Il s'appelait Michael Batthia, il vient d'être tué en Afghanistan. Certes, ce pourrait être un nom comme un autre sur la liste de ceux qui ont été tués au combat. Je ne le connaissait pas. La seule différence entre lui et un soldat "traditionnel" est qu'il était académique - il préparait sa thèse et était chercheur en relations internationales à la Brown University et envoyé en mission sur place.
Il indiquait, à l'égard de ses recherches en Afghanistan, que "The program has a real chance of reducing both the Afghan and American lives lost, as well as ensuring that the US/NATO/ISAF strategy becomes better attuned to the population’s concerns, views, criticisms and interests and better supports the Government of Afghanistan".
L'occasion de rappeler à certains - si, si, il y en a - que le fer de lance d'une opération militaire reste la stratégie et que les académiques ne sont pas uniquement des rats de bibliothèques boutonneux, coincés dans leurs bouquins, n'ayant aucune connaissance du terrain et envoyant d'autres humains dans des opérations dont ils ne connaîtraient rien.
samedi 10 mai 2008
vendredi 9 mai 2008
FRES : le Piranha V l'emporte sur le VBCI

Le ministère britannique de la défense a annoncé hier la sélection du Piranha V de General Dynamics UK dans le cadre du segment "utility" du programme FRES.
On notera que le véhicule choisi n'existe pas encore : c'est le Piranha IV (en photo, copyright GD UK) qui a été utilisé durant les "trials of thruth" ayant abouti à la décision britannique. Les premiers Piranha V, d'une masse devant à terme atteindre les 30 tonnes, sortiront d'usine en 2009.
On notera que le véhicule choisi n'existe pas encore : c'est le Piranha IV (en photo, copyright GD UK) qui a été utilisé durant les "trials of thruth" ayant abouti à la décision britannique. Les premiers Piranha V, d'une masse devant à terme atteindre les 30 tonnes, sortiront d'usine en 2009.
L'Italie a rejoint l'EGUERMIN
Un MoU a été signé avec la marine italienne, lui permettant d'utiliser l'Ecole de guerre des mines (EGUERMIN), une structure mise en place dans le cadre de l'ABNL (Amiral Benelux) et qui formait jusque là les spécialistes néerlandais et belges.
Comparaison n'est évidemment pas raison et il faut se garder de tirer des conclusions hâtives. Mais, honnêtement, ce genre de petites structures, certes très spécialisées, si elles développent de telles adhésions "à la carte" (et où les adhérents doivent respecter des conditions bien précises et qui leurs sont antérieures), seront sans doute bien plus bénéfiques pour une véritable défense européenne que tous les discours sur les ancrages européens ou atlantistes de tel ou tel pays.
On pourrait même aller encore plus loin dans l'analyse : le niveau politique étant le principal facteur de blocage d'une véritable PESD (soyons sérieux : si nous allons en ordre dispersé au Liban en 2006, c'est précisément parce que la PESD n'est pas opérationnelle (1)), c'est "par le bas", aux niveaux tactique et de la formation, qu'il faut agir, en sortant du cadre UE et en là jouant bilatéral... pour mieux y revenir. Pourquoi pas dans le cadre d'une coopération renforcée ?
(1) L'affirmation pourrait sembler bien pessimiste et, surtout, ne prendrait pas en compte les opérations actuelles et passées menées dans son cadre. Mais, franchement, presque 10 ans après Cologne, quelles sont les réalisations concrètes ? Travaille-t-on au jour le jour avec un vrai état-major ? Non. Fait-on appel à tous ces QG conçus pour servir la PESD ? Non. Est-on capable de réellement coordonner nos efforts en mer ? Non. Avons-nous une politique spatiale réellement coordonnée au plan UE ? Non. Le centre de Torrejon, transféré de l'UEO à l'UE, travaille-t-il à plein ? Non. Derrière les effets d'annonce politiques se cachent l'inaction et la non-activation de nos structures par les mêmes politiques qui étaient si fiers des accords obtenus. C'est peut-être, donc, qu'il est temps de changer les méthodes et de ne pas chercher à mettre la cheminée sur le toit alors que les fondations de la maison sont à peine bétonnées...
Comparaison n'est évidemment pas raison et il faut se garder de tirer des conclusions hâtives. Mais, honnêtement, ce genre de petites structures, certes très spécialisées, si elles développent de telles adhésions "à la carte" (et où les adhérents doivent respecter des conditions bien précises et qui leurs sont antérieures), seront sans doute bien plus bénéfiques pour une véritable défense européenne que tous les discours sur les ancrages européens ou atlantistes de tel ou tel pays.
On pourrait même aller encore plus loin dans l'analyse : le niveau politique étant le principal facteur de blocage d'une véritable PESD (soyons sérieux : si nous allons en ordre dispersé au Liban en 2006, c'est précisément parce que la PESD n'est pas opérationnelle (1)), c'est "par le bas", aux niveaux tactique et de la formation, qu'il faut agir, en sortant du cadre UE et en là jouant bilatéral... pour mieux y revenir. Pourquoi pas dans le cadre d'une coopération renforcée ?
(1) L'affirmation pourrait sembler bien pessimiste et, surtout, ne prendrait pas en compte les opérations actuelles et passées menées dans son cadre. Mais, franchement, presque 10 ans après Cologne, quelles sont les réalisations concrètes ? Travaille-t-on au jour le jour avec un vrai état-major ? Non. Fait-on appel à tous ces QG conçus pour servir la PESD ? Non. Est-on capable de réellement coordonner nos efforts en mer ? Non. Avons-nous une politique spatiale réellement coordonnée au plan UE ? Non. Le centre de Torrejon, transféré de l'UEO à l'UE, travaille-t-il à plein ? Non. Derrière les effets d'annonce politiques se cachent l'inaction et la non-activation de nos structures par les mêmes politiques qui étaient si fiers des accords obtenus. C'est peut-être, donc, qu'il est temps de changer les méthodes et de ne pas chercher à mettre la cheminée sur le toit alors que les fondations de la maison sont à peine bétonnées...
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jeudi 8 mai 2008
2ème PA : décision à la mi-juin ?
Claude Guéant a indiqué mardi que le président de la République prendrait sa décision "à la mi-juin lors d’un conseil de défense (...) C’est un sujet qui fera l’objet d’une décision du président de la République à la mi-juin lors d’un conseil de défense, lorsqu’il approuvera le Livre blanc et ce qui sera l’essentiel de la loi de programmation militaire à venir", a-t-il déclaré sur RTL.
"Dans l’absolu, un deuxième porte-avions serait utile" mais "il reste, compte tenu de son coût, à fixer les priorités d’équipement", a-t-il ajouté.
mercredi 7 mai 2008
Etes-vous de grands lecteurs ?
Petit sondage, histoire de voir si vous êtes de grands lecteurs. Attention, dans les "ouvrages", je ne compte pas les revues ou les documents trouvés sur internet : uniquement des livres au sens propre du terme...
Tourelles téléopérées pour les VAB : les Norvégiens l'emportent

C'était un de ces matériels "de cohérence" dont le manque inquiétait le général Cuche, CEMAT : les tourelles téléopérées qui permettent à un véhicule de faire feu sans que l'opérateur de l'arme n'ait à s'exposer.
Finalement, c'est le Protector, de Kongsberg (en photo) qui a été choisi parmi 10 concurrent. Un accord d'une valeur de 100 millions de dollars, d'après le communiqué de presse, a été conclu, la première tranche portant sur 15 millions. Les premiers Protector devraient être livrés début 2009.
Just snipe it

La Belgique a fait l'acquisition de 8 pods Sniper (en photo, copyright Lockheed Martin) pour sa composante air. L'occasion pour Dominique Simonet, de la Libre, de faire un saut à Florennes pour se faire expliquer le fonctionnement d'un pod qui pointe - la jolie coquille - à 15 000 nautiques. A lire ici.
On notera également son utilisation en tant qu'OSF mais aussi, de façon plus intéressante, le concept derrière l'évolution du F-16 et renvoyant à la modulation... Voilà qui me renvoie tout droit à L'Airpower au 21ème siècle.
mardi 6 mai 2008
Livre Blanc : pas avant mi-juin...
Selon Les Echos, LBSD devrait passer, théoriquement, en Conseil des ministres le 4 juin. Si l'Elysée indique qu'aucune date n'a encore été fixée, c'est ce qu'on laisse entendre au sein de la Commission.
Ses membres prévoient de se réunir en séminaire la semaine prochaine, les 13 et 17 mai précisément, pour une " relecture " complète des travaux qui ont démarré l'été dernier. Le Livre blanc sera alors transmis aux ministères concernés et, en parallèle, présenté aux commissions compétentes du Parlement : le 21 mai au Sénat, et le 27 mai à l'Assemblée nationale, selon un calendrier qui reste à confirmer.
Le temps de faire remonter et d'incorporer les remarques des députés et sénateurs, le document passera ensuite en conseil de défense pour recueillir les derniers arbitrages de l'Elysée. Après le conseil des ministres du 4 juin, François Fillon pourra alors en faire une présentation au Parlement.
On évoque la date du 10 juin. Enfin, comme il l'a annoncé, Hervé Morin, présentera la future "carte militaire" des armées - c'est à dire la liste des implantations militaires appelées à être fermées, déplacées ou densifiées - le 19 juin. Le ministre de la Défense s'exprimera en plein salon Eurosatory, le grand rendez-vous mondial de l'armement terrestre qui se tient tous les deux ans à Villepinte, dans le Nord de Paris.
Et comme vous le savez, DSI y sera.
Ses membres prévoient de se réunir en séminaire la semaine prochaine, les 13 et 17 mai précisément, pour une " relecture " complète des travaux qui ont démarré l'été dernier. Le Livre blanc sera alors transmis aux ministères concernés et, en parallèle, présenté aux commissions compétentes du Parlement : le 21 mai au Sénat, et le 27 mai à l'Assemblée nationale, selon un calendrier qui reste à confirmer.
Le temps de faire remonter et d'incorporer les remarques des députés et sénateurs, le document passera ensuite en conseil de défense pour recueillir les derniers arbitrages de l'Elysée. Après le conseil des ministres du 4 juin, François Fillon pourra alors en faire une présentation au Parlement.
On évoque la date du 10 juin. Enfin, comme il l'a annoncé, Hervé Morin, présentera la future "carte militaire" des armées - c'est à dire la liste des implantations militaires appelées à être fermées, déplacées ou densifiées - le 19 juin. Le ministre de la Défense s'exprimera en plein salon Eurosatory, le grand rendez-vous mondial de l'armement terrestre qui se tient tous les deux ans à Villepinte, dans le Nord de Paris.
Et comme vous le savez, DSI y sera.
La NCI : un nouveau projet Manhattan ?
L’actuelle préoccupation américaine pour les cyber-opérations prend des atours de mobilisation générale. Ainsi, après qu’ait été lancée une National Cybersecurity Initiative approuvée par le Congrès, l’attention se porte à présent sur la DARPA, qui va devoir mettre au point un National Cyber-Range, équivalent électronique du National Training Center.
But de ce projet – considéré comme équivalent au Projet Manhattan, qui avait débouché sur l’arme nucléaire – reprendre le leadership en matière de Strategic Information Warfare. Le projet est mené « à l’américaine » : se voyant doté de 30 milliards de dollars de budget, l’initiative comme le programme devront permettre de créer un double d’internet qui permettra non seulement d’entraîner les spécialistes de la cyber-guerre de tous les services mais aussi de mettre au point les tactiques – défensives comme offensives – qui vont permettre de donner aux Etats-Unis une capacité crédible de contre-offensive informatique.
Dans la foulée, les experts de la DARPA mènent une série de programmes parallèles, visant, par exemple, à répliquer le comportement des utilisateurs en ligne ; ou encore à systématiquement examiner toutes les opérations informatiques impliquant les ordinateurs fédéraux (programme Byzantine Foothold).
L’ensemble de ces efforts est considéré comme la riposte à un certain nombre de puissances émergentes en la matière. On estime en effet que seuls 100 millions de dollars sont nécessaires pour mener une cyber-guerre de grande envergure : le prix de deux avions de combat, une paille. De sorte que plus d’une centaine d’acteurs – étatiques ou non – seraient en mesure de s’attaquer aux Etats-Unis.
But de ce projet – considéré comme équivalent au Projet Manhattan, qui avait débouché sur l’arme nucléaire – reprendre le leadership en matière de Strategic Information Warfare. Le projet est mené « à l’américaine » : se voyant doté de 30 milliards de dollars de budget, l’initiative comme le programme devront permettre de créer un double d’internet qui permettra non seulement d’entraîner les spécialistes de la cyber-guerre de tous les services mais aussi de mettre au point les tactiques – défensives comme offensives – qui vont permettre de donner aux Etats-Unis une capacité crédible de contre-offensive informatique.
Dans la foulée, les experts de la DARPA mènent une série de programmes parallèles, visant, par exemple, à répliquer le comportement des utilisateurs en ligne ; ou encore à systématiquement examiner toutes les opérations informatiques impliquant les ordinateurs fédéraux (programme Byzantine Foothold).
L’ensemble de ces efforts est considéré comme la riposte à un certain nombre de puissances émergentes en la matière. On estime en effet que seuls 100 millions de dollars sont nécessaires pour mener une cyber-guerre de grande envergure : le prix de deux avions de combat, une paille. De sorte que plus d’une centaine d’acteurs – étatiques ou non – seraient en mesure de s’attaquer aux Etats-Unis.
lundi 5 mai 2008
Chers AIV DF - l'épilogue ?
Vous êtes plusieurs à m'avoir demandé ce qu'il en advenait de la question des AIV Direct Fire - et plus largement des AIV tout court. Et bien, je n'en sais rien mais j'ai ma petite idée. Mais je pense qu'une partie des réponses se trouve dans la note de politique générale - "Défense", du mois d'avril.
Grosso modo, une évacuation des tranches conditionnelles est évoquée alors que sont évoqués, plus loin "les efforts nécessaires pour le maintien et l'amélioration des capacités tactiques et et pour assurer la sécurité aussi bien pendant l'entraînement qu'en opération" et qui "doivent être augmentés". Le BEST (Belgian Soldier Technology) est également mis en évidence.
Alors, me direz-vous, resterons-nous donc avec nos 18 malheureux AIV/90 mm sur les bras, sans rien d'autre ? Et bien, pas nécessairement. Tout semble indiquer que les options disponibles sont passées en revue.
Mais les budgets étant ce qu'ils sont - et le remplacement des deux A-310 étant prioritaire - les 343,728 millions d'euros de budget d'équipement 2008 risquent fort de passer, pour partie, au sauvetage de notre capacité de projection stratégique.
Pourtant, la Défense cogite. Les départs à la retraite volontaires sont favorisés, le service militaire volontaire va être mis en place et un certain nombre d'infrastructures vont être revendues.
Grosso modo, une évacuation des tranches conditionnelles est évoquée alors que sont évoqués, plus loin "les efforts nécessaires pour le maintien et l'amélioration des capacités tactiques et et pour assurer la sécurité aussi bien pendant l'entraînement qu'en opération" et qui "doivent être augmentés". Le BEST (Belgian Soldier Technology) est également mis en évidence.
Alors, me direz-vous, resterons-nous donc avec nos 18 malheureux AIV/90 mm sur les bras, sans rien d'autre ? Et bien, pas nécessairement. Tout semble indiquer que les options disponibles sont passées en revue.
Mais les budgets étant ce qu'ils sont - et le remplacement des deux A-310 étant prioritaire - les 343,728 millions d'euros de budget d'équipement 2008 risquent fort de passer, pour partie, au sauvetage de notre capacité de projection stratégique.
Pourtant, la Défense cogite. Les départs à la retraite volontaires sont favorisés, le service militaire volontaire va être mis en place et un certain nombre d'infrastructures vont être revendues.
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Le Super Hornet out en Suisse ; une chance pour le Rafale ?
Boeing a annoncé qu'il retirait le F/A-18E/F Super Hornet de la compétition visant au remplacement des F-5E/F hélvétiques. Conséquence directe, seuls des compétiteurs européens restent en lice : Typhoon, Gripen et... Rafale.
La RAF ne chôme pas
Selon le ministre britannique de la défense, la RAF a mené, de mars 2007 à avril 2008, 21 interceptions d'appareils russes s'approchant de l'espace aérien britannique. Aucun n'est "passé à travers les mailles du filet". Répondant à une question parlementaire, le ministre à indiqué que l'espace aérien britannique n'a jamais été violé durant cette période mais que l'Air Policing Area de l'OTAN l'avait été.
dimanche 4 mai 2008
Ward à l'assaut de Diplomatie
Michael T. Ward n'est pas n'importe qui : c'est le patron du tout nouveau Cyber-command de l'US Air Force. Et c'est à ce titre que nos confrères de Diplomatie en ont fait l'interview, parue dans Diplomatie, 32ème du nom.
A l'heure où la Sûreté de l'Etat belge nous explique que toutes les tentatives d'attaques sur les PC fédéraux belges ont échoué et que 3 millions d'Euros et une vingtaine d'expert vont nous protéger (nous ne sommes pourtant pas le 1er avril) - mais pas notre économie, sans doute pas assez fédérale - sa lecture est donc plus que conseillée.
Egalement à noter, un dossier sur le Kosovo (ça, c'est pour Olivier ;o). Le sommaire est ici.
A l'heure où la Sûreté de l'Etat belge nous explique que toutes les tentatives d'attaques sur les PC fédéraux belges ont échoué et que 3 millions d'Euros et une vingtaine d'expert vont nous protéger (nous ne sommes pourtant pas le 1er avril) - mais pas notre économie, sans doute pas assez fédérale - sa lecture est donc plus que conseillée.
Egalement à noter, un dossier sur le Kosovo (ça, c'est pour Olivier ;o). Le sommaire est ici.
mercredi 30 avril 2008
En ces jours de débat...
... sur l'évolutionnisme versus les avatars du créationnisme, il peut être bon de savoir de quoi l'on parle - je pense bien évidemment ici au darwinisme. L'ensemble des oeuvres de l'auteur a été collecté et mis en ligne, juste ici.
La technologie finira donc bien ainsi par nous éclairer quelque peu. Si l'intérêt de cette remarquable collection (on y trouve les 6 éditions de L'origine des espèces) réside dans son aspect exhaustif qui ravira incontestablement le citoyen comme le biologiste, sa lecture devrait également être conseillée aux stratégistes.
Non pas que votre serviteur soit un fan du darwinisme social - il l'est par contre de l'excellent Les doctrines darwiniennes et la guerre de 1914 de Thomas Lindemman - mais que l'évolutionnisme me semble être au coeur des conceptions clausewitziennes. Toute la structure des lois d'adaptation réciproques fait naturellement appel à Darwin, même si la première édition de L'origine est bien évidemment postérieure à celle de Vom Kriege.
La technologie finira donc bien ainsi par nous éclairer quelque peu. Si l'intérêt de cette remarquable collection (on y trouve les 6 éditions de L'origine des espèces) réside dans son aspect exhaustif qui ravira incontestablement le citoyen comme le biologiste, sa lecture devrait également être conseillée aux stratégistes.
Non pas que votre serviteur soit un fan du darwinisme social - il l'est par contre de l'excellent Les doctrines darwiniennes et la guerre de 1914 de Thomas Lindemman - mais que l'évolutionnisme me semble être au coeur des conceptions clausewitziennes. Toute la structure des lois d'adaptation réciproques fait naturellement appel à Darwin, même si la première édition de L'origine est bien évidemment postérieure à celle de Vom Kriege.
DSI n°37 - mai 2008 - le sommaire
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Défense & Sécurité Internationale n°37
Mai 2008
Mai 2008
Editorial
Agenda et nominations
Veilles contre-terroristes : les 40 nouvelles les plus importantes du mois
Veilles stratégiques : les 74 nouvelles qui ont fait l’actualité de la défense dans le monde
La chronique de Carl von C. :
Quelqu’un aurait-il vu nos chercheurs ? Rapport Bauer sur la recherche stratégique : la recherche militaire citée une fois…
Témoignage
L’instinct du commandement
Entretien avec le général Bigeard
Sécurité
La théorie de la résilience : nouvelle approche en contre-terrorisme ?
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
Encadré : Comment les Britanniques ont tenu pendant le Blitz
Stratégie
Oui, il faut lire Clausewitz
Par Vincent Desportes, général de division commandant le CDEF
Contre-insurrection et stabilisation « par le bas ». Le retournement des milices sunnites en Irak (2006-2008)
Par Stéphane Taillat, doctorant en histoire militaire
Armées
Le passage du Nord Ouest, défi stratégique pour le Canada
Entretien avec Joël Plouffe, membre de la Chaire Raoul Dandurand, UQAM
La marine canadienne, entre souveraineté et opérations expéditionnaires
Par Joseph Henrotin et Jean-Jacques Mercier, expert en systèmes d’armes
Encadré : Les DDH de la classe Iroquois
Encadré : Le Bonaventure
Encadré : La Classe Halifax
Encadré : La Classe Victoria
Tableau de bord : le Maritime Command canadien
Par Philippe Langloit, chargé de recherche au CAPRI
Unités
La DRM à Creil. Les « yeux » et les « oreilles » du renseignement militaire. Le CF3E et le CF3I.
Par Véronique Sartini, journaliste
Encadré : MUSIS, le futur satellite d’observation
Encadré : ELISA, le prochain démonstrateur en ROEM spatial
Technologie & Armement
Du missile antichar au missile d’appui
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
Missile d’appui tactique : la solution ?
Par Philippe Langloit, chargé de recherche au CAPRI
Le lance-grenades automatique : le meilleur appui du fantassin
Par Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de défense
Le sniping lourd
Par Stéphane Ferrard, journaliste spécialiste des questions de défense
Fiches techniques
Sukhoi Su-25 Frogfoot/L’attaque au sol dans la culture aérienne russe
M-1128 Stryker MGS/Le MGS est-il condamné ?
Frégate de commandement et de soutien classe Absalon/Des Absalon aux nouvelles frégates de patrouille danoises
Critiques de lecture
La défense antimissiles en débat(s) de Pierre Pascallon
La guerre de l’information de Daniel Ventre
Guerres et civilisations de Gérard Chaliand
Lorsque les tacticiens devinrent imaginatifs d’Olivier Entraygues
Conflict in the 21st Century : the Rise of Hybrid Wars de Frank G. Hoffman
L'US Army réinvestit l'espace
Cela faisait 50 ans que l’US Army n’avait plus lancé de satellites, laissant ce secteur de sa stratégie spatiale à l’US Air Force.
Elle a cependant annoncé qu’elle allait développer et lancer une constellation de 8 micro-satellites de communication dans moins de 9 mois.
Les satellites, d’une masse inférieure à 3 kg, permettraient d’offrir à des unités en dessous du niveau de la brigade, des communications sécurisées. L’ensemble de l’opération se monterait à un total de 5 millions de dollars.
Elle a cependant annoncé qu’elle allait développer et lancer une constellation de 8 micro-satellites de communication dans moins de 9 mois.
Les satellites, d’une masse inférieure à 3 kg, permettraient d’offrir à des unités en dessous du niveau de la brigade, des communications sécurisées. L’ensemble de l’opération se monterait à un total de 5 millions de dollars.
mardi 29 avril 2008
Sondage "marine" : les résultats
Evidemment, de tels sondages n'ont strictement rien de scientifique - en particulier dès lors que l'on fait appel au sentiment même si l'on demande de se focaliser sur la raison (le budget constant). Néanmoins, ils sont indicatifs de plusieurs tendances :
1- vous êtes 33% à penser qu'il ne faut pas de PA2 et 36% à penser qu'il le faut, uniquement si l'on dispose d'un second groupe embarqué. Ce qui réduit sérieusement les chances d'en disposer - en particulier dès lors que vous êtes 39% à penser qu'il faut se limiter à 10 frégates, afin d'économiser pour ces nouveaux équipements.
2- 29% d'entre-vous pensez qu'il faut un second PA, même "dénudé" de son groupe embarqué. Ces 29% sont-ils dans les 39% de sondés estimant qu'il faut diminuer la cible des frégates ou les 9% estimant qu'il faut déshabiller (dissoudre ?) les autres armées ? Mystère. Les applications de sondage de Blogger sont trop limitées pour pouvoir l'indiquer.
3- les sondés sont 51% à penser qu'il faut faire plus pour la marine que pour les autres forces.
Ce qui nous amène à un autre sondage : à budget constant (j'insiste : il faut être réaliste et ne pas espérer voir augmenter substanciellement les budgets de défense), quelle structure de force pour l'armée de l'Air ?
1- vous êtes 33% à penser qu'il ne faut pas de PA2 et 36% à penser qu'il le faut, uniquement si l'on dispose d'un second groupe embarqué. Ce qui réduit sérieusement les chances d'en disposer - en particulier dès lors que vous êtes 39% à penser qu'il faut se limiter à 10 frégates, afin d'économiser pour ces nouveaux équipements.
2- 29% d'entre-vous pensez qu'il faut un second PA, même "dénudé" de son groupe embarqué. Ces 29% sont-ils dans les 39% de sondés estimant qu'il faut diminuer la cible des frégates ou les 9% estimant qu'il faut déshabiller (dissoudre ?) les autres armées ? Mystère. Les applications de sondage de Blogger sont trop limitées pour pouvoir l'indiquer.
3- les sondés sont 51% à penser qu'il faut faire plus pour la marine que pour les autres forces.
Ce qui nous amène à un autre sondage : à budget constant (j'insiste : il faut être réaliste et ne pas espérer voir augmenter substanciellement les budgets de défense), quelle structure de force pour l'armée de l'Air ?
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Lancement du LCS-2
Le LCS-2 (photo, copyright Austal) a lancé par Austal. Son sister-ship, le LCS-4 avait été annulé en novembre 2007, peu après le LCS-3. D’une longueur de 127 m et d’un déplacement à pleine charge de 2 784 tonnes, il sera capable de mettre en œuvre simultanément 2 hélicoptères SH-60.Son système de combat à architecture ouverte permettra l’intégration modulaire de systèmes d’armes (il dispose en propre d’un lanceur RAM et d’un canon de 57 mm), tandis que le navire disposera également d’une rampe permettant l’embarquement de systèmes de missions.
Comme le LCS-1 Freedom, il pourra lancer et récupérer des RHIB. Reste que le programme est toujours considéré comme étant en retard…
lundi 28 avril 2008
120 Leclerc à vendre ?
Selon Le Point, la France mettrait en vente d'occasion 120 de ses Leclerc. But de la manoeuvre, évidemment, renflouer les caisses de la défense et contribuer à arrondir la maintenant fameuse bosse budgétaire en matière d'équipements... mais aussi de maintenance. Les Leclerc consommeraient ainsi du quart au tiers de ce que coûte annuellement les MCO.
Alors, si l'hypothèse - finalement assez probable - se confirme, pour quels acheteurs ?
- Le Point évoque l'Arabie saoudite avec raison. La France doit y reprendre pied après le typhon russe dont nous vous parlions dans ces pages. Mais la manoeuvre aurait été refusée par Riad ;
- Mais la Lybie ou le Maroc pourraient également être intéressés.
Le fait est, cependant, que le marché est déjà saturé des offres allemandes ou hollandaises, la France disposant toutefois d'une réelle expértise dans l'acclimatation de ses chars au désert. La France compte officiellement, à l'heure actuelle, 350 Leclerc opérationnels. En réalité, la moitié, soit 175 exemplaires, sont en "parc de gestion" (MCO et mise sous cocon).
Alors, si l'hypothèse - finalement assez probable - se confirme, pour quels acheteurs ?
- Le Point évoque l'Arabie saoudite avec raison. La France doit y reprendre pied après le typhon russe dont nous vous parlions dans ces pages. Mais la manoeuvre aurait été refusée par Riad ;
- Mais la Lybie ou le Maroc pourraient également être intéressés.
Le fait est, cependant, que le marché est déjà saturé des offres allemandes ou hollandaises, la France disposant toutefois d'une réelle expértise dans l'acclimatation de ses chars au désert. La France compte officiellement, à l'heure actuelle, 350 Leclerc opérationnels. En réalité, la moitié, soit 175 exemplaires, sont en "parc de gestion" (MCO et mise sous cocon).
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