Si, si, c'est de l'art : vu au MoMA, ce huggable atomic mushroom (champignon atomique à serrer contre soi) qui m'a fait me tordre de rire. Pas loin du Leclerc en peluche ;o)
vendredi 14 août 2009
Back online... et prêt à foncer
Après quelques tours mémorables (filer à 45 miles sur l'Hudson, monter au sommet du Rockfeller Center, se faire le MoMA et le MET, faire un coucou aux canards du Capitole - les oies étaient devant le monument à Jefferson -, traverser le countryside en Acela, religieusement entrer dans l'Intrepid Museum et le Smithsonian Air & Space Museum) et une bonne centaine de km de marche à pieds dans les pattes, je reviens avec une nouvelle vision des States.
Le cerveau est évidemment saturé d'images et de sensations. Avoir fait sa thèse sur le rapport aux technologies des Américains et expérimenter in vivo vaut évidemment le coup, ne serait-ce que pour atomiser un certain nombre d'idées reçues sur les Etats-Unis. Et ce dans leur rapport à l'investissement public, au capitalisme, à la notion d'intégration ou encore au patriotisme.
Derrière le très apparent "tout au fric" d'un capitalisme pas si débridé que ça, chaque acte est action patriotique. Il est intéressant de voir à quel point les deux sont liés, particulièrement à NY, où presque tous les ouvriers de chantiers arborent de petits (ou de grands) autocollants montrant la "star spangleds banneer" sur leurs casques. C'est une culture extrêmement particulière : derrière le business, il y a aussi l'amour de la nation.
Pour autant, ce patriotisme est loin d'être exclusif/excluant. En posant la question à un chauffeur de taxi WASP, il me donne la réponse : ici, la géographie de l'origine (ou des racines) n'a pas vraiment d'importance, parce que le projet américain n'a pas de limites, aucune fin ne peut être atteinte, la Frontier est partout, que ce soit dans la fin de la construction d'un bâtiment (il y en aura d'autres...), la richesse personnelle, le savoir ou la liberté d'expression.
Tout WASP qu'il est, il reconnaît que la question de l'intégration ne se pose pas : si on immigre ici, c'est que l'on adhère profondément aux idéaux (et sans cesse palpables) fondant le pays. Dès lors, les annonces en anglais doublées en espagnol dans le métro (ou ailleurs), les femmes en sari ou en hidjab ne posent aucun problème ou sentiment de problème : ce n'est tout simplement pas à ce niveau que se pose la question de l'intégration au pays. Peut-être sa réponse aurait-elle été différente s'il avait été d'ailleurs, plus au nord. En tout état de cause, ça laisse songeur.
Dernière question à notre chauffeur de taxi dans sa gigantesque Lincoln : croit-il au déclin américain ? Il sourit tranquillement avant de répondre que quelque chose qui se renouvelle sans cesse ne peut décroître...
vendredi 31 juillet 2009
DSI Hors-Série n°7 : un peu à l'avance, le sommaire...

DSI Hors-Série n°7, août-septembre 2009
En kiosque dès le 13 août 2009
Editorial
Politique
Liens armée-nation, politique de la mémoire et anciens combattants : quelques défis
Entretien avec Hubert Falco, Secrétaire d’État à la Défense et aux Anciens combattants
La France et l’OTAN : quels impacts ?
Jean-Jacques Mercier
La France et la PESD : des réalisations en attente de concrétisation
Jean-Jacques Mercier
OPEX : la France sur tous les fronts
Stéphane Ferrard
Carte : les forces françaises de souveraineté et de présence
Frapper dans la profondeur : le maillon faible ?
Joseph Henrotin
Le meilleur des ambassadeurs : Marine nationale et diplomatie navale
Entretien avec Hervé Coutau-Bégarie, directeur des cours de stratégie au CID, président de l’ISC
Patrouille de France : place au rêve
Véronique Sartini
Organisation
Faire aussi bien avec moins ! L’armée de Terre rétrécit…
Jérôme Palmade
Tableau de bord : les forces opérationnelles terrestres
ALAT : Dax s’ouvre au privé…
Frédéric Lert
L’Espace : Paris reste en position défensive
Philippe Langloit
Que reste-t-il de la place de la Gendarmerie dans le monde de la défense ?
Entretien avec le général Roland Gilles, DGGN
RETEX
L’armée de l’Air dans les OPEX : quel retour d’expérience ?
Lieutenant-colonel Jérôme de Lespinois
Armée de l’Air : coup de chaud pour les guerriers de la guerre froide…
Frédéric Lert
Le commandement des opérations spéciales (COS). La traversé du désert ?
Stéphane Ferrard
Tableau de bord : opérations spéciales
Entraînement au combat en zone urbaine : le CENZUB à l’avant-plan
Stéphane Ferrard
Matériels
Les fantassins enthousiasmés par le VBCI
Jean-Louis Promé
Opérations sous-marines : vers le Barracuda
Entretien avec le capitaine de vaisseau Jérôme Sciard, commandant l’escadrille de SNA
La grande mutation des opérations amphibies
Joseph Henrotin
Les L-CAT
Jean-Jacques Mercier
Le transport aérien militaire français à un tournant historique
Entretien avec Alain Silvy, Général de division aérienne, sous-chef plans et programmes à l’EMAA
Armées : peut-on allier quantité et qualité ? Quelques réflexions sur la stratégie des moyens des forces
Jean-Jacques Mercier et Joseph Henrotin
Quelques vacances...
... bien méritées s'annoncent pour moi comme pour ce blog. Dès 1400, je sera officiellement en congé, ma prochaine mission consistant à réviser mon anglais américain.
Y'a pas à dire : même lorsque l'on est passionné par son job, faire la pause s'avère utile. La rentrée sera chargée : après le hors-série n°7 (sortie le 13 août), c'est au tour du DSI 51 (2 septembre) puis du DSI-T n°19 (15 septembre), du DSI 52 (2 octobre), du hors-série n°8 (mi-octobre) et ainsi de suite.
Sans compter quelques cours et conférences, l'un ou l'autre chapitre d'ouvrage (note à Grégory : si, si, c'est presque prêt ;o), l'Université d'Eté de la défense, la sortie de Seapower en octobre et, probablement, celle du petit suivant : L'ultime bouclier. La résilience dans l'anti-terrorisme est presque terminé. Il sera plus léger en termes de nombre de pages que les ouvrages précédents mais n'en sera pas moins costaud du point de vue du contenu.
But du jeu, alterner théorie et pratique, avec un examen de fond des politiques française et belge en la matière. Et il y a quelques perles, comme ce petit manuel "à destination des pères de familles" datant de 1932 et portant sur les réactions à adopter en cas d'attaque aérienne. De la pure résilience construite avec un niveau intellectuel assez élevé.
En bref, il y aura de l'action : j'ai passé il y a deux semaine le cap des 500 publications (soit quelque chose de plus de deux pages) et ce n'est pas prêt de s'arrêter ;o)
Y'a pas à dire : même lorsque l'on est passionné par son job, faire la pause s'avère utile. La rentrée sera chargée : après le hors-série n°7 (sortie le 13 août), c'est au tour du DSI 51 (2 septembre) puis du DSI-T n°19 (15 septembre), du DSI 52 (2 octobre), du hors-série n°8 (mi-octobre) et ainsi de suite.
Sans compter quelques cours et conférences, l'un ou l'autre chapitre d'ouvrage (note à Grégory : si, si, c'est presque prêt ;o), l'Université d'Eté de la défense, la sortie de Seapower en octobre et, probablement, celle du petit suivant : L'ultime bouclier. La résilience dans l'anti-terrorisme est presque terminé. Il sera plus léger en termes de nombre de pages que les ouvrages précédents mais n'en sera pas moins costaud du point de vue du contenu.
But du jeu, alterner théorie et pratique, avec un examen de fond des politiques française et belge en la matière. Et il y a quelques perles, comme ce petit manuel "à destination des pères de familles" datant de 1932 et portant sur les réactions à adopter en cas d'attaque aérienne. De la pure résilience construite avec un niveau intellectuel assez élevé.
En bref, il y aura de l'action : j'ai passé il y a deux semaine le cap des 500 publications (soit quelque chose de plus de deux pages) et ce n'est pas prêt de s'arrêter ;o)
mardi 28 juillet 2009
L'INS Arihant, premier SNLE indien, a été lancé
Le premier sous-marin à propulsion nucléaire indien, issu du programme ATV (Advanced Technology Vessel) a baptisé INS Arihant (littéralement « destructeur d’ennemis ») a été lancé le 26 juillet. On en sait désormais plus sur le navire, qui appartiendra à la catégorie des SNLE (Sous-marins Nucléaires Lanceurs d’Engins) plutôt qu’à celle des SNA (Sous-marins Nucléaires d’Attaque). D’un déplacement « de plus de 6 000 tonnes » pour une longueur de 112 m, le bâtiment est propulsé par un réacteur nucléaire d’une puissance de 85 MW.
Les officiels indiens ont par ailleurs souligné l’aide apportée par la Russie. L’Arihant aurait une profondeur d’immersion de 300 m et pourrait atteindre les 30 nœuds et serait armé d’un équipage d’une centaine d’hommes. Il sera équipé de 12 missiles K-15/Sagarika, dont la nature exacte n’avait jusqu’ici pas été connue. En réalité, il s’agira bien de missiles balistiques (et non de croisière) d’une portée de 700 à 750 km selon les sources.
Lancé en immersion, le missile bénéficie d’un guidage inertiel et serait équipé d’une charge, nucléaire ou conventionnelle, d’une masse d’une tonne. Il a été testé à six reprises dont une depuis un ponton immergé. Les missiles sont installés par groupes de 4 dans 4 conteneurs de lancement installés derrière le kiosque. Selon certaines sources, les conteneurs pourraient également accueillir des missiles antinavires/de frappe terrestre supersoniques Brahmos.
L’Arihant va maintenant entrer dans une phase d’essais en mer d’une durée estimée de 2 à 3 ans. Il pourrait être admis au service en 2011 et jusque 5 navires pourraient être construits. L’Inde doit également recevoir deux sous-marins nucléaires d’attaque de classe Akula II de la Russie.
Les officiels indiens ont par ailleurs souligné l’aide apportée par la Russie. L’Arihant aurait une profondeur d’immersion de 300 m et pourrait atteindre les 30 nœuds et serait armé d’un équipage d’une centaine d’hommes. Il sera équipé de 12 missiles K-15/Sagarika, dont la nature exacte n’avait jusqu’ici pas été connue. En réalité, il s’agira bien de missiles balistiques (et non de croisière) d’une portée de 700 à 750 km selon les sources.
Lancé en immersion, le missile bénéficie d’un guidage inertiel et serait équipé d’une charge, nucléaire ou conventionnelle, d’une masse d’une tonne. Il a été testé à six reprises dont une depuis un ponton immergé. Les missiles sont installés par groupes de 4 dans 4 conteneurs de lancement installés derrière le kiosque. Selon certaines sources, les conteneurs pourraient également accueillir des missiles antinavires/de frappe terrestre supersoniques Brahmos.
L’Arihant va maintenant entrer dans une phase d’essais en mer d’une durée estimée de 2 à 3 ans. Il pourrait être admis au service en 2011 et jusque 5 navires pourraient être construits. L’Inde doit également recevoir deux sous-marins nucléaires d’attaque de classe Akula II de la Russie.
lundi 27 juillet 2009
Armes nucléaires en Belgique : pourquoi Philippe Mahoux se trompe de cible
Paradoxalement, c'est par la presse japonaise que l'on a appris l'intention du sénateur Philippe Mahoux de déposer une proposition de loi portant sur la prohibition "de la fabrication, de la réparation, de l’exposition, de la vente, du transport et du dépôt sur le territoire belge des systèmes d’armement nucléaire".
La Belgique accueille à Kleine Brogel une vingtaine de bombes B-61 destinées à éventuellement être larguées par les F-16 qui y sont basés. Je ne reviendrai pas là-dessus, André Dumoulin ayant très largement (et très pertinemment) travaillé sur la question.
Par contre, le sénateur se trompe, sur plusieurs points :
- Premièrement, la question est éminement politique : l'implication de la Belgique dans le dispositif otanien relève d'accords secrets avec Washington - personne n'en connait donc la teneur exacte. Cependant, les "doubles clés" permettent également à Bruxelles d'avoir son mot à dire en matière d'utilisation potentielle de ces armes :
- Deuxièmement, révéler cette teneur pourrait ne pas être une bonne idée, d'autant plus que les réductions successives du budget de défense belge ont eu le don d'énerver nos partenaires de l'OTAN : si ces armes permettent à la Belgique d'être entendue à Washington, elles permettent aussi d'acheter "en nature" une partie de la sécurité de Bruxelles.
- Troisièmement, comme le montre bien J-P. Baulon, il existe une corrélation historique entre remise en question des éléments de la dissuasion (comme de la dissuasion elle-même) et focalisation sur les antimissiles. L'avènement de B. Obama et de son attitude plus méfiante à l'égard de ces systèmes, ne doit pas faire oublier la sociologie politique de Washington et le fait que les lobby pro-antimissiles y restent influents. Or, ces antimissiles sont également dans la ligne de mire des mouvements pacifistes auquel se rattache P. Mahoux.
- Quatrièmement, si l'intention du sénateur de favoriser la non-prolifération "en évitant de donner le mauvais exemple" est louable, force est aussi de constater que, depuis le milieu des années 1980, le nombre d'armes britanniques, françaises, américaines et russes n'a cessé de décroître. Il s'agissait également de réduire la tentation de la prolifération. Mais force est de constater que "l'exemple" donné n'a pas calmé les ardeurs prolifératoires des uns et des autres. Fondamentalement, on ne construit pas des armes nucléaires "pour imiter" les grandes puissances mais bien pour disposer d'un argument politique de poids.
- Cinquièmement, cet argument politique de poids intègre des stratégies dissuasives complexes mais bénéficiant d'une cohérence certaine. Alors que nous ne disposons toujours pas de garanties de la Russie en matière de déciblage des villes européennes - Moscou avait annoncé que les grandes villes européennes (dont, évidemment, Bruxelles) seraient à nouveau ciblées, l'an passé - est-il véritablement temps de "désarmer" ainsi et de se priver d'un élément élargissant considérablement notre liberté de manoeuvre politique ?
- Sixièmement, si le sénateur peut se targuer de succès en matière de lutte contre les armes "sales"(je ne connais toutefois que très peu d'armes propres), force est aussi de constater que les armes nucléaires ne relèvent évidemment pas de la logique d'emploi propres aux armes à sous-munitions ou aux mines antipersonnels... Le nucléaire, par son statut dissuasif et lorsqu'il est intégré à des doctrines telles que les nôtres, est fondamentalement une arme politique, de non-emploi en premier.
Vous l'aurez compris, je suis plutôt dubitatif quant à l'initiative de P. Mahoux - au demeurant une arlésienne du mouvement pacifiste belge dont sa vertu principale pourrait renvoyer au jeu politique interne post-élections régionales. Si je pense qu'il est nécessaire d'avoir de vrais débats sratégiques, je me demande quelle peut être la pertinence d'une telle sortie pour la stature internationale belge mais aussi pour la sécurité des Belges dans leur ensemble...
La Belgique accueille à Kleine Brogel une vingtaine de bombes B-61 destinées à éventuellement être larguées par les F-16 qui y sont basés. Je ne reviendrai pas là-dessus, André Dumoulin ayant très largement (et très pertinemment) travaillé sur la question.
Par contre, le sénateur se trompe, sur plusieurs points :
- Premièrement, la question est éminement politique : l'implication de la Belgique dans le dispositif otanien relève d'accords secrets avec Washington - personne n'en connait donc la teneur exacte. Cependant, les "doubles clés" permettent également à Bruxelles d'avoir son mot à dire en matière d'utilisation potentielle de ces armes :
- Deuxièmement, révéler cette teneur pourrait ne pas être une bonne idée, d'autant plus que les réductions successives du budget de défense belge ont eu le don d'énerver nos partenaires de l'OTAN : si ces armes permettent à la Belgique d'être entendue à Washington, elles permettent aussi d'acheter "en nature" une partie de la sécurité de Bruxelles.
- Troisièmement, comme le montre bien J-P. Baulon, il existe une corrélation historique entre remise en question des éléments de la dissuasion (comme de la dissuasion elle-même) et focalisation sur les antimissiles. L'avènement de B. Obama et de son attitude plus méfiante à l'égard de ces systèmes, ne doit pas faire oublier la sociologie politique de Washington et le fait que les lobby pro-antimissiles y restent influents. Or, ces antimissiles sont également dans la ligne de mire des mouvements pacifistes auquel se rattache P. Mahoux.
- Quatrièmement, si l'intention du sénateur de favoriser la non-prolifération "en évitant de donner le mauvais exemple" est louable, force est aussi de constater que, depuis le milieu des années 1980, le nombre d'armes britanniques, françaises, américaines et russes n'a cessé de décroître. Il s'agissait également de réduire la tentation de la prolifération. Mais force est de constater que "l'exemple" donné n'a pas calmé les ardeurs prolifératoires des uns et des autres. Fondamentalement, on ne construit pas des armes nucléaires "pour imiter" les grandes puissances mais bien pour disposer d'un argument politique de poids.
- Cinquièmement, cet argument politique de poids intègre des stratégies dissuasives complexes mais bénéficiant d'une cohérence certaine. Alors que nous ne disposons toujours pas de garanties de la Russie en matière de déciblage des villes européennes - Moscou avait annoncé que les grandes villes européennes (dont, évidemment, Bruxelles) seraient à nouveau ciblées, l'an passé - est-il véritablement temps de "désarmer" ainsi et de se priver d'un élément élargissant considérablement notre liberté de manoeuvre politique ?
- Sixièmement, si le sénateur peut se targuer de succès en matière de lutte contre les armes "sales"(je ne connais toutefois que très peu d'armes propres), force est aussi de constater que les armes nucléaires ne relèvent évidemment pas de la logique d'emploi propres aux armes à sous-munitions ou aux mines antipersonnels... Le nucléaire, par son statut dissuasif et lorsqu'il est intégré à des doctrines telles que les nôtres, est fondamentalement une arme politique, de non-emploi en premier.
Vous l'aurez compris, je suis plutôt dubitatif quant à l'initiative de P. Mahoux - au demeurant une arlésienne du mouvement pacifiste belge dont sa vertu principale pourrait renvoyer au jeu politique interne post-élections régionales. Si je pense qu'il est nécessaire d'avoir de vrais débats sratégiques, je me demande quelle peut être la pertinence d'une telle sortie pour la stature internationale belge mais aussi pour la sécurité des Belges dans leur ensemble...
vendredi 24 juillet 2009
DSI Hors-Série n°7 en preview
Et voilà, les derniers réglages sont en cours avant impression : le prochain DSI HS est prêt ! Pas mal de textes variés au programme, dont une interview du général Silvy sur la question de l'A400M des options alternatives et une autre d'Hervé Coutau-Bégarie sur la diplomatie navale. Bref, de quoi faire. Il sera disponible à la vente dès le 13/08.Antiterrorisme en Belgique : bonnes questions, mauvaise réponse
Le Soir d'hier a fait paraître des extraits du rapport du Comité R (de suivi et de contrôle des services de renseignement) à propos de l’alerte antiterroriste de décembre 2007-janvier 2008. Deux grandes catégories de critiques sont adressées aux services :
Le manque de coordination entre les services et le fait que l’OCAM (Organe de Coordination et d’Analyse de la Menace) et le Procureur fédéral n’aient pas joué leur rôle. Résultat, selon le rapport, des « différences parfois inexplicables en ce qui concerne les destinataires des évaluations de l'OCAM ». Pire encore : la police, le SGRS (renseignement militaire), le ministre de l’Intérieur et le centre de crise n’ont pas été informés correctement. La Sûreté de l’Etat n’aurait quant à elle pas transmit toutes ses informations. Côté coordination, on a fait mieux.
Conséquence annexe dudit cafouillage, la communication vers la population a été d’un brouillon extrême : les niveaux d’alerte n’étaient pas commentés ni argumentés, la menace elle-même est restée vague – en somme, de quoi faire perdre leur crédibilité aux institutions en charge de la sécurité. Allez ensuite faire comprendre pourquoi vous annulez feu d’artifices et nocturnes des marchés de noël
Je n’ai pas encore lu le rapport mais il me semble poser là de bien bonnes questions. Ce n’est pas la première fois que le rôle de l’OCAM est remis en question, malgré un renforcement de ses moyens : manifestement, le problème est méthodologique.
Mais la réponse aux questions pourrait bien être encore pire : le président de la commission sénatoriale du suivi du Comité R, Armand De Decker a précisé que « le projet déjà voté au Sénat afin de permettre à la Sûreté d'organiser elle aussi des écoutes téléphoniques va rééquilibrer les choses » (La Libre d'aujourd'hui) et dès lors « éviter ce que l'on a appelé des cafouillages entre le monde judiciaire et les services de renseignement qui dépendent eux du gouvernement ».
La méthode interpelle : on crée des hiérarchies parallèles au lieu de mettre à plat le système (ce que devait faire la création de l’OCAM). Surtout, si ces écoutes sont attendues depuis longtemps, elles ne répondent pas au problème de la communication : nouveau capteur ou pas, rien n’indique que les informations recueillies aboutiront effectivement dans les bonnes mains – soit le cœur du problème.
On ne répond pas, également, à la question de la communication de crise (toutefois abordée il y a peu de temps par le ministre de l'Intérieur avec un peu plus de pertinence que ça n'a pu être le cas). Décidément, nous sommes bien incapables d'apprendre des leçons...
Le manque de coordination entre les services et le fait que l’OCAM (Organe de Coordination et d’Analyse de la Menace) et le Procureur fédéral n’aient pas joué leur rôle. Résultat, selon le rapport, des « différences parfois inexplicables en ce qui concerne les destinataires des évaluations de l'OCAM ». Pire encore : la police, le SGRS (renseignement militaire), le ministre de l’Intérieur et le centre de crise n’ont pas été informés correctement. La Sûreté de l’Etat n’aurait quant à elle pas transmit toutes ses informations. Côté coordination, on a fait mieux.
Conséquence annexe dudit cafouillage, la communication vers la population a été d’un brouillon extrême : les niveaux d’alerte n’étaient pas commentés ni argumentés, la menace elle-même est restée vague – en somme, de quoi faire perdre leur crédibilité aux institutions en charge de la sécurité. Allez ensuite faire comprendre pourquoi vous annulez feu d’artifices et nocturnes des marchés de noël
Je n’ai pas encore lu le rapport mais il me semble poser là de bien bonnes questions. Ce n’est pas la première fois que le rôle de l’OCAM est remis en question, malgré un renforcement de ses moyens : manifestement, le problème est méthodologique.
Mais la réponse aux questions pourrait bien être encore pire : le président de la commission sénatoriale du suivi du Comité R, Armand De Decker a précisé que « le projet déjà voté au Sénat afin de permettre à la Sûreté d'organiser elle aussi des écoutes téléphoniques va rééquilibrer les choses » (La Libre d'aujourd'hui) et dès lors « éviter ce que l'on a appelé des cafouillages entre le monde judiciaire et les services de renseignement qui dépendent eux du gouvernement ».
La méthode interpelle : on crée des hiérarchies parallèles au lieu de mettre à plat le système (ce que devait faire la création de l’OCAM). Surtout, si ces écoutes sont attendues depuis longtemps, elles ne répondent pas au problème de la communication : nouveau capteur ou pas, rien n’indique que les informations recueillies aboutiront effectivement dans les bonnes mains – soit le cœur du problème.
On ne répond pas, également, à la question de la communication de crise (toutefois abordée il y a peu de temps par le ministre de l'Intérieur avec un peu plus de pertinence que ça n'a pu être le cas). Décidément, nous sommes bien incapables d'apprendre des leçons...
mercredi 22 juillet 2009
Défilé du 21 juillet : pas véritablement de nouveautés mais...
Le dernier défilé du 21 juillet a été l'occasion de quelques anniversaires : les 30 ans du F-16 qui ne s'est jamais aussi bien porté, les 175 ans de l'Ecole Royale Militaire ou les 40 ans du Marchetti. Outre la pomme de Tante Fabi, quelques nouveautés :
- Un Piranha IIIC doté de son canon téléopéré de 30 mm ;
- Un IIIC en version ambulance ;
- Un bon paquet de LMV, qui succèdent aux Iltis ;
- Les Segway de la Police... si, si. Ce n'était pas une blague : « dune buggy », policiers à vélo et Segway étaient en vedette. D'où une question à mourir de rire du commentateur : "ne pensez-vous pas que ça ne fait pas très sérieux ?" Réponse du policier commentateur pour l'occasion "...euh...".
On ne peut pas mieux dire.
Plus sérieusement, pas mal d'invités de marque en ce défilé : les 175 ans de l’ERM ont été l’occasion d’inviter quelques écoles militaires à défiler, dont St Cyr, en tête de file.
L’Europe de la Défense était aussi en action : l’officier français adjoint au commandant belge du Battlegroup dont Bruxelles va prendre le commandement était en tête de quelques éléments dudit BG. Avec son propre LMV belge orné d’un petit drapeau français.
Au final, la tendance à un accroissement du volume civil du défilé (Croix-Rouge, police, protection civile, pompiers) comparativement au militaire progresse. On peut s'en désoler mais cette présentation a néanmoins un atout : réaffirmer le rôle de l'Etat dans la sécurité de tous. Ce qui, à un niveau fédéral où se profile une nouvelle réforme de l'Etat, n'est pas sans significations...
- Un Piranha IIIC doté de son canon téléopéré de 30 mm ;
- Un IIIC en version ambulance ;
- Un bon paquet de LMV, qui succèdent aux Iltis ;
- Les Segway de la Police... si, si. Ce n'était pas une blague : « dune buggy », policiers à vélo et Segway étaient en vedette. D'où une question à mourir de rire du commentateur : "ne pensez-vous pas que ça ne fait pas très sérieux ?" Réponse du policier commentateur pour l'occasion "...euh...".
On ne peut pas mieux dire.
Plus sérieusement, pas mal d'invités de marque en ce défilé : les 175 ans de l’ERM ont été l’occasion d’inviter quelques écoles militaires à défiler, dont St Cyr, en tête de file.
L’Europe de la Défense était aussi en action : l’officier français adjoint au commandant belge du Battlegroup dont Bruxelles va prendre le commandement était en tête de quelques éléments dudit BG. Avec son propre LMV belge orné d’un petit drapeau français.
Au final, la tendance à un accroissement du volume civil du défilé (Croix-Rouge, police, protection civile, pompiers) comparativement au militaire progresse. On peut s'en désoler mais cette présentation a néanmoins un atout : réaffirmer le rôle de l'Etat dans la sécurité de tous. Ce qui, à un niveau fédéral où se profile une nouvelle réforme de l'Etat, n'est pas sans significations...
Comment une pomme devient un instrument de résilience
Un petit trait de résilience à la belge dans ce monde anxiogène : au cours du défilé militaire du 21 juillet, la Reine Fabiola, veuve du Roi Baudoin, était menacée depuis quelques temps, via des lettres anonymes, d’être abattue à l’arbalète.« Tante Fabi », comme on la surnomme affectueusement, exhibe ici une pomme (copyright 7sur7.be), en référence à Guillaume Tell. Derrière l’humour, la « manœuvre de résilience » est parfaite : d’un côté, l’acceptation de la menace (d’où un dispositif de sécurité renforcé couplé à une communication adéquate), de l’autre, la remise en perspective, voire la relativisation.
Pour simplifier et sortir de la théorie, on pourrait résumer ça par "quand tu veux, gamin. Non seulement je n'ai pas peur mais au surplus tu va comprendre pourquoi nos armes sont si réputées".
Je reviendrai prochainement sur la question : il est temps qu’elle soit explorée à fond et en français dans autre chose qu’un article de quelques pages. Mais, d’ores et déjà, cette pomme est un exemple idéal.
vendredi 17 juillet 2009
Nouvel échec du Bulava
Les nouvelles vont décidément vite en ce monde du 2.0 (Marc Hecker, interviewé pour le DSI 51 à propos de son excellent ouvrage War 2.0 ne me contredira certainement pas) : le SLBM russe Bulava a, une fois de plus, connu un échec.
L'occasion pour moi de donner quelques infos à l'AFP cette après-midi. Comme souvent, tout n'est pas repris (notamment la problématique de la navigation) mais vous pouvez en avoir un petit aperçu ici.
L'occasion pour moi de donner quelques infos à l'AFP cette après-midi. Comme souvent, tout n'est pas repris (notamment la problématique de la navigation) mais vous pouvez en avoir un petit aperçu ici.
mercredi 15 juillet 2009
Le F-22 : tout du fiasco ?
C’est une enquête du Washington Post qui le révèle, les passes d’armes parlementaires autour de la nécessité ou non de poursuivre le programme F-22 pourraient ne pas être liées qu’à son coût unitaire de 250 millions de dollars. L’appareil se révélerait terriblement fragile, au point que ceux déployés auraient une disponibilité de 55 % et connaîtrait une « panne critique » toutes les 1,7 heures.
Entre 2004 et 2008, le nombre d’heures de maintenance par heure de vol s’est accru de 20 à 34 heures, dont la moitié est consacrée à des réparations de sa « peau » furtive. Le séchage des enduits prendrait jusque 24 heures. En résulte un coût à l’heure de vol élevé : 49 808 dollars selon le Secrétaire à la défense, 44 209 selon l’US Air Force (valeur 2008).
L’appareil ne serait pas non plus totalement opérationnel : sur les 22 demandes-clés de l’Air Force, 2 étaient remplies en 2004 (il avait alors « 351 déficiences »), 5 en 2006 et 7 en 2008. Le F-22 reste, par ailleurs et en dépit de son coût comme de sa sophistication, le seul appareil de combat américain qui n’est pas doté de liaisons de données… exigeant un nouveau programme, de 8 milliards de dollars pour remédier à ce déficit.
Commentaire : très critiqué dans l'entourage de R. Gates mais soutenu par une partie des Congressmen, le Raptor n'a toujours pas été déployé en Afghanistan ou en Irak - des zones pour lesquelles il existe peu de besoins en matière de supériorité aérienne mais que l'Air Force a voulu, un temps, investir avec son nouvel appareil. Au final, la sortie du Post a une valeur certaine comme arme médiatique "anti-Raptor". Mais elle montre aussi les limites d'une guerre du "tout technologique" ou "le mieux" est bien souvent l'ennemi du "bien".
Entre 2004 et 2008, le nombre d’heures de maintenance par heure de vol s’est accru de 20 à 34 heures, dont la moitié est consacrée à des réparations de sa « peau » furtive. Le séchage des enduits prendrait jusque 24 heures. En résulte un coût à l’heure de vol élevé : 49 808 dollars selon le Secrétaire à la défense, 44 209 selon l’US Air Force (valeur 2008).
L’appareil ne serait pas non plus totalement opérationnel : sur les 22 demandes-clés de l’Air Force, 2 étaient remplies en 2004 (il avait alors « 351 déficiences »), 5 en 2006 et 7 en 2008. Le F-22 reste, par ailleurs et en dépit de son coût comme de sa sophistication, le seul appareil de combat américain qui n’est pas doté de liaisons de données… exigeant un nouveau programme, de 8 milliards de dollars pour remédier à ce déficit.
Commentaire : très critiqué dans l'entourage de R. Gates mais soutenu par une partie des Congressmen, le Raptor n'a toujours pas été déployé en Afghanistan ou en Irak - des zones pour lesquelles il existe peu de besoins en matière de supériorité aérienne mais que l'Air Force a voulu, un temps, investir avec son nouvel appareil. Au final, la sortie du Post a une valeur certaine comme arme médiatique "anti-Raptor". Mais elle montre aussi les limites d'une guerre du "tout technologique" ou "le mieux" est bien souvent l'ennemi du "bien".
mardi 14 juillet 2009
14 juillet radieux - bonne fête à toutes et à tous !
jeudi 9 juillet 2009
La petite précision du jour...
La rédaction est en plein rush sur le prochain DSI Hors Série - comme toujours à cette époque de l'année, en partenariat avec les Universités de la Défense - mais juste un petit mot sur le Stratégique (de l'ISC, cette fois-ci) spécial "guerres irrégulières" : pas mal de lecteurs potentiels aimeraient l'acheter. Il est maintenant disponible sur Amazon pour un prix qui me semble redoutablement abordable pour la masse d'analyses qu'il propose : à voir ici.
Bon, ben c'est pas tout ça, mais j'ai un petit 200 pages au feu ;o)
Bon, ben c'est pas tout ça, mais j'ai un petit 200 pages au feu ;o)
mercredi 8 juillet 2009
C'est les vacances : Carl se lache
Vacances obligent, Carl nous a laissé sa chronique, parue dans le n°50. Comme il convient de célébrer l'atteinte de cet objectif comme il faut, laissons-lui la parole ;o)
Si, si, ils sont toujours vivants !
Bon, allez. C’est presque les vacances : cette année, je vais me prélasser en mer jaune, histoire d’être aux premières loges si les marines nord et sud-coréennes veulent faire mumuse. Avec un petit pastis bien frais et mon casque aux couleurs de DSI (je n’aime pas les casquettes, ça protège mal contre les shrapnells), ça devrait le faire. Mais, précisément, comme c’est bientôt les vacances, c’est aussi l’heure d’un petit bilan. Après tout, et comme les lecteurs attentifs que vous êtes l’aurez remarqué, votre magazine favori en est à sa cinquantième édition. Ce qui n’est pas rien pour un magazine de défense : coulés par la pénurie des publicités dans les années 1990, les éminents prédécesseurs du DSI avaient laissé les Français orphelins d’un vrai mensuel interarmées. Et, résultat des courses, pour un magazine à qui certains prédisaient un échec cuisant après quatre ou cinq numéros, il s’en tire plutôt pas mal : au dernier comptage, 120 000 lecteurs sur les cinq continents. C’est aussi l’un des seuls magazines de défense européens en kiosque aux États-Unis – même Jane’s, trop souvent considéré comme une référence (1), ne le fait pas – de même que dans une bonne vingtaine d’autres pays. Belle performance pour la rédaction – au point que certains en son sein semblent s’être dédoublés, développant une certaine schizophrénie. Peut-être le résultat d’un régime alimentaire à base de caféine et de croquettes de crevettes – l’INRA mène actuellement l’enquête. Ce qui nous vaut quelques phrases d’anthologie et le développement d’un vocabulaire particulier. Vous aussi, amis lecteurs, apprenez à parler le DSI…
Le succès du magazine tient à une méthodologie avancée : « Que la guerre soit avec vous » (phrase rituelle de début de journée). « Qui veut des crasses ? » (i.e. « Qui veut des biscuits ? » – autre phrase rituelle, tout au long de la journée). « Ouh, y’a plein de chars à poil » (phrase de contentement devant un dossier de photos). « T’as le CDF de DSI 4579 ? » (« As-tu le programme du DSI du mois de mars 2254 ?). « T’as trois ventilos dans le schmoll ! » (« Trois photos d’hélicoptères sont sur le serveur. » – L’emploi du terme schmoll s’effectue généralement alors que 80 % des neurones d’un membre de la rédaction sont occupés.) « Savez-vous où je peux trouver un Leclerc en peluche, comme Carl ? » (l’un de nos fidèles lecteurs). Réponse : « Appelle le 118 Véronique » (hommage appuyé à la capacité de Véronique Sartini de trouver des coordonnées introuvables). Milieu de journée : « Ça craint sous le sapin » (« Ce n’est pas ce que je pensais. » ; traduction alternative : « Ce n’est pas un cadeau. ») « Ah ben non, c’est de la daube » (« Je comprends ce que tu dis, mais il me semble que ce sera inefficace. Peux-tu formuler une autre solution ? »). « Pépé est tout cassé » (phrase indiquant que le serveur d’échange de données – le FTP – ne répond plus). Début de fin de journée : « Chocolat ? » (phrase préventive, en cas de risque de crise de nerfs, en particulier chez Nathalie, notre secrétaire de rédaction-maquettiste). « Ça sent la souris qui vole » (premier signe audible d’une crise de nerfs).
DSI, c’est aussi des conceptions de pointe : « Bah, juste un petit 200 pages, tranquille, quoi » (signe de la joie de notre rédacteur en chef adjoint à l’idée de se lancer dans la rédaction d’un livre qui fera finalement 450 pages). « Je vais me détendre un peu, juste le temps de pondre un petit (article de) 4 pages » (sans commentaire). « Le post-structuralisme, c’est quand même bien » (sans commentaires non plus). « Si le LPT d’un ICBM diminue, sa PLS augmente » (toujours sans commentaires mais définitivement le signe que Joseph doit se reposer). Et, bien sûr, ce et parce que la rédaction aime les plaisirs simples… « Bière ! » (signe que la journée est terminée). Carl
Note
(1) Tuons d’ailleurs dans l’œuf un certain nombre de mythes. Jane’s est à l’indépendance d’opinion ce qu’un lance-pierre est à l’efficacité militaire : difficilement utile ; il est cher et présente moins d’infos que votre DSI. Il a de sérieux biais anti-Français et son influence dans les états-majors est souvent plus imaginée que réelle.
*
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Si, si, ils sont toujours vivants !
Bon, allez. C’est presque les vacances : cette année, je vais me prélasser en mer jaune, histoire d’être aux premières loges si les marines nord et sud-coréennes veulent faire mumuse. Avec un petit pastis bien frais et mon casque aux couleurs de DSI (je n’aime pas les casquettes, ça protège mal contre les shrapnells), ça devrait le faire. Mais, précisément, comme c’est bientôt les vacances, c’est aussi l’heure d’un petit bilan. Après tout, et comme les lecteurs attentifs que vous êtes l’aurez remarqué, votre magazine favori en est à sa cinquantième édition. Ce qui n’est pas rien pour un magazine de défense : coulés par la pénurie des publicités dans les années 1990, les éminents prédécesseurs du DSI avaient laissé les Français orphelins d’un vrai mensuel interarmées. Et, résultat des courses, pour un magazine à qui certains prédisaient un échec cuisant après quatre ou cinq numéros, il s’en tire plutôt pas mal : au dernier comptage, 120 000 lecteurs sur les cinq continents. C’est aussi l’un des seuls magazines de défense européens en kiosque aux États-Unis – même Jane’s, trop souvent considéré comme une référence (1), ne le fait pas – de même que dans une bonne vingtaine d’autres pays. Belle performance pour la rédaction – au point que certains en son sein semblent s’être dédoublés, développant une certaine schizophrénie. Peut-être le résultat d’un régime alimentaire à base de caféine et de croquettes de crevettes – l’INRA mène actuellement l’enquête. Ce qui nous vaut quelques phrases d’anthologie et le développement d’un vocabulaire particulier. Vous aussi, amis lecteurs, apprenez à parler le DSI…
Le succès du magazine tient à une méthodologie avancée : « Que la guerre soit avec vous » (phrase rituelle de début de journée). « Qui veut des crasses ? » (i.e. « Qui veut des biscuits ? » – autre phrase rituelle, tout au long de la journée). « Ouh, y’a plein de chars à poil » (phrase de contentement devant un dossier de photos). « T’as le CDF de DSI 4579 ? » (« As-tu le programme du DSI du mois de mars 2254 ?). « T’as trois ventilos dans le schmoll ! » (« Trois photos d’hélicoptères sont sur le serveur. » – L’emploi du terme schmoll s’effectue généralement alors que 80 % des neurones d’un membre de la rédaction sont occupés.) « Savez-vous où je peux trouver un Leclerc en peluche, comme Carl ? » (l’un de nos fidèles lecteurs). Réponse : « Appelle le 118 Véronique » (hommage appuyé à la capacité de Véronique Sartini de trouver des coordonnées introuvables). Milieu de journée : « Ça craint sous le sapin » (« Ce n’est pas ce que je pensais. » ; traduction alternative : « Ce n’est pas un cadeau. ») « Ah ben non, c’est de la daube » (« Je comprends ce que tu dis, mais il me semble que ce sera inefficace. Peux-tu formuler une autre solution ? »). « Pépé est tout cassé » (phrase indiquant que le serveur d’échange de données – le FTP – ne répond plus). Début de fin de journée : « Chocolat ? » (phrase préventive, en cas de risque de crise de nerfs, en particulier chez Nathalie, notre secrétaire de rédaction-maquettiste). « Ça sent la souris qui vole » (premier signe audible d’une crise de nerfs).
DSI, c’est aussi des conceptions de pointe : « Bah, juste un petit 200 pages, tranquille, quoi » (signe de la joie de notre rédacteur en chef adjoint à l’idée de se lancer dans la rédaction d’un livre qui fera finalement 450 pages). « Je vais me détendre un peu, juste le temps de pondre un petit (article de) 4 pages » (sans commentaire). « Le post-structuralisme, c’est quand même bien » (sans commentaires non plus). « Si le LPT d’un ICBM diminue, sa PLS augmente » (toujours sans commentaires mais définitivement le signe que Joseph doit se reposer). Et, bien sûr, ce et parce que la rédaction aime les plaisirs simples… « Bière ! » (signe que la journée est terminée). Carl
Note
(1) Tuons d’ailleurs dans l’œuf un certain nombre de mythes. Jane’s est à l’indépendance d’opinion ce qu’un lance-pierre est à l’efficacité militaire : difficilement utile ; il est cher et présente moins d’infos que votre DSI. Il a de sérieux biais anti-Français et son influence dans les états-majors est souvent plus imaginée que réelle.
DSI-T n°18 : le sommaire !
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Sommaire DSI-Technologies n°18, juillet-août 2009
Editorial
Tendances
Des hoplites aux drones… en passant par la ceinture. Essai d’application de la sociologie des sciences aux systèmes non habités évoluant dans la troisième dimension
Par Christophe Pajon, chercheur au Centre de recherche de l’armée de l’air (CReA/EOAA) et Grégory Boutherin, officier de l’armée de l’air (Centre de recherche de l’armée de l’air, CReA/EOAA).
Air
ALAT. Des chantiers pour attendre !
Par Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de défense
Grand dossier : Bourget 2009 : nouveautés et évolutions
Par Joseph Henrotin et Philippe Langloit, chargés de recherche au CAPRI
Hélicoptères Tigre, Caracal et Panther : des instruments pour l’action et la précision
Par Antoine Philippe, journaliste spécialiste des questions de défense
Predator C/Avenger : les MALE vont-ils tous passer à la réaction ?
Par Jean-Jacques Mercier, expert en systèmes d’armes
Kinetic Energy Interceptor : fin de partie ?
Par Georges-Henri Bricet des Vallons, expert en systèmes d’armes (IPSE)
Carte : Porte-avions, porte-aéronefs et navires amphibies dans le monde
Terre
Tous sous blindage, objectif d’état major ou simple réflexion ?
Par Stéphane Ferrard, journaliste spécialiste des questions de défense
Les Britanniques recyclent ! La nouvelle jeunesse du FV432
Par Jean-Jacques Mercier, spécialiste des systèmes d’armes
L’antichar dans le génie français d’aujourd’hui
Par Emmanuel Vivenot, journaliste spécialiste des questions de défense
La famille CV90, championne des IFV européens
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
Munitions de mortiers : le guidage, hors de portée ?
Par Philippe Langloit, chargé de recherche au CAPRI
Les C4I qui venaient du froid
Par Emmanuel Vivenot, journaliste spécialiste des questions de défense
VBL et VBR : les données techniques
Par Philippe Langloit, chargé de recherche au CAPRI
Mer
Piraterie maritime : l’inventaire des solutions. Deuxième partie : solutions opératives et tactiques
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
Le bâtiment école des officier de marine sur BPC. Un choix guidé par la raison
Par Véronique Sartini, journaliste spécialiste des questions de défense
Plan de relance et 3e BPC
Le point de vue de l’amiral Forissier, chef d’état-major de la marine
Marine iranienne : le vrai et le faux
Par Philippe Langloit, chargé de recherche au CAPRI
Tendances
Des hoplites aux drones… en passant par la ceinture. Essai d’application de la sociologie des sciences aux systèmes non habités évoluant dans la troisième dimension
Par Christophe Pajon, chercheur au Centre de recherche de l’armée de l’air (CReA/EOAA) et Grégory Boutherin, officier de l’armée de l’air (Centre de recherche de l’armée de l’air, CReA/EOAA).
Air
ALAT. Des chantiers pour attendre !
Par Jean-Louis Promé, journaliste spécialiste des questions de défense
Grand dossier : Bourget 2009 : nouveautés et évolutions
Par Joseph Henrotin et Philippe Langloit, chargés de recherche au CAPRI
Hélicoptères Tigre, Caracal et Panther : des instruments pour l’action et la précision
Par Antoine Philippe, journaliste spécialiste des questions de défense
Predator C/Avenger : les MALE vont-ils tous passer à la réaction ?
Par Jean-Jacques Mercier, expert en systèmes d’armes
Kinetic Energy Interceptor : fin de partie ?
Par Georges-Henri Bricet des Vallons, expert en systèmes d’armes (IPSE)
Carte : Porte-avions, porte-aéronefs et navires amphibies dans le monde
Terre
Tous sous blindage, objectif d’état major ou simple réflexion ?
Par Stéphane Ferrard, journaliste spécialiste des questions de défense
Les Britanniques recyclent ! La nouvelle jeunesse du FV432
Par Jean-Jacques Mercier, spécialiste des systèmes d’armes
L’antichar dans le génie français d’aujourd’hui
Par Emmanuel Vivenot, journaliste spécialiste des questions de défense
La famille CV90, championne des IFV européens
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
Munitions de mortiers : le guidage, hors de portée ?
Par Philippe Langloit, chargé de recherche au CAPRI
Les C4I qui venaient du froid
Par Emmanuel Vivenot, journaliste spécialiste des questions de défense
VBL et VBR : les données techniques
Par Philippe Langloit, chargé de recherche au CAPRI
Mer
Piraterie maritime : l’inventaire des solutions. Deuxième partie : solutions opératives et tactiques
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
Le bâtiment école des officier de marine sur BPC. Un choix guidé par la raison
Par Véronique Sartini, journaliste spécialiste des questions de défense
Plan de relance et 3e BPC
Le point de vue de l’amiral Forissier, chef d’état-major de la marine
Marine iranienne : le vrai et le faux
Par Philippe Langloit, chargé de recherche au CAPRI
mercredi 1 juillet 2009
Octobre sera naval
La stratégie navale, traditionnellement, est relativement peu traitée dans la littérature : l'histoire (y compris maritime), les relations internationales, la géopolitique irriguent certes les colonnes d'une revue comme la Naval War College Review mais, finalement, la place de la stratégie théorique y est assez mince.
C'est de ce constat que je suis parti, il y a environ 2 ans, pour me poser la question de savoir quels devaient être les fondamentaux de la question, et en quoi la littérature ouverte actuellement disponible fournissait des pistes de réponse. Le résultat de ces cogitations est un beau pavé de 414 pages qui sera, j'en ai eu confirmation tout à l'heure, disponible en octobre dans la collection "Bibliothèque stratégique" de l'ISC.
D'ici là, la table des matières est déjà disponible. L'ouvrage sortira en même temps que le deuxième volet de la trilogie que consacre Hervé Coutau-Bégarie à la stratégie maritime et qui traitera, en l'occurrence, de la diplomatie navale. Un octobre tèrs naval donc ;o)
C'est de ce constat que je suis parti, il y a environ 2 ans, pour me poser la question de savoir quels devaient être les fondamentaux de la question, et en quoi la littérature ouverte actuellement disponible fournissait des pistes de réponse. Le résultat de ces cogitations est un beau pavé de 414 pages qui sera, j'en ai eu confirmation tout à l'heure, disponible en octobre dans la collection "Bibliothèque stratégique" de l'ISC.
D'ici là, la table des matières est déjà disponible. L'ouvrage sortira en même temps que le deuxième volet de la trilogie que consacre Hervé Coutau-Bégarie à la stratégie maritime et qui traitera, en l'occurrence, de la diplomatie navale. Un octobre tèrs naval donc ;o)
mardi 30 juin 2009
DSI 50, juillet-août 2009, le sommaire
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Sommaire DSI 50 - juillet-août 2009
Comme traditionnellement, pas de DSI au mois d'août, vacances de l'équipe obligent. Par contre, le Hors Série suivant est en préparation. Let's roll ;o)
Editorial
Agenda et nominations
Contrats du mois
Veilles contre-terroristes
Veilles stratégiques
La chronique de Carl von C. : « Si, si, ils sont toujours vivants ! »
Sur le vif
Armes surdouées, armes perverses
Par le général (CR) Claude Le Borgne
Aux sources du terrorisme
Entretien avec Hélène L’Heuillet, maître de conférence en philosophie à l’université de Paris Sorbonne et psychanalyste, auteure de Aux sources du terrorisme. De la petite guerre aux attentats-suicides
Stratégie
La guerre au milieu des populations : solution ou idéologie ?
Par le général de division Vincent Desportes, Directeur du Collège Interarmées de Défense
Détruire l’adversaire ou gagner par compromis, quel but pour la guerre aujourd’hui ?
Par le chef de bataillon Pascal Ianni, stagiaire de la promotion « Maréchal Foch » du Collège Interarmées de Défense
D’Eratosthène à demain ou la question de la géographie moderne
Par Emmanuel Allain, stagiaire de la promotion « Maréchal Foch » au Collège Interarmées de Défense
Armées
La British Army au tournant des années 2010
Par Jean-Jacques Mercier, expert en systèmes d’armes, et Philippe Langloit, chargé de recherche au CAPRI
Les opérations terrestres britanniques en Afghanistan
Par Emmanuel Vivenot, journaliste spécialiste des questions de défense
Tableau de bord : la British Army
Par Philippe Langloit, chargé de recherche au CAPRI
Unités
Les commandos-marine. L’intelligence du geste et de la situation
Par Véronique Sartini, journaliste
Encadré : So British !
Encadré : Le commando ou détachement Arta de Djibouti
« En 2008, le taux moyen d’absence du port base pour les commandos-marine était compris entre 120 et 140 jours »
Entretien avec le contre-amiral Marin Gillier, commandant de la Force maritime des fusiliers marins et commandos (FORFUSCO).
Technologies
Mines, IED et EFP face aux forces occidentales
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
Du minage au déminage
Par Stéphane Ferrard, journaliste spécialiste des questions de défense
Fiches techniques
Sous-marin nucléaire d’attaque de type 688, classe Los Angeles/ Les Los Angeles dans la mythologie sous-marine US
BAE/Hagglünds BV206S/ De l’utilitaire au véhicule de combat : le marché des engins articulés
Kawasaki OH-1 Ninja/ La cavalerie aérienne de la JGSDF
Critiques de lecture
Armes. De l’antiquité à nos jours de Richard Holmes et alii
L’Amérique vulnérable ? (1946-1976) de Jean-Philippe Baulon
Pierre Marie Gallois. Géopolitique, Histoire, Stratégie de Christian Malis
Quelle politique de sécurité et de défense pour l’Europe ? de Pierre Pascallon et André Dumoulin
Agenda et nominations
Contrats du mois
Veilles contre-terroristes
Veilles stratégiques
La chronique de Carl von C. : « Si, si, ils sont toujours vivants ! »
Sur le vif
Armes surdouées, armes perverses
Par le général (CR) Claude Le Borgne
Aux sources du terrorisme
Entretien avec Hélène L’Heuillet, maître de conférence en philosophie à l’université de Paris Sorbonne et psychanalyste, auteure de Aux sources du terrorisme. De la petite guerre aux attentats-suicides
Stratégie
La guerre au milieu des populations : solution ou idéologie ?
Par le général de division Vincent Desportes, Directeur du Collège Interarmées de Défense
Détruire l’adversaire ou gagner par compromis, quel but pour la guerre aujourd’hui ?
Par le chef de bataillon Pascal Ianni, stagiaire de la promotion « Maréchal Foch » du Collège Interarmées de Défense
D’Eratosthène à demain ou la question de la géographie moderne
Par Emmanuel Allain, stagiaire de la promotion « Maréchal Foch » au Collège Interarmées de Défense
Armées
La British Army au tournant des années 2010
Par Jean-Jacques Mercier, expert en systèmes d’armes, et Philippe Langloit, chargé de recherche au CAPRI
Les opérations terrestres britanniques en Afghanistan
Par Emmanuel Vivenot, journaliste spécialiste des questions de défense
Tableau de bord : la British Army
Par Philippe Langloit, chargé de recherche au CAPRI
Unités
Les commandos-marine. L’intelligence du geste et de la situation
Par Véronique Sartini, journaliste
Encadré : So British !
Encadré : Le commando ou détachement Arta de Djibouti
« En 2008, le taux moyen d’absence du port base pour les commandos-marine était compris entre 120 et 140 jours »
Entretien avec le contre-amiral Marin Gillier, commandant de la Force maritime des fusiliers marins et commandos (FORFUSCO).
Technologies
Mines, IED et EFP face aux forces occidentales
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI
Du minage au déminage
Par Stéphane Ferrard, journaliste spécialiste des questions de défense
Fiches techniques
Sous-marin nucléaire d’attaque de type 688, classe Los Angeles/ Les Los Angeles dans la mythologie sous-marine US
BAE/Hagglünds BV206S/ De l’utilitaire au véhicule de combat : le marché des engins articulés
Kawasaki OH-1 Ninja/ La cavalerie aérienne de la JGSDF
Critiques de lecture
Armes. De l’antiquité à nos jours de Richard Holmes et alii
L’Amérique vulnérable ? (1946-1976) de Jean-Philippe Baulon
Pierre Marie Gallois. Géopolitique, Histoire, Stratégie de Christian Malis
Quelle politique de sécurité et de défense pour l’Europe ? de Pierre Pascallon et André Dumoulin
Rommel et la stratégie de l’Axe en Méditerranée de Vincent Arbétrier
Stratégique n°93-94-95-96.
Stratégique n°93-94-95-96.
lundi 29 juin 2009
DSI-Technologies 18 en preview
Petit zoom sur le prochain DSI-Technologies, à paraître mi-juillet, avec de quoi susciter pas mal de réflexions : outre des thémas inhérentes à la sociologie des techniques et au maintien de l'ordre, le gros dossier du mois sera consacré au Bourget 2009 : 10 pages de photos et de remises en perspective des nouveautés du salon. Jean-Louis a également concocté un article sur les chantiers de l'ALAT et JJM a travaillé sur le Predator C.Nous poursuivons par ailleurs notre série sur les infanteries du futurs (les Scandinaves sont au menu ce mois-ci) et sur les engins suédois : il y aura donc du CV90 (notez que Stockholm vient juste de commander 113 AMV à Patria). On poursuit également sur la Piraterie et Véronique nous est revenue d'un transit sur la Jeannne, où elle en a profité pour interviewer le CEMM. Bonne lecture !
vendredi 26 juin 2009
Blub-blub : un deuxième Suffren pour la Marine
Hervé Morin a annoncé la commande du 2e sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) Barracuda (classe Suffren). Le programme Barracuda, qui prévoit la livraison de six sous-marins entre 2017 et 2028, représente 7,9 milliards d’euros. La Délégation générale pour l’armement (DGA) a notifié le 26 juin 2009 aux entreprises DCNS et AREVA-TA la commande du 2e SNA de nouvelle génération Barracuda, prévu au titre du marché global notifié le 21 décembre 2006.
Parallèlement, l’assemblage de la coque du Suffren, tête de classe, a débuté le 26 juin 2009 par la soudure des deux premiers tronçons situés à l’arrière du sous-marin. Ils seront armés de la future torpille lourde Artemis, du missile antinavire Exocet et du futur missile de croisière naval. Ils pourront également mettre en oeuvre des forces spéciales et leurs équipements.
Parallèlement, l’assemblage de la coque du Suffren, tête de classe, a débuté le 26 juin 2009 par la soudure des deux premiers tronçons situés à l’arrière du sous-marin. Ils seront armés de la future torpille lourde Artemis, du missile antinavire Exocet et du futur missile de croisière naval. Ils pourront également mettre en oeuvre des forces spéciales et leurs équipements.
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