mercredi 30 avril 2008

En ces jours de débat...

... sur l'évolutionnisme versus les avatars du créationnisme, il peut être bon de savoir de quoi l'on parle - je pense bien évidemment ici au darwinisme. L'ensemble des oeuvres de l'auteur a été collecté et mis en ligne, juste ici.

La technologie finira donc bien ainsi par nous éclairer quelque peu. Si l'intérêt de cette remarquable collection (on y trouve les 6 éditions de L'origine des espèces) réside dans son aspect exhaustif qui ravira incontestablement le citoyen comme le biologiste, sa lecture devrait également être conseillée aux stratégistes.

Non pas que votre serviteur soit un fan du darwinisme social - il l'est par contre de l'excellent Les doctrines darwiniennes et la guerre de 1914 de Thomas Lindemman - mais que l'évolutionnisme me semble être au coeur des conceptions clausewitziennes. Toute la structure des lois d'adaptation réciproques fait naturellement appel à Darwin, même si la première édition de L'origine est bien évidemment postérieure à celle de Vom Kriege.

DSI n°37 - mai 2008 - le sommaire


Défense & Sécurité Internationale n°37
Mai 2008




Editorial
Agenda et nominations
Veilles contre-terroristes
: les 40 nouvelles les plus importantes du mois
Veilles stratégiques : les 74 nouvelles qui ont fait l’actualité de la défense dans le monde

La chronique de Carl von C. :
Quelqu’un aurait-il vu nos chercheurs ? Rapport Bauer sur la recherche stratégique : la recherche militaire citée une fois…

Témoignage

L’instinct du commandement
Entretien avec le général Bigeard

Sécurité

La théorie de la résilience : nouvelle approche en contre-terrorisme ?
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI

Encadré : Comment les Britanniques ont tenu pendant le Blitz

Stratégie

Oui, il faut lire Clausewitz
Par Vincent Desportes, général de division commandant le CDEF

Contre-insurrection et stabilisation « par le bas ». Le retournement des milices sunnites en Irak (2006-2008)
Par Stéphane Taillat, doctorant en histoire militaire

Armées

Le passage du Nord Ouest, défi stratégique pour le Canada
Entretien avec Joël Plouffe, membre de la Chaire Raoul Dandurand, UQAM

La marine canadienne, entre souveraineté et opérations expéditionnaires
Par Joseph Henrotin et Jean-Jacques Mercier, expert en systèmes d’armes

Encadré : Les DDH de la classe Iroquois

Encadré : Le Bonaventure

Encadré : La Classe Halifax

Encadré : La Classe Victoria

Tableau de bord : le Maritime Command canadien
Par Philippe Langloit, chargé de recherche au CAPRI

Unités

La DRM à Creil. Les « yeux » et les « oreilles » du renseignement militaire. Le CF3E et le CF3I.
Par Véronique Sartini, journaliste

Encadré : MUSIS, le futur satellite d’observation

Encadré : ELISA, le prochain démonstrateur en ROEM spatial

Technologie & Armement

Du missile antichar au missile d’appui
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI

Missile d’appui tactique : la solution ?
Par Philippe Langloit, chargé de recherche au CAPRI

Le lance-grenades automatique : le meilleur appui du fantassin
Par Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de défense

Le sniping lourd
Par Stéphane Ferrard, journaliste spécialiste des questions de défense

Fiches techniques

Sukhoi Su-25 Frogfoot/L’attaque au sol dans la culture aérienne russe

M-1128 Stryker MGS/Le MGS est-il condamné ?

Frégate de commandement et de soutien classe Absalon/Des Absalon aux nouvelles frégates de patrouille danoises

Critiques de lecture

La défense antimissiles en débat(s) de Pierre Pascallon

La guerre de l’information de Daniel Ventre

Guerres et civilisations de Gérard Chaliand

Lorsque les tacticiens devinrent imaginatifs d’Olivier Entraygues

Conflict in the 21st Century : the Rise of Hybrid Wars de Frank G. Hoffman

L'US Army réinvestit l'espace

Cela faisait 50 ans que l’US Army n’avait plus lancé de satellites, laissant ce secteur de sa stratégie spatiale à l’US Air Force.

Elle a cependant annoncé qu’elle allait développer et lancer une constellation de 8 micro-satellites de communication dans moins de 9 mois.

Les satellites, d’une masse inférieure à 3 kg, permettraient d’offrir à des unités en dessous du niveau de la brigade, des communications sécurisées. L’ensemble de l’opération se monterait à un total de 5 millions de dollars.

mardi 29 avril 2008

Sondage "marine" : les résultats

Evidemment, de tels sondages n'ont strictement rien de scientifique - en particulier dès lors que l'on fait appel au sentiment même si l'on demande de se focaliser sur la raison (le budget constant). Néanmoins, ils sont indicatifs de plusieurs tendances :

1- vous êtes 33% à penser qu'il ne faut pas de PA2 et 36% à penser qu'il le faut, uniquement si l'on dispose d'un second groupe embarqué. Ce qui réduit sérieusement les chances d'en disposer - en particulier dès lors que vous êtes 39% à penser qu'il faut se limiter à 10 frégates, afin d'économiser pour ces nouveaux équipements.

2- 29% d'entre-vous pensez qu'il faut un second PA, même "dénudé" de son groupe embarqué. Ces 29% sont-ils dans les 39% de sondés estimant qu'il faut diminuer la cible des frégates ou les 9% estimant qu'il faut déshabiller (dissoudre ?) les autres armées ? Mystère. Les applications de sondage de Blogger sont trop limitées pour pouvoir l'indiquer.

3- les sondés sont 51% à penser qu'il faut faire plus pour la marine que pour les autres forces.

Ce qui nous amène à un autre sondage : à budget constant (j'insiste : il faut être réaliste et ne pas espérer voir augmenter substanciellement les budgets de défense), quelle structure de force pour l'armée de l'Air ?

Lancement du LCS-2

Le LCS-2 (photo, copyright Austal) a lancé par Austal. Son sister-ship, le LCS-4 avait été annulé en novembre 2007, peu après le LCS-3. D’une longueur de 127 m et d’un déplacement à pleine charge de 2 784 tonnes, il sera capable de mettre en œuvre simultanément 2 hélicoptères SH-60.

Son système de combat à architecture ouverte permettra l’intégration modulaire de systèmes d’armes (il dispose en propre d’un lanceur RAM et d’un canon de 57 mm), tandis que le navire disposera également d’une rampe permettant l’embarquement de systèmes de missions.

Comme le LCS-1 Freedom, il pourra lancer et récupérer des RHIB. Reste que le programme est toujours considéré comme étant en retard…

lundi 28 avril 2008

120 Leclerc à vendre ?

Selon Le Point, la France mettrait en vente d'occasion 120 de ses Leclerc. But de la manoeuvre, évidemment, renflouer les caisses de la défense et contribuer à arrondir la maintenant fameuse bosse budgétaire en matière d'équipements... mais aussi de maintenance. Les Leclerc consommeraient ainsi du quart au tiers de ce que coûte annuellement les MCO.

Alors, si l'hypothèse - finalement assez probable - se confirme, pour quels acheteurs ?

- Le Point évoque l'Arabie saoudite avec raison. La France doit y reprendre pied après le typhon russe dont nous vous parlions dans ces pages. Mais la manoeuvre aurait été refusée par Riad ;
- Mais la Lybie ou le Maroc pourraient également être intéressés.

Le fait est, cependant, que le marché est déjà saturé des offres allemandes ou hollandaises, la France disposant toutefois d'une réelle expértise dans l'acclimatation de ses chars au désert. La France compte officiellement, à l'heure actuelle, 350 Leclerc opérationnels. En réalité, la moitié, soit 175 exemplaires, sont en "parc de gestion" (MCO et mise sous cocon).

Eurosatory : les Press Frenchies sont de retours

Si vous vous intéressez aux questions d'armement, Eurosatory constituera sans doute pour vous un moment intéressant. De fait, c'est le plus gros salon européen dédié à l'armement aéroterrestre et c'est bien souvent là que les choses se passent dans ce domaine.

DSI et T&A ne pouvaient évidemment pas rester les bras croisés. Aussi, nos magazines sont-ils partenaires du salon.

Non pas comme les 52 publications de défense qui seront présentes mais bien au top du top, à égalité avec Jane's.

Le COGES, organisateur du salon, a réparti le travail : à nos confrères britanniques les Dailies, à nous un DSI hors-série qui sera distribué gratuitement sur le salon (et pour ceux que cela intéresse : dans les malettes des délégations) mais qui sera également disponible en kiosque.

On vous promet le fin du fin. Et le T&A qui suivra le salon vous en donnera aussi un bon aperçu. Les appareils photos et les claviers chauffent déjà.

Et si vous passez sur le salon, n'hésitez pas à venir nous dire un petit coucou : nous sommes sur le coin de la zone de presse, stand B040b.

dimanche 27 avril 2008

Vous êtes pro-européen ? Pas de chance pour vous...

Peut-on être (pro-)Européen et "militariste" ? Question saugrenue. Rectifions-là dès lors : est-on "militariste" si l'on est en faveur du traité de Lisbonne ?

Pour certains, il faut croire que oui. A lire dans La Libre Belgique. Atterrant de mauvaise connaissance 1) des mécanismes politiques européens ; 2) des actuelles politiques de Etats-membres ; 3) des mécanismes décisionnels et des équilibres politiques propres à l'OTAN ; 4) des travaux menés sur les concepts de militarisation et de militarisme.

Le salut, s'il en existe un, ne résiderait donc que dans la neutralité ou un "souverainisme absolu" ? Nous rassurons les auteurs de cette carte blanche : la neutralité comme ledit souverainisme est souvent source de bien plus de dépenses en matière de défense... Mais pour en arriver à cette conclusion, il faut étudier la politique et non la faire sous couvert des études...

samedi 26 avril 2008

Une nouvelle flotte pour la Navy

L'USN a mis en place - ou, plutôt, réactivé - la 4ème Flotte. Sa responsabilité géographique couvrira les Caraïbes et l'Amérique latine, se focalisant essentiellement sur des missions contre-narcotiques, de gestion des flux de réfugiés mais aussi de diplomatie navale.

Désactivée en 1950 (alle avait alors la responsabilité de l'Atlantique sud), la 4ème flotte sera commandée par Joseph Kernan, actuel commandant du Naval Special Warfare Command de la Navy et Navy SEAL.

WE edition : Les Norvégiens aiment le maintien de la paix...

jeudi 24 avril 2008

En preview

Le petit prochain, dans les kiosques début mai et un peu avant pour les abonnés ;o)

La pointe de la lance, émoussée ?

Une inspection récemment conduite par l’US Navy a démontré que le Chosin, un croiseur de la classe Ticonderoga et le Stout, un destroyer de la classe Arleigh Burke, étaient inaptes au combat.

Ainsi, la majeure partie de leurs missiles ne pouvaient pas être tirés ; les systèmes de leur pont hélicoptère n’étaient pas opérationnels et leurs radars Aegis ne fonctionnaient pas correctement.

L’affaire fait grand bruit aux Etats-Unis (où ce type d’évaluation touche plutôt des navires de soutien ou, au pire, des frégates) dans la mesure où elle touche des navires considérés comme la « pointe de la lance » des capacités de combat en surface.

mercredi 23 avril 2008

Merci à vous !

Vous l'avez peut-être remarqué, ce blog a dépassé la barre des 100 000 visites. Un grand merci à mes fidèles lecteurs dont les commentaires sont toujours aussi bienvenus.

Bonne journée tout le monde !

Le BAMS attribué

Northrop Grumman s'est vu attribuer un contrat de 1,16 milliard de dollars pour développer le BAMS (Broad Area Maritime Surveillance) au profit de la marine américaine.

L'annonce du contrat, le plus important à ce jour pour des drones, clôt ainsi une compétition acharnée qui avait vu s'opposer le RQ-4 et une évolution du MQ-9. Le nouveau système sera basé sur les RQ-4N, une version plus avancée du Global Hawk, un UAV qui peut voler pendant 36 heures et surveiller une zone de quelque 100.000 kilomètres carrés par jour.

Travaillant en réseau avec les futurs P-8 Poseidon (remplaçant le P-3), les RQ-4 vont fournir de l'imagerie radar et optique et devraient disposer de capacités SIGINT. Stratégiquement, ils induiront un plus grand degré de persistance ISR, en particulier sur les SLOCs. La marine espère ainsi compenser la diminution du nombre de ses navires.

lundi 21 avril 2008

Deux sondages, c'est encore mieux !

Voyant le tour que prennent vos réponses au sondage sur la nécessité du PA2, je me pose une nouvelle question (les chercheurs sont faits pour se poser des questions, après tout) : "A niveau budgétaire identique, faut-il :

- Garder l'équilibre : 10 frégates et plus de cooération européenne
- Faire plus pour la marine que pour les autres forces : 17 frégates
- Déshabillons les autres forces (sous entendu, dissolvons l'armée de l'Air et ne gardons que des chars en parc) ! 30 frégates"

J'en profite pour préciser ma position, qui est évidemment personnelle :

1) Comme je le disais plus bas, nous n'avons toujours pas le Livre Blanc dans les mains, donc nous n'avons pas d'objectif : nous ne savons pas si l'on doit continuer à être globaux ou, au mieux, régionaux. De même, je pars de l'hypothèse que nous ne parviendrons pas à augmenter significativement les budgets ;

2) L'option de puissance européenne me semble la plus pertinente dans ces conditions : les Européens allignent plus de 80 bâtiments d'escorte modernes (entendez, moins de 10 ans et à rapprocher du destroyer), soit plus que l'US Navy ; ce qui permet à la France de se focaliser sur ses effecteurs de premiers rangs : PA, BPC, SNA - soit ceux qui lui donnent le plus de poids politique ;

3) Tout est question de coordination : les navires européens patrouillent fréquemment les mêmes zones, parfois en surnombre là où d'autres zones sont délaissées. Le Traité de Lisbonne nous permet de ne plus attendre une unanimité avant d'avancer plus concrètement avec les plus motivés.

4) Le succès politique s'obtient dans plus de 95 % des cas au sol. Si l'AdT a besoin d'une réforme, la diminuer dans ses moyens combattants humains est hérésiaque face aux techno-guérillas qui s'annoncent ;

5) Il n'y a pas de succès politique sans puissance aérienne. L'AdA a déjà trop perdu d'appareils de combat, doit voir un renouvellement de ses ravitailleurs et la préparation du remplacement des satellites de renseignement.

6) Il s'ensuit que si des arbitrages doivent être rendus eu égard à la stratégie navale, ils devraient idéalement se dérouler au sein de la Marine.

Y'a sondage !

A la question de savoir si vous accepteriez de payer 5% d'impôts supplémentaires pour combler les déficits de la défense, vous avez tout de même été 74% à répondre "oui" et à me haïr par la même occasion.

Cependant, je m'adressais aussi à un public sensibilisé. Ce qui me rappelait un petit sondage "express" conduit dans une entreprise où je travaillais en 2003. La très grande majorité de mes collègues pensaient que notre défense n'était franchement pas au point... Mais personne ne désirait faire d'effort financier supplémentaire... Un classique.

Bon, sur ce, nouveau sondage : à budget constant (restons réalistes, sinon, ce n'est pas du jeu, boudjou) faut-il acheter le PA2 ?

Bon vote !

PA2 or not PA2 ?

Bonjour l'Europe, il est 0753 et la température au sol est de 12°C sur Bruxelles... mais risque bien d'être un peu plus froide le long des quais à Toulon.

Dans ma revue de presse matinale, je retiens en particulier les déclarations d'Hervé Morin, tenues hier sur TV5 et Europe 1 et portant sur ses doutes en matière de décision positive pour le second porte-avions.

Si la décision devrait être prochainement prise par le Président de la République, force est de constater que le financement manque : 3,5 milliards ne se trouvent pas sous les sabots des chevaux et nos capacités sont déjà et par ailleurs bien attaquées par les déclaration déjà effectuées :

- L'armée de l'Air aura 20 Rafale de moins affectés à ses missions nucléaires : cela signifie-t-il une réduction des commandes d'un nombre idoine d'exemplaires ?

- Les programmes FREMM, Barracuda/Suffren et PA/2 vont souffrir : à quel point ?

- Tigre, NH90 et, plus généralement, les programmes relevant de Scorpion pourraient sérieusement se voir entailler : jusqu'à quel point ?

- Les capacités de renseignement : MUSIS ou Cérès sont-ils encore considérés comme des priorités ? Et la formation des analystes et autres traducteurs ?

Certes, vous me direz qu'un porte-avions sans son groupe aérien embarqué - le véritable atout, sans lui, un PA n'est qu'une coque - ne sert "qu'à" assurer une permanence de la riposte au demeurant douteuse. Une véritable permanence implique la disposition d'un équipage ne devant pas être re-formé au fil de ses transitions du CDG vers le PA2. Et ce, au moment même où la réforme du personnel n'est plus une entreprise d'élagage mais bien de déforestation.

Bref, de quoi se poser bien des questions sur la méthode adoptée : à quoi, finalement, va servir le Livre Blanc ? Les décisions touchant les structures et autres adaptations doivent, en théorie, en découler. Ce qui semble logique : si l'on n'a pas objectif, on n'est pas prêt de l'atteindre. La fixation des objectifs et la compréhension de ce que l'on fait et de l'environnement dans lequel on le fait ont toujours été les premières étape d'une strato-genèse.

Ou alors le Livre Blanc fera-t-il fi de toute considération sur l'environnement et servira-t-il à légitimer un repli de la France sur elle-même ? Un de ceux qui lui feraient perdre son statut de puissance globale tout en lui faisant considérer que le poulet à la dioxine et les menaces "molles" d'une "sécurité globale" qui reste à définir seraient plus graves qu'une éventuelle conflagration ou que la perte d'une capacité d'influence sur les affaires de ce monde ? Serions-nous alors en train de rebâtir une dérisoire ligne Maginot ? Et ce, au moment où les jours auront été rarement aussi sombres et où l'Europe n'aura sans doute jamais eu autant besoin de Paris ?

jeudi 17 avril 2008

La sécurité nous terrorise-t-elle ?

C'est une bonne question à laquelle j'aurai, avec d'autres, l'occasion de répondre le 15 mai durant l'émission Opinion publique, sur la Une télé, du côté des 22 heures. L'occasion, aussi, de revenir sur le concept de résilience et, plus généralement, le rapport de l'homme aux technologies.

Lorsque les tacticiens devinrent imaginatifs

Un lecteur me pose une très bonne question : où trouver Lorsque les tacticiens devinrent imaginatifs d'Olivier Entraygues, qui était interviewé dans le dernier DSI, et dont la critique de lecture paraîtra en mai ?

C'est très simple : écrivez-moi sur henrotin(arobase)gmail.com ; je transmettrai à l'auteur (que je salue au passage ;o)

Brésil : une alliance industrielle avec la Russie ?

Le ministre brésilien des affaires stratégique a annoncé le 14 avril avoir signé avec la Russie un accord portant sur le développement conjoint de chasseurs « de la cinquième génération » mais aussi de lance-satellites.

Ce développement spectaculaire intervient dans le double contexte du positionnement français en faveur de transferts technologiques vers le Brésil – notamment eu égard au Rafale – mais aussi d’une rivalité entre le Brésil et le Venezuela.

En tout état de cause, Brasilia a joué la carte de la concurrence entre Paris et Moscou, sachant que ces deux derniers sont peu prompts à effectuer ces fameux transferts technologiques. Tout bénéfice pour le gouvernement de Lula ?