Il semble que l'Elysée ait tranché en faveur d'un arbitrage à 8 frégates - 6 ASM, 2 AVT - afin de pouvoir s'offrir le 2ème PA.
Reste cependant que si aucun 2ème groupe embarqué n'est planifié et si aucun 2ème équipage mis en place, le PA2 risque fort, comme nous l'avions souligné, de rester par trop souvent à quai (alors qu'il aura pourtant un haut taux de disponibilité) et, dans cette hypothèse, d'affecter négativement la puissance de la marine.
L'affaire n'est donc pas encore tout à fait close...
vendredi 28 septembre 2007
Un petit hommage...
...Au Fouga Magister, entré en service à la FAé belge en 1960 et qui servait jusqu'à présent à permettre aux pilotes de garder leurs cerifications. Le dernier appareil belge devait effectuer un vol d'adieu hier mais un des compresseurs a laché. Comme quoi, on ne dis jamais vraiment adieu à un mythe...
Nota à la RTBF : je ne suis pas sûr qu'il était le dernier Fouga en activité dans le monde. Les Tzukit israéliens, si je ne m'abuse, sont toujours opérationnels. Certes lourdement modifiés, il restent quand même des "Demoiselles".
Nota à la RTBF : je ne suis pas sûr qu'il était le dernier Fouga en activité dans le monde. Les Tzukit israéliens, si je ne m'abuse, sont toujours opérationnels. Certes lourdement modifiés, il restent quand même des "Demoiselles".
Irak : 2,25 milliards de dollars d'achats
Destinés à l'équipement de 25 bataillons et comprenant :
- 980 M1151 High Mobility Multi-Purpose Wheeled Vehicles (HMMWV) and
- 123,544 M16A4 Rifles.
Non-MDE includes: - 890,000 12 Gauge 00 Buckshot - 5,800,000 9mm Ball - 100,000,000 M855 5.56 Ball - 20,000,000 5.56mm Tracer - 16,700,000 5.56mm Blank - 5,700,000 5.56mm 4 Ball/1 Tracer - 5,700,000 7.62mm 4 Ball/1 Tracer - 13,600,000 7.62mm Ball Long - 790,000 .50 Caliber 4 Ball/1 Tracer - 10,000 40mm HEDP Grenades - 32,000 60mm HE Mortar Rounds - 32,000 60mm Illumination Rounds - 5,000 81mm HE Mortar Rounds - 5,000 81mm Illumination Rounds - 7,000 Signal Flares - 7,300 Stun Grenades - 6,700 HC Smoke Grenades - 12,035 M4 Carbines
Also included are: - Upgrade and refurbishment of 32 additional UH-I HUEY helicopters to the UH-II configuration; - Armored Land Cruisers (189); - Armored Mercedes (10); - Light utility trucks (1,815); - Fire trucks (70); Fuel trucks (40); Septic truck (20); Water truck (45); Motorcycles (112); Sedans (1,425); 5 Ton Trucks (600); Medium Trucks (600); BTR 3E1 (336); 8 Ton Trucks (400); 12 Ton Trucks (400); 16-35 Ton Trucks (100); 35 Ton Trucks (20); Ambulances (122); - Bulldozers (33); Excavators (10); Wheeled Loader (20); Variable Reach Forklifts (10); 5Kw generators (447); - ILAV Route Clearing Vehicle (55); - Wrecker w/Boom (19); Fuel Pumps (34); 11 Passenger Bus (127); 24 Passenger Bus (207); 44 Passenger Bus (80); Contact Maintenance Trucks (105); - communication towers, troposcatter and Microwave radios, IDN, DPN, VSAT Operations and Maintenance, (1,518) VHF Wheeled Tactical and Base Station Radios, (4,800) VHF hand-held radios, (6,490) VHF man pack radios, - clothing and individual equipment, - standard and non-standard vehicle spare and repair parts, maintenance, support equipment, publications and documentation; personnel training and training equipment.
- 980 M1151 High Mobility Multi-Purpose Wheeled Vehicles (HMMWV) and
- 123,544 M16A4 Rifles.
Non-MDE includes: - 890,000 12 Gauge 00 Buckshot - 5,800,000 9mm Ball - 100,000,000 M855 5.56 Ball - 20,000,000 5.56mm Tracer - 16,700,000 5.56mm Blank - 5,700,000 5.56mm 4 Ball/1 Tracer - 5,700,000 7.62mm 4 Ball/1 Tracer - 13,600,000 7.62mm Ball Long - 790,000 .50 Caliber 4 Ball/1 Tracer - 10,000 40mm HEDP Grenades - 32,000 60mm HE Mortar Rounds - 32,000 60mm Illumination Rounds - 5,000 81mm HE Mortar Rounds - 5,000 81mm Illumination Rounds - 7,000 Signal Flares - 7,300 Stun Grenades - 6,700 HC Smoke Grenades - 12,035 M4 Carbines
Also included are: - Upgrade and refurbishment of 32 additional UH-I HUEY helicopters to the UH-II configuration; - Armored Land Cruisers (189); - Armored Mercedes (10); - Light utility trucks (1,815); - Fire trucks (70); Fuel trucks (40); Septic truck (20); Water truck (45); Motorcycles (112); Sedans (1,425); 5 Ton Trucks (600); Medium Trucks (600); BTR 3E1 (336); 8 Ton Trucks (400); 12 Ton Trucks (400); 16-35 Ton Trucks (100); 35 Ton Trucks (20); Ambulances (122); - Bulldozers (33); Excavators (10); Wheeled Loader (20); Variable Reach Forklifts (10); 5Kw generators (447); - ILAV Route Clearing Vehicle (55); - Wrecker w/Boom (19); Fuel Pumps (34); 11 Passenger Bus (127); 24 Passenger Bus (207); 44 Passenger Bus (80); Contact Maintenance Trucks (105); - communication towers, troposcatter and Microwave radios, IDN, DPN, VSAT Operations and Maintenance, (1,518) VHF Wheeled Tactical and Base Station Radios, (4,800) VHF hand-held radios, (6,490) VHF man pack radios, - clothing and individual equipment, - standard and non-standard vehicle spare and repair parts, maintenance, support equipment, publications and documentation; personnel training and training equipment.
Des Leopard pour le Portugal
Le Portugal a acheté d'occasion 37 chars Leopard aux Pays-Bas, un accord ayant été trouvé entre les ministres de la défense des deux pays. L'accord devrait être formellement conclu le mois prochain.
Le Portugal avait déjà acheté aux Pays-Bas deux frégates de classe M (elles entreront en service respectivement en 2008 et 2009) et 2 P-3C Orion, fin 2006.
Le Portugal avait déjà acheté aux Pays-Bas deux frégates de classe M (elles entreront en service respectivement en 2008 et 2009) et 2 P-3C Orion, fin 2006.
jeudi 27 septembre 2007
La LPF 2008 disséquée
Alors que la prochaine LPM est toujours en cours de gestation, on en sait nettement plus sur la prochaine LPF. Les matériels commandés en 2008 s'établissent comme suit :
Commandement et maîtrise de l’information
• 68 stations Syracuse 3
• Étape 4 du système de commandement et de contrôle des opérations aériennes (SCCOA)
• 31 systèmes d’information régimentaire (SIR)
• 501 postes radio de 4e génération (PR4G-VS4IP)
• 800 postes de travail du système d’information pour le commandement des forces (SICF V3)
Engagement et combat
• 2e porte-avions
• Réalisation du 1er SNA Barracuda
• Développement et premier lot de Futures torpilles lourdes (FTL)
• 8 avions Rafale (6 air et 2 marine)
• 36 chars AMX 10 RC rénovés
• 116 véhicules blindés de combat de l’infanterie (VBCI)
• 4 automoteurs à roues de 155 mm / 52 cal (Caesar)
• 5 045 fantassins à équipement et liaisons intégrés (Felin)
Projection-mobilité-soutien
• 22 hélicoptères NH90
• 4 rénovations d’hélicoptères Cougar
• Développement du porteur polyvalent terrestre (PPT)
Gendarmerie
• Commande de 92 futurs véhicules blindés de la gendarmerie (VBG)
• Poursuite du développement du système d’information départemental Athena lancé en 2007
Et le document d'ajouter que "La réalisation des commandes de matériels prévues en 2008 est subordonnée aux décisions qui découleront des travaux d’élaboration du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale et de la future loi de programmation militaire".
Tout le détail - chiffres divers et variés compris - de la LPF est disponible.
Commandement et maîtrise de l’information
• 68 stations Syracuse 3
• Étape 4 du système de commandement et de contrôle des opérations aériennes (SCCOA)
• 31 systèmes d’information régimentaire (SIR)
• 501 postes radio de 4e génération (PR4G-VS4IP)
• 800 postes de travail du système d’information pour le commandement des forces (SICF V3)
Engagement et combat
• 2e porte-avions
• Réalisation du 1er SNA Barracuda
• Développement et premier lot de Futures torpilles lourdes (FTL)
• 8 avions Rafale (6 air et 2 marine)
• 36 chars AMX 10 RC rénovés
• 116 véhicules blindés de combat de l’infanterie (VBCI)
• 4 automoteurs à roues de 155 mm / 52 cal (Caesar)
• 5 045 fantassins à équipement et liaisons intégrés (Felin)
Projection-mobilité-soutien
• 22 hélicoptères NH90
• 4 rénovations d’hélicoptères Cougar
• Développement du porteur polyvalent terrestre (PPT)
Gendarmerie
• Commande de 92 futurs véhicules blindés de la gendarmerie (VBG)
• Poursuite du développement du système d’information départemental Athena lancé en 2007
Et le document d'ajouter que "La réalisation des commandes de matériels prévues en 2008 est subordonnée aux décisions qui découleront des travaux d’élaboration du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale et de la future loi de programmation militaire".
Tout le détail - chiffres divers et variés compris - de la LPF est disponible.
Un cyber command pour l'USAF
L'affaire était dans le pipeline depuis un certaine temps et c'est désormais chose (presque) faite :
WASHINGTON --- The secretary of the Air Force announced the Air Force is officially standing up a provisional Cyberspace Command during his address at the Air Force 60th anniversary celebration Sept. 18 at the Pentagon. Secretary Michael W. Wynne said the provisional command, called AFCYBER (P), will be located at Barksdale Air Force Base, La. This is another step in the Air Force's move to develop an operational command for cyberspace. The size and location of the final major command has not been determined.
"While a number of basing locations for a permanent command staff are being considered and evaluated, no final decisions have been made," said Maj. Gen. Charles V. Ickes II, the special assistant to the deputy chief of staff for operations, plans and requirements. The Air Force will place a major general, yet to be named, in charge of the interim command. "While Lt. Gen. (Robert J. "Bob") Elder (the 8th Air Force commander) and 8th Air Force will continue to focus on day-to-day operations, the commander of AFCYBER (P) will prepare the way for the eventual standup of a full major command that will be responsible for organizing, training and equipping forces to conduct sustained global operations in and through cyberspace, fully integrated with air and space operations," General Ickes said.
Personnel will be temporarily attached to the provisional major command until a permanent command is activated, he said. General Ickes stressed that although the headquarters will be at Barksdale AFB, no unit moves are planned at this point. In December 2005, the Air Force mission statement was amended to include cyberspace as an operational domain along with air and space. In November 2006, the secretary announced 8th Air Force as the lead command for cyberspace.
WASHINGTON --- The secretary of the Air Force announced the Air Force is officially standing up a provisional Cyberspace Command during his address at the Air Force 60th anniversary celebration Sept. 18 at the Pentagon. Secretary Michael W. Wynne said the provisional command, called AFCYBER (P), will be located at Barksdale Air Force Base, La. This is another step in the Air Force's move to develop an operational command for cyberspace. The size and location of the final major command has not been determined.
"While a number of basing locations for a permanent command staff are being considered and evaluated, no final decisions have been made," said Maj. Gen. Charles V. Ickes II, the special assistant to the deputy chief of staff for operations, plans and requirements. The Air Force will place a major general, yet to be named, in charge of the interim command. "While Lt. Gen. (Robert J. "Bob") Elder (the 8th Air Force commander) and 8th Air Force will continue to focus on day-to-day operations, the commander of AFCYBER (P) will prepare the way for the eventual standup of a full major command that will be responsible for organizing, training and equipping forces to conduct sustained global operations in and through cyberspace, fully integrated with air and space operations," General Ickes said.
Personnel will be temporarily attached to the provisional major command until a permanent command is activated, he said. General Ickes stressed that although the headquarters will be at Barksdale AFB, no unit moves are planned at this point. In December 2005, the Air Force mission statement was amended to include cyberspace as an operational domain along with air and space. In November 2006, the secretary announced 8th Air Force as the lead command for cyberspace.
La Géorgie augmente ses dépenses militaires
...Et ce, de façon significative. Dans le contexte des tensions avec Moscou, le parlement géorgien a donné son accord à une augmentation de plus de 25% du budget militaire, le faisant passer à 723 millions de dollars, représentant 7,2% du PIB national. Plus tôt, Tbilissi avait autorisé une augmentation des effectifs de l'armée, cette dernière passant de 28 000 à 32 000.
Cette évolution est conçue, selon les officiels géorgiens, dans l'optique d'une accélération des efforts destinés à permettre à la Géorgie de rejoindre l'OTAN, tout en améliorant les capacités défensives de l'armée.
Cette évolution est conçue, selon les officiels géorgiens, dans l'optique d'une accélération des efforts destinés à permettre à la Géorgie de rejoindre l'OTAN, tout en améliorant les capacités défensives de l'armée.
mercredi 26 septembre 2007
Jane's n'est plus britannique
J'avoue que celle-là, je ne l'avais pas vue, jusqu'à ce que je passe sur Infoguerre, qui nous apprend que le groupe américain IHS a racheté le groupe de presse Jane's pour la coquette somme de 183,5 millions de dollars. Fondé en 1898, Jane's est toujours considéré comme une référence dans la presse de défense, nonobstant - je suis mauvaise langue mais on ne se refait pas - des tarifs astronomiques (345 dollars pour l'International Defence Review, 1 145 dollars pour l'accès online, tous deux sur une base annuelle) et, surtout, des informations parfois (soyons juste, tout de même) franchement douteuses.
Là où l'affaire devient intéressante, c'est que disposer de Jane's vous assure d'un formidable potentiel d'influence. Reste à savoir dans quelle mesure un certain nombre de journalistes que je connais et qui y travaillent se battront ou non pour leur indépendance de vue. Un seul mot à eux : courage.
Là où l'affaire devient intéressante, c'est que disposer de Jane's vous assure d'un formidable potentiel d'influence. Reste à savoir dans quelle mesure un certain nombre de journalistes que je connais et qui y travaillent se battront ou non pour leur indépendance de vue. Un seul mot à eux : courage.
Libellés :
Médias,
News en vrac,
Question de méthode,
Stratégie
mardi 25 septembre 2007
Technologie & Armement, partenaire de Shepard et de l'AOC
L’AOC (Association of Old Crows), qui réunit à l’échelle mondiale les industriels et les opérationnels actifs ou à la retraite en matière de guerre électronique et le groupe britannique Shephard organisent pour la première fois ensemble la conférence « Electronic Warfare 2008 », qui devrait se tenir les 14-16 mai à Interlaken (Suisse).
Cet événement devrait rassembler une cinquantaine d’exposants, et les organisateurs attendent près de 450 visiteurs, tous spécialisés sur le marché de la guerre électronique. Technologie & Armement sera partenaire de la conférence et en profitera pour proposer un dossier spécial sur les nouveautés, les concepts en matière de guerre électronique au moment du salon.
Cet événement devrait rassembler une cinquantaine d’exposants, et les organisateurs attendent près de 450 visiteurs, tous spécialisés sur le marché de la guerre électronique. Technologie & Armement sera partenaire de la conférence et en profitera pour proposer un dossier spécial sur les nouveautés, les concepts en matière de guerre électronique au moment du salon.
Libellés :
Armement,
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Stratégie
COIN - évolution de la doctrine de l'US Air Force
C’est en à peine quelques mois qu’une équipe réunie autour du général Peck, commandant l’Air Force Doctrine Development Education Center, a produit un nouveau document doctrinal portant sur l’emploi de l’arme aérienne en contre-insurrection. Le document démontre une inflexion majeure dans la pensée américaine et, par nombre d’aspect, son rapprochement des conceptions française.
D’emblée, la guerre irrégulière y est définie comme « un conflit violent entre des acteurs étatiques et non-étatiques pour la légitimité et l’influence au sein d’une population donnée ». Dans cette optique, le nouveau document dépasse la logique attritionnelle classique et d’indiquer que la légitimité et l’influence sont les principaux objectifs des opérations contre-insurrectionnelles.
Aussi, « la bataille des armes travaille en harmonie avec la bataille pour l’influence mais est surpassée par cette dernière ». Si cette approche constitue une extension des conceptions, maintenant solidement enracinées aux Etats-Unis, d’Effects-Based Operations (Cf. DSI n°27), elle constitue cependant une petite révolution dès lors que, dans l’acception américaine des EBO, les effets découlent de l’emploi des armes. Or, la nouvelle doctrine constate le rôle changeant de l’US Air Force dans les missions COIN.
Il sera « de plus petite échelle, indirect, un travail en coulisses où nous aidons des forces locales à être plus efficaces », autant de fonctions qualifiées de « non-cinétiques », aptes à aider à la prévention de l’émergence des conflits. Pour autant, la nouvelle doctrine ne dispense pas l’Air Force, selon le chef d’état-major Moseley, de pourvoir utiliser ses capacités cinétiques. Ainsi, « les adversaires que nous combattons ont des soldats à pieds, des camions, des véhicules, des RPG et des IED (…) mais ils n’ont pas la capacité de déplacer leurs forces rapidement de conduire des missions ISR comme nous le pouvons, d’offrir des effets cinétiques qui proviennent de nulle part de façon très précise ».
Et de rappeler que, pour autant, la force aérienne américaine devra toujours continuer à assumer ses missions traditionnelles. Et ce, malgré un nombre d’appareils en constante diminution…
D’emblée, la guerre irrégulière y est définie comme « un conflit violent entre des acteurs étatiques et non-étatiques pour la légitimité et l’influence au sein d’une population donnée ». Dans cette optique, le nouveau document dépasse la logique attritionnelle classique et d’indiquer que la légitimité et l’influence sont les principaux objectifs des opérations contre-insurrectionnelles.
Aussi, « la bataille des armes travaille en harmonie avec la bataille pour l’influence mais est surpassée par cette dernière ». Si cette approche constitue une extension des conceptions, maintenant solidement enracinées aux Etats-Unis, d’Effects-Based Operations (Cf. DSI n°27), elle constitue cependant une petite révolution dès lors que, dans l’acception américaine des EBO, les effets découlent de l’emploi des armes. Or, la nouvelle doctrine constate le rôle changeant de l’US Air Force dans les missions COIN.
Il sera « de plus petite échelle, indirect, un travail en coulisses où nous aidons des forces locales à être plus efficaces », autant de fonctions qualifiées de « non-cinétiques », aptes à aider à la prévention de l’émergence des conflits. Pour autant, la nouvelle doctrine ne dispense pas l’Air Force, selon le chef d’état-major Moseley, de pourvoir utiliser ses capacités cinétiques. Ainsi, « les adversaires que nous combattons ont des soldats à pieds, des camions, des véhicules, des RPG et des IED (…) mais ils n’ont pas la capacité de déplacer leurs forces rapidement de conduire des missions ISR comme nous le pouvons, d’offrir des effets cinétiques qui proviennent de nulle part de façon très précise ».
Et de rappeler que, pour autant, la force aérienne américaine devra toujours continuer à assumer ses missions traditionnelles. Et ce, malgré un nombre d’appareils en constante diminution…
samedi 22 septembre 2007
Du côté des lectures (6)
J'ai reçu avant-hier Introduction à la stratégie, de Vincent Desportes et Jean-François Phélizon, que j'ai d'ailleurs presque terminé. Encore un livre d'introduction ? Et bien non. On ne maîtrise jamais aussi mal une discipline que les fondements et les implications de ses élémentaires. Et les auteurs, en travaillant par un dialogue continu entre eux, on produit un ouvrage que quiconque s'intéresse à la stratégie devra avoir lu. Il y a beaucoup de choses à en dire, je me réserve pour une critique de lecture. En attendant, il ne devrait pas tarder à être disponible (il ne l'est pas encore sur Amazon).
jeudi 20 septembre 2007
Quel dimensionnement pour la Marine nationale ? (3)
Nous transmettons de temps à autre un article de T&A à notre partenaire ASD-Network, afin qu'il puisse le mettre gratuitement en ligne. En l'occurrence, il s'agit ici de l'article "Quel dimensionnement pour la Marine nationale ?", paru dans le Technologie & Armement d'août-septembre et dont il avait été question sur ce blog.
Il semble qu'il ait aussi suscité, avec les contributions de J-D. Merchet, un article sur Mer et Marine qui m'a été signalé par MB et dont la logique est implacable. Si ce n'est, toutefois, deux précisions qui s'imposent. La première se résume à un chiffre : 40 milliards, de déficit d'équipement s'entend. Or, si l'on conçoit parfaitement qu'une marine soit absolument stratégique - c'est même la thématique d'un ouvrage que je compte faire paraître l'an prochain - elle ne l'est pas plus que d'autres armées, l'air et la terre, s'entend. Chacune à son rôle et le fait est que le gouvernement ne semble pas disposé à augmenter de 43% le budget d'équipement des armées afin de satisfaire le Modèle 2015.
Ce qui m'amène à une deuxième précision : en tant que scientifique, un tel décalage entre besoins et budgets, entre désirs stratégiques et volonté politique (non pas qu'elle soit inexistante mais bien qu'elle n'aboutisse pas à augmenter les budgets) m'amène à me questionner sur la meilleure réalisation possible - avec ou sans 2ème PA - tenant compte des variables politiques desquelles le militaire ne peut en aucun cas être déconnecté. A cet égard, dessiner des scénarios fait partie de mon travail de scientifique - et tant qu'à faire, de journaliste spécialisé. Il s'ensuit que je ne me sens pas particulièrement visé comme producteur d'"intox" visant à satisfaire quelque dessein malfaisant à l'égard de la marine ou des industriels.
C'est même précisément ce pourquoi j'ai précisé qu'il s'agissait de scénarios. Qu'il me soit également permis d'indiquer que si je n'avais pas connaissance des réflexions de la Marine au moment de la rédaction de mes scénarios début juillet, les sources données par JD Merchet doivent sûrement exister. Je doute que les miennes soient identiques mais, début septembre, j'ai également eu connaissance de réflexions en ce sens dans la Marine. Je doute donc que l'on soit dans le registre de l'intox.
Il semble qu'il ait aussi suscité, avec les contributions de J-D. Merchet, un article sur Mer et Marine qui m'a été signalé par MB et dont la logique est implacable. Si ce n'est, toutefois, deux précisions qui s'imposent. La première se résume à un chiffre : 40 milliards, de déficit d'équipement s'entend. Or, si l'on conçoit parfaitement qu'une marine soit absolument stratégique - c'est même la thématique d'un ouvrage que je compte faire paraître l'an prochain - elle ne l'est pas plus que d'autres armées, l'air et la terre, s'entend. Chacune à son rôle et le fait est que le gouvernement ne semble pas disposé à augmenter de 43% le budget d'équipement des armées afin de satisfaire le Modèle 2015.
Ce qui m'amène à une deuxième précision : en tant que scientifique, un tel décalage entre besoins et budgets, entre désirs stratégiques et volonté politique (non pas qu'elle soit inexistante mais bien qu'elle n'aboutisse pas à augmenter les budgets) m'amène à me questionner sur la meilleure réalisation possible - avec ou sans 2ème PA - tenant compte des variables politiques desquelles le militaire ne peut en aucun cas être déconnecté. A cet égard, dessiner des scénarios fait partie de mon travail de scientifique - et tant qu'à faire, de journaliste spécialisé. Il s'ensuit que je ne me sens pas particulièrement visé comme producteur d'"intox" visant à satisfaire quelque dessein malfaisant à l'égard de la marine ou des industriels.
C'est même précisément ce pourquoi j'ai précisé qu'il s'agissait de scénarios. Qu'il me soit également permis d'indiquer que si je n'avais pas connaissance des réflexions de la Marine au moment de la rédaction de mes scénarios début juillet, les sources données par JD Merchet doivent sûrement exister. Je doute que les miennes soient identiques mais, début septembre, j'ai également eu connaissance de réflexions en ce sens dans la Marine. Je doute donc que l'on soit dans le registre de l'intox.
Cette fois, c'est la fin...
J'ai pensé à appeler ce post "chronique d'un fascisme émergent". Je n'en ai pas le coeur...
(Source : DH) : Des P.-V. pour les non-Flamands
(20/09/2007)
La police de Zaventem traumatise les non-néerlandophones de la commune
ZAVENTEM Mario, 11 ans, nettoyait, le 9 septembre, la voiture de ses parents à Woluwe-Saint-Étienne, située sur le territoire de Zaventem, quand deux agents de police néerlandophones lui ont signifié, en flamand, que la voiture, garée à moitié sur le trottoir, devait bouger. Le garçon, Italien d'origine, n'a pas compris. Il va à l'école européenne, comprend donc l'anglais, le français et l'italien... mais pas le néerlandais. Quelques secondes plus tard, il arrive en pleurant chez sa mère, qui va voir dehors ce qui se passe, passablement énervée que des agents de quartier se permettent d'effrayer son fils.
Mais Mme Grazioso, Italienne elle aussi, et par ailleurs employée comme son mari à la Commission européenne, ne comprend pas plus le flamand que son fils ou que son mari. "Nous n'en avons pas besoin et nous parlons dans notre maison la langue que nous voulons...", expliquent-ils logiquement.
Les deux policiers leur expliquent alors que s'ils ne bougent pas leur voiture dans les cinq minutes, ils ont une amende. Et leur demandent pourquoi, en 11 ans d'existence à Zaventem, ils n'ont jamais appris le néerlandais. "Si je vais en Italie, j'apprends l'italien", lance l'un d'entre eux. "Mais jamais on ne vous demandera d'apprendre le napolitain à Naples" , lui rétorque la dame. S'ensuit un débat linguistique qui n'est pas pour plaire à Mme Grazioso. Mais le mari calme la situation, bouge la voiture et les deux agents finissent par s'en aller, laissant là le couple sous le choc et leur petit garçon en pleurs.
Leur amende est arrivée hier, estimée entre 200 et 2.000 euros. La même est parvenue au voisin, qui lui aussi était mal parqué ce jour-là. Sauf que... la police détaille par écrit l'aventure au voisin, qualifiant Mme Grazioso d'hystérique. "Un comble, s'exclame-t-elle. Nous avons la certitude que ce P.-V. nous punit de notre faible niveau en néerlandais. C'est totalement aberrant. Nous sommes des ressortissants européens ! Et depuis, notre fils n'ose plus aller dehors, de peur de tomber à nouveau sur la police qui l'a traumatisé !"
(Source : DH) : Des P.-V. pour les non-Flamands
(20/09/2007)
La police de Zaventem traumatise les non-néerlandophones de la commune
ZAVENTEM Mario, 11 ans, nettoyait, le 9 septembre, la voiture de ses parents à Woluwe-Saint-Étienne, située sur le territoire de Zaventem, quand deux agents de police néerlandophones lui ont signifié, en flamand, que la voiture, garée à moitié sur le trottoir, devait bouger. Le garçon, Italien d'origine, n'a pas compris. Il va à l'école européenne, comprend donc l'anglais, le français et l'italien... mais pas le néerlandais. Quelques secondes plus tard, il arrive en pleurant chez sa mère, qui va voir dehors ce qui se passe, passablement énervée que des agents de quartier se permettent d'effrayer son fils.
Mais Mme Grazioso, Italienne elle aussi, et par ailleurs employée comme son mari à la Commission européenne, ne comprend pas plus le flamand que son fils ou que son mari. "Nous n'en avons pas besoin et nous parlons dans notre maison la langue que nous voulons...", expliquent-ils logiquement.
Les deux policiers leur expliquent alors que s'ils ne bougent pas leur voiture dans les cinq minutes, ils ont une amende. Et leur demandent pourquoi, en 11 ans d'existence à Zaventem, ils n'ont jamais appris le néerlandais. "Si je vais en Italie, j'apprends l'italien", lance l'un d'entre eux. "Mais jamais on ne vous demandera d'apprendre le napolitain à Naples" , lui rétorque la dame. S'ensuit un débat linguistique qui n'est pas pour plaire à Mme Grazioso. Mais le mari calme la situation, bouge la voiture et les deux agents finissent par s'en aller, laissant là le couple sous le choc et leur petit garçon en pleurs.
Leur amende est arrivée hier, estimée entre 200 et 2.000 euros. La même est parvenue au voisin, qui lui aussi était mal parqué ce jour-là. Sauf que... la police détaille par écrit l'aventure au voisin, qualifiant Mme Grazioso d'hystérique. "Un comble, s'exclame-t-elle. Nous avons la certitude que ce P.-V. nous punit de notre faible niveau en néerlandais. C'est totalement aberrant. Nous sommes des ressortissants européens ! Et depuis, notre fils n'ose plus aller dehors, de peur de tomber à nouveau sur la police qui l'a traumatisé !"
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Géopolitique,
Non-Etat(s),
Question de méthode,
Vu de l'intérieur
mercredi 19 septembre 2007
Iran - les résultats des frappes
Voilà, le papier écrit par le correspondant à Bruxelles de l'AFP est sorti. Vous pouvez le trouver ici. S'il est toujours un peu frustrant de voir ses idées ainsi compressées, le gros de l'interview passée hier s'y retrouve, à une petite nuance près : celle de la "wildcard" israélienne. En fait, il semble bien qu'il y ait une réelle prise de conscience du risque d'une action unilatérale israélienne (une question sur laquelle je m'étais déjà exprimé) au niveau des gouvernements européens et américains (à tel point que l'on peut se demander si la hausse de l'aide US à Israël pourrait bien ne pas être uniquement due au seul méga-contrat passé avec les Saoudiens).
Dans cette optique, plus la pression est mise sur Téhéran, moins grand est le risque d'une intervention israélienne et là est sans doute toute la finalité : garder le contrôle, même si on peut donner l'impression de le perdre. Le "jeu", certes, semble dangereux. Mais nos perceptions nous trahissent aussi. Parler de guerre n'est, en effet, rien comparé au fait de la faire. Ou de voir les autres en entamer une dont les conséquences ne peuvent être maîtrisées... parce que l'on est évincé du jeu.
Dans cette optique, plus la pression est mise sur Téhéran, moins grand est le risque d'une intervention israélienne et là est sans doute toute la finalité : garder le contrôle, même si on peut donner l'impression de le perdre. Le "jeu", certes, semble dangereux. Mais nos perceptions nous trahissent aussi. Parler de guerre n'est, en effet, rien comparé au fait de la faire. Ou de voir les autres en entamer une dont les conséquences ne peuvent être maîtrisées... parce que l'on est évincé du jeu.
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Le Foxhound repointe son nez
Après les questionnements sur la livraison de Mig-31 à la Syrie, on apprend que 10 des 50 Mig-31 Foxhound kazakh devraient connaître un processus de modernisation en profondeur. But de la manoeuvre, à en suivre certains analystes, à la fois disposer d'une capacité de supériorité aérienne rénovée mais aussi de la possibilité d'utiliser ces puissants appareils dans des missions de lancement de micro-fusées, à l'instar du tandem B-52/Pegasus.
Arabie saoudite : contrat signé
Des officiels saoudiens confirment bien la signature du contrat d'achat de 72 Eurofighter Typhoon, une transaction qui avait été remise en question par la justice britannique pour cause de corruption (cependant endémique dès lors que l'on parle de contrats d'armements vers le Golfe où il est normal non de "graisser la patte" mais bien de "faire des petits cadeaux"). Le "projet Salam" s'élève à 4,430 milliards de Livres Sterling.
mardi 18 septembre 2007
Interviews en pagaille
Il y a des jours comme ça. Ca a commencé avec l'AFP sur la question des déclarations de B. Kouchner sur l'Iran - l'occasion de recontextualiser un discours dont n'avait été extrait que la fin et ou, effectivement, la force est le regis ultima ratio - et d'examiner la faisabilité technique des frappes (et où le premier qui frappera pourrait ne pas être celui que l'on croit)... comme des ripostes possibles.
Ca a continué avec Blackwater pour BFM, sur la question de la place prise par la privatisation des fonctions de défense et des dérives qu'elle porte. Avec 10 minutes d'antenne, j'ai été assez royalement servi, avec l'occasion d'entrer en profondeur dans le sujet... Et ça s'est terminé par une interview pour le quotidien L'Echo, sur la même question, à paraître demain.
Et le boulot dans tout ça ? Et bien, disons juste que le DSI d'octobre est quasimment bouclé et que celui de novembre est en route. J'ai donc bien mérité un petit apéro accompagné d'une finition de chapitre sur la théorie du combat urbain ;o)
Ca a continué avec Blackwater pour BFM, sur la question de la place prise par la privatisation des fonctions de défense et des dérives qu'elle porte. Avec 10 minutes d'antenne, j'ai été assez royalement servi, avec l'occasion d'entrer en profondeur dans le sujet... Et ça s'est terminé par une interview pour le quotidien L'Echo, sur la même question, à paraître demain.
Et le boulot dans tout ça ? Et bien, disons juste que le DSI d'octobre est quasimment bouclé et que celui de novembre est en route. J'ai donc bien mérité un petit apéro accompagné d'une finition de chapitre sur la théorie du combat urbain ;o)
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lundi 17 septembre 2007
France : retour au classicisme diplomatique ?
En indiquant le 16 septembre qu’à l’égard de l’Iran, qu’il fallait « se préparer au pire » soit « à la guerre », le ministre français des affaires étrangères renouait – sur fond de mini-polémique quant à la dureté de propos – avec la conception classique de la diplomatie. En l’occurrence, ce « modèle classique » impose de se mettre en position de force avant la conduite d’une négociation. Aussi, si plusieurs observateurs interpréteront ce positionnement comme tel, il intervient également après la prise de position allemande, à l’époque de Gerhard Schröder, indiquant que toute option impliquant la force était écartée.
Sa déclaration avait alors été critiquée par une partie de la communauté des experts, indiquant que le chancelier allemand minait la crédibilité des pressions exercées ou planifiées à l’égard de Téhéran. Kouchner, de ce point de vue, pourrait avoir remis les Européens en piste, le ministre indiquant cependant dans la foulée de sa déclaration que la diplomatie restait « la meilleure option » et que « l’armée française n’est pas pour le moment associée à quoi que ce soit ni à aucune manoeuvre que ce soit ».
On se rappellera néanmoins que les dernières manœuvres Agapanthe, impliquant le porte-avions Charles de Gaulle, s’étaient déroulée dans le Golfe persique et qu’elle ont participé, non-officiellement bien sûr, d’une certaine pression sur Téhéran.
Dans le même temps, l’intervention du ministre des affaires étrangères se produit peu après une suite de déclarations portant sur le retour du Moyen Orient dans la logique diplomatico-militaire française. Après la visite en Irak du ministre des affaires étrangères et le discours aux ambassadeurs du Président de la République, le ministre français de la défense indiquait dans son discours de clôture des Universités d’été de la Défense que la région constituait la seconde priorité géographique de la France, après l’Europe.
Reste, toutefois, que le retour français sur la scène moyen-orientale se produit aussi dans un contexte de questionnements intra-européens alors que, justement, Paris entend mettre l’Europe en ordre de marche face à Téhéran. En effet, poursuivant sur sa lancée en faveur d’une Europe de la défense, la rencontre du 10 septembre entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel a notamment porté sur la coopération allemande à la dissuasion nucléaire française… et le Français d’essuyer un refus.
On le comprendra, le dossier iranien, en plus d’être un test pour la nouvelle posture diplomatique française, pourrait également en être un pour les efforts de Sarkozy en faveur d’une PESD mais aussi pour l’évolution future des relations franco-allemandes, pour une relation franco-américaine en pleine reconfiguration (sans toutefois que l’on ne puisse parler d’alignement sur Washington, ce qui semble très excessif) mais aussi pour un rapprochement avec la Grande-Bretagne qui semble absolument indispensable à toute PESD « remusclée ».
Sa déclaration avait alors été critiquée par une partie de la communauté des experts, indiquant que le chancelier allemand minait la crédibilité des pressions exercées ou planifiées à l’égard de Téhéran. Kouchner, de ce point de vue, pourrait avoir remis les Européens en piste, le ministre indiquant cependant dans la foulée de sa déclaration que la diplomatie restait « la meilleure option » et que « l’armée française n’est pas pour le moment associée à quoi que ce soit ni à aucune manoeuvre que ce soit ».
On se rappellera néanmoins que les dernières manœuvres Agapanthe, impliquant le porte-avions Charles de Gaulle, s’étaient déroulée dans le Golfe persique et qu’elle ont participé, non-officiellement bien sûr, d’une certaine pression sur Téhéran.
Dans le même temps, l’intervention du ministre des affaires étrangères se produit peu après une suite de déclarations portant sur le retour du Moyen Orient dans la logique diplomatico-militaire française. Après la visite en Irak du ministre des affaires étrangères et le discours aux ambassadeurs du Président de la République, le ministre français de la défense indiquait dans son discours de clôture des Universités d’été de la Défense que la région constituait la seconde priorité géographique de la France, après l’Europe.
Reste, toutefois, que le retour français sur la scène moyen-orientale se produit aussi dans un contexte de questionnements intra-européens alors que, justement, Paris entend mettre l’Europe en ordre de marche face à Téhéran. En effet, poursuivant sur sa lancée en faveur d’une Europe de la défense, la rencontre du 10 septembre entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel a notamment porté sur la coopération allemande à la dissuasion nucléaire française… et le Français d’essuyer un refus.
On le comprendra, le dossier iranien, en plus d’être un test pour la nouvelle posture diplomatique française, pourrait également en être un pour les efforts de Sarkozy en faveur d’une PESD mais aussi pour l’évolution future des relations franco-allemandes, pour une relation franco-américaine en pleine reconfiguration (sans toutefois que l’on ne puisse parler d’alignement sur Washington, ce qui semble très excessif) mais aussi pour un rapprochement avec la Grande-Bretagne qui semble absolument indispensable à toute PESD « remusclée ».
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Interview : "se préparer au pire"
Pour ceux qui sont en ligne et qui ont la possibilité d'écouter RMC, on m'a invité à m'exprimer sur la question des déclaration de B. Kouchner sur l'Iran ("se préparer au pire") d'ici 1020.
dimanche 16 septembre 2007
Une explosion des blogs francophones de défense ?
Depuis quelques temps se produit un phénomène pour le moins intéressant : l'explosion du nombre de blogs francophones touchant aux questions internationales et de défense. Certes, les centres de recherche avaient leurs sites web et seront suivi de forums de discussion comme Air-défense ou Géostratégique, pour ne citer que les plus interarmes, sans encore compter une série de sites variablement spécialisés comme - la liste n'est pas exhaustive - meretmarine, Red-stars ou Corlobe.
Mais les blogs sont apparus plus récemment. Honneur au (jeune) patriarche du mouvement, celui de Ludovic Monnerat remonte à fin 2004 et sera suivi du blog de la Revue Militaire Suisse qui, pour être la plus ancienne d'Europe, n'est pas la moins moderne. Et puis, plus rien (si ce n'est un frémissement canadien : celui d'un élève-officier et le blog du général de Richoufftz, malheureusement trop peu mis à jour). Jusqu'à juin-juillet 2007 où sont apparus le mien, Secret Défense puis deux autres. Celui de François Duran est plus axé "stratégie" et propose des réflexions avec lesquelles je ne suis pas toujours d'accord (par principe, je ne suis jamais toujours d'accord) qui méritent le coup d'oeil, l'auteur ayant la bonne idée de nourrir ses réflexions par une lecture qui semble assidue. "Petit dernier", le Military blog propose une série de réflexions tirées là aussi des lectures de l'auteur.
Le mouvement reste toutefois timide comparativement à ce qui se passe aux Etats-Unis. Dernièrement, je suis tombé sur l'Army of Dude, le blog pas très politiquement correct d'un Grunt américain engagé en Irak. David Axe, journaliste spécialisé et fréquemment engagé sur des théâtres, est également hautement recommandé. Si je ne vais pas en dresser la liste exhaustive ici, force est cependant de constater l'effrayante asymétrie entre francophones.
"Effrayante" dans la mesure où les blogs sont de bons indicateurs de la liberté d'expression existant dans un pays. Et si des Européens se sont offusqués de ce que le Pentagone donnait des recommandations aux "Milbloggers" engagés en Irak et en Afghanistan, force est de constater que l'autocensure peut régner beaucoup plus de notre côté de l'Atlantique que de l'autre... Question de culture ? De poids de la hiérarchie ? D'accès, pour les "opérationnels" au matériel (et à la bande passante) ? De peur du qu'en dira-t'on (un officier me confiait qu'un équivalent européen de Ralph Peters, autant écouté que critiqué à Washington, aurait toutes les chances de voir son plan de carrière sérieusement compromis pour cause de non-conformisme) ?
Mais les blogs sont apparus plus récemment. Honneur au (jeune) patriarche du mouvement, celui de Ludovic Monnerat remonte à fin 2004 et sera suivi du blog de la Revue Militaire Suisse qui, pour être la plus ancienne d'Europe, n'est pas la moins moderne. Et puis, plus rien (si ce n'est un frémissement canadien : celui d'un élève-officier et le blog du général de Richoufftz, malheureusement trop peu mis à jour). Jusqu'à juin-juillet 2007 où sont apparus le mien, Secret Défense puis deux autres. Celui de François Duran est plus axé "stratégie" et propose des réflexions avec lesquelles je ne suis pas toujours d'accord (par principe, je ne suis jamais toujours d'accord) qui méritent le coup d'oeil, l'auteur ayant la bonne idée de nourrir ses réflexions par une lecture qui semble assidue. "Petit dernier", le Military blog propose une série de réflexions tirées là aussi des lectures de l'auteur.
Le mouvement reste toutefois timide comparativement à ce qui se passe aux Etats-Unis. Dernièrement, je suis tombé sur l'Army of Dude, le blog pas très politiquement correct d'un Grunt américain engagé en Irak. David Axe, journaliste spécialisé et fréquemment engagé sur des théâtres, est également hautement recommandé. Si je ne vais pas en dresser la liste exhaustive ici, force est cependant de constater l'effrayante asymétrie entre francophones.
"Effrayante" dans la mesure où les blogs sont de bons indicateurs de la liberté d'expression existant dans un pays. Et si des Européens se sont offusqués de ce que le Pentagone donnait des recommandations aux "Milbloggers" engagés en Irak et en Afghanistan, force est de constater que l'autocensure peut régner beaucoup plus de notre côté de l'Atlantique que de l'autre... Question de culture ? De poids de la hiérarchie ? D'accès, pour les "opérationnels" au matériel (et à la bande passante) ? De peur du qu'en dira-t'on (un officier me confiait qu'un équivalent européen de Ralph Peters, autant écouté que critiqué à Washington, aurait toutes les chances de voir son plan de carrière sérieusement compromis pour cause de non-conformisme) ?
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