université de Liège

Quelle synergie aéroterrestre en Afghanistan ?
Par le lieutenant-colonel Christophe Aubé, stagiaire de la promotion "Maréchal Lyautey" du Collège Interarmées de Défense.

Armées

Le Brésil face à ses voisins : quel futur ? (deuxième partie)
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI

Tableau de bord : les forces terrestres brésiliennes
Par Philippe Langloit, chargé de recherche au CAPRI

Unités

L’impressionnant 13e RDP
Par Véronique Sartini, journaliste

Encadré : Renseignement à vue d’action / renseignement à fin d’action

Encadré : Le « système 13 »

Technologie

Sic Transit Super Frelon
Par Frédéric Lert, journaliste spécialiste des questions de défense

L'après-Rafale se prépare déjà avec Neuron
Par Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de défense

Fiches techniques

MOWAG Eagle

LPD classe San Antonio

Kamov Ka-52 Hokum B

FN Herstal P90

Enquête

Les briques VBMR et EBRC de SCORPION. De nouveaux programmes de blindés pour l'armée de Terre
Par Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de défense

Encadré : Des Sagaie pour les Leclercs

Des VBMR pour remplacer les VAB dès 2016. Un défi plus que délicat à relever
Par Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de défense

Encadré : La fin du VBL n'est pas d'actualité

Vers un EBRC transmanche ? Des ambitions qui restent à préciser
Par Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de défense

Encadré : Chenilles ou roues ? Un débat non tranché pour l'EBRC

Encadré : Un kit RETEX pour les AMX-10RCR "afghans"

Critiques de lecture

Tactiques de l'armée rouge en Afghanistan de Philippe François

La petite guerre au XVIIIème siècle de Sandrine Picaud-Monnerat

La fin de la campagne de France. Les combats oubliés des armées du Centre 15 juin-25 juin 1940 de Gilles Ragache

vendredi 28 mai 2010

CAS en Afghanistan : le difficile choix des armes



Les missions CAS ne sont pas toujours évidentes. Pour preuve, cette vidéo où une journaliste embarque sur F-15E, dans le cadre d'un appui à des forces françaises engagées contre des insurgés à proximité d'une école afghane.

Edit : manifestement, il y avait un problème avec la vidéo. Voici le lien (merci Florent !) : http://abcnews.go.com/WN/Afghanistan/flying-air-force-15-fighter-jet-combat-mission/story?id=10741556

vendredi 21 mai 2010

DSI n°60 en preview : le 13ème RDP à l'honneur



Petite plongée au coeur du 13ème RDP pour ce DSI, mais également dans les coulisses du programme SCORPION et plus particulièrement des questionnements autour de l'EBRC et du VBMR, au sein de l'expérience brésilienne de la guerre en jungle... plus quelques autres sujets opur le moins stimulants. Rendez-vous le 1er juin.

mardi 18 mai 2010

Raymond Aron à l'honneur

Penser la guerre, Raymond Aron
Journée d’études, 4 juin 2010.

École des hautes études en sciences sociales (EHESS) Centre d’études sociologiques et politiques Raymond-Aron (CESPRA)

Amphithéâtre (105, bd. Raspail Paris 6e, Métro Sèvres Babylone
Entrée libre dans la limite des places disponibles


9h00 : Mot d’accueil par Pierre Manent, directeur d’études à l’EHESS, membre du CESPRA, responsable de la mention et de la formation doctorale Études politiques

9h15 : Introduction par Elisabeth Dutartre, ingénieur d’études à l'EHESS-CESPRA et Jean-Vincent Holeindre, doctorant à l’EHESS-CESPRA et responsable du séminaire « Penser la guerre ».

9h30-11h : Un théoricien réaliste des relations internationales ?
Dario Battistella (Sciences Po Bordeaux), Un réaliste néo-classique.
Gwendal Châton (U. d’Angers), Un réaliste hétérodoxe.
Président de séance : Pierre Hassner (CERI-Sciences Po)

Pause café en salle 2.

11h30-13h : La pensée de Raymond Aron et les conflits actuels
Marion Wlodarczyk (EHESS-CESPRA), L’État national. La souveraineté et la sociologie aronienne de la guerre.
Jean-Vincent Holeindre (EHESS-CESPRA), « Survivre c’est vaincre ? » La pensée stratégique de Raymond Aron et les guerres de notre temps.
Présidente de séance : Perrine Simon-Nahum (CNRS-EHESS)

15h-17h : La philosophie politique et la guerre
Benjamin Brice (EHESS-CESPRA), L’avenir de la guerre dans le monde du commerce. Pacification des relations internationales ou history as usual ?
Giulio De Ligio (U. de Bologne), La vertu politique. Aron penseur de l’ami et de l’ennemi.
Daniel J. Mahoney (Assumption College), Raymond Aron and Thucydides
Président de séance : Pierre Manent (EHESS-CESPRA)

Conclusions par Jean-Claude Casanova, Président et de la Fondation nationale des sciences politiques et de la Société des amis de Raymond-Aron, Directeur de la revue Commentaire.

Pot de l’amitié, salle 7.

La journée d'études est organisée avec le soutien de la Société des amis de Raymond Aron.

Marine nationale et défenses antimissiles : séminaire !

lundi 17 mai 2010

Jounée d'étude robotique du 8 mars : les interventions audios

G. de Boisboissel m'indique que les interventions effectuées le 8 Mars 2010 à l’Ecole Militaire par le centre de recherche des Ecoles de Saint Cyr Coëtquidan sur le thème « Robotisation du champ de bataille, évolution ou révolution ? » ont été mises en ligne.

Vous y trouverez pour chaque intervenant l’enregistrement audio de son intervention, ainsi que les supports présentés (slides) en cliquant sur le nom de celui-ci.

Par ailleurs, le vendredi 18 juin 2010 se tiendra à l’Ecole Militaire une journée d’étude sur les « Robots militaires : problèmes éthiques posés aux responsables industriels, politiques et militaires européens ». Plus de détails suivront !

mercredi 12 mai 2010

Stratégique n°97-98 : Clausewitz II

Après un premier Stratégique consacré au Prussien (intégralement disponible en ligne ici), un deuxième volume est à présent disponible, dont vous pouvez consulter la table des matières ici.

Stratégies irrégulières



Hervé Coutau-Bégarie (Dir.), Stratégies irrégulières, Coll. « Bibliothèque stratégique », Economica/ISC/IHEDN, Paris, 2010, 858 p.

Le quadruple numéro de Stratégique (no 93-94-95-96) consacré aux stratégies irrégulières étant tombé en rupture de stock et la demande étant bel et bien là, il fallait faire quelque chose – d’autant plus que la source des contributions était loin d’être tarie. D’où la publication de l’ouvrage, qui reprend certes les contributions de la revue, mais qui va également au-¬delà, s’enrichissant de 11 contributions. Ce qui porte ainsi leur total à pas moins de 43, nombre non seulement respectable, mais permettant également au lecteur, au long des 858 pages de l’ouvrage, de disposer de nouveaux points de vue sur l’emploi de la puissance aérienne en guerre irrégulière (J. de ¬Lespinois), d’examiner de plus près les guerres irrégulières en Afrique centrale ou d’analyser l’action navale des Tigres tamouls, pour ne reprendre que ces textes. Ouvrage qu’il faut impérativement avoir dans sa bibliothèque si l’on s’intéresse un tant soit peu aux questions militaires, il contentera aussi bien l’historien que le stratégiste. Avantage de la formule, le spectre temporel est large, de la Grèce antique à l’Afghanistan, en passant par l’Algérie et l’Indochine. Remarquable à plus d’un titre. J.-J. M.

lundi 10 mai 2010

Défilé de Moscou : les images

Première partie :


Deuxième partie :

Carnet rose à la rédaction

Petit message perso : bienvenue à Néo et... félicitations à Nath et Olivier !