J'ai l'honneur d'être invité au séminaire EHESS "Révolutions et mutations militaires" du 20 novembre, à un débat à propos de deux ouvrages récemment parus chez Economica : non seulement La Technologie militaire en question – le cas américain, mais aussi Irak – les armées du chaos, du lieutenant-colonel Michel Goya, de l’état-major des Armées (École des Hautes Études en Sciences Sociales, 105 boulevard Raspail, 75006 Paris ; Métro : Rennes, Notre-Dame-des-Champs ou Saint-Placide, Salle 2, 1er étage ; 17 h – 19 h).
Le 24 novembre, la thématique sera "Armée belge, menaces intérieures et résilience", dans le cadre du cycle "Le citoyen et sa défense", Espace Universitaire de Liège, Institut d'anatomie, ULg, Rue des Pitteurs, 20, Liège, 24 novembre 2008, de 14-16h.
Puis, le 2 décembre, c'est une conférence intitulée "Faux espoirs : les dilemmes de la ‘transformation’ durant la première phase de l’opération ‘Iraki Freedom’ (mars-avril 2003)" dans le cadre de la Commission nouvelle histoire bataille du CEHD (salle Costa, au rez-de-chaussée du Pavillon du Roi, au Château de Vincennes, de 17 h à 19 h). Les trois conférences sont ouvertes au public.
samedi 15 novembre 2008
vendredi 14 novembre 2008
Sécurité globale : une leçon australienne
Two Hunter traffic patrol officers from Newcastle LAC were involved in an unusual incident while checking for speeding motorists on the F3 Freeway. One of the officers used a hand-held radar device to check the speed of a vehicle approaching over the crest of a hill, and was surprised when the speed was recorded at over 800Kph.
Their radar suddenly stopped working and the officers were not able to reset it. Just then a deafening roar over the treetops revealed that the radar had in fact latched on to a Williamtown FA-18 fighter jet which was engaged in a low-flying exercise over Wyong, approaching from the ocean.
Back at police headquarters the Local Area Commander fired off a stiff complaint to the RAAF Liaison officer at Williamtown. Back came the reply in true laconic RAAF style:
"Thank you for your message, which allows us to complete the file on this incident. You may be interested to know that the tactical computer in the Hornet had detected the presence of, and subsequently locked onto, your hostile radar equipment and automatically sent a jamming signal back to it. Furthermore, an air-to-ground missile aboard the fully-armed aircraft had also automatically locked onto your equipment. Fortunately the pilot flying the Hornet recognised the situation for what it was, quickly responded to the missile systems alert status, and was able to override the automated defence system before the missile was launched and your hostile radar installation was destroyed. Thank you for your enquiry".
Y'a pas à dire, la guerre police-armée, c'est plus funky que la guerre des polices....
Their radar suddenly stopped working and the officers were not able to reset it. Just then a deafening roar over the treetops revealed that the radar had in fact latched on to a Williamtown FA-18 fighter jet which was engaged in a low-flying exercise over Wyong, approaching from the ocean.
Back at police headquarters the Local Area Commander fired off a stiff complaint to the RAAF Liaison officer at Williamtown. Back came the reply in true laconic RAAF style:
"Thank you for your message, which allows us to complete the file on this incident. You may be interested to know that the tactical computer in the Hornet had detected the presence of, and subsequently locked onto, your hostile radar equipment and automatically sent a jamming signal back to it. Furthermore, an air-to-ground missile aboard the fully-armed aircraft had also automatically locked onto your equipment. Fortunately the pilot flying the Hornet recognised the situation for what it was, quickly responded to the missile systems alert status, and was able to override the automated defence system before the missile was launched and your hostile radar installation was destroyed. Thank you for your enquiry".
Y'a pas à dire, la guerre police-armée, c'est plus funky que la guerre des polices....
jeudi 13 novembre 2008
De la relativité des niveaux d'engagement
F. de St V. revient sur la question du glissement du concept de dissuasion du niveau stratégique au niveau tactique et pose là une des questions cruciales du débat, que je n'avais abordé que périphériquement.
Le concept même de niveau d'engagement (stratégique/opérationnel/tactique) est non seulement un des élémentaires de la boîte à outil du stratégiste mais c'est aussi un triptyque conceptuel à la fois fuyant conceptuellement et relatif dans le temps. Absolument valable dans son étagement traditionnel durant la guerre froide, il a connu des mutations profondes durant les années 1990.
Le général Carlo Jean montrait ainsi non plus l'étagement linéaire de ces niveaux mais bien leur interpénétration non linéaire, via un schéma que j'ai eu l'occasion de reproduire à plusieurs reprises dans mes bouquins (désolé : dessiner sur un blog, ce n'est pas évident !). En conséquence, des actes tactiques peuvent avoir des conséquences politiques directes. C'est le cas du retrait belge du Rwanda consécutif à la perte de 10 parachutistes ou du retrait US de Somalie suite à la perte de leurs Rangers au Mog. De là découlait la vision d'un Krulak sur le caporal stratégique.
Mais l'inverse est également vrai : des actes politiques peuvent avoir des conséquences tactiques directes. C'est le cas, par exemple, de l'interférence politique de certains Etats européens dans la constitution des plans de frappe d'Allied Force en 1999. On peut également se demander ce que produirait l'injection sur la TV d'un chef d'Etat les images produites par une unité sur le terrain : le cas n'est pas d'école, il s'est produit notamment en Bosnie, aboutissant à la prise en main quasi-directe de l'unité en question par les responsables politiques.
Reste la question de savoir si les concepts "glissent" au long de ces changements d'agencement des niveaux d'engagement. Je dirais "oui". C'est typiquement le cas des forces spéciales : d'emploi stratégique, elles sont basiquement, de par leur taille, tactiques (et conçues comme telles durant la guerre froide, pour l'OTAN du moins). C'est aussi le cas de la Première Guerre mondiale : la manoeuvre d'une division était tactique. Maintenant, elle serait éminement politique.
C'est aussi le cas en stratégie aérienne : le coeur conceptuel de l'approche synergistique que j'avais défendu dans mon second ouvrage est que la conjonction doctrinale/technologique/stratégique allait vers des échelonnements de puissance différenciés. Seule compte, dès lors, la perception de la puissance et la conception des plans d'opérations : un même avion peut frapper un char ou le bureau d'un chef d'Etat.
C'est pareil pour la dissuasion : lors de Vigilant Warrior, en 93, les USA expédient en vitesse des forces terrestres, navales et aériennes vers le Koweït (action stratégique) pour dissuader des mouvements de troupe irakiens sur le sol irakien (à ce moment tactiques). Lorsqu'un SNA français bloque les gorges de Kodor, il entend dissuader une sortie sous-marine serbe (action tactique) qui, si elle se produisait, chasserait les porte-avions de l'OTAN de l'Adriatique (effet opérationnel, voire stratégique). Idem lorsque les Pakistanais sortent le Ghazi de Karachi (tactique) : ils veulent éloigner la menace de l'emploi d'un PA indien contre leur principale base navale. En panne - et méfiant - le bâtiment et son commandant seront ensuite engagés contre le futur Bengladesh (niveau ops).
Au final, il faut se garder d'une conception trop rigide, trop fondée sur les manuels, des concepts inhérents aux études stratégiques : les niveaux d'engagement montrent une réelle "mobilité" qui entraîne avec eux d'autres concepts. Et le concept de dissuasion lui-même, s'il peut être culturellement interprété (cas français) pour remplir une fonction spécifique ne change pas nécessairement dans sa nature.
H. Khan montrait ainsi comment les systèmes de dissuasion peuvent se former : les rapports de force, leur interprétation et la crédibilité comme pierre angulaire de toute dissuasion sont virtuellement immémoriaux. Il basait ainsi sa démonstration sur une situation pré-nucléaire : le non-usage de l'arme chimique par les Allemands contre la Grande-Bretagne (et vice-versa) durant le Blitz.
Le concept même de niveau d'engagement (stratégique/opérationnel/tactique) est non seulement un des élémentaires de la boîte à outil du stratégiste mais c'est aussi un triptyque conceptuel à la fois fuyant conceptuellement et relatif dans le temps. Absolument valable dans son étagement traditionnel durant la guerre froide, il a connu des mutations profondes durant les années 1990.
Le général Carlo Jean montrait ainsi non plus l'étagement linéaire de ces niveaux mais bien leur interpénétration non linéaire, via un schéma que j'ai eu l'occasion de reproduire à plusieurs reprises dans mes bouquins (désolé : dessiner sur un blog, ce n'est pas évident !). En conséquence, des actes tactiques peuvent avoir des conséquences politiques directes. C'est le cas du retrait belge du Rwanda consécutif à la perte de 10 parachutistes ou du retrait US de Somalie suite à la perte de leurs Rangers au Mog. De là découlait la vision d'un Krulak sur le caporal stratégique.
Mais l'inverse est également vrai : des actes politiques peuvent avoir des conséquences tactiques directes. C'est le cas, par exemple, de l'interférence politique de certains Etats européens dans la constitution des plans de frappe d'Allied Force en 1999. On peut également se demander ce que produirait l'injection sur la TV d'un chef d'Etat les images produites par une unité sur le terrain : le cas n'est pas d'école, il s'est produit notamment en Bosnie, aboutissant à la prise en main quasi-directe de l'unité en question par les responsables politiques.
Reste la question de savoir si les concepts "glissent" au long de ces changements d'agencement des niveaux d'engagement. Je dirais "oui". C'est typiquement le cas des forces spéciales : d'emploi stratégique, elles sont basiquement, de par leur taille, tactiques (et conçues comme telles durant la guerre froide, pour l'OTAN du moins). C'est aussi le cas de la Première Guerre mondiale : la manoeuvre d'une division était tactique. Maintenant, elle serait éminement politique.
C'est aussi le cas en stratégie aérienne : le coeur conceptuel de l'approche synergistique que j'avais défendu dans mon second ouvrage est que la conjonction doctrinale/technologique/stratégique allait vers des échelonnements de puissance différenciés. Seule compte, dès lors, la perception de la puissance et la conception des plans d'opérations : un même avion peut frapper un char ou le bureau d'un chef d'Etat.
C'est pareil pour la dissuasion : lors de Vigilant Warrior, en 93, les USA expédient en vitesse des forces terrestres, navales et aériennes vers le Koweït (action stratégique) pour dissuader des mouvements de troupe irakiens sur le sol irakien (à ce moment tactiques). Lorsqu'un SNA français bloque les gorges de Kodor, il entend dissuader une sortie sous-marine serbe (action tactique) qui, si elle se produisait, chasserait les porte-avions de l'OTAN de l'Adriatique (effet opérationnel, voire stratégique). Idem lorsque les Pakistanais sortent le Ghazi de Karachi (tactique) : ils veulent éloigner la menace de l'emploi d'un PA indien contre leur principale base navale. En panne - et méfiant - le bâtiment et son commandant seront ensuite engagés contre le futur Bengladesh (niveau ops).
Au final, il faut se garder d'une conception trop rigide, trop fondée sur les manuels, des concepts inhérents aux études stratégiques : les niveaux d'engagement montrent une réelle "mobilité" qui entraîne avec eux d'autres concepts. Et le concept de dissuasion lui-même, s'il peut être culturellement interprété (cas français) pour remplir une fonction spécifique ne change pas nécessairement dans sa nature.
H. Khan montrait ainsi comment les systèmes de dissuasion peuvent se former : les rapports de force, leur interprétation et la crédibilité comme pierre angulaire de toute dissuasion sont virtuellement immémoriaux. Il basait ainsi sa démonstration sur une situation pré-nucléaire : le non-usage de l'arme chimique par les Allemands contre la Grande-Bretagne (et vice-versa) durant le Blitz.
mercredi 12 novembre 2008
Si, si, il y a bien une dissuasion tactique !
Olivier, à la lecture du dernier DSI, pose la question de la dissuasion tactique (en regard de l'utilisation des sous-marins) : cette terminologie est-elle bien raisonnable ? L'occasion d'un petit débat "comme on les aime" ;o)
Sur la terminologie, je persiste, en particulier dans le contexte de la stratégie navale. La "fixation", très terrienne, s'accomode mal de la logique du milieu marin, isotrope et "plat", sans guère d'ancrages topographique.
Plus largement, la relecture des travaux des années 1980 sur les conceptions de dissuasion conventionnelle (Ikenberry et consort), montre que le terme irrigue largement le niveau de la pensée stratégique - mais pas nécessairement celui de la doctrine (outre, bien évidemment, la question de la dissuasion nucléaire).
Pour le reste, en Retex terrestre, on observe ce terme assez fréquemment (je pense à l'utilisation des chars à Mitrovica, face à des foules qu'il est difficile de fixer). En fait et à mon sens, fixation et dissuasion renvoient à des formes d'action différentes, en d'autres termes, elles sont différenciées. Je m'explique : là où la fixation est tactique, elle draine avec elle une connotation... statique. Il s'agit de bloquer les mouvements d'un adversaire.
Par contre, la dissuasion, prise au sens large (y compris et au-delà la dissuasion nucléaire), offre en son sein des espaces de manoeuvre. Elle est dynamique. Les Fleets in being de la 1ere GM ne sont pas ainsi et seulement des flottes "fixées" : elles peuvent se permettre des sorties (Dogger Bank, Heligoland et bien sûr Jutland). Dans le domaine naval, plusieurs stratégistes dont Castex ont bien mis en évidence cette aptitude à la manoeuvre dans le cadre d'un équilibrage de rapports de forces crédibles et crédibilisées.
Reste, toujours pour répondre à Olivier, la question de la canalisation : les obstacles feux et/ou manoeuvres cités dans la définition de la canalisation sont problématiques non seulement en milieu marin mais aussi et plus largement par le fait qu'un sous-marin s'appuie... sur sa discrétion. La dissuasion implique peu fréquemment le feu (sauf premier tir) mais joue, par contre et pour le sous-marin, sur la catégorie de l'ambiguité et de l'incertitude : Là ? pas là ? Vraiment là ? Si oui, vraiment décidé à engager ?
Dans un tel cadre, fixation et canalisation sont claires : les intentions comme les capacités du "fixateur" sont affichées. Dans le domaine naval et sous-marin en particulier, c'est autre chose. Même au plan terrestre, dans le cadre d'une manoeuvre de crise, je pense que ce facteur de dissuasion tactique joue également : c'est l'exemple d'une force déployée dans un pays A, afin de peser sur les mouvements d'un pays B à l'égard, par exemple, d'un pays C.
Les forces de B ne sont pas fondamentalement fixées mais leur engagement chez C, au niveau opérationnel par exemple (opérationnel et opératif, autre question, sont utilisés indistinctement dans nombre de très bonnes publications), sera l'objet de moultes réflexions. A ce stade, il ne s'agit plus uniquement de jouer sur les capacités adverses (fixation et canalisation) mais aussi sur les intentions - tactiques comme politiques à l'égard d'une situation tactique* - adverses. Je persiste, donc ;o)
* : passablement contortionnée, cette phrase montre toute la problématique contemporaine des niveaux d'engagement : de plus en plus, le niveau politique gère/s'implique dans des situations tactiques.
Sur la terminologie, je persiste, en particulier dans le contexte de la stratégie navale. La "fixation", très terrienne, s'accomode mal de la logique du milieu marin, isotrope et "plat", sans guère d'ancrages topographique.
Plus largement, la relecture des travaux des années 1980 sur les conceptions de dissuasion conventionnelle (Ikenberry et consort), montre que le terme irrigue largement le niveau de la pensée stratégique - mais pas nécessairement celui de la doctrine (outre, bien évidemment, la question de la dissuasion nucléaire).
Pour le reste, en Retex terrestre, on observe ce terme assez fréquemment (je pense à l'utilisation des chars à Mitrovica, face à des foules qu'il est difficile de fixer). En fait et à mon sens, fixation et dissuasion renvoient à des formes d'action différentes, en d'autres termes, elles sont différenciées. Je m'explique : là où la fixation est tactique, elle draine avec elle une connotation... statique. Il s'agit de bloquer les mouvements d'un adversaire.
Par contre, la dissuasion, prise au sens large (y compris et au-delà la dissuasion nucléaire), offre en son sein des espaces de manoeuvre. Elle est dynamique. Les Fleets in being de la 1ere GM ne sont pas ainsi et seulement des flottes "fixées" : elles peuvent se permettre des sorties (Dogger Bank, Heligoland et bien sûr Jutland). Dans le domaine naval, plusieurs stratégistes dont Castex ont bien mis en évidence cette aptitude à la manoeuvre dans le cadre d'un équilibrage de rapports de forces crédibles et crédibilisées.
Reste, toujours pour répondre à Olivier, la question de la canalisation : les obstacles feux et/ou manoeuvres cités dans la définition de la canalisation sont problématiques non seulement en milieu marin mais aussi et plus largement par le fait qu'un sous-marin s'appuie... sur sa discrétion. La dissuasion implique peu fréquemment le feu (sauf premier tir) mais joue, par contre et pour le sous-marin, sur la catégorie de l'ambiguité et de l'incertitude : Là ? pas là ? Vraiment là ? Si oui, vraiment décidé à engager ?
Dans un tel cadre, fixation et canalisation sont claires : les intentions comme les capacités du "fixateur" sont affichées. Dans le domaine naval et sous-marin en particulier, c'est autre chose. Même au plan terrestre, dans le cadre d'une manoeuvre de crise, je pense que ce facteur de dissuasion tactique joue également : c'est l'exemple d'une force déployée dans un pays A, afin de peser sur les mouvements d'un pays B à l'égard, par exemple, d'un pays C.
Les forces de B ne sont pas fondamentalement fixées mais leur engagement chez C, au niveau opérationnel par exemple (opérationnel et opératif, autre question, sont utilisés indistinctement dans nombre de très bonnes publications), sera l'objet de moultes réflexions. A ce stade, il ne s'agit plus uniquement de jouer sur les capacités adverses (fixation et canalisation) mais aussi sur les intentions - tactiques comme politiques à l'égard d'une situation tactique* - adverses. Je persiste, donc ;o)
* : passablement contortionnée, cette phrase montre toute la problématique contemporaine des niveaux d'engagement : de plus en plus, le niveau politique gère/s'implique dans des situations tactiques.
lundi 10 novembre 2008
Le clash des lignes d'opérations
Avec les suites d'Euronaval, les travaux sur le DSI 43, un cours, des tournages et un saut sur Paris, je n'ai guère eu le temps la semaine passée de revenir sur un événement qui en dit assez long sur le manque de compréhension de la complexité stratégique contemporaine que l'on peut trouver dans certaines sphères du monde politique. En l'occurrence, c'était la réaction du Commissaire européen à la coopération au développement, LouisMichel, sur l'évolution des combat au Kivu (RDC) qui m'avait fait sursauter.
En gros, il estimait qu'il était nécessaire de déployer une force humanitaire dans la zone, apte à faire tampon entre les belligérants, tout en conduisant un sommet... qui a finalement eu lieu sans que les rebelles n'y soient invités. Assez logiquement, ces derniers refuseront les conclusions dudit sommet pour n'y voir qu'une démonstration de l'impuissance des Etats de la région à trouver une solution de paix. Concrètement, ils sont en position de force et Kinshasa n'a guère qu'une seule véritable option pour faire respecter l'intégrité de ses frontières et rétablir la paix : faire intervenir l'Angola, transformant ce qui restait, grosso modo, une guerre civile en conflit interétatique.
Voilà pour les négociations : comme souvent lorsque la décision n'a pas été obtenue sur le terrain (et plus encore lorsqu'elles ne permettent pas de rassembler à une même table tous les belligérants), elles ne cautionnent guère que les bonnes intentions. Or, la proposition de L. Michel de développer une force humanitaire se heurte à un autre obstacle : elle existe déjà. C'est la MONUC, dont l'efficacité est remise en doute par le SG ONU lui-même.
Ne nous attardons pas ici sur le "que faire" (deux options existent, mais elles sont, respectivement, politiquement comme éthiquement inenvisageables : soit l'intervention militaire aux côtés de la RDC et l'abstentionnisme) mais, plutôt sur les ressorts de la position du Commissaire. Belge, il est héritier d'une culture politique profondément marquée par l'affaire rwandaise, lorsque 10 parachutistes avaient été capturés puis massacrés, entraînant le retrait des forces belges et l'effondrement de tout le dispositif de la MINUAR.
Déjà à l'époque, le niveau politique avait été incapable de financer le déploiement comme les forces et d'obtenir des garanties suffisantes de l'ONU en matière de règles d'engagement et de circulation du renseignement... A ce niveau, d'ailleurs, nos politiques avaient été incapables d'écouter les avertissements des SR sur la préparation d'un génocide. Or, ces symptomes du mal stratégique belge n'ont pas changé : plutôt que de la considérer comme une ligne d'opération en soi, la diplomatie reste comprise comme la seule ligne d'opération possible, passant à côté de toute autre option.
Entendons nous bien, je ne dis pas par là qu'il faille intervenir au côté de la RDC. Mais à entendre de telles demandes d'interventions "humanitaires" alors que les forces n'ont cessé d'être appauvries, il faut rester prudent. Si elles avaient une posture plus offensives que la MONUC, elles seraient immanquablement considérées comme hostiles... sauf à reproduire le scénario d'Artemis. Mais Artemis, succès politique de la PESD s'il en est, n'a absolument rien résolu sur le fond : la guerre est toujours présente et les réfugiés ne cessent de marcher.
On peut certes reproduire à l'envi de telles opérations. Mais la question de leur utilité finira immanquablement par se poser. D'où l'impérieuse nécessité d'une conjonction des lignes d'opérations prenant autant en compte les rationalités politiques qu'opérationnelles. Mais c'est là sans doute trop demander...
En gros, il estimait qu'il était nécessaire de déployer une force humanitaire dans la zone, apte à faire tampon entre les belligérants, tout en conduisant un sommet... qui a finalement eu lieu sans que les rebelles n'y soient invités. Assez logiquement, ces derniers refuseront les conclusions dudit sommet pour n'y voir qu'une démonstration de l'impuissance des Etats de la région à trouver une solution de paix. Concrètement, ils sont en position de force et Kinshasa n'a guère qu'une seule véritable option pour faire respecter l'intégrité de ses frontières et rétablir la paix : faire intervenir l'Angola, transformant ce qui restait, grosso modo, une guerre civile en conflit interétatique.
Voilà pour les négociations : comme souvent lorsque la décision n'a pas été obtenue sur le terrain (et plus encore lorsqu'elles ne permettent pas de rassembler à une même table tous les belligérants), elles ne cautionnent guère que les bonnes intentions. Or, la proposition de L. Michel de développer une force humanitaire se heurte à un autre obstacle : elle existe déjà. C'est la MONUC, dont l'efficacité est remise en doute par le SG ONU lui-même.
Ne nous attardons pas ici sur le "que faire" (deux options existent, mais elles sont, respectivement, politiquement comme éthiquement inenvisageables : soit l'intervention militaire aux côtés de la RDC et l'abstentionnisme) mais, plutôt sur les ressorts de la position du Commissaire. Belge, il est héritier d'une culture politique profondément marquée par l'affaire rwandaise, lorsque 10 parachutistes avaient été capturés puis massacrés, entraînant le retrait des forces belges et l'effondrement de tout le dispositif de la MINUAR.
Déjà à l'époque, le niveau politique avait été incapable de financer le déploiement comme les forces et d'obtenir des garanties suffisantes de l'ONU en matière de règles d'engagement et de circulation du renseignement... A ce niveau, d'ailleurs, nos politiques avaient été incapables d'écouter les avertissements des SR sur la préparation d'un génocide. Or, ces symptomes du mal stratégique belge n'ont pas changé : plutôt que de la considérer comme une ligne d'opération en soi, la diplomatie reste comprise comme la seule ligne d'opération possible, passant à côté de toute autre option.
Entendons nous bien, je ne dis pas par là qu'il faille intervenir au côté de la RDC. Mais à entendre de telles demandes d'interventions "humanitaires" alors que les forces n'ont cessé d'être appauvries, il faut rester prudent. Si elles avaient une posture plus offensives que la MONUC, elles seraient immanquablement considérées comme hostiles... sauf à reproduire le scénario d'Artemis. Mais Artemis, succès politique de la PESD s'il en est, n'a absolument rien résolu sur le fond : la guerre est toujours présente et les réfugiés ne cessent de marcher.
On peut certes reproduire à l'envi de telles opérations. Mais la question de leur utilité finira immanquablement par se poser. D'où l'impérieuse nécessité d'une conjonction des lignes d'opérations prenant autant en compte les rationalités politiques qu'opérationnelles. Mais c'est là sans doute trop demander...
lundi 3 novembre 2008
DSI-Technologies n°14 - Le sommaire

DSI-Technologies
N°14, novembre-décembre 2008
N°14, novembre-décembre 2008
Editorial
Les élémentaires
Missilerie : la question des poudres
Par Jean-Jacques Mercier, spécialiste des questions de défense
Torpilles : une longue histoire
Par Stéphane Ferrard, journaliste spécialiste des questions de défense
Propulsion nucléaire ou pas pour les marins ? Un choix délicat !
Par Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de défense
Tendances
Coopération russo-indienne dans les armements. Encore plus intensive à l’avenir ?
Entretien avec Ruslan Pukhov, directeur du Centre d’Analyse sur les Stratégies et les Technologies (CAST, Moscou)
Terre
Phoenix 2008 à Mourmelon. Un exercice militaro-industriel !
Par Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de défense
L’Aaravis 4x4, la surprise de Nexter
Par Stéphane Ferrard, journaliste spécialiste des questions de défense
L’Olifant Mk.2 : le « nouveau » char sud-africain
Par Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de défense
Défense contre les roquettes et obus de mortiers : quelles solutions ?
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
Commentaires sur une guerre. Faits connus : les forces russes et les forces géorgiennes
Par Konstantin Makienko, directeur adjoint du CAST (Moscou) et Mikhail Barabanov, rédacteur en chef du magazine Moscow Defense Brief
Le Smerch russe toujours dans la course. Un lance-roquettes multiples qui sait évoluer
Par Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de défense
Spyder, système de défense aérienne adaptatif
Par Jean-Jacques Mercier, spécialiste des questions de défense
Carte : les appareils de combat des générations 4,5, 4,5+ et 5 dans le monde
Mer
IPER du Charles de Gaulle. 1ère étape réussie
Par Véronique Sartini, journaliste
Dossier spécial Euronaval : 6 pages comprenant un entretien avec le Chef d’Etat-Major de la Marine nationale, des articles sur la nouvelle frégate FM400, les solutions de tourelles téléopérées, les nouvelles solutions anti-piraterie, etc.
La guerre des mines made in USA, bientôt chez nous ?
Par Véronique Sartini, journaliste
Air
Red Flag 04-08 : examen de passage réussi pour le Rafale
Par Antoine Philippe, journaliste spécialiste des questions de défense
AGM-158 : le bout du tunnel ?
Par Philippe Langloit, chargé de recherche au CAPRI
Systèmes satellitaires ROEM. CERES sera-t-il européen ou français ?
Par Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de défense
Non-lethal airpower et paralysie stratégique : vers les lasers de haute puissance
Par Georges-Henri Bricet des Vallons, spécialiste des armes à létalité réduite (IPSE)
Just snipe it ! Le pod de désignation Sniper
Par Phililppe Langloit, chargé de recherche au CAPRI
Les mutations du bombardier
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
vendredi 31 octobre 2008
Petits retards possibles sur DSI 42
La CGT du livre ayant fait son oeuvre, le DSI n°42, à paraître en novembre, pourrait avoir un léger retard, les camions étant bloqués à la sortie des imprimeries. Par contre, on nous annonce qu'il n'y a pas de problème pour les DSI-T, les magazines ayant bien été livrés.
Strato-ton - Euronaval : ce à quoi vous avez échappé
Et bien nous voilà au dernier jour du salon. L'équipe a été absolument formidable : pour commencer à bien connaître le petit monde de la presse internationale de défense, peu sont capables de travailler à un tel rythme sur autant de publications différentes et en terminant... par trois quotidiens. D'où la réaction de notre vieil ami Sami, de MSI (la revue de défense turque), qui voyait en nous l'incarnation d'un certain discours présidentiel demandant aux Français de travailler plus pour gagner plus ;o)
Mais vous avez également échappé au pire : Stéphane Ferrard essayant les WC de Zodiac (il est resté très prude), moi m'installant dans un siège de commandant ou me disant que je terminerait bien mon petit dernier dans le NH90 au statique, Véronique se faisant son jogging quotidien entre le commissariat du salon et la rédaction histoire de voir si une certaine grève n'avait pas empêché les Dailies d'arriver, Jean-Louis "la fourmi" Promé tentant d'écrire un article en s'enfilant un sandwiche et remarquant qu'il n'avait pas trois mains et Nathalie qui tentait de rester concentrée sous les assauts humoristiques de Stéphane.
Bref, une joyeuse équipe qui s'est bien marrée tout en rendant un travail pas très loin de la perfection (et pourtant, je suis exigeant). Pas mal de contacts intéressants aussi : entre les Suédois de Saab toujours prompts à monter une petite conférence de presse en vitesse, les Américains de Raytheon avec qui on peut parler stratégie durant des heures, ceux du Navy BMD (qui ont eu la mauvaise idée de refiler à Véronique un petit missile en mousse qui a atterri en plein milieu du cocktail des Chiliens d'Asmar, frôlant de peu nos amis danois toujours aussi stoïques), le salon a humainement été très riche.
Coup de chapeau aussi aux gars de chez Dassault, très concentrés avant un meeting important mais qui nous ont néanmoins briefé en détail sur le 2000MRA, à ceux de DCNS qui nous ont inondé d'infos, aux italiens de Fincantieri aussi motivés que chaleureux et à tous les autres qui nous ont accueillis... royalement. Sans oublier bien entendu la tout aussi joyeuse bande du GICAN et Sogena qui a organisé un salon absolument parfait, nous fournissant toujours avec grande célérité tout ce dont nous avions besoin.
Bon, et bien ce n'est pas tout ça, mais on ne vas pas tarder à plier bagages. Dès lundi, conférence à l'ERM sur "RMA et pensée stratégique" et, dans l'après-midi, des tournages : Doc Story prépare une suite de DVD pour la chaîne Planète et qui seront consacrés aux grands événements qui ont changé le monde. Et bien sûr la préparation du DSI de décembre. De quoi faire, on vous dit ! Bon, pour l'heure, End ops et sortez l'apéro !
Libellés :
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jeudi 30 octobre 2008
Orizzonte : des Aster-15 pour la marine italienne
Les frégates Bergamini (FREMM) italiennes devaient disposer d'un système de défense aérienne SAAM-IT de MBDA et Selex Sistemi, qui sera apte au lancement de missiles Aster-15, mais elles seront finalement doté d'un nouveau système, le SAAM-ESD (Extended Self Defence).
Il offrira, selon l'industriel, une autoprotection étendue et impliquera une amélioration du système de combat, permettant d'utiliser des missiles Aster-15 et -30 de façon combinée, à un coût limité (en fait, des améliorations portées aux logiciels).
Cette évolution aura des conséquences directes : la "bulle" de défense aérienne des frégates sera étendue à 70 km.
Il offrira, selon l'industriel, une autoprotection étendue et impliquera une amélioration du système de combat, permettant d'utiliser des missiles Aster-15 et -30 de façon combinée, à un coût limité (en fait, des améliorations portées aux logiciels).
Cette évolution aura des conséquences directes : la "bulle" de défense aérienne des frégates sera étendue à 70 km.
Fincantieri : un ravitailleur de 27 500 t. pour la marine indienne
Fincantieri a annoncé au cours d'Euronaval la commande faite par la marine indienne pour la construction d'un ravitailleur. Traditionnellement, Delhio se tournait, pour ce type de bâtiments, vers la Russie ou les constructeurs locaux.
Construit en Ligurie, le nouveau bâtiment sera livré en 2010 et aura unee longueur de 175 m, 25 m de large, un tirant d'air de 19 m et aura un déplacement de 27 500 t.p.c. pour une vitesse maximale de 20 noeuds (2 diesels de 10 000 kW). Le bâtiment sera équipé d'une plateforme hélicoptères et pourra accueillir 248 personnes.
Fincantieri va également effectuer une modernisation des deux patrouilleurs Vosper de 450 t.p.c. que compte la marine kenyanne.
Construit en Ligurie, le nouveau bâtiment sera livré en 2010 et aura unee longueur de 175 m, 25 m de large, un tirant d'air de 19 m et aura un déplacement de 27 500 t.p.c. pour une vitesse maximale de 20 noeuds (2 diesels de 10 000 kW). Le bâtiment sera équipé d'une plateforme hélicoptères et pourra accueillir 248 personnes.
Fincantieri va également effectuer une modernisation des deux patrouilleurs Vosper de 450 t.p.c. que compte la marine kenyanne.
MBDA s’intéresse à un futur antinavire léger
Début 2009, une phase d’études et d’évaluation technologique franco-britannique de 27 mois devrait débuter à propos d’un successeur unique aux actuels missiles antinavires légers Sea Skua et AS-15TT. Désigné FASGW/ANL (Future Anti Ship Guided Weapon/Anti Navire Léger), ce projet piloté par MBDA est destiné à équiper, au mieux à partir de 2015, les Super Lynx, NFH-90 et, étrangement, au vu du chantier d’intégration que cela exigerait, les Panther. Le missile envisagé, d’une masse de 150 kg, serait doté d’un autodirecteur IR deux bandes. A en croire MBDA, la démarche présidant à ce programme viserait à pouvoir en réutiliser la plupart des composants sur d’autres programmes français et/ou britanniques de missiles.
Lancement de la construction du premier OPV 70
Raidco Marine va démarrer dans les prochaines semaines la construction de la première coque de son nouveau patrouilleur de 70 m OPV 70 (22 nœuds et 4 000 nautiques à 12 noeuds) de surveillance littorale. Pour l’heure, le chantier naval lorientais ne confirme pas avoir obtenu six commandes de la part de la marine marocaine. Il se contente d’indiquer en avoir enregistré moins de quatre. Les livraisons devraient débuter fin 2010 à la cadence d’un bâtiment par semestre.
Sopema maître des vibrations
Le groupe Sopema est un expert reconnu dans les domaines de la vibration, de la dynamique des structures, du climatique, de l’hydraulique et de la compatibilité électromagnétique.Ses laboratoires se sont spécialisés dans la mise en œuvre d’essais complexes simulant les conditions extrêmes d’utilisation des équipements.
Elbit présente le Silver Marlin
Le domaine des USV est particulièrement dynamique et Elbit n’échappe pas à la tendance, présentant notamment le Silver Marlin. Avec une longueur de 10,6 m pour une charge utile de 2,5 t. (masse totale de 6,5 tonnes) il est capable d’atteindre les 45 nœuds (grâce à deux moteurs diesel de 310 cv). Il dispose d’une distance franchissable de 500 nautiques et une endurance de 24 à 36 heures. D’une conception modulaire, il peut être équipé de liaisons de données LOS (d’une portée pouvant aller jusqu’à 45 km) et d’une liaison par satellites. En plus de charges électro-optiques (caméras, systèmes IR), il peut également être doté de systèmes cinétiques, tels que des mitrailleuses ou des canons téléopérés, sa masse lui permettant l’embarquement d’une palette plus large de systèmes que d’autres USV.
ESAX-2A, balise acoustique pour la localisation d’aéronefs coulés
Réalisée par Thales Safare, l’ESAX-2A permet la détection et la localisation d’aéronefs immergés suite à un accident. Elle se déclenche automatiquement à une immersion de 3 mètres. Cette balise peut être localisée par un téléphone sous-marin tel que le TUUM-4, un intercepteur sonar tel le VELOX-M7, ou tout type de localisation travaillant sur les fréquences OTAN. C’est elle qui a permis de repérer l’épave du Super Etendard Modernisé crashé en mer le 1er octobre 2008 après une collision avec un autre appareil du même type.
Drones automatisés : une première mondiale pour DCNS et Schiebel
C’est début octobre que les équipes de DCNS ont réalisé une première mondiale à bord de la frégate ASM Montcalm, lorsqu’un drone Schiebel Camcopter S-100 a réalisé un appontage entièrement automatisé. L’opération, pour le moins délicate et que l’on pensait réservée à des mers d’huile et par temps clair, a été rendue possible par la mise au point du dispositif SADA (Système d’Appontage et de Décollage Automatique). Bien plus précis que le GPS, il permet de guider le drone avec une précision de 30 cm et ce, jusqu’à un état de mer de niveau 5. Cette première ouvre des possibilités tactiques importantes, en rendant possible une utilisation d’hélidrones depuis des bâtiments de combat 24 heures sur 24, de jour comme de nuit et y compris lorsque les conditions météo ne sont pas favorables.
SeaRAM to sail with LCS
In response to the requirement for a low-cost, self-contained defense system capable of defeating evolving anti-ship missile threat, Raytheon developed SeaRAM ship self defense system. SeaRAM replaces the Phalanx 20-millimeter cannon with an eleven-round launch guide for the RAM missile. The combination of the highly capable Phalanx sensor suite and the deadly effectiveness of the RAM missile has been tested in sea trials aboard the Royal Navy’s HMS York and in launches at the US Navy’s China Lake, California, facility. The SeaRAM has been selected to protect the sailors and Marines who will be assigned to the USS Independence, the USN’s littoral combat ship.
Phalanx upgrades
Originally developed to defeat anti-ship cruise missiles, Phalanx has evolved to meet the changing threat. Today’s Block 1B is the only tested and proven system capable of defeating the surface, air and changing littoral threats. Phalanx 1B encompasses the range of actions required to assure success and shape the battlespace for naval, joint, and combined forces. Phalanx is the complete detect, identify, control, engage and destroy weapon system employed by 24 international fleets.
La bonne attitude avec le Mk.31
La firme britannique Teledyne TSS veut offrir aux navires militaires, avec sa nouvelle centrale inertielle laser Mk.31, une précision extrême en matière de détermination de leur position, de leur cap, de leur attitude et de la houle. Et ceci en temps réel. De quoi participer à l’amélioration de l’efficacité des systèmes de stabilisation de ces bâtiments et de la précision de leurs tirs. Teledyne TSS vise à la fois le marché du remplacement des classiques systèmes mécaniques de référence d’attitude et de positionnement (AHRS) existant à bord des navires anciens et celui de l’installation en première monte sur ceux en construction.
Les hommes à la mer ne le seront plus
Escape International présente sur le salon une série de solutions de sauvetages simples et pratiques. AirTEP (Airborne Tactical Extraction Platform) est destiné aux forces spéciales. Nacelle dépliable transportée sous élingue par un hélicoptère, il peut transporter jusque 10 personnes et ne nécessite que 2 inspections en 15 ans. Le système permet ainsi l’extraction d’une force ou d’un groupe d’otages en toute sécurité. Narwal répond au même principe, cette fois pour les opérations Search And Rescue à la mer, depuis des hélicoptères. Flottante, elle n’affecte pas les performances de vol de l’appareil.
Dans les domaines de la sécurité et de la sûreté, le Squid est destiné aux navires marchands et est mis à la mer via une grue. Il permet d’embarquer 10 personnes. Peu encombrante, elle ne nécessite pas d’entretien et a une durée de vie de 20 ans. Le CIVIS est sa version destinée à être utilisée depuis un hélicoptère. D’une masse de 52,6 kg, elle nécessite 2 révisions par période de 15 ans et peut emporter 10 personnes ou 1 500 kg. PORTSy est destiné au transfert de personnel depuis les plateformes offshore. D’une masse de moins de 53 kg, elle permet de transférer en toute sécurité jusque 15 personnes ou 1 500 kg, de jour comme de nuit.
Dans les domaines de la sécurité et de la sûreté, le Squid est destiné aux navires marchands et est mis à la mer via une grue. Il permet d’embarquer 10 personnes. Peu encombrante, elle ne nécessite pas d’entretien et a une durée de vie de 20 ans. Le CIVIS est sa version destinée à être utilisée depuis un hélicoptère. D’une masse de 52,6 kg, elle nécessite 2 révisions par période de 15 ans et peut emporter 10 personnes ou 1 500 kg. PORTSy est destiné au transfert de personnel depuis les plateformes offshore. D’une masse de moins de 53 kg, elle permet de transférer en toute sécurité jusque 15 personnes ou 1 500 kg, de jour comme de nuit.
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