vendredi 17 octobre 2008
Le programme ARH-70 Arapaho annulé
L’Armed Reconnaissance Helicopter de Bell, qui devait remplacer les OH-58 Kiowa en service depuis les années 1980 a été victime de ses surcoûts : initialement, son développement devait coûter 359 millions de dollars pour un coût unitaire de 8,56 millions, des sommes passées à respectivement 942 et 14,48 millions de dollars.
A ces surcoûts s’ajoutaient 4 ans de délais : devant entrer en service en 2009, il allait finalement l’être en 2013. Selon le directeur des opérations de l’US Army, une nouvelle compétition va être lancée afin de se doter d’un type de machine extrêmement sollicité dans les opérations irakiennes et afghanes.
jeudi 16 octobre 2008
DSI Hors-Série n°4 est sur les rotatives
A lire dès le 27 octobre !
Jean-Louis Promé nous rejoint
Auteur prolixe, il a une connaissance très profonde des questions techniques et militaires et une plume particulièrement agréable à lire autant que précise. C'est, je pense - mais c'est un avis personnel - l'un des meilleurs journalistes de défense français. Désormais, il prend en main les Hors-Série de DSI... je pense pour le plus grand plaisir de nos lecteurs !
mercredi 15 octobre 2008
La LPM 2009-2014 est prête
La loi doit être formellement adoptée lors du Conseil des ministres du 29 octobre pour être "déposée au Parlement dans la foulée (...) L'objectif est qu'elle puisse être connue des parlementaires avant l'examen du premier budget triennal de la Défense par l'Assemblée nationale, prévu le 7 novembre", a indiqué Cécile Fontaine, spécialiste "défense" à l'Elysée.
Son vote ne devrait néanmoins pas intervenir avant début 2009.
lundi 13 octobre 2008
Colloque Quelle politique de sécurité et de défense pour l'Europe ? Les enjeux de la présidence française de l'UE
La participation est gratuite mais une inscription préalable est obligatoire. Durant cette journée, plusieurs membres du RMES s’exprimeront sur la thématique: André Dumoulin, Alain De Neve et moi-même. Vous pouvez consulter le programme en cliquant ici. Un bulletin d’inscription peut être obtenu en cliquant sur ce lien.
Pour tout renseignement complémentaire (et pour réserver), prière d’adresser un message à Club.Participation-Progres@wanadoo.fr.
mercredi 8 octobre 2008
Clausewitz, toujours

Laure BARIES et Martin MOTTE (Dir). De la guerre ? Clausewitz et la pensée stratégique contemporaine, Coll. « Bibliothèque stratégique », Economica, Paris, 515 p.
Certains livres sont importants et d’autres très importants et celui-ci fait manifestement partie de la seconde catégorie. Représentant les actes du colloque de Coëtquidan d’octobre 2007, l’ouvrage présente une foule de contributions mettant en lumière toute l’actualité de Clausewitz.
On y trouvera ainsi des chapitres sur la pénétration de Clausewitz en France et aux Etats-Unis mais aussi sur l’utilité de sa pensée face à la guerre totale, au fait nucléaire ou au fait technologique. Si la guerre absolue y prend une part importante – le débat ne manquant pas d’être recadré à sa juste mesure, la guerre étant devenue « à but absolue », délaissant la « mobilisation absolue » - les thématiques plus orientées sur l’action ne sont pas oubliées.
C’est le cas des contributions portant sur la guerre révolutionnaire, la petite guerre ou son actualité dans le conflit irakien. Chaque texte est suivi de la retranscription des débats et des interactions ayant eu lieu avec la salle. Aussi, malgré le nombre des intervenants, le propos ne manque pas d’être clair et de laisser aux deux derniers contributeurs – Vincent Desportes et Hervé Coutau-Bégarie – montrer avec brio l’adaptation fondamentale du Prussien aux défis stratégiques du 21ème siècle.
A cet égard, l’ouvrage est non seulement indispensable mais marquera aussi de son empreinte, incontestablement, les études clausewitziennes, comme les ouvrages de Howard ou Paret avaient pu le faire en leur temps.
mardi 7 octobre 2008
Le CNO répond à nos questions
samedi 4 octobre 2008
Un peu de lecture
Par ailleurs, crouler sous le travail ne m'empêche pas de me faire un peu de saine lecture. Après avoir terminé ce grand classique qu'est Seapower and Strategy, je me suis attaqué aux actes du colloque de Coëtquidan, De La guerre ? Clausewitz et la pensée stratégique contemporaine, récemment paru chez Economica (Coll. Bibliothèque stratégique). Une compilation absolument brillante d'analyses très pertinentes. L'ouvrage vient juste de paraître.
A noter que Benoît Durieux vient également de faire paraître Clausewitz en France, 1807-2007, un massif ouvrage qui deviendra sans aucun doute incontourable. A suivre, Michel Goya et ses Armées du chaos, cette fois dans la collection Stratégies et doctrines.
Toujours afin d'égayer vos week-end d'automne, La technologie militaire en question est à présent disponible (notamment ici, à la Fnac pour la modeste somme de 25,65 Eur). J'ai reçu hier d'Economica mes "exemplaires d'auteur". Ils ont assuré, de même que le Dir-coll., un travail absolument remarquable.
jeudi 2 octobre 2008
Strato-ton : nous y sommes presque
Le prochain DSI avance à une vitesse impressionnante (n'oubliez pas de jeter un oeil sur nos articles de stratégie aérienne : il y a de la surprise dans l'air !), tout comme le prochain DSI-T (avec quelques solides articles sur l'emploi des lasers en stratégie aérienne, tous les détails de l'IPER du Charles de Gaulle et du RETEX de la guerre de Géorgie vue côté russe).
Et, petite surprise à lire aux environs du 22 octobre, un DSI Hors Série spécial "guerre navale", avec des articles non seulement inédits mais aussi une belle brochette d'invités de prestige (et là, je pèse mes mots - ce sera de l'inédit en France). Bref, tout ce qu'il faut savoir des grandes marines du monde, des points de vue géostratégiques et technologiques.
Et pour ceux qui passent par Euronaval, nous nous occupons aussi des Dailies. Et ce sera du brutal, on vous le promet.
Les Effects-Based Operations (EBO) : has been ?
Or, le concept n'est pas totalement stabilisé : il souffre de déficits conceptuels majeurs que j'avais eu notamment l'occasion d'examiner dans L'Airpower au 21ème siècle mais aussi dans mon petit dernier. La communauté doctrinale de l'US Air Force avait elle aussi émis certains doutes sur l'aspect "révolutionnaire" d'un concept qui, finalement, réinvente la roue : si ce n'est pas pour "générer des effets", à quoi sert une opération militaire ?
Or, il se trouve que ces déficits pourraient bien causer rien moins qu'un abandon du concept. Le général Mattis, à l'oeuvre au JFCOM et à l'ACT - les instances américaines et otaniennes de Transformation - a ainsi produit une note incendiaire à l'encontre du concept (merci à C. Wasinski pour le tuyau, creusé depuis lors !). Cette évolution suit en celà celles déjà observées au sein des forces, et tendant à une sortie des modèles techno-centrés, notamment au travers du dernier FM 3.0. On ne connaît pas encore les suites de cette note. Mais si Mattis s'énerve...
mardi 30 septembre 2008
Publication du concept de l'armée de l'Air
lundi 29 septembre 2008
DSI 41, octobre 2008 - le sommaire !
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Edito
Agenda
Veilles contre-terroristes
Les contrats du mois
Veilles stratégiques
La chronique de Carl von C
Politique de sécurité et de défense commune
La présidence française du Conseil et la PESD
Par André Dumoulin, Attaché à l’Ecole Royale Militaire
Stratégie
Georgie-Russie, guerre locale pour échiquier mondial
Par Alain De Neve, Galia Glume et Tanguy Struye de Swielande, membres du RMES
Les premières leçons d’une guerre du 21e siècle
Par la rédaction
Effectifs, OTAN, ABM… Un autre point de vue sur le Livre blanc
Entretien avec Yves Boyer, directeur adjoint de la FRS.
Les métamorphoses du Hezbollah
Entretien avec Jean-Loup Samaan, auteur des Métamorphoses du Hezbollah
Mahan et Corbett, deux visions de la stratégie navale
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
Armées
Les enjeux de la sécurité maritime de l’Inde
Entretien avec Rahul Roy-Chaudhury, chercheur à l’IISS, auteur de India’s Maritime Strategy
Quelle évolution pour l’Indian Navy ?
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
Tableau de bord : L’Indian Navy
Unités
Débusquer le monde du silence, discussion avec les marins de la frégate anti-sous-marine Montcalm
Par Véronique Sartini, journaliste
Armement
Sous-marins, une menace fantôme et proliférante
Par Joseph Henrotin, et Philippe Langloit, chargés de recherche au CAPRI
Des sous-marins furtifs et peu chers. La clé du succès rencontré par les Kilo russes
Par Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de défense
Les sous-marins diesel français 1945-2008
Par Stéphane Ferrard, journaliste spécialiste des questions de défense
Fiches techniques
Bréguet Atlantique 2/L’Atlantic(que), succès otanien pour la France
AOR classe Durance/AOR et AOE, clés de la projection maritime
Frégates classe Georges Leygues/L’ASM en France
Critiques de lectures
Sur la guerre et la conduite de la guerre. Œuvres posthumes de Carl von Clausewitz
L’art de la guerre en réseau de Djamel Metmati
Les Cahiers du RMES, Vol. 5, n°1
vendredi 26 septembre 2008
Parution de La technologie militaire en question
La technologie militaire en question, Le cas américain. Collection « stratégies et doctrines », Economica, Paris, 2008, 300 p.4ème de couverture :
En ce sens, la technologie peut devenir une idéologie en soi, qualifiée ici de « technologisation ». On le devine, une telle évolution est néfaste. En examinant le cas américain – variablement imité en Europe – l’auteur analyse ici les travers comme les origines d’une conception où la technologie serait trop prégnante dans les débats comme dans l’action stratégique. Mais il ouvre également la voie à des solutions et en appelle, en particulier, à un retour aux élémentaires de la stratégie.
Monsieur L. m'en avait déjà fait une critique de lecture dans le DSI n°40 mais il l'avait quelque peu fait en avance. Economica m'a annoncé hier que l'ouvrage est sorti de presse et qu'il ne devrait donc pas tarder à être disponible dans toutes les bonnes librairies.
Bon, allez, en plein strato-ton (233 pages sur 444, si, si !) , la nouvelle a l'art de vous provoquer une joie assez intense !
mardi 23 septembre 2008
Succès à l'horizon ?
Il a assuré que "nous allons construire un sous-marin nucléaire" et a précisé que le Brésil construira "la partie non nucléaire du sous-marin". Il également affirmé que l'accord sera signé fin décembre à l'occasion de la visite au Brésil du président Sarkozy. Le commandant des Opérations navales, l'amiral Alvaro Luiz Pinto, a indiqué de son côté que les quatre sous-marins à propulsion classique auront pour mission la défense proche des côtes.
lundi 22 septembre 2008
Back to resilience
En fait, Olivier part du principe que les coups sont répétitifs, ce qu'ils pouvaient être durant le Blitz sur la Grande-Bretagne, par exemple (l'exemple est par ailleurs biaisé : l'information sur les raids aériens, avant comme pendant la guerre ne manquait pas). Prenons maintenant le cas espagnol de 2004 : l'Espagne est habituée au terrorisme de l'ETA puis fait face à une frappe bien plus forte que ce à quoi elle est habituée. Vu la période électorale et le risque d'amalgame entre l'attentat et la présence espagnole en Irak, le gouvernement tente une manoeuvre informationnelle et ment, faisant portant la responsabilité sur l'ETA .
Or, il apparaît vite qu'il s'agit d'AQ. Réaction immédiate de la population : un vote-sanction qui amènera le PSOE au pouvoir et le retrait d'Irak. Si la population n'a pas "craqué" (résilience sociétale opérationnelle - mais que faire d'autres dans ces cas-là ?) la résilience politique a été déficiente, AQ parvenant à son objectif et modifiant le comportement de son adversaire.
La question, me direz-vous, est de savoir si le gouvernement Aznar aurait pu survivre sans tentative de manipulation. La réponse est : "peut-être". Ou, à tout le moins, "avec plus de probabilité qu'en cas de mensonge". C'est un classique de la théorie des PSYOPS : ne mentez jamais. Que cela se sache - et là, c'était très probable - et votre manoeuvre tombe à l'eau. Si Aznar avait correctement communiqué en donnant du sens à son engagement irakien, il aurait pu sauver les meubles et faire en sorte que les attentats ne parasitent pas les décisions souveraines des Espagnols au moment de voter.
En fait, l'information n'a pas qu'une valeur préparatoire, devant minimiser l'effet de surprise. D'ailleurs, en terrorisme, c'est cet effet qui compte, pas la récurrence et le seul fait d'encaisser à répétition les coups, qui renverraient plutôt à une résilience face à une insurrection. La résilience par la communication fait aussi sens. Elle replace le politique au coeur du message apporté à un engagement.
Que le gouvernement ait mieux communiqué (et ait créé du sens) en regard de l'embuscade d'Uzbin et nous n'aurions sans doute pas eu de très mauvais débats sur la "stratégie" à adopter. La population comme la presse auraient considérés les morts comme une bien triste perte. Mais aussi comme une perte qui aura été "utile", ou, à tout le moins, qui aura eu un sens. Rien n'est pire, lorsque des vies sont en danger - et alors que nos sociétés n'auront jamais été aussi obsédées par l'idée d'échapper à la mort - que d'avoir affaire à des morts qui n'ont pas de sens.
Balle au politique et retour donc - du moins de mon point de vue - à une résilience "maximaliste" où le sens, par l'intermédiaire de la communication, permet la préparation face à des événements, au sens physique, par définition aléatoires...
DSI 41 - en preview
Na manquez pas non plus le dossier "technologie" : Stéphane y dissèque l'évolution des sous-marins à propulsion classique français et Jean-Louis s'attaque à un gros morceau, en l'occurrence les SSK de la classe Kilo. Pas mal d'autres choses au programme mais on va tout de même laisser un peu de suspense !
Carl est de retour
vendredi 19 septembre 2008
Y'a sondage : DSI-T sur le grill
Alors, qu'en pensez-vous ? Bon, il va de soi que la question comme le sondage s'adresse à ceux qui l'ont eu dans les mains et pas à ceux "qui pensent que" sans l'avoir lu !
jeudi 18 septembre 2008
Nouveaux kits anti-IED pour l'armée de Terre
Ces systèmes permettront de déclencher l'explosion de plusieurs types d'IED sur des leurres massique, mécanique et infra-rouge, sans conséquences néfastes pour le véhicule protégé. Particulièrement flexible, ces kits s'adaptent à tous les types de véhicules, qu'i ls soient de conception française ou étrangère.
Exclusif : surprise en vue dans l'armée de l'Air
Sa parution constitue une vraie petite révolution. Contrairement à d'autres forces aériennes, l'AdA a historiquement eu peu tendance à théoriser ses missions et ses fonctions, ce qui fait dire à certains qu'elle n'a pas ainsi été en mesure de défendre ses positions lorsque la Commission du LBDSN s'est attaqué à la question du format des forces.
En fait, l'AdA patauge quelque peu, d'un point de vue conceptuel. Rares sont les auteurs à avoir travaillé sur le sujet en France, d'un point de vue stratégique (Les chevaliers de l'Air, de P. Venesson, est excellent du point de vue de la socio-histoire). On peut citer le colonel Chamagne (L'art de la guerre aérienne, cf DSI 11), J-J. Patry (L'ombre déchirée, cf. DSI 31)) ou votre serviteur (L'Airpower au 21ème siècle, toutefois plus orienté sur la stratégie US). Pourtant, il a existé une véritable école de stratégie aérienne en France (cf. l'article de J. de Lespinois, DSI 27) et des gens comme Vauthier méritaient le détour.
Mais l'interlude fut bref : trop autonomiste, trop penchée sur la pensée de Douhet, elle ne parviendra pas à en sortir. Il n'existera pas une critique (au sens kantien) de Douhet dans l'AdA comme il existera une critique de Mahan dans la Marine, via Castex. En conséquence, l'AdA sera essentiellement une aviation de coopération dont la "pointe avancée" en terme de prestige sera la chasse (b...l).
Mais revenons à nos moutons : la parution de ce concept est-il le prolégomène d'un nouveau dynamisme conceptuel ? C'est à espérer. La stratégie aérienne - au-delà des très flasques EBO auxquelle elle est beaucoup trop souvent réduite - a non seulement beaucoup à offrir mais aussi beaucoup à re-conceptualiser. Là comme ailleurs, les forces aériennes européennes ont souvent fait dans le suivisme à l'égard des Américains sans guère prendre en compte des spécificités européennes qui ont des impacts majeurs sur les planifications comme sur les opérations. On croise donc les doigts pour que l'AdA nous inonde de concepts et qu'elle puisse faire face (bruits de compresseurs, évidemment) !