Et nous voilà à la fin de l'année, que j'espère avoir été bonnes pour toutes et tous. L'occasion pour moi de passer quelques jours avec des amis à Saint Idesbald, charmante commune de la côte belge, à quelques encablures de la frontière française (à voir : musée Paul Delvaux et base aérienne - 40th Sqn. SAR). Opérations croquettes aux crevettes, raclettes (a.k.a. "si c'est noir et que ça fume, c'est que ça doit être cuit") et, pour le réveillon, salade folle (où comment prendre 5kg en moins de 5 minutes sans porter de casque) et, probablement, biche à la bourguignonne (j'espère ne pas avoir perdu la main - la recette est classée secret défense).
Le tout pour une reprise des opérations le 2 janvier, cette fois depuis Bruxelles : votre serviteur passe en mode "télétravail". C'est l'occasion de tester jusqu'où peuvent aller les technologies de la communication (je serai en contact temps réel quasi-permanent avec Aix et pourrai donc martyriser la rédaction). C'est à la fois générateur de temps (et pour nos lecteurs, de qualité) et de beaucoup d'interviews exclusives. Je n'en dit pas plus pour l'instant.
D'ici là, le DSI de janvier est sorti des rotatives. Avec un programme qui me semble assez sympathique, avec entre autres :
- Le point sur les opérations informatiques stratégiques avec l'excellent David Lonsdale (je recommande d'ailleurs son ouvrage sur la nature de la guerre et ses deux autres sur Alexandre le Grand - David a été l'assistant de Colin S. Gray) ;
- Une (très bonne - et il n'y a pas que moi qui le dis !) interview du général Desportes, au sujet de ses deux derniers ouvrages ;
- Une interview de l'amiral Bejarano Marin, en charge de "l'action intégrale" en Colombie ;
- Une rubrique unité consacrée à la Direction du renseignement militaire ;
- Une rubrique "armées" consacrée aux forces navales taiwanaises ;
- Une rubrique technologie sur les équipements sud-africains.
Et les rubriques traditionnelles : veilles, bibliothèque stratégique, le passage de Carl (qui a fait un cauchemard, ce mois-ci), sécurité, fiches techniques, agenda et, comme on dit à Saint Idesbald, en zo on.
Alleï, bonne année, gelukkig nieuwjaar, happy new year, santé, joie, bonheur et prospérité et pour répondre à Mr. T d'emblée : non, pas de bain de minuit dans la Mer du Nord. L'occasion aussi de vous remercier pour vos commentaires et votre fidélité !
samedi 29 décembre 2007
vendredi 21 décembre 2007
Rudolf le renne à la source de la 5ème guerre mondiale

Que faire lorsque vous disposez d'une floppée de satellites DSP Block 14, de radars comme les FPS-117, le Pave Paws, la Pine Tree line ou le Cobra Jaws ? Suivre le Père Noël.
Comme tous les ans, le NORAD a mis en place son site de suivi de la trajectoire du Père Noël. La rédaction de DSI espère qu'un processeur ne va pas griller et considérer le nez de Rudolf le renne - lequel a une signature thermique appréciable en raison de sa vitesse de vol (si, si, l'office du tourisme ouzbek le confirme) - comme la signature d'un SS-27.
Deux hypothèses en découlent : 1) Rudolf et le Père Noël font les frais d'un essais grandeur nature de la Missile Defence ; 2) elle ne marche pas et l'oncle George, en s'étouffant avec un bretzel, décide de lancer une riposte tous azimuts. La rédaction de DSI préconise donc de faire ralentir Rudolf, d'éviter les lâchers intempestifs de cadeaux ressemblant à des frappes MIRV et, ainsi, d'augmenter la durée des réveillons comme des vacances.
D'excellentes fêtes de fin d'année à tous !
jeudi 20 décembre 2007
Le Japon est le 3ème pays à disposer d'ABM exo-atmosphériques, mais...
... il ne dispose pas d'une stratégie afin de contrer une invasion d'extra-terrestres. Ne rigolez pas, ça a vraiment fait l'objet d'une question de la part de l'opposition selon la Beeb. Je connais quelques gouvernements qui adoreraient avoir une opposition pareille.
Fred Kagan : "la NCW, c'est has been"

Nos excellents confrères de DTI (non, rien à voir avec DSI, on me l'a déjà faite) notent avec un certain soulagement que la guerre réseaucentrée tend à empêcher les forces de penser, en offrant une réponse toute prête, sorte de mantra de la certitude informatique.
Pour Kagan, "paradigm lasted longer than it should have by about five years. It was conceived as a transformation program suitable for a strategic pause and designed for warfare very different from the conflicts of the past six years. The strategic pause, if there ever was one, is over". Je ne suis pas toujours d'accord avec l'auteur mais il me semble viser juste.
In fine, toujours selon Kagan, les forces US s'exposent à des résultats qui feront mal : à force de ne pas penser, elles pourraient bien n'avoir rien à dire aux Congressmen leur demandant pourquoi il est nécessaire de financer tel ou tel équipement. Alors me direz-vous, Kagan est-il "anti-technologique" (le genre de choses que l'on peut parfois entendre de ce côté-ci de l'Atlantique) ?
Et bien, que nenni. Le fait que DTI soit gratuit et vive, du même coup, entièrement de la publicité ne l'empêche pas de publier de tels commentaires dans ses pages ET sur son tout aussi excellent blog. Une belle leçon de déontologie en journalisme de défense et surtout la marque d'un système stratégique qui s'est ménagé une importante et très sous-estimée liberté de manoeuvre intellectuelle.
Pour Kagan, "paradigm lasted longer than it should have by about five years. It was conceived as a transformation program suitable for a strategic pause and designed for warfare very different from the conflicts of the past six years. The strategic pause, if there ever was one, is over". Je ne suis pas toujours d'accord avec l'auteur mais il me semble viser juste.
In fine, toujours selon Kagan, les forces US s'exposent à des résultats qui feront mal : à force de ne pas penser, elles pourraient bien n'avoir rien à dire aux Congressmen leur demandant pourquoi il est nécessaire de financer tel ou tel équipement. Alors me direz-vous, Kagan est-il "anti-technologique" (le genre de choses que l'on peut parfois entendre de ce côté-ci de l'Atlantique) ?
Et bien, que nenni. Le fait que DTI soit gratuit et vive, du même coup, entièrement de la publicité ne l'empêche pas de publier de tels commentaires dans ses pages ET sur son tout aussi excellent blog. Une belle leçon de déontologie en journalisme de défense et surtout la marque d'un système stratégique qui s'est ménagé une importante et très sous-estimée liberté de manoeuvre intellectuelle.
mercredi 19 décembre 2007
US Air Force : Northrop veut un bombardier-laser capable d’infiltrer des SF

Au cours de l’Advanced Concepts Experiment 07, Northrop a présenté dans le cadre de cette simulation un bombardier stratégique doté d’un laser défensif à haute puissance qui a été engagé dans des scénarios présentés comme allant au-delà des fonctions traditionnelles de frappe à grande distance.
En plus d’utiliser son laser dans des frappes d’interdiction, l’appareil a également lancé – toujours virtuellement – des missiles de croisière pressurisés permettant d’infiltrer des membres des forces spéciales.
Egalement doté de missiles anti-radiation et de leurres autonomes, l’appareil a été capable (virtuellement...) d’effectuer ses différentes missions tout en rendant inopérantes les défenses adverses. Relevant du pur domaine conceptuel, l’appareil en question met toutefois en exergue un certain nombre de questionnement quant au futur des forces aériennes.
Premièrement, sur la validité de la furtivité, peu mise en évidence durant l’ACE. Deuxièmement, sur la diversification des armes emportées, qui ne se limiteraient plus aux seules bombes ou missiles de croisières. Troisièmement, sur la fonction des bombardiers dans le cas d’opérations de frappe.
Agissant tout aussi bien dans des missions de Close Air Support que de frappes stratégiques (une évolution déjà notable lors des opérations menées en Afghanistan en 2001), il est également perçu comme une véritable base de projection de puissance – y compris par l’emport de forces spéciales – capable également de protéger des appareils de combat plus léger, de servir de nœud de communication à l’ensemble des forces projetées sur un théâtre.
En plus d’utiliser son laser dans des frappes d’interdiction, l’appareil a également lancé – toujours virtuellement – des missiles de croisière pressurisés permettant d’infiltrer des membres des forces spéciales.
Egalement doté de missiles anti-radiation et de leurres autonomes, l’appareil a été capable (virtuellement...) d’effectuer ses différentes missions tout en rendant inopérantes les défenses adverses. Relevant du pur domaine conceptuel, l’appareil en question met toutefois en exergue un certain nombre de questionnement quant au futur des forces aériennes.
Premièrement, sur la validité de la furtivité, peu mise en évidence durant l’ACE. Deuxièmement, sur la diversification des armes emportées, qui ne se limiteraient plus aux seules bombes ou missiles de croisières. Troisièmement, sur la fonction des bombardiers dans le cas d’opérations de frappe.
Agissant tout aussi bien dans des missions de Close Air Support que de frappes stratégiques (une évolution déjà notable lors des opérations menées en Afghanistan en 2001), il est également perçu comme une véritable base de projection de puissance – y compris par l’emport de forces spéciales – capable également de protéger des appareils de combat plus léger, de servir de nœud de communication à l’ensemble des forces projetées sur un théâtre.
mardi 18 décembre 2007
De la décadence du journalisme
Vous n'avez pas pu y échapper hier, le Président a une nouvelle petite amie. Certes, grand bien lui fasse, on a toujours besoin d'être soutenu lorsque l'on porte de telles responsabilités.
Mais, entre-nous, le bruit médiatique de cette affaire (il s'agit bien de "bruit" et non d'information, par essence utile) ne signe-t'il pas la décadence d'un journalisme obsédé par les tirages, le compassionnel et le sensationnalisme ? Le glissement vers la culture du scoop et, ultimement, de la forme sur le fond n'est-il pas le signe d'une dégénérescence profonde, ontologique, de mes confrères journalistes (j'ai moi aussi, une carte de presse même si je me définis d'abord comme chercheur) ?
Certes, journaux et émissions se poseront la question de savoir si l'on n'en fait pas trop. Ca en est presque obscène tellement la ficelle est grosse. Jusqu'à preuve du contraire, ce sont les rédactions qui définissent quelles thématiques sont abordées. Si elles choisissent de les traiter, qu'elles aillent au bout. Si ça leur pose un problème en terme d'absence de fond, qu'elles mènent leurs débats en interne et qu'elles ne perdent pas de précieuses pages ou un précieux temps d'antenne à nous faire part - assez hypocritement - de leurs états d'âmes sur des thématiques qu'elles ont choisi d'aborder.
Essayez, après ça, de dire que vous vous battez pour la qualité de l'information et posez-vous la question de savoir si une rédaction, de nos jours, passerais encore en première page le "J'accuse" d'un hypothétique nouveau Zola. Que le président se mette en scène ne change rien à la donne : peut-on faire confiance à une presse qui défend des confrères travaillant dans des conditions autrement plus dures, sous la férule d'un pouvoir pas très sympathique, lorsque l'on tombe soi-même dans le panneau des stratégies de communication ?
J'ai donc fini ma journée de travail en regardant Al Jazeera en anglais. C'était sanglant - un reportage extrêmement bien fait sur la Somalie, par un journaliste somalien avec un accent à couper au couteau - et critique. Tout le monde y est passé sans complaisance. Le sujet suivant était consacré à la question palestinienne. Là aussi, tout le monde en a pris pour son grade. C'était blindé de chiffres, de graphiques, de commentaires d'universitaires et de politique.
Vous voulez que je vous dise ? C'était jouissif.
Mais, entre-nous, le bruit médiatique de cette affaire (il s'agit bien de "bruit" et non d'information, par essence utile) ne signe-t'il pas la décadence d'un journalisme obsédé par les tirages, le compassionnel et le sensationnalisme ? Le glissement vers la culture du scoop et, ultimement, de la forme sur le fond n'est-il pas le signe d'une dégénérescence profonde, ontologique, de mes confrères journalistes (j'ai moi aussi, une carte de presse même si je me définis d'abord comme chercheur) ?
Certes, journaux et émissions se poseront la question de savoir si l'on n'en fait pas trop. Ca en est presque obscène tellement la ficelle est grosse. Jusqu'à preuve du contraire, ce sont les rédactions qui définissent quelles thématiques sont abordées. Si elles choisissent de les traiter, qu'elles aillent au bout. Si ça leur pose un problème en terme d'absence de fond, qu'elles mènent leurs débats en interne et qu'elles ne perdent pas de précieuses pages ou un précieux temps d'antenne à nous faire part - assez hypocritement - de leurs états d'âmes sur des thématiques qu'elles ont choisi d'aborder.
Essayez, après ça, de dire que vous vous battez pour la qualité de l'information et posez-vous la question de savoir si une rédaction, de nos jours, passerais encore en première page le "J'accuse" d'un hypothétique nouveau Zola. Que le président se mette en scène ne change rien à la donne : peut-on faire confiance à une presse qui défend des confrères travaillant dans des conditions autrement plus dures, sous la férule d'un pouvoir pas très sympathique, lorsque l'on tombe soi-même dans le panneau des stratégies de communication ?
J'ai donc fini ma journée de travail en regardant Al Jazeera en anglais. C'était sanglant - un reportage extrêmement bien fait sur la Somalie, par un journaliste somalien avec un accent à couper au couteau - et critique. Tout le monde y est passé sans complaisance. Le sujet suivant était consacré à la question palestinienne. Là aussi, tout le monde en a pris pour son grade. C'était blindé de chiffres, de graphiques, de commentaires d'universitaires et de politique.
Vous voulez que je vous dise ? C'était jouissif.
IOC de la défense antimissile japonaise
Au-delà de la mise en service des « destroyers » Kongo et Atago (Cf. la fiche technique que nous leur avions consacré mais aussi l'article de fond paru dans le DSI de septembre) et des deux commandes de missiles SM-3, le développement de la défense ABM japonaise vient de connaître une évolution notable avec le premier test en condition opérationnelle de cette combinaison.D’une valeur de 55 millions de dollars, ce test a permis au Kongo d’intercepter avec succès un missile de moyenne portée lancé depuis Kauai (Hawaii). Le bâtiment est ensuite retourné au Japon et, selon les autorités, va à présent participer activement à la protection de l'archipel.
lundi 17 décembre 2007
La minute publicitaire
Cette fois, vous êtes cerné. Vous n'avez plus le choix, il faut trouver des cadeaux de Noël sympas et, si possible, utiles sous peine d'être de corvée vaisselle le restant de l'année voire, pire, de vous faire reprocher le restant de vos jours la splendide lampe de bureau imitation tôle ondulée pour sous-marin soviétique ou la boussole kirghize qui ne marche que lorsqu'une source radioactive est a proximité.
Palcez-vous du côté du camarade récipendaire opprimé que nous avons tous été : Après tout, il dispose peut-être encore de 10 pose-plats, de 25 gants décorés de broderies représentant des pingouins à jugulaire et permettant de sortir les plats du four. Pire, on lui a peut-être offert un magnifique nain de jardin en imitation porcelaine, évidemment made in China et qui semble ressembler à Gerhardt Schroeder.
La bonne idée (sourire pepsodent) ? Des abonnements à DSI et T&A, évidemment ! D'accord, je suis un commercial exécrable. Mais, plus sérieusement, l'abonnement est une option intéressante :
Pour un an de DSI en France métropolitaine, il ne vous en coûtera que 45 euros (étudiants, militaires, policiers sur présentation de vos documents) ou 50 euros (autres personnes). Pour deux ans, le tarif est respectivement de 85 et 95 euros. Pour 1100 pages (un an) ou 2200 (deux ans), vous avouerez que c'est difficile de faire mieux.
Pensez aussi aux abonnements "couplés" DSI/T&A ou DSI/Diplomatie. Toutes les offres sont disponibles sur www.areion.fr/boutique. L'intégrale de nos publications est aussi disponible, sur CD-Rom : tous les DSI d'une année sur un CD, pour 40 euros. Celui de 2007 ne devrait pas tarder à sortir.
Alors, on dit merci à qui ? ;o)
Palcez-vous du côté du camarade récipendaire opprimé que nous avons tous été : Après tout, il dispose peut-être encore de 10 pose-plats, de 25 gants décorés de broderies représentant des pingouins à jugulaire et permettant de sortir les plats du four. Pire, on lui a peut-être offert un magnifique nain de jardin en imitation porcelaine, évidemment made in China et qui semble ressembler à Gerhardt Schroeder.
La bonne idée (sourire pepsodent) ? Des abonnements à DSI et T&A, évidemment ! D'accord, je suis un commercial exécrable. Mais, plus sérieusement, l'abonnement est une option intéressante :
Pour un an de DSI en France métropolitaine, il ne vous en coûtera que 45 euros (étudiants, militaires, policiers sur présentation de vos documents) ou 50 euros (autres personnes). Pour deux ans, le tarif est respectivement de 85 et 95 euros. Pour 1100 pages (un an) ou 2200 (deux ans), vous avouerez que c'est difficile de faire mieux.
Pensez aussi aux abonnements "couplés" DSI/T&A ou DSI/Diplomatie. Toutes les offres sont disponibles sur www.areion.fr/boutique. L'intégrale de nos publications est aussi disponible, sur CD-Rom : tous les DSI d'une année sur un CD, pour 40 euros. Celui de 2007 ne devrait pas tarder à sortir.
Alors, on dit merci à qui ? ;o)
US Navy : quel dimensionnement ?
Dans la foulée de la nomination de l’amiral Roughead et sa présentation de la nouvelle stratégie américaine, l’amirauté US a rendu public trois scénarios futurs de structuration de ses forces devant servir d’alternative au plan de construction navale à 30 ans actuellement en cours de mise en œuvre. Les options présentées dans Three Futures, One Navy, A Portfolio Analysis, un document de 26 pages, peuvent être résumées comme suit :
Catégorie : Major combat operations Shaping force Balanced force
Porte-avions : 12 : 6 : 9
Amphibies à ponts continus 13 : 24 : 23
Amphibies 26 : 48 : 46
Croiseurs et destroyers 81 : 48 : 57
Corvettes 54 : 161 : 132
Sous-marins (SSN, SSGN et SSBN) 56 : 32 : 32
Auxiliaires 32 : 15 : 15
Patrouilleurs 0 : 200 : 160
Escadrons de guerre fluviale 0 : 30 : 20
Total 263 : 534 : 474
Bien que constituant un document de travail, Three Futures, One Navy, A Portfolio Analysis n’en met pas moins en évidence une série de tendances lourdes dans les conceptions américaines. Le renforcement des capacités amphibies et le maintien d’une attention forte portée aux opérations littorales est patent, de même que la tension vers la réduction de la flotte sous-marine… et de la sacro-sainte aéronavale, en particulier dès lors que les amphibies à pont continus sont susceptibles de recevoir des F-35.
Reste cependant que l’établissement de ces scénarios sont d’office biaisés, utilisant des unités comptables (un porte-avions à 5 milliards de dollars, des amphibies, des croiseurs et des destroyers à 1 milliard, des corvettes à 500 millions et des patrouilleurs à 100 millions) dont le coût semble déjà dépassé.
De sorte que plusieurs commentateurs ont indiqué que les scénarios proposés n’étaient pas réalistes, tandis que les Marines indiquaient qu’en dessous de 30 bâtiments amphibies, ils n’étaient pas en mesure de projeter deux brigades partout dans le monde. De fait, la question des coûts est devenue centrale, au point que des propositions ont été effectuées dans le sens d’une fusion des programmes Littoral Combat Ship (Navy) et National Security Cutter (Coast Guard).
Seul ennui : pour réinventer la frégate, les garde-côtes US se sont heurtés à une gestion déficiente du programme, des surcoûts majeurs, des délais importants et… des questionnements sur la qualité finale des bâtiments.
Catégorie : Major combat operations Shaping force Balanced force
Porte-avions : 12 : 6 : 9
Amphibies à ponts continus 13 : 24 : 23
Amphibies 26 : 48 : 46
Croiseurs et destroyers 81 : 48 : 57
Corvettes 54 : 161 : 132
Sous-marins (SSN, SSGN et SSBN) 56 : 32 : 32
Auxiliaires 32 : 15 : 15
Patrouilleurs 0 : 200 : 160
Escadrons de guerre fluviale 0 : 30 : 20
Total 263 : 534 : 474
Bien que constituant un document de travail, Three Futures, One Navy, A Portfolio Analysis n’en met pas moins en évidence une série de tendances lourdes dans les conceptions américaines. Le renforcement des capacités amphibies et le maintien d’une attention forte portée aux opérations littorales est patent, de même que la tension vers la réduction de la flotte sous-marine… et de la sacro-sainte aéronavale, en particulier dès lors que les amphibies à pont continus sont susceptibles de recevoir des F-35.
Reste cependant que l’établissement de ces scénarios sont d’office biaisés, utilisant des unités comptables (un porte-avions à 5 milliards de dollars, des amphibies, des croiseurs et des destroyers à 1 milliard, des corvettes à 500 millions et des patrouilleurs à 100 millions) dont le coût semble déjà dépassé.
De sorte que plusieurs commentateurs ont indiqué que les scénarios proposés n’étaient pas réalistes, tandis que les Marines indiquaient qu’en dessous de 30 bâtiments amphibies, ils n’étaient pas en mesure de projeter deux brigades partout dans le monde. De fait, la question des coûts est devenue centrale, au point que des propositions ont été effectuées dans le sens d’une fusion des programmes Littoral Combat Ship (Navy) et National Security Cutter (Coast Guard).
Seul ennui : pour réinventer la frégate, les garde-côtes US se sont heurtés à une gestion déficiente du programme, des surcoûts majeurs, des délais importants et… des questionnements sur la qualité finale des bâtiments.
vendredi 14 décembre 2007
A vos agendas !
Entrée libre dans la limite des places disponibles... d'où une inscription obligatoire à l'adresse suivante : manifestation.cesa@inet.air.defense.gouv.fr
jeudi 13 décembre 2007
Le T&A n°9 est paru !
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Technologie & Armement - n°10 - décembre 2007-janvier 2008
Editorial
News
Point de vue
« Traité de Lisbonne et PESD : le chemin sans surprise »
Entretien avec André Dumoulin, attaché à l’ERM (Bruxelles), chargé de cours adjoint à l’ULg, membre du RMES.
« Quelle disponibilité pour les appareils de l’armée de l’air ? »
Par Véronique Sartini,
Air
« Wedgetail : l’AWACS de poche à la conquète des marchés »
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
« Le système Brahmos : où frappera-t-il ? »
Par le professeur Vijav Sakhuja, chercheur invité à l’Institut des Études d’Asie du Sud-Est de Singapour
« F-117 : l’adieu au furtif »
Par Joseph Henrotin
« Le RS-24 : un nouveau cheval de bataille pour les forces stratégiques russes »
Par Joseph Henrotin
Terre
« MRAP : Quels véhicules pour quel usage? »
Par Jean-Jacques Mercier, expert en systèmes d’armes
« Chars chinois : la fin de la longue marche ? »
Par Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de défense
« Imaginer une NEB 2.0? »
Par Véronique Sartini
« MILIPOL 2007 : sous le signe de la haute technologie »
Par Stéphane Ferrard, journaliste spécialiste des questions de défense
« Obusiers légers de 155mm : tractés ou motorisés? »
Par Jean-Jacques Mercier
Mer
« Le développement des SLBM soviéto-russes »
Par Joseph Henrotin
« Les sous-marins nucléaires d’attaque britanniques »
Par Jean-Jacques Mercier
« Les LP-X Dokdo : pierres d’angle de la capacité amphibie de Séoul »
Par Joseph Henrotin et Philippe Langloit
Clear for take-off
Et voilà : 48 petites heures peuvent être le tournant d'une vie, mine de rien. Et, en l'occurrence, le fait d'avoir passé avec succès l'étape de la défense privée - et d'y avoir encore appris - et de filer droit vers la publique me donne presque... l'impression d'être en vacances malgré une fin de bouclage !
dimanche 9 décembre 2007
Anchors aweigh !
Cette fois-ci, nous y sommes. Une petite journée de travail ce lundi, histoire de peaufiner le DSI de janvier - qui contient quelques (bonnes) surprises - et je serai en route vers Paris. Un petit passage au CESA pour une conférence sur le coup de midi puis dégagement sur Bruxelles : même la RATP semble y avoir mis du sien et rien ne pourra m'empêcher (enfin, j'espère) de passer ma défense de thèse privée mardi à 18 heures, avant-dernière étape avant de me voir conférer le grade de docteur en science politique.
C'est un sentiment étonnant. J'ai passé une partie du week-end à revoir une série de points "sensibles" de la thèse - elles en contiennent toutes. Je suis dans un état d'esprit calme, quelque part entre Yoda (version Star Wars ou Andy Marshall, au choix) et le bouillonement intérieur assez typique d'un gars qui va devoir résumer 6 ans de travaux en 30 minutes : j'ai l'impression d'avoir lancé un "chkdsk" au MS-DOS de mon cerveau.
C'est aussi le sentiment assez particulier d'arriver à un tournant de ma vie. Lorsque j'ai repris les études en 2001 - un peu avant le 11 septembre, d'ailleurs - j'avais fait un pari audacieux : démissionner d'un travail bien rémunéré mais consommateur en temps pour me lancer dans une sorte d'ascèse intellectuelle qui sera plutôt féconde. Depuis 2002, je n'ai plus cessé d'écrire. Il y a eu des hauts et des bas. Attaquer une thèse sans financement en travaillant 8 heures par jours en intérim - avant d'arriver, il y a maintenant plus de 2 ans, à travailler full time sur mes chères questions stratégiques - exige pas mal de discipline. Pourtant, c'est assez amusant, je n'ai jamais cru que je n'y arriverais pas.
Sans doute était-ce parce que j'avais le feu sacré. Mais, plus encore, j'ai été soutenu - magnifiquement soutenu - par un tas de gens : de mon directeur de thèse à mes collègues, de mes ami(e)s - à commencer par la mystérieuse Louloutte - qui ont tout vu de l'intérieur (je me suis promis un jour d'écrire les mémoires de ces 6 dures mais formidables années) à ma famille, des gens croisés au hasard de mes périgrinations à un bon paquet d'auteurs de DSI, de gens jamais revu depuis une discussion dans un train ou un colloque à ceux avec qui j'essaie de maintenir une correspondance suivie.
A tout bien regarder, le titre leur reviendra à eux aussi en partie. D'où ce petit conseil sans prétention à celui ou celle qui veut se lancer dans une thèse touchant aux sciences sociales : l'argent n'est qu'un prétexte. S'il est préférable d'être financé, absolument rien, sur le fond, ne vous empêche de vous lancer. Bon, sur ce... reprise des posts mercredi... et anchors aweigh !
C'est un sentiment étonnant. J'ai passé une partie du week-end à revoir une série de points "sensibles" de la thèse - elles en contiennent toutes. Je suis dans un état d'esprit calme, quelque part entre Yoda (version Star Wars ou Andy Marshall, au choix) et le bouillonement intérieur assez typique d'un gars qui va devoir résumer 6 ans de travaux en 30 minutes : j'ai l'impression d'avoir lancé un "chkdsk" au MS-DOS de mon cerveau.
C'est aussi le sentiment assez particulier d'arriver à un tournant de ma vie. Lorsque j'ai repris les études en 2001 - un peu avant le 11 septembre, d'ailleurs - j'avais fait un pari audacieux : démissionner d'un travail bien rémunéré mais consommateur en temps pour me lancer dans une sorte d'ascèse intellectuelle qui sera plutôt féconde. Depuis 2002, je n'ai plus cessé d'écrire. Il y a eu des hauts et des bas. Attaquer une thèse sans financement en travaillant 8 heures par jours en intérim - avant d'arriver, il y a maintenant plus de 2 ans, à travailler full time sur mes chères questions stratégiques - exige pas mal de discipline. Pourtant, c'est assez amusant, je n'ai jamais cru que je n'y arriverais pas.
Sans doute était-ce parce que j'avais le feu sacré. Mais, plus encore, j'ai été soutenu - magnifiquement soutenu - par un tas de gens : de mon directeur de thèse à mes collègues, de mes ami(e)s - à commencer par la mystérieuse Louloutte - qui ont tout vu de l'intérieur (je me suis promis un jour d'écrire les mémoires de ces 6 dures mais formidables années) à ma famille, des gens croisés au hasard de mes périgrinations à un bon paquet d'auteurs de DSI, de gens jamais revu depuis une discussion dans un train ou un colloque à ceux avec qui j'essaie de maintenir une correspondance suivie.
A tout bien regarder, le titre leur reviendra à eux aussi en partie. D'où ce petit conseil sans prétention à celui ou celle qui veut se lancer dans une thèse touchant aux sciences sociales : l'argent n'est qu'un prétexte. S'il est préférable d'être financé, absolument rien, sur le fond, ne vous empêche de vous lancer. Bon, sur ce... reprise des posts mercredi... et anchors aweigh !
samedi 8 décembre 2007
Quelle guerre probable ?
Vincent DESPORTES. La guerre probable. Penser autrement. Economica, Coll. « Stratégies et doctrines ». Paris, 2007, 202 p.
Auteur combinant expérience, culture et liberté de l’esprit, Vincent Desportes propose au lecteur une synthèse remarquable des questionnements stratégiques faisant débat en proposant sa vision de la « guerre probable ».
Prenant acte des tendances de l’art de la guerre, l’auteur montre des conflits longs, éminemment complexes où le politique n’aura jamais été aussi présent, où la stabilisation sera la phase réellement décisive et qui, sans être « a-technologiques » ne se résoudront pas par le seul usage de notre supériorité matérielle.
En effet, traversant l’ouvrage, le principe du « contournement » montre avec sagesse que même un adversaire technologiquement avancé ne pourra plus nous confronter de façon idiote – c’est à dire frontale et en jouant avec nos propres règles – et que l’action « hors limite » va devenir la norme. Dans un tel contexte, V. Desportes montre que l’attention portée à la technologie est sans doute excessive, résolvant des problèmes déjà résolus.
L’auteur n’est pour autant certainement pas anti-technologique et prévient même : l’adversaire asymétrique pourra utiliser de plus en plus des technologies avancés, tandis que nos réseaux sont vulnérables, nous mettant à portée de victoire d’une puissance qui serait loin d’avoir l’étendue de nos moyens.
Mettant en garde contre la surprise stratégique – ajoutera-t-on, celle qui a fait perdre les guerres de 1870 et 1940 -, sa réflexion, étayée et brillement argumentée prend directement appui dans l’actualité stratégique et laisse des passages qui donneront bien du grain à moudre aux partisans d’une guerre par trop formatée par la technologie : enjoignant de ne pas confondre l’outil et la pratique, il invite le lecteur à une remise en question qui sera nécessairement dure mais qui ne pourra être que salvatrice.
De ce point de vue, l’ouvrage sera sans doute source de polémiques voire de mauvais procès. Ce qui tombe même plutôt bien : hors réflexion, point d’innovation. Et même s’il a ses petits défauts – une déconsidération parfois excessive de la puissance aérienne – cet ouvrage est tel que celui qui ne l’aura pas lu sera immanquablement en retard d’une guerre.
Auteur combinant expérience, culture et liberté de l’esprit, Vincent Desportes propose au lecteur une synthèse remarquable des questionnements stratégiques faisant débat en proposant sa vision de la « guerre probable ».
Prenant acte des tendances de l’art de la guerre, l’auteur montre des conflits longs, éminemment complexes où le politique n’aura jamais été aussi présent, où la stabilisation sera la phase réellement décisive et qui, sans être « a-technologiques » ne se résoudront pas par le seul usage de notre supériorité matérielle.
En effet, traversant l’ouvrage, le principe du « contournement » montre avec sagesse que même un adversaire technologiquement avancé ne pourra plus nous confronter de façon idiote – c’est à dire frontale et en jouant avec nos propres règles – et que l’action « hors limite » va devenir la norme. Dans un tel contexte, V. Desportes montre que l’attention portée à la technologie est sans doute excessive, résolvant des problèmes déjà résolus.
L’auteur n’est pour autant certainement pas anti-technologique et prévient même : l’adversaire asymétrique pourra utiliser de plus en plus des technologies avancés, tandis que nos réseaux sont vulnérables, nous mettant à portée de victoire d’une puissance qui serait loin d’avoir l’étendue de nos moyens.
Mettant en garde contre la surprise stratégique – ajoutera-t-on, celle qui a fait perdre les guerres de 1870 et 1940 -, sa réflexion, étayée et brillement argumentée prend directement appui dans l’actualité stratégique et laisse des passages qui donneront bien du grain à moudre aux partisans d’une guerre par trop formatée par la technologie : enjoignant de ne pas confondre l’outil et la pratique, il invite le lecteur à une remise en question qui sera nécessairement dure mais qui ne pourra être que salvatrice.
De ce point de vue, l’ouvrage sera sans doute source de polémiques voire de mauvais procès. Ce qui tombe même plutôt bien : hors réflexion, point d’innovation. Et même s’il a ses petits défauts – une déconsidération parfois excessive de la puissance aérienne – cet ouvrage est tel que celui qui ne l’aura pas lu sera immanquablement en retard d’une guerre.
vendredi 7 décembre 2007
Russie : le retour des patrouilles en Méditerranée
La Russie nourrit, historiquement, une tentation méditerranéenne, cherchant à pousser son influence vers les « mers chaudes ». Avec la montée en puissance des ambitions russes – dysphasique comparativement à celle de ses moyens – la marine retrouve ainsi des eaux qu’elle avait abandonnées, que ce soit par la modernisation de la base navale de Tartous (Syrie)que l'on avait évoqué dans DSI mais aussi par la reprise de ses patrouilles dans l’Atlantique et en Méditerranée, annoncée par le ministre russe de la défense, Anatoly Serdyukov.
Concrètement, si le niveau de préparation des forces navales russes ne permet pas d’envisager à court terme – ni même dans le moyen terme – la reprise de patrouilles permanentes, le mouvement n’en est pas moins significatif sur le plan politique :
- D’une part, parce qu’il permet de signifier clairement à l’OTAN que l’Europe peut être maritimement encerclée de toute part, rompant symboliquement le lien avec le continent américain. Dans le même temps, cette rupture signifie également le désenclavement de la flotte d’une mer Noire devenu, au fil des ans, un « lac de l’OTAN ».
- D’autre part, la déclaration a une valeur plus immédiate dans le contexte politique russe. Intervenant quasi-immédiatement après des élections russes ayant sacralisé la manoeuvre de V. Poutine – ne pas quitter le pouvoir suprême en (re-)devenant Premier ministre – la déclaration se situe en droite ligne de la politique, volontiers paranoïde, de renaissance de la puissance poursuivie par Moscou.
Concrètement, si le niveau de préparation des forces navales russes ne permet pas d’envisager à court terme – ni même dans le moyen terme – la reprise de patrouilles permanentes, le mouvement n’en est pas moins significatif sur le plan politique :
- D’une part, parce qu’il permet de signifier clairement à l’OTAN que l’Europe peut être maritimement encerclée de toute part, rompant symboliquement le lien avec le continent américain. Dans le même temps, cette rupture signifie également le désenclavement de la flotte d’une mer Noire devenu, au fil des ans, un « lac de l’OTAN ».
- D’autre part, la déclaration a une valeur plus immédiate dans le contexte politique russe. Intervenant quasi-immédiatement après des élections russes ayant sacralisé la manoeuvre de V. Poutine – ne pas quitter le pouvoir suprême en (re-)devenant Premier ministre – la déclaration se situe en droite ligne de la politique, volontiers paranoïde, de renaissance de la puissance poursuivie par Moscou.
mercredi 5 décembre 2007
Chercheurs, à vos plumes !
Le prix de stratégie maritime « Amiral Daveluy », récompense chaque année des travaux riches d’enseignements pour le présent et pour l’avenir, dans le domaine de la pensée navale, de l’histoire et de la stratégie maritime française ou européenne.Crée par le chef d’état-major de la Marine, il vise à encourager et promouvoir des travaux de recherche et de réflexion à caractère historique, politique, juridique, technique ou autres, propres à faire progresser les connaissances dans ce domaine. Il s’adresse aux étudiants et chercheurs français et européens.
Le prix peut comporter jusqu’à trois récompenses :- thèse de doctorat ou travail équivalent (5 000 euros) ;- mémoire de fin d’études supérieures (2 000 euros)- mention spéciale pour thèse ou mémoire (2 000 euros).La date limite de réception des travaux est fixée au 29 février 2008. La date d’attribution des prix est fixée au mois de juin 2008.
Documents demandés : deux copies des travaux en langue française, dont une sur support numérique. Une synthèse, sur support numérique, de 25 000 à 40 000 caractères pour une thèse, de 15 000 à 25 000 caractères pour un mémoire, susceptible de faire l’objet d’une édition au sein de la publication du Centre d’enseignement supérieur de la marine : le Bulletin d’étude de la Marine.
Contact : Enseigne de vaisseau Thibault RichardCentre d’enseignement supérieur de la MarineBP 08 – 00300 Armées
Tèl : 01 44 42 56 72 – Fax : 01 44 42 82 06
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Noël approche : quelques idées de lectures (4)
Hervé Coutau-Bégarie. L’océan globalisé. Géopolitique des mers au XXIe siècle. Economica, Coll. « Bibliothèque stratégique ». Paris, 2007, 316p.En plus d’être l’un des meilleurs théoriciens de la stratégie, Hervé Coutau-Bégarie est sans aucun doute le navaliste français contemporain le plus productif et le plus brillant. Après une Evolution de la pensée navale en 8 tomes qu’il a dirigé, il nous le prouve une fois de plus en publiant ce premier ouvrage d’une série qui devrait en compter trois et qui cherche à dresser la carte de la puissance navale contemporaine.
La tâche, on le comprendra, est utile, nécessaire et urgente, tant la stratégie navale n’a guère bénéficié ces dernières années du regain de théorisation qu’aura connu la stratégie terrestre ou la stratégie aérienne. Aussi, après un cadrage de la question sous un angle maritime – incluant donc la question du transport, des ressources et de la construction navale – l’auteur examine la « nouvelle stratégie maritime, proposant une grille de classification des marines de même que des réflexions sur l’évolution des missions ou encore des moyens.
Dans une seconde partie, il examine des « matériaux pour une géostratégie des mers au XXIe siècle » qui lui font examiner l’application à la marine US de la Transformation ; la notion de sauvegarde maritime ; un état de l’art très complet sur la question du porte-avions ; le pilier naval de la défense européenne et, enfin, l’industrie navale militaire européenne (de façon d’ailleurs très complète).
La tâche que s’est assigné Hervé Coutau-Bégarie est, on le comprendra, immense. Mais il l’accomplit parfaitement et dans un style d’écriture à la fois nuancé et clair. Au passage, il démontre toute la nécessité d’une théorisation, trop souvent négligée, de la stratégie navale : à bien des égards, beaucoup trop peu à été dit sur cette question et le mérite de l’auteur, à cet égard, est d’ouvrir des voies de réflexions plus que jamais nécessaires.
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Des F-16 en opération antimissiles
Qu’est-ce qui est nettement moins cher qu’un laser aéroporté sur B-747, qui vole déjà, est déjà amorti et peut détruire des missiles balistiques engagés dans leur boost phase, soit les 2-3 minutes suivant leur décollage ?
Des F-16.
Les Etats-Unis ont testé un nouveau concept, le Net-Centric Airborne Defense Element (NCDE), en engageant 2 missiles AIM-9X Sidewinder contre une fusée de recherche Orion sur le site de White Sands.
A terme, des AIM-120 modifiés pourront également être utilisés, de sorte qu'un F-16 se situant dans un rayon de 160 km d'une zone de lancement sera capable d'engager une cible. Notons que fusée Orion a des caractéristiques de masse, de taille et d'impulsion au décollage similaires aux LCR et aux SRBM.
Des F-16.
Les Etats-Unis ont testé un nouveau concept, le Net-Centric Airborne Defense Element (NCDE), en engageant 2 missiles AIM-9X Sidewinder contre une fusée de recherche Orion sur le site de White Sands.
A terme, des AIM-120 modifiés pourront également être utilisés, de sorte qu'un F-16 se situant dans un rayon de 160 km d'une zone de lancement sera capable d'engager une cible. Notons que fusée Orion a des caractéristiques de masse, de taille et d'impulsion au décollage similaires aux LCR et aux SRBM.
mardi 4 décembre 2007
So, you say yout want F-35 in your air forces ?
La presse néerlandaise fait actuellement grand bruit autour des déboires subis par le développement du F-35, entraînant, dans la foulée, un nouveau débat au parlement. Selon les révélations du journaliste (et CEO de Bever Software) Johan Boeder, il apparaît, en fait, qu’au cours du 19ème vol de l’appareil, le 3 mai 2007, ce dernier a effectué un virage à 360° dû à une mauvaise conception de son système électrique et à des problèmes majeurs au niveau de ses actuateurs. L’appareil a alors effectué un atterrissage d’urgence à 350 km/h, certaines surface de contrôle étant inutilisables. Au final, les actuateurs devront être revus de fond en comble.
Depuis mai 2007, plus aucune date n’a été donnée pour le 20ème vol de l’appareil. Pire pour la suite du programme, le système de production électrique du F-35C (la version navale) ne serait en mesure de produire que 65 % de la puissance requise. Du coup, la configuration du réacteur F-135 devra être revue, de sorte qu’il ne sera pas prêt avant fin 2009. Dans la même veine, un essai au sol d’un F-135 a abouti à l’explosion d’une partie du moteur pour cause de surchauffe.
Et la série noire de continuer : un officier d’une force aérienne européenne travaillant comme officier de liaison a indiqué que les retards dans le développement des logiciels permettant l’utilisation des armements sera tel que l’appareil ne pourra, au mieux, ne disposer de sa capacité multirôle qu’après 2015.
Au final, entre les surcoûts et les délais, Lockheed annonce que son financement pour le projet sera épuisé fin 2008, la firme proposant, afin de « rester dans les clous » budgétaires, de construire deux prototypes de moins que prévu et d’éliminer 800 des 5 000 heures de vol prévues par le programme. Soit une proposition qui n’est pas prête de rassurer des forces aériennes dont toute la puissance dans les 40 prochaines années devrait entièrement dépendre du nouvel appareil.
Depuis mai 2007, plus aucune date n’a été donnée pour le 20ème vol de l’appareil. Pire pour la suite du programme, le système de production électrique du F-35C (la version navale) ne serait en mesure de produire que 65 % de la puissance requise. Du coup, la configuration du réacteur F-135 devra être revue, de sorte qu’il ne sera pas prêt avant fin 2009. Dans la même veine, un essai au sol d’un F-135 a abouti à l’explosion d’une partie du moteur pour cause de surchauffe.
Et la série noire de continuer : un officier d’une force aérienne européenne travaillant comme officier de liaison a indiqué que les retards dans le développement des logiciels permettant l’utilisation des armements sera tel que l’appareil ne pourra, au mieux, ne disposer de sa capacité multirôle qu’après 2015.
Au final, entre les surcoûts et les délais, Lockheed annonce que son financement pour le projet sera épuisé fin 2008, la firme proposant, afin de « rester dans les clous » budgétaires, de construire deux prototypes de moins que prévu et d’éliminer 800 des 5 000 heures de vol prévues par le programme. Soit une proposition qui n’est pas prête de rassurer des forces aériennes dont toute la puissance dans les 40 prochaines années devrait entièrement dépendre du nouvel appareil.
lundi 3 décembre 2007
La Belgique réarme le Liban
Dans la foulée des opérations menées à Nahr el Bared contre le Fatah al Islam, l’armée libanaise s’est engagée dans un processus de réarmement en bonne et due forme.
Elle a ainsi accepté la proposition belge de vente de 40 chars Leopard-1A5BE et de 32 véhicules de combat d’infanterie YPR-765, pour un montant symbolique de 10 millions de dollars.
La transaction est toutefois suspendue à la formation d’un nouveau gouvernement fédéral en Belgique.
Elle a ainsi accepté la proposition belge de vente de 40 chars Leopard-1A5BE et de 32 véhicules de combat d’infanterie YPR-765, pour un montant symbolique de 10 millions de dollars.
La transaction est toutefois suspendue à la formation d’un nouveau gouvernement fédéral en Belgique.
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