mercredi 23 décembre 2009

A l'année prochaine !


Et voilà : DSI 55 tourne sur les rotatives, DSI HS 9 a investit les kiosques, l'année se termine doucement.

Beaucoup de défis, beaucoup de réussites, quelques galères, des milliers de gens croisés un peu partout et... plus de 2 millions de signes espaces compris sortis de mon clavier, rien que pour les DSI.
Bref, l'heure de le poser et de prendre mes quartiers d'hiver... et de vous souhaiter de très joyeuses fêtes de même qu'une année 2010 pleine de tout le meilleur !

mardi 22 décembre 2009

53 BvS10 pour l'armée de Terre

C'est aujourd'hui que le ministre de la défense a annoncé l'achat d'une première tranche de 53 Véhicules à Haute Mobilité, par ailleurs attendus depuis longtemps notamment par les Chasseurs alpins. Concrètement, Hagglünds (en tandem avec Panhard) et son BvS10 Mark 2 (pour ceux qui lisent DSI, la précision est importante) l'a emporté face au Bronco de STK (un comparatif des performances des deux véhicules avait été publié dans DSI n°50).

Ces véhicules articulés seront déclinés en trois versions : transport de troupes, logistique et poste de commandement. Les engins issus de cette commande seront livrés de 2011 à 2014, une nouvelle tranche devant ensuite être commandée pour atteindre la cible de 129 unités. "Combat proven" et plus compact que son concurrent, le BvS10 avait fait l'objet d'un article dans DSI-Technologies (n°17, mai-juin 2009).

Petit commentaire perso : je pense que le choix fait est le bon, du point de vue de sa taille (plus petit que le Bronco), de sa mobilité (elle est inférieure sur le Bronco) mais aussi de sa protection - armement téléopéré compris. Si des véhicules ont été perdus à coup d'IED ou de RPG, vous seriez surpris de voir ce que son architecture peut supporter (1). On pourra en rediscuter dans quelques années mais certains Retex que j'ai vu auraient laissé plus d'un "classe 4 Stanag 4569" en bouillie, équipage compris.

(1) Petite anecdote : invité en Suède à étudier l'engin, on m'a proposé de le conduire (pour être précis, un PC de drones Watchkeeper destinés aux Royal Marines). N'ayant pas spécifiquement l'habitude de conduire un bestiau de 8 tonnes et quelques (que ceux qui connaissent mon style de conduite ne rigolent pas ;o), sa prise en main est absolument surprenante de facilité.

lundi 21 décembre 2009

Spécial Tsahal : coup de zoom

Allez hop, petit coup de zoom - feuilleteur, plus exactement - sur notre dernier HS. Le petit suivant est évidemment dans la boucle... et devrait décoiffer ;o)

Helios 2B dans les étoiles...

En dépit de communiqués de presse à la limite de la contradiction, le jumeau d'Helios 2A et ses 4,2 tonnes s'est finalement envolée à 18h25 le 18/12.

vendredi 18 décembre 2009

Pas (encore) d'Helios 2B

Le lancement d'Helios 2B par Ariane 5 qui devait se produire le 17 décembre 2009, a été reporté à une date ultérieure. Arianespace indique qu’à la suite d’une anomalie observée pendant la chronologie du lancement, le compte à rebours a été interrompu. Les modalités pratiques de reprise du tir seront fixées en relation avec Arianespace et le CNES

jeudi 17 décembre 2009

DSI HS n°9 - le sommaire

DSI Hors Série n°9
décembre 2009 -janvier 2010
En kiosque le 20 décembre

Le mythe Tsahal

Tsahal dans son contexte : les élémentaires
Par Joseph Henrotin et Philippe Langloit, chargés de recherche au CAPRI

Encadré : Aux origines…

Tsahal : la question éthique
Par Philippe Langloit, chargé de recherche au CAPRI

Chronologie : Israël en guerre depuis 1948
Par Philippe Langloit, chargé de recherche au CAPRI

Encadré : Tsahal et son histoire : bibliographie raisonnée

Carte : La géographie militaire israélienne

Cohésion, vision, coopérations… Une armée en pleine mutation
Entretien avec Pierre Razoux, docteur en histoire, responsable de recherches au Collège de défense de l’OTAN à Rome, chargé des affaires du Proche-Orient, auteur de Tsahal – Nouvelle histoire de l’armée israélienne.

Alliances et menaces

Israël face à ses menaces. La nécessité d’une grande stratégie couvrant tout le spectre
Par Philippe Langloit, chargé de recherche au CAPRI

Encadré : La menace syrienne, crédible ?

Entre vouloir et pouvoir, l’Iran nucléaire
Entretien avec François Géré, Président de l’Institut Français d’Analyse Stratégique (IFAS), auteur de L’Iran : l’État de crise, Karthala-Lignes de repères, novembre 2009.

Des relations franco-israliennes paradoxales. L’exemple de la Heyl Ha’Avir durant la « période française »
Par Hadrien Houizot, titulaire d’un Master 2 Histoire militaire, défense et politiques de sécurité et lauréat du prix armée de l’Air en 2005 et 2006

Diplomatie de défense. Israël et ses alliés au défi du Proche Orient
Par Jean-Jacques Mercier, expert des questions de défense

Carte : Israël face aux menaces régionales

Encadré : Alliés mais parfois adversaires…

Encadré : Le retour de la diplomatie israélienne en Afrique.

Les forces

Une dissuasion nucléaire fonctionnant sans arsenal nucléaire?
Par Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de défense

Encadré : Une triade nucléaire qui n'existe - officiellement - pas!

Une marine moins discrètement ambitieuse!
Par Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de défense

Encadré : Les commandos marine au cœur de l'action

La famille Merkava
Par Stéphane Ferrard, journaliste spécialiste des questions de défense

Heyl Ha’Avir : une force aérienne atypique
Par Jean-Jacques Mercier, expert en systèmes d’armes

Encadré : La Heyl Ha Havir aujourd’hui

Les forces spéciales de Tsahal
Par Emmanuel Vivenot, journaliste spécialiste des questions de défense

L’industrie d’armement terrestre israélienne. Quelques spécialités…..
Par Stéphane Ferrard, journaliste spécialiste des questions de défense

Encadré : La famille Nakpadon

Encadré : L’Achzarit

Les armes légères israéliennes
Par Emmanuel Vivenot, journaliste spécialiste des questions de défense

Industrie israélienne de défense. East? West?
Par Bertrand Slaski, CEIS

Encadré : L’industrie de défense israélienne en chiffres.

Les opérations

Concepts. L’autre bataille de Tsahal
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI

Encadré : Repenser la topographie du combat

Encadré : Le plan Tefen

Encadré : Le processus de leçons post-2006

Encadré : Tactique : le concept de « champ de bataille vide »

Grande muette ou grande bavarde ? La communication de Tsahal entre hésitations et innovations
Par Marc Hecker, chercheur associé à l’Institut Français des Relations Internationales (IFRI) et Thomas Rid, Fritz Thyssen Fellow à l’Université Hébraïque de Jérusalem et au Shalem Center.

De Jénine à Naplouse : l’adaptation israélienne aux opérations urbaines
Par Joseph Henrotin et Philippe Langloit, chargés de recherche au CAPRI

Le « mur de sécurité » en Cisjordanie, solution antiterroriste ?
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI

Retour sur la guerre ratée d’Israël contre le Hezbollah
Par Michel Goya, directeur d’études à l’IRSEM, titulaire de la chaire d'action terrestre de Saint-Cyr-Coëtquidan.

Plomb Durci : la dernière bataille de Gaza ?
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI

Encadré : Crimes de guerre ?

Vietnam : 6 Kilos, 6 patrouilleurs et 12 Su-30 commandés

Le gouvernement vietnamien a annoncé la conclusion de plusieurs contrats – par ailleurs en négociation depuis plusieurs années – avec la Russie.

Premièrement, Hanoi va acheter 6 sous-marins de type Kilo (636) pour un montant de 1,8 milliards de dollars, de même que 6 patrouilleurs de type Svetlyak. Des officiels russes ont également évoqué l’achat de 12 Su-30MK2, en plus des 8 déjà commandés, pour 600 millions de dollars.

Dans le même temps, un troisième contrat porte sur la construction de la première centrale nucléaire vietnamienne, à partir de 2014, pour une mise en service à partir de 2020.

Grande-Bretagne : réajustement de la stratégie des moyens

Le premier ministre britannique a autorisé des coupes budgétaires à hauteur de 1,5 milliards de livres dans des programmes jugés comme « de faible priorité » mais aussi dans les effectifs, principalement administratifs, 2 500 personnes devant quitter les forces.

En particulier, le programme d’hélicoptères moyens, destinés au remplacement des Puma et des Sea King Commando est annulé. Des Harrier et des Tornado devraient également quitter le service plus rapidement que prévu, tandis que la base de Cottesmore sera fermée.

Dans la marine, un chasseur de mines et un bâtiment océanographique seront retirés du service. Les premiers Merlin comme les Lynx les plus anciens quitteront également les escadrons plus tôt, de façon à faciliter la transition sur les Merlin Mk2 et les Wildcat.

Par contre, le Premier ministre a annoncé la commande de 22 hélicoptères CH-47 Chinook, d’un nouveau C-17 de transport stratégique.

Le nombre de drones MQ-9 Reaper sera doublé, ce qui ferait passer la flotte à 22 appareils. L’équipement du combattant débarqué sera également modernisé (principalement au niveau des gilets pare-balles et des lunettes de vision nocturne), tandis que de nouveaux postes radio Bowman et des systèmes de lutte contre les IED seront acquis.

Douze millions de livres sont ainsi consacrés à l’achat de nouveaux robots (30 sont actuellement en service). L’engagement britannique d’acheter 25 A400M ne serait, par contre, pas remis en question.

mercredi 16 décembre 2009

Défense belge : quo vadis ?

Mes journées sont ainsi faites que, parfois, je tombe avec beaucoup de retard sur mes messages téléphoniques. Un de ces messages provenait d'un ami très proche me demandant ce que je pensais des différentes annonces faites autour de la réforme de la défense belge et s'étonnant de ne pas m'avoir vu sortir dans la presse locale à ce sujet.

Et bien, disons qu'outre le fait que mes journées soient particulièrement chargées ces derniers temps, j'attend de voir comment les choses se déroulent : est-ce vraiment aussi terrible que je le pressent ? Les seules sorties des hommes politiques ne se font-elles que dans l'optique de la protection de "leurs" casernes (et, surtout, des avantages économiques qui en découlent) ? Au mieux, l'aspect le plus politique de la chose ne toucherait-il que des questions d'ordre communautaires (ce qui reste de l'artillerie serait "flamandisé") ?

Verra-t-on des questions d'ordre véritablement stratégique émerger ? Des questions telles que "la suppression d'une brigade est-elle compatible avec nos engagement OTAN" ? Ou encore, "une brigade médiane comme composante la plus lourde des forces terrestres, est-ce compatible avec le caractère contemporain de la guerre" ? Ou encore "quels sont les paramètres stratégiques (donc, au-delà des questions économiques) de cette réforme" ? Bref, les questions réellement intéressantes lorsque l'on parle de défense ?

Pour reprendre le cas de l'artillerie, le fait qu'elle ait été euthanasiée par le précédent ministre - pour ne lui laisser que quelques canons de 105 mm - n'a suscité aucune question. Alors pourtant que son utilité en COIN n'est pas mince et qu'employer du 105 vous gardera bien d'utiliser des munitions de précision, calibrées pour l'essentiel en 155. Au final, de quoi ne plus jamais l'utiliser tout en faisant semblant d'encore disposer d'une artillerie.

En fait, pour dire le vrai, les différentes sorties que nous avons vu m'incitent à attendre et observer. Fondamentalement, le "plan De Crem" est un énième plan visant à compresser les coûts - car c'est de celà dont il s'agit et de rien d'autre - et de raboter un instrument de défense qui ne demande qu'une vraie réforme. Mais pas d'abrasions successives qui ne seraient fondées que sur la vision d'un plan stratégique datant de 1999 - bien avant le 11 septembre - et qui serait uniquement conduite sur base de considérations économiques.

Regardons les choses en face : pour le ministre, la "réforme" a été l'occasion de se refaire une réputation politique au sein du gouvernement. Vu le contexte économique, aucun partenaire gouvernemental n'est incité à poser les questions qui dérangent. Celles, par exemple, qui portent sur la protection des infrastructures critiques, sur la capacité des forces à contrer les effets d'une catastrophe naturelle, celles qui portent sur le contre-terrorisme, sur la capacité à intégrer une coaliation et à y jouer le même type de rôle que des Etats comparables, comme le Danemark ou la Suède. Et in fine, celles qui portent sur le coeur du contrat social liant les Belges à leur Etat : la sécurité.

D'un autre côté, face aux pressions gouvernementales et au cumul du manque de projet stratégique de ces 20 dernières années, y avait-il une autre solution ? Les tares sont connues. Espérer dégager quelques marges pour des équipements qui nous ont pris au piège des contrats passés demandait un séisme. La défense belge est prise au piège des presque-décisions passées : sans doute, de ce point de vue, avons nous dépassé le stade au-delà duquel toute amélioration de l'état de santé du patient est subordonnée à quelques amputations. Là encore, sans que les médecins ne puissent définir une véritable stratégie.

Aujourd'hui, nous sommes, à 65 ans de décalage, au premier jour du lancement de la bataille des Ardennes. Pour avoir fait mes classes à Libramont, j'ai été pour le moins sensibilisé à la question (1). Si, en 1940, la réflexion stratégique avait suivi nos investissements, beaucoup de choses auraient pu changer. Aujourd'hui, nous n'avons plus ni la réflexion, ni les investissements. Et mis à part quelques camarades qui se reconnaîtront, tout le monde s'en fiche.

L'edit de fin de soirée : sur la question, socialement et politiquement sensible, des déplacements de casernements et les déménagements de familles qui y sont liés. Ma première réaction sera bête et méchante : si les hommes politiques qui critiquent ce plan avaient mis autant d'énergie à soutenir les demandes budgétaires de la défense, je n'y aurait pas vu de problème. Ma deuxième réaction sera plus nuancée : on ne peut pas en vouloir à un gars de râler parce qu'il doit se retrouver dans l'autre partie du pays, à devoir parler quotidiennement une langue qui n'est pas nécessairement la sienne. Mais là aussi, le politique a-t-il fait son devoir ? Dans l'explication des contraintes du métier et dans sa communication vers les candidats ? Dans le fait de faire en sorte qu'un Belge du sud se sente chez lui au nord et vice-versa ?

(1) Petite anecdote, ma promo avait été mobilisée pour le banquet des 50 ans de la bataille. D'où mon premier contact avec la politique internationale : servir du potage à Madeleine Albright, alors ambassadrice US à l'ONU, c'est arrivé à peu de chercheurs ;o) Avoir failli heurter le président de la Chambre de l'époque avec 5 litres de potage parce qu'il était incapable de faire preuve de la moindre politesse lorsqu'il avait envie de traverser une pièce, aussi !

Assister au lancement d'Helios 2B en direct...

... C'est possible. Le Mindef a indiqué que le lancement d'Helios 2B, par Ariane 5 GS aura lieu le jeudi 17 décembre 2009 à 17h26, heure de Paris. On peut suivre la retransmission en direct du Centre spatial guyanais de Kourou, sur le site Internet http://www.defense.gouv.fr, à partir de 17h00, heure de Paris.

Séminaire "le drone aérien dans l'action maritime"


Séminaire révolutions et mutations militaires

Demain jeudi 17 décembre, de 17 h à 19 h, en salle 242 (2e étage) de la Maison des Sciences de l’Homme (MSH, 54 boulevard Raspail, 75006 Paris), nouvelle séance du séminaire pluridisciplinaire EHESS – CEHD /IRSEM consacré aux révolutions et mutations militaires.

Laurent Henninger, chargé d’études au CEHD/IRSEM, présentera une communication sur le thème suivant :

“Les Indiens des grandes plaines d’Amérique du Nord face à la modernité militaire occidentale : les bouleversements du cheval et de l’arme à feu – esquisse d’une problématique”

Attention (en particulier pour les anciens participants à ce séminaire) ! Veuillez bien noter que les séances se tiennent désormais au 54 boulevard Raspail (métro : Sèvres-Babylone), et non plus au 105...

lundi 14 décembre 2009

Le CEA passe au vert

EDn charge notamment des armes nucléaires, le Commissariat à l'Energie Atomique, devient le Commissariat à l’Energie Atomique et aux Energies Alternatives » (mais reste le CEA). La machine, avec le temps, s'est alourdie :

- Le CEA comprenait, fin 2008, 15 581 salariés, répartis sur 9 sites.

En 2008, le financement des programmes civils du CEA est assuré à 45 % par l’Etat, à 35 % par des recettes externes (entreprises partenaires, fonds incitatifs nationaux, collectivités locales et Union européenne) et enfin à 20 % grâce à deux fonds dédiés à l’assainissement des installations civiles et de défense. Par ailleurs, le financement des programmes de défense reste principalement assuré par des subventions versées par le ministère de la Défense (90%).

En 2008, le budget du CEA était de 3,5 milliards d’euros (2,1 milliards d’euros pour les programmes civils, 1,4 milliards d’euros pour les programmes défense).

En 2008, le CEA a délivré 1 498 brevets prioritaires (ou inventions) délivrés et en vigueur en portefeuille ; 526 dépôts de brevets prioritaire. 109 nouvelles entreprises ont créées depuis 1984 dans le secteur des technologies innovantes ; - 51 Unités mixtes de recherche (UMR) lient le CEA à ses partenaires de recherche et 30 Laboratoires de recherche correspondants (LRC) sont associés au CEA.

Séminaire "Penser la guerre"

La deuxième séance du séminaire "Penser la guerre" aura lieu mardi 15 décembre de 19h à 21h à l'EHESS (105, bd. Raspail Paris 6e) en salle 4.

Le thème de la séance sera "Penser la guerre aérienne", avec le Lieutenant-Colonel Jérôme de Lespinois, docteur en histoire, directeur de la division Recherche du Centre d’études stratégiques aérospatiales et Christophe Pajon, docteur en science politique et enseignant-chercheur à l’École de l’Air de Salon de Provence.

dimanche 13 décembre 2009

Blast from the past...

Pour ceux qui manqueraient de lecture - bande de veinards, la littérature de référence comme les informations ne manque pas sur internet - Parameters a poursuivi son programme de numérisation de ses anciens numéros. Résultat, la revue est maintenant intégralement lisible en ligne et gratuitement s'il vous plaît. Une petite envie de redécouvrir les débats sur l'art opératif dans les années 1980 ? A lire ici.

mercredi 9 décembre 2009

Coup d'oeil au prochain hors-série


Colloque : penser la guerre au 17ème siècle

Université Paris VIII – CERPHI

Penser la guerre au xviie siècle
modèle, paradigme, métaphore, concept ?
14, 15 et 16 janvier 2010

Université Paris 8
2, avenue de la liberté
Saint-Denis
Salle B 106

Au commencement, une présence-absence : la guerre, au XVIIe siècle, semble intuitivement constituer au moins un horizon, au plus un objet parmi d’autres très concrets dans la pensée du XVIIe siècle. Pour autant, à y regarder de près, c’est plutôt sa relative absence qui frappe, comme si la guerre, suffisamment présente dans la réalité, ne méritait pas mention et traitement véritables. Or, en tant qu’expression réelle et évidente des relations entre États, la guerre joue nécessairement un rôle dans la pensée et dans l’élaboration des systèmes : imprègne-t-elle la pensée politique sans pour autant figurer parmi ses concepts, ou bien constitue-t-elle un obstacle, une épreuve pour la pensée, de sorte qu’il faille revoir nos lectures avec ce nouvel angle d’attaque ? Au-delà de la relative absence d’homogénéité dans le corpus, il existe pourtant bien des convergences de thèmes ou des discussions de concepts, indice d’un objet philosophique, peut-être en formation, non immédiatement reconnu comme tel. À cet égard, le siècle suivant élèvera beaucoup plus clairement la guerre au rang de concept dans une littérature centrée sur la recherche de la paix perpétuelle.
Différents statuts sont revêtus par la notion, selon les auteurs et selon le contexte :

- La guerre peut intervenir dans un système philosophique à titre d’illustration qui rende compte partiel d’une théorie. À cet égard, il est nécessaire de déterminer si la guerre est un exemple, une description utile pour décrire un champ politique, ou bien si elle est centrale dans la progression démonstrative.

- La guerre comme paradigme est sans doute le plus connu des usages au XVIIe siècle ; encore faudrait-il nuancer pour savoir si la guerre à l’état de nature reste exclusivement un paradigme ou si elle revêt discrètement d’autres formes, selon les passages évoqués et selon les auteurs.

- La question se pose de savoir si la guerre peut être un concept à part entière, au même titre que les catégories classiques de la philosophie politique ; et, dans ce cas, il faut se demander quelles sont sa compréhension, sa définition et quel rôle, nécessairement singulier, elle assume à l’intérieur d’un système.

- La guerre peut aussi être un instrument pour exprimer d’autres domaines, constituer un prisme aux multiples faces pour rendre compte de la condition humaine, participer d’une anthropologie, ou être revendiquée comme l’activité principale d’un État. Dans cette perspective, on peut se demander si la guerre est une notion employée pour ancrer la réflexion dans la réalité ou bien si elle est une métaphore pour un mode de relation entre les hommes.

- Enfin, la guerre est évidemment une situation juridiquement formulable, ce qui nous renvoie à une tradition ancienne de la guerre juste. Pierre de touche d’une théorie qui se veut complète, quelle est la place de la guerre, entre réalité et cas d’école, par rapport au contrat, à la limitation… ?
La liste est ouverte, qui entend éclairer les différentes acceptions de la notion de guerre dans les systèmes philosophiques du XVIIe siècle, et qui prend en compte le fait que, pour être d’abord assez indéterminée, la place de la guerre peut avoir plusieurs dimensions en même temps, rien n’étant jamais fixé : dans un système, la guerre est bel et bien non systématique. Peut-on alors parler d’une pensée de la guerre ?

Jeudi 14

Matinée
9h30
Ninon Grangé (Paris 8)
Introduction
10h00
Alain Brossat (Paris 8)
La guerre sans l’État – l’hétérodoxie Coxinga.
11h00
Hélène Bouchilloux (Nancy 2)
Pascal : une dialectique des figures de la guerre.

Après-midi
14h00
Luc Borot (Maison française d’Oxford)
Le concept de guerre et la réalité de la guerre chez Hobbes dans sa politique et ses histoires.
15h00
Jérémie Duhamel (EHESS)
Vertus et temporalités de la guerre chez Hobbes.
16h00
Jean Terrel (Bordeaux III)
Hobbes penseur de la guerre.

Vendredi 15

Matinée
9h30
Jacqueline Lagrée (Rennes I)
Guerre et anthropologie dans le néostoïcisme.
10h30
Maria Luisa Camara Garcia (Un. de Castilla-La Mancha)
La mémoire de Fray Bartolomé de Las Casas chez Francisco de Quevedo : déplacement des enjeux sur la guerra justa.
11h30
Dominique Weber (CPGE, Vanves)
Les « batailles du Seigneur » des « saints » puritains anglais du XVIIe s. : des guerres d’un nouveau genre ?

Après-midi
14h00
Catherine Larrère (Paris I)
Guerre privée et guerre publique dans le Droit de la guerre et de la paix de Grotius.
15h00
Hervé Guineret (Dijon)
Grotius et la guerre : de la justification à la justice.
16h00
Jean-Vincent Holeindre (EHESS)
La ruse et la guerre au XVIIe siècle

Samedi 16

Matinée
9h30
Nicolas Israël (Lyon 3)
La guerre parmi les populations au XVIIe siècle
10h30
Stéphane Douailler (Paris 8)
La guerre classique et le meurtre démocratique.
11h30
Cécile Nicco (Le Mans)
La guerre chez Spinoza : une réalité à rationaliser.
12h30
Pierre-François Moreau (ENS-LSH)
Conclusion

Comité d’organisation :
Ninon Grangé (université Paris 8), Cécile Nicco (Le Mans)

Comité scientifique :
Stéphane Douailler (université Paris 8)
Ninon Grangé (université Paris 8)
Cécile Nicco (Le Mans)
Pierre-François Moreau (ENS-LSH),
Jean Terrel (université Bordeaux III)

Contact :
ninon.grange@wanadoo.fr

Accès :
Métro ligne 13, station « Saint-Denis Université ».

mardi 8 décembre 2009

Colloque : l'armistice de 40 : faute ou nécessité ?

L’ARMISTICE DE 1940, FAUTE OU NÉCESSITÉ ?

Sous le haut patronage du général Desportes, directeur du collège interarmées de défense
Le professeur Jean-David Avenel, président de la commission française d’histoire militaire
Le contrôleur général des armées (2S) Jean–Philippe Ricalens, directeur de collections éditions Economica

Ont le plaisir de vous inviter au colloque sur l’armistice de 1940,le jeudi 14 janvier 2010, de 9h15 à 17h30, amphi Desvalières, Ecole militaire

I. LA SITUATION DE JUIN 1940
Introduction et modérateur : Jean-Philippe Ricalens
- L’armée de terre française, en France et en Afrique du Nord, par le colonel (ER) Paul Gaujac
- Les capacités de l’armée de l’air française en Afrique du Nord,par Patrick Facon, directeur de recherche au service historique de la défense
- L’amirauté française face aux problèmes de transport maritime,par le capitaine de vaisseau (ER) Claude Huan
- La politique de Hitler et les possibilités allemandes et italiennes, par le professeur d’histoire Philippe Richardot
- La situation intérieure et l’état de l’opinion française,par Henri de Wailly, chercheur associé au service historique de la défense
- Paul Reynaud et le général Weygand, la question de l’armistice, de la défaite militaire au projet d’union franco-britannique par le professeur Elisabeth du Réau
Questions et réponses.

-déjeuner à 13h00.

II. LE DÉBAT (à partir de 14h00)
Modérateur : général (2S) Maurice Faivre,vice-président de la commission française d’histoire militaire
- Les choix stratégiques en juin 1940, par le colonel (ER) Louis-Christian Michelet
- La volonté et la capacité de défendre l’Afrique du Nord, par Jacques Belle, conseiller maître honoraire à la cour des comptes
- Le point de vue britannique sur l’armistice, par le professeur Antoine Capet
- Le point de vue italien sur l’armistice, par Ciro Paoletti, directeur d’études historiques et militaires
- Le caractère indispensable de l’armistice,par le capitaine de frégate (ER) Bernard LegouxQuestions et réponses
- Conclusion, par le professeur Jean-David Avenel

Inscription
- soit par courrier au moyen du coupon-réponse ci joint adressé à PE Barral, 13 rue Linné, 75005
-soit par courriel à secretaire-general.cfhm@club-internet.fr

Coupon-réponse
M.Mme.Mlle………………………………………………………………..
Adresse : ……………………………………………………………………
Assistera, accompagné(e) de M. Mme. Mlle…………………………………
au colloque du 14 janvier à l’Ecole militaire.
Déjeunera à la cafeteria de l’Ecole.

Joindre un chèque de 10 euros = repas 6€ + participation aux frais 4€. Voitures déconseillées.

lundi 7 décembre 2009

Feuilleter DSI n°54...

C'est possible ! La bête est en kiosque depuis samedi mais vous pouvez en avoir un aperçu ici :

http://www.journaux.fr/feuilleteur.php?id=93320&fromrevue=presse

jeudi 3 décembre 2009

Le chômage, facteur de stabilisation en COIN ?

Nombre d’interventions politiques – mais aussi de travaux sur la contre-insurrection – mettent en évidence le fait que le chômage, et, plus largement, la pauvreté, constituerait un facteur nourrissant les insurrections. Cet axiome détermine ainsi nombre de politiques étrangères et de coopération au développement dans les pays européens et trouve des ramifications jusque dans les programmes de la Commission européenne.

La création d’emplois – généralement par les Etats sous perfusion des coalitions, les économies locales n’étant guère solvables – est également citée comme l’un des éléments des stratégies contre-insurrectionnelles. Généralement, l’idée est associée au fait que les populations les moins éduquées sont également les plus susceptibles de basculer dans la violence armée.

Or, si Marc Sageman avait déjà démontré que l’éducation ne constituait pas une parade contre le basculement dans le terrorisme, un rapport du National Bureau of Economic Research américain, Do Working Men Rebels ?, vient de montrer les limites de l’approche.

Sur base de l’expérience des Philippines et de l’Irak, un économiste, un colonel et un politologue ont ainsi montré que la corrélation « violence/inoccupation professionnelle » est fausse. Outre le fait que les salaires versés par les Etats peuvent ne pas être aussi élevés que les gains espérés par le combattant potentiel, les bakchichs payés aux civils pour obtenir des renseignements peuvent être plus faibles lorsque lesdits civils sont au chômage. Pour un montant donné, le nombre de renseignements reçus par les armées serait plus élevé.

D’autres facteurs entrent également en ligne de compte, notamment pour expliquer l’échec de la tactique britannique à Bassorah visant à la mise en place d’une myriade de projets professionnels, comme le fait qu’elles associent la population qui en bénéficie à l’adversaire, ce qui en ferait une cible. Une nouvelle illustration, en somme, de la nature paradoxale de la stratégie…